XENO LE SHINOBI

XENO LE SHINOBI Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de XENO LE SHINOBI, Yaoundé.
(578)

➡️ Auteur de l'œuvre Twin Gods
Publiée sur Webnovel et Wattpad 👇🏾
http://wbnv.in/a/20jrXaP
➡️ Fan & Analyste du Manga “Naruto” ✅
➡️Youtube 👇
https://www.youtube.com/

CHAPITRE 46
07/06/2026

CHAPITRE 46

TWIN GODS – CHAPITRE 46 : LA HONTE ET LA GLOIRE

Il existe deux sortes de matins.

Les matins ordinaires, d'abord — ceux où la lumière arrive doucement, comme quelqu'un qui frappe à votre porte avec politesse, et où le monde se réveille progressivement, paresseusement, sans qu'on lui demande trop d'effort. Ces matins-là sentent le pain chaud et le café, et les gens qui se lèvent ont encore un peu de sommeil dans les yeux.

Et puis il y a les autres matins. Ceux qui arrivent différemment. Ceux où la lumière ne frappe pas — elle tranche. Elle coupe l'horizon d'un seul coup net, cuivrée et froide comme une lame de bronze, et elle dit au monde : « aujourd'hui, les choses vont changer. »

L'aube sur Calion, ce jour-là, était de ce deuxième type.

Dès les premières lueurs du soleil, la Grande Cour du palais royal était en train de se remplir. La Grande Cour était un lieu qui donnait le vertige même aux gens qui l'avaient déjà vue cent fois. Imaginez un amphithéâtre à ciel ouvert — pas une petite scène de village, mais quelque chose d'assez grand pour contenir une centaine de personnes. Des gradins de marbre blanc s'étageaient sur plusieurs niveaux, entourés de colonnes si hautes qu'on devait lever la tête pour voir leurs sommets. Entre les colonnes, des banderoles aux couleurs de Solon — rouge sang et or pâle — pendaient dans l'air du matin, portant des symboles anciens dont le sens s'était perdu pour la plupart des gens, mais qui continuaient d'inspirer quelque chose d'instinctif, une façon de se redresser légèrement quand on les regardait.

Les gens arrivaient depuis l'aube. Par familles entières, par groupes, certains ayant voyagé plusieurs jours depuis les provinces pour être là ce matin. Ils s'entassaient sur les gradins du bas — les gradins du peuple, ceux qui n'avaient pas de coussins — avec leur casse-croûte emballé dans du tissu, leurs enfants sur les épaules, leurs yeux brillants d'une anticipation qui ressemblait un peu à ce qu'on ressent avant un spectacle, mais avec quelque chose de plus sérieux dessous. L'adoubement n'était pas un divertissement. C'était un moment où le royaume s'engageait envers ses protecteurs, et ses protecteurs s'engageaient envers lui. Il y avait du poids là-dedans, même pour ceux qui ne savaient pas l'expliquer.

Les soldats de la garde régulière tenaient les cordons — des hommes en armures de fer poli, avec des lances et des visages entraînés à ne rien exprimer. Mais même eux, ce matin-là, se tenaient peut-être un centimètre plus droits que d'habitude.

Sous le soleil levant, le marbre blanc de la Grande Cour brillait comme si la pierre elle-même transpirait de lumière.

La cérémonie commença par ordre de rang, comme toujours — les grades inférieurs d'abord, puis les supérieurs, une hiérarchie de métal et de mérite défilant devant les yeux de la foule selon une chorégraphie établie depuis des générations.

Les Chevaliers de Bronze entrèrent les premiers, en formation serrée, leurs lances frappant le sol en rythme — boum, boum, boum — un son qui résonnait dans la poitrine autant que dans les oreilles. Leurs armures n'étaient pas les plus brillantes, pas les plus impressionnantes, mais elles portaient quelque chose de tangible : elles étaient nouvelles. Des armures qu'on n'avait jamais portées, qui n'avaient pas encore de cicatrices.

