19/08/2026
Ce que je refuse de faire pour vendre
Oui, je veux vendre.
Des produits.
Des services.
Des formations.
Et demain, probablement d’autres solutions capables d’apporter de la valeur.
Je suis entrepreneur.
Alors oui, vendre fait partie du jeu.
Mais avec le temps, une conviction s’est renforcée chez moi :
Il y a des ventes que je préfère perdre.
Parce que tout ce qui permet de vendre n’est pas forcément bon à faire.
Je refuse, par exemple, d’inventer des résultats pour impressionner.
Si quelque chose fonctionne, parlons-en.
Si les résultats sont encore en construction, disons-le aussi.
Je refuse de promettre ce qu’un produit ou un service ne peut raisonnablement garantir.
Une belle promesse peut déclencher une vente.
Mais lorsque la réalité ne suit pas, la confiance paie la facture.
Je refuse également d’utiliser volontairement la peur pour pousser quelqu’un à acheter.
Informer sur un problème est nécessaire.
Créer artificiellement de l’angoisse pour provoquer une décision précipitée, c’est autre chose.
Je refuse de cacher une information importante simplement parce qu’elle pourrait rendre la vente plus difficile.
Parce qu’un client doit pouvoir décider avec suffisamment d’informations.
Et surtout…
Je refuse de sacrifier une relation pour obtenir une transaction.
On peut parfois forcer une vente.
Insister.
Mettre la pression.
Multiplier les relances.
Obtenir finalement un « oui ».
Mais après ?
Si la personne regrette sa décision…
Si elle se sent manipulée…
Si elle ne veut plus jamais entendre parler de vous…
Qu’avez-vous réellement gagné ?
Cela ne signifie pas qu’il faut avoir peur de vendre.
Au contraire.
Je crois profondément qu’un entrepreneur doit apprendre à présenter ses solutions, défendre leur valeur et demander clairement la vente.
Mais il existe une différence entre :
convaincre et manipuler,
persuader et tromper,
créer de l’urgence et fabriquer de la peur,
vendre une solution et exploiter une vulnérabilité.
Cette frontière compte pour moi.
Parce qu’au-delà du chiffre d’affaires, nous construisons autre chose à chaque interaction :
notre réputation.
Et une transaction dure quelques minutes.
Une réputation peut nous accompagner pendant des années.
🧭 Perspective BE WISE™
Une vente peut augmenter votre chiffre d’affaires aujourd’hui.
Votre réputation, elle, influence encore qui voudra vous faire confiance demain.
Refuser certaines pratiques ne signifie donc pas être mauvais vendeur.
Cela signifie simplement décider quel type de vendeur — et surtout quel type de personne — nous voulons devenir.
🚪 Une porte à explorer
Avant votre prochaine vente, essayez de vous poser une question :
« Si cette personne connaissait exactement tout ce que je sais sur mon offre, prendrait-elle toujours cette décision ? »
Si la réponse est oui…
Vendez avec conviction.
Si la réponse est non…
Peut-être faut-il commencer par lui donner l’information qui lui manque.
Parce qu’une bonne vente ne devrait pas seulement nous satisfaire, nous.
Elle devrait aussi rester une bonne décision pour celui qui achète.
Et vous, y a-t-il une pratique commerciale que vous refuseriez d’utiliser, même si elle pouvait augmenter vos ventes ?
Je serais très intéressé de connaître votre limite.
Merleau-Ponty TCHAGOUE
Architecte de la Transformation Durable
BE WISE™