26/02/2026
Dépravation des mœurs chez les jeunes : quelles perspectives pour 2026 ?
Par M. Gilles, HALEP MÉDIA
Un débat au cœur du programme Univers de Paix
Réunis hier 25 Février 2026 autour de la thématique « Dépravation des mœurs par les jeunes dans les espaces publics : quels élans pour l’année 2026 ? », plusieurs acteurs sociaux et médiatiques ont échangé sur un phénomène qui prend de l’ampleur dans les établissements scolaires et lieux publics au Cameroun.
La rencontre, organisée dans le cadre du programme Univers de Paix, a rassemblé l’AJPCEDES, la jeunesse consciente du Noun, la radio Mandjara, ainsi qu’une invitée spéciale venue de France, Béatrice, qui a apporté un regard comparatif sur les réalités européennes.
Les causes mises en lumière
Les intervenants ont pointé plusieurs facteurs à l’origine de cette recrudescence :
- Influence des réseaux sociaux et diffusion de contenus inappropriés.
- Manque de repères éducatifs dans certaines familles.
- Défaillances du système scolaire, parfois incapable de canaliser l’énergie des jeunes.
- Crise socio-économique, qui pousse certains adolescents vers des comportements de provocation ou de marginalité.
Manifestations et auteurs
Les actes observés vont de la vulgarité verbale à des comportements plus graves : violences, consommation de substances, exhibitionnisme ou regroupements perturbateurs dans les lieux publics. Les jeunes, souvent adolescents ou étudiants, en sont les principaux auteurs, mais les participants ont souligné la responsabilité partagée des adultes qui ferment les yeux ou banalisent ces dérives.
Conséquences sociales
Les conséquences sont multiples :
- Atteinte à l’image de la jeunesse camerounaise, souvent perçue comme dévoyée.
- Fragilisation du tissu social, avec une perte de confiance entre générations.
- Menace pour la paix publique, car ces comportements peuvent dégénérer en conflits ou violences.
Les élans pour 2026
Face à ce constat, les parties prenantes ont esquissé des pistes d’action pour l’année 2026 :
- Renforcer l’éducation civique et morale dans les écoles.
- Multiplier les campagnes de sensibilisation via les radios locales, dont Mandjara s’est engagée à être un relais.
- Impliquer les associations de jeunesse, comme AJPCEDES et la jeunesse consciente du Noun, dans des projets de proximité.
- Favoriser les échanges internationaux, à l’image de la contribution de Béatrice, pour inspirer des solutions adaptées.
- Créer des espaces publics encadrés, où les jeunes peuvent s’exprimer sans basculer dans la déviance.
Cet échange, riche en analyses et propositions, marque une étape importante dans la lutte contre la dépravation des mœurs chez les jeunes. En plaçant 2026 sous le signe de la responsabilité collective et de l’éducation citoyenne, les acteurs du programme Univers de Paix espèrent inverser la tendance et redonner à la jeunesse camerounaise l’image d’une génération consciente, constructive et porteuse d’avenir.