Derrière eux marchaient les Chevaliers d'Acier, chargés de la sécurité protocolaire de la cérémonie — des hommes et des femmes avec des visages sérieux et des yeux qui balayaient continuellement la foule, cherchant les anomalies, les mouvements suspects, les mines trop crispées ou trop détendues.

Puis les Chevaliers d'Argent, la grande colonne vertébrale de l'armée royale. Leurs plastrons miroitaient sous le soleil avec une intensité presque douloureuse pour les yeux. Quand ils entrèrent, une partie de la foule applaudit, et le son s'éleva dans le ciel de Calion comme une offrande.

Et puis les trompettes sonnèrent différemment.

Un ton plus haut. Plus fort. Quelque chose qui disait : « maintenant, regardez vraiment. »

Les futurs adoubés entrèrent au centre de la cour.

Ils marchaient en ligne, et on voyait sur eux les traces du tournoi comme on voit les traces d'une tempête sur un paysage après qu'elle est passée. Pas de la même façon pour tous — chaque corps portait son histoire différemment.

Ravok marchait comme il faisait tout : comme s'il prenait plus de place que la moyenne, comme si l'air autour de lui avait décidé de s'écarter par respect ou par prudence. Sa stature de colosse était connue dans les gradins — on l'avait surnommé "la Bête d'Acier" après ses combats du tournoi, et le surnom était mérité.

À côté de lui, Selvara avançait avec sa fluidité habituelle, sans effort apparent, comme quelqu'un qui n'a jamais appris à se déplacer autrement qu'avec grâce.

Nisa marchait en regardant droit devant elle, mais ses yeux avaient quelque chose d'éteint que ceux qui la connaissaient remarquaient — une immense fatigue, pas physique, plus profonde. Elle avait passé la nuit à reconstruire une jambe d'homme avec ses mains et ses racines. Son corps et son esprit en portaient encore le coût.

Thalia avançait avec le regard fier et les mâchoires crispées — la posture de quelqu'un qui a décidé de ne pas plier et qui tient à ce que tout le monde le voie.

Zéron marchait avec une énergie contenue et électrique qui rendait les gens à côté de lui légèrement mal à l'aise, comme on l'est près d'une chose qui pourrait exploser sans qu'on sache exactement quand.

Nyx glissait. C'était le seul mot juste. Pendant que les autres marchaient, Nyx glissait, les pieds touchant à peine le sol, l'ombre autour de lui légèrement plus dense qu'elle n'aurait dû l'être sous ce soleil matinal.

Et Gax.

Ce fut Gax qui figea la foule.

Le moment où Nyx avait coupé sa jambe dans l'arène avait couru dans toute la ville dès le soir du combat. Gax a perdu une jambe. Nyx lui a coupé une jambe. Les gens qui aimaient le spectacle avaient brodé des versions de plus en plus dramatiques, et certains avaient même annoncé — avec la certitude joyeuse des gens qui adorent les mauvaises nouvelles — qu'il ne participerait pas à la cérémonie.

Gax entra dans la Grande Cour sur ses deux jambes.

Il marchait avec une lourdeur martiale, chaque pas ancré dans le sol comme s'il plantait un drapeau, comme s'il voulait que chaque dalle de marbre sous ses pieds sente le poids de sa présence et s'en souvienne. Son regard était dirigé droit vers le trône, pas vers la foule, pas vers les gradins. Vers le trône, comme une flèche cherche sa cible.

Dans les tribunes réservées aux invités d'honneur et aux proches des combattants, Lysandra laissa échapper un soupir. Ce n'était pas un soupir discret, soigneusement contenu. C'était un vrai soupir de soulagement, celui des gens qui avaient été inquiets pour de bonnes raisons et qui voient leurs inquiétudes effacées d'un coup. Ses mains, jointes sur ses genoux depuis le début de la cérémonie, se relâchèrent légèrement.

Puis ses yeux glissèrent vers la fin de la ligne.

Vers le garçon qui fermait la marche.

Les grands miroirs magiques de projection — des disques d'argent poli et enchanté, assez grands pour que toute la foule des gradins puisse voir les visages en gros plan — captèrent Arès et l'envoyèrent en reflet sur les murs de la Grande Cour.

La cour explosa.

Pas d'applaudissements. Pas de vivats. Ce fut l'autre chose — cette chose que les foules peuvent faire quand elles décident collectivement qu'elles ont quelqu'un à haïr et que ce quelqu'un est là, en personne, à portée de voix.

— « La fraude ! »

— « Le tricheur de Calion ! »

— « Hors d'ici, faussaire ! Rentre chez ta mère ! »

— « On ne veut pas de toi dans notre armée ! »

Les insultes dévalaient les gradins comme une cascade — certaines criées fort, d'autres sifflées à mi-voix mais projetées avec une précision méchante, certaines inventées sur le moment, d'autres qui revenaient en refrain comme si elles avaient été préparées à l'avance. Des gens qui ne s'étaient jamais rencontrés se retrouvaient unis par cette chose qu'ils rejetaient, et dans cette union provisoire ils se sentaient forts d'une façon que la solitude ne leur permettait pas.

Arès marchait.

Il ne regardait personne dans les gradins. Il ne cherchait pas de visages sympathiques, pas de regards qui auraient pu dire "moi, je te crois." Il regardait droit devant lui, vers le trône, vers la fin de ce couloir de honte qui était en train de devenir l'une des expériences les plus difficiles de sa vie.

Ses épaules ne tombaient pas.

Ses poings, serrés le long de son corps, ne tremblaient pas.

La coupure à sa tempe — souvenir des pierres de la veille, qu'il portait maintenant comme une cicatrice violacée — ne bougeait pas, ne saignait plus. Elle était là, c'est tout. Une marque visible qui disait ce que lui ne disait pas.

À l'intérieur de lui, quelque chose brûlait. Pas les flammes d'Arès, cette chaleur qui jaillissait de sa peau quand la rage prenait le dessus — pas ça, pas encore. Quelque chose de plus silencieux et de plus profond. La brûlure de quelqu'un qui encaisse des coups en sachant que se défendre serait pire, et que la dignité, parfois, ressemble à de la capitulation pour ceux qui regardent de l'extérieur.

« Sois dans la place. C'est tout. Sois dans la place. »

Les mots d'Adonis tournaient dans sa tête comme une boussole.

Puis les trompettes sonnèrent une nouvelle fois, et la foule fit quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis le début de la cérémonie. Elle se tut.

Pas entièrement. Pas d'un coup. Mais les huées dirigées contre Arès s'interrompirent, se diluèrent, se noyèrent dans quelque chose de plus fort.

Le nom d'Adonis résonna dans la Grande Cour.

Et la foule bascula.

Ce fut l'exact contraire de ce qu'elle avait fait pour Arès. Instantané. Total. La même énergie collective qui s'était levée pour cracher sur un nom se dressa maintenant pour acclamer l'autre, et le contraste était si saisissant, si violent dans sa façon d'exposer la mécanique des foules, que même certains qui participaient à la chose semblaient légèrement surpris de leur propre intensité.

Adonis entra.

Il était mince, pas particulièrement imposant à côté de Ravok, sans l'armure d'or qu'on lui remettrait dans quelques instants — juste ses habits de cérémonie, ses yeux bleus sous la lumière du matin. Mais il y avait quelque chose dans la façon dont il occupait l'espace, quelque chose qui n'avait rien à voir avec la taille ou la musculature. Une présence. Une façon d'être là qui se remarquait.

Il salua la foule d'un léger signe de tête — simple, sans ostentation. Le geste de quelqu'un qui reçoit quelque chose qu'il n'a pas demandé et qui accuse réception sans en faire un spectacle.

Mais ses yeux ne regardaient pas la foule. Ils regardaient la tribune royale. Froids, attentifs, comme quelqu'un qui lit un texte difficile et qui refuse de se laisser distraire.

À suivre...

07/06/2026

Bulma présente Trunks et tout le monde est choqué par l'identité de son père

07/06/2026

Eren active le grand terrassement

07/06/2026

Saitaima est tellement fort qu'il discute même de n'importe quoi

CHAPITRE 45
07/06/2026

CHAPITRE 45

CHAPITRE 45 : L'OMBRE DE L'OBJECTIF RÉEL

Il était t**d quand la porte du Griffon Égaré s'ouvrit une nouvelle fois.

La taverne était presque vide maintenant. Borvus essuyait les tables. Arès était assis dans le coin le plus sombre de la salle, une chope d'eau devant lui qu'il n'avait pas touchée depuis un moment. Thalia et Lysandra n'étaient pas encore redescendues des bains.

La silhouette qui entra portait une cape à capuche — ordinaire, sans ornement, exactement le genre de vêtement qu'on choisit quand on ne veut pas être reconnu. Mais il y avait quelque chose dans la façon de marcher — précis, léger, avec cette économie de mouvement des gens qui ont appris à contrôler chaque geste — qui était difficile à dissimuler même sous une capuche.

Arès reconnut son frère avant même qu'il retire le capuchon.

Adonis s'assit en face de lui.

Borvus, depuis derrière son comptoir, regarda les deux frères une seconde, puis décida que la meilleure chose à faire était de ne rien voir, et se remit à essuyer ses tables avec une application redoublée.

— « Comment tu te sens, frérot ? »

La question était directe, sans préambule, avec la façon particulière qu'avait Adonis de poser les questions — comme si les déguisements verbaux lui coûtaient plus qu'à la plupart des gens, et qu'il préférait aller au fait.

Arès le regarda.

— « À ton avis. »

Adonis hocha la tête. Il n'insista pas. Il savait.

— « Où sont Thalia et Lysandra ? »

— « Elles prennent un bain. »

— « Bien. »

Il regarda autour de lui — les tables vides, les murs de pierre, la lumière des chandelles. Puis il posa les deux mains à plat sur la table et regarda son frère.

— « Demain est le grand jour. La cérémonie. La 41e promotion sera officiellement adoubée. »

Arès prit sa chope. La reposa sans boire.

— « Quelle importance ? » Sa voix était monocorde — pas désespérée, pas agressive. Juste plate, comme une surface sur laquelle les émotions ont cessé de faire des vagues parce que ça ne sert plus à rien. « Ils me haïssent tous, Adonis. Ces gens dans les rues, ce matin... tu aurais dû voir leurs yeux. Ils ne m'ont jamais rencontré. Ils ne savent rien de moi. Et ils me haïssent. »

— « Je sais. »

— « Et demain à la cérémonie ce sera pareil. »

— « Je sais. »

— « Alors qu'est-ce que tu... »

— « Arès. »

Le prénom dit comme ça — court, calme, avec juste assez de poids dedans pour dire "écoute-moi vraiment" — coupa le flux.

Arès se tut.

Adonis pencha légèrement la tête en avant, baissa la voix, et quand il parla, ce n'était plus tout à fait le même registre. Ce n'était plus le frère qui venait prendre des nouvelles. C'était autre chose — quelque chose de plus concentré, de plus essentiel.

— « Concentre-toi sur notre objectif. L'objectif réel. » Il laissa passer une seconde. « Peu importe le rang. Argent, Or, ou même Bronze... ce ne sont que des couleurs de métal sur une armure. Des symboles que les hommes ont inventés pour décider qui mérite le respect et qui ne le mérite pas. » Ses yeux — ces yeux d'un bleu électrique qui semblaient toujours voir un peu plus loin que les autres — ne quittaient pas le visage de son frère. « Ce qui compte, c'est d'être dans la place. D'être à l'intérieur de ce système. D'avoir accès aux couloirs, aux salles, aux gens. Parce que quand le moment viendra de renverser l'échiquier... » Il laissa la phrase en suspens.

Arès le regarda longuement.

Il y avait entre eux deux une complexité que les autres ne voyaient pas facilement. Ils étaient frères, mais pas simplement. Ils s'étaient affrontés dans l'arène. Adonis avait gagné en une fraction de seconde avec une précision qu'Arès ne comprenait pas encore entièrement. Et pourtant là, face à face dans un coin sombre d'une taverne à la veille d'une cérémonie, ce qui était entre eux n'était pas de la rivalité. C'était quelque chose de plus ancien et de plus solide.

— « Comment t'as fait ? » dit Arès enfin.

— « Quoi ? »

— « Dans l'arène de sel. Pour être aussi rapide. » Arès le regardait avec une franchise que peu de gens recevaient de lui. « J'avais mon Éveil. J'étais prêt. Et je n'ai rien vu. Rien. Comme si tu n'existais pas et puis soudain tout était déjà fini. Noir total. »

Adonis ne répondit pas immédiatement. Quand il le fit, ce fut avec une façon de parler qui disait que le sujet était réel et important mais qu'il ne pouvait pas tout déplier là, ce soir, dans ce lieu.

— « Pendant que tu étais dans l'arène à te battre depuis le début des épreuves, » dit-il, « j'apprenais à développer d'autres choses. D'autres capacités, puis les perfectionner. » Il fit une pause. « Mon pouvoir n'est pas juste de la vitesse ou de la force, Arès. C'est... aussi de la précision. Je me devais de me perfectionner, après avoir vu un petit aperçu des capacités du sommet de l'armée. »

Arès resta silencieux un moment. L'écart entre son frère et lui n'était pas juste de l'entraînement. Ce n'était pas juste du talent. C'était quelque chose de plus profond, quelque chose qui le précédait peut-être, qui venait d'un endroit qu'aucun des deux ne comprenait encore entièrement.

Adonis se leva. Il rajusta sa cape, vérifia que la capuche était prête à être remise.

— « Sois sur tes gardes demain, » dit-il, et son ton avait changé d'un cran — plus bas, plus sérieux. « Les Chevaliers qui étaient en mission aux quatre coins du monde sont rentrés pour la cérémonie. Des visages que tu n'as jamais vus. Des gens dont tu ne connais pas l'histoire, les allégeances, les intérêts. » Il s'arrêta. « Le Conseil te surveille, Arès. Et ils ne sont pas tes amis. »

— « Le Conseil de quoi ? »

— « Ça, on en parlera plus t**d. » Il redressa le capuchon sur sa tête. « Pour l'instant : demain, tu te lèves, tu mets l'armure qu'ils te donnent — quelle que soit la couleur — et tu gardes les yeux ouverts sur tout le monde dans cette salle. Chaque visage. Chaque geste. Chaque regard un peu trop long ou un peu trop court. »

Il fit un pas vers la porte.

— « On se voit à la cérémonie. »

Et il sortit, se fondant dans la nuit de la ville aussi naturellement qu'une ombre parmi les ombres.

Arès resta seul dans le coin sombre du Griffon Égaré.

Borvus souffla quelques chandelles au fond de la salle. La lumière se réduisit à deux ou trois points lumineux qui faisaient danser des ombres douces sur les murs de pierre.

Arès posa les avant-bras sur la table. Regarda ses mains — de larges mains, avec des cicatrices sur les phalanges, des callus à la base des doigts, des mains qui avaient appris leur métier à force de le faire.

Il pensa à l'armure qu'on lui remettrait le lendemain. À l'armure d'or qu'il avait gagnée et qu'on lui refusait. Il pensa aux pierres dans la rue, au sang sur sa tempe, aux flammes qui étaient sorties de lui sans qu'il les décide vraiment. Il pensa à Selvara et au bout de papier dans sa poche qu'il n'avait pas encore bien examiné. Il pensa à Lysandra qui avait pris un coup de pierre par sa faute. Il pensa aux yeux de Thalia qui avaient brillé une seconde avant de se fermer.

Et il pensa à ce qu'Adonis venait de dire.

« Peu importe le rang. Ce qui compte, c'est d'être dans la place. »

Ce n'était pas du réconfort. Adonis ne lui offrait pas de réconfort — il lui offrait quelque chose de différent, quelque chose de plus utile pour quelqu'un comme Arès : un objectif. Un cap. Une façon de regarder demain non pas comme une autre humiliation à subir, mais comme une position à prendre.

Arès pouvait faire ça. Subir non pas en se résignant, mais en attendant. Pas les bras baissés, les yeux fermés. Les bras baissés, les yeux grands ouverts, en comptant les gens dans la salle et en mémorisant les visages.

Il se leva.

Il souffla lui-même la dernière chandelle.

Et dans l'obscurité du Griffon Égaré, il m***a vers sa chambre avec une seule pensée claire et froide dans la tête, aussi nette qu'une lame qu'on vient d'aiguiser.

Atteindre l'objectif réel. Ou brûler en essayant.

À suivre...

07/06/2026

Hashirama le GOAT

07/06/2026

Goku se transforme en Gorille

Hum. Ok.
06/06/2026

Hum. Ok.

CHAPITRE 44
06/06/2026

CHAPITRE 44

TWIN GODS — CHAPITRE 44 : LA CHAIR ET LA RACINE

Au Paradis Détruit — c'est ainsi que Gax avait spontanément appelé le repaire de Nisa, avec ce mélange d'humour et de précision qui lui était propre : c'était un paradis, et il avait été détruit, donc c'était son nom — la nuit avançait sous la lumière de bougies disposées en cercle.

La grand-mère de Nisa était au centre, assise dans son fauteuil de bois. Gax était allongé sur une natte, les yeux au plafond, avec une expression qui essayait d'être détendue et n'y parvenait qu'à moitié. Nisa était à genoux à côté de lui, et dans ses mains, posée ouverte sur ses genoux, se trouvait la boîte d'ébène.

Ce qu'elle contenait lui avait d'abord coupé le souffle.

La jambe de Gax. Celle qu'on avait amputée après le combat contre Nyx — le membre sectionné, conservé par quelque chose que Nisa ne reconnaissait pas mais qui ressemblait à une magie de préservation très ancienne, qui maintenait les tissus dans l'état exact où ils étaient au moment de la section, sans décomposition, sans altération.

Nyx l'avait volée dans la salle d'opération de l'infirmerie. Sans que personne s'en aperçoive. Et il l'avait gardée. Pourquoi ? Parce qu'il savait qu'il en aurait besoin. Parce qu'il planifiait depuis plus longtemps que quiconque le suspectait.

Nisa regarda la jambe. Regarda le moignon au bout de la cuisse de Gax. Regarda sa grand-mère.

— « Je ne sais pas faire ça, » dit-elle. Sa voix était calme en surface mais avec quelque chose de fragile en dessous. « Je sais que faire pousser des fleurs. Refermer des entailles. Soigner des infections avec des cataplasmes. Mais ça... » Elle secoua la tête. « Recoller un membre, c'est de la chirurgie. De la grande chirurgie. Ce n'est pas la même chose. »

— « Non, » convint la vieille femme. « Ce n'est pas la même chose. »

Un silence.

— « Mais tu fais une erreur fondamentale, Nisa. »

— « Laquelle ? »

— « Tu penses à ça comme une chirurgie. » La grand-mère s'avança légèrement dans son fauteuil. « La chirurgie, c'est découper, coudre, reconstruire avec des instruments. Toi, tu n'es pas chirurgienne. Tu es quelque chose d'autre. De bien supérieure. »

Nisa attendit.

— « La chair n'est qu'une autre forme de racine, Nisa. » La vieille femme dit ça avec la tranquillité absolue de quelqu'un qui énonce une vérité qu'elle connaît depuis si longtemps qu'elle l'a dans les os. « Un arbre dont une branche se casse peut être greffé. La sève trouve son chemin. Les fibres se reconnectent. Le bois se soude. » Elle inclina sa tête aveugle vers Gax. « Ne vois pas sa jambe comme un morceau de viande. Vois-la comme une branche brisée que tu dois greffer au tronc. Utilise le Lien de la Sève Primordiale — tu sais comment. Tu l'as utilisé sur les arbres. C'est la même chose. »

— « Les arbres ne ressentent pas la douleur comme... »

— « Qui a dit qu'ils ne la ressentaient pas ? »

Nisa se tut.

Gax, qui avait écouté tout ça depuis sa position allongée, tourna la tête vers Nisa.

— « Essaie, » dit-il simplement.

— « Ça va faire très mal, Gax. Je ne peux pas te promettre... »

— « J'ai perdu cette jambe dans un combat contre Nyx. » Il la dit avec le même calme qu'il aurait utilisé pour commenter la météo. « Je crois que j'ai une tolérance à la douleur à peu près correcte. Essaie. »

Elle le regarda un moment. Il avait les yeux clairs, directs, sans peur ou avec une peur qu'il avait mise dans la même boîte qu'Arès mettait ses douleurs — quelque part où elle ne gênait pas le travail à faire.

Nisa ferma les yeux.

Ce qui se passa ensuite était difficile à décrire pour quelqu'un qui ne serait pas là. Pas parce que c'était spectaculaire au sens visuel — pas de lumière aveuglante, pas d'explosion de force. C'était presque silencieux. Presque immobile.

Nisa posa ses mains — une sur le moignon à l'extrémité de la cuisse de Gax, une sur la jambe coupée dans la boîte.

Elle respira.

Et elle cessa de penser à de la chair, à des os, à des nerfs et des vaisseaux sanguins. Elle pensa à des racines. Elle pensa à la façon dont les racines d'un arbre se cherchent dans l'obscurité de la terre — pas avec des yeux, pas avec des mains, avec quelque chose d'autre, quelque chose de plus lent et de plus têtu, une sorte de désir fondamental de connexion. Elle pensa à la sève qui monte, qui court, qui trouve toujours son chemin même dans les endroits où on ne l'attend pas.

De ses paumes jaillirent des racines.

Pas des racines épaisses et solides comme celles qu'elle projetait pour se défendre. Des racines fines, presque translucides, aussi délicates que des fils de soie verte, qui sortirent de sa peau et s'avancèrent millimètre par millimètre dans les deux directions à la fois — dans le tissu du moignon, dans le tissu de la jambe coupée — avec une précision qui n'était pas décidée mais sentie.

Les fils verts s'entrelacèrent. Lentement. Avec application.

Gax serra les dents.

Il ne cria pas. Sa mâchoire se contracta jusqu'à blanchir, ses mains agrippèrent la natte sous lui avec une force qui laissa des marques dans le tissu, et une fois — une seule fois — un son lui échappa, quelque chose entre le grognement et le soupir, quelque chose de court et d'involontaire. Mais il ne cria pas.

Les os se soudèrent. Les nerfs se reconnectèrent, un à un, comme des fils électriques qu'on rebrancherait dans les bonnes prises. Les muscles s'unirent, les fibres s'imbriquèrent. La peau se referma par-dessus, lentement, comme de l'eau qui gèle à la surface d'un lac.

Tout ça prit une heure.

Une heure pendant laquelle Nisa ne bougea pas, ne parla pas, ne pensa à rien d'autre qu'à ces racines invisibles et à ce qu'elles faisaient. Sa grand-mère restait immobile dans son fauteuil, les mains sur les accoudoirs, sans un mot, présence silencieuse mais tangible comme un arbre dans le vent.

Puis Nisa ouvrit les yeux, retira ses mains, et recula.

Gax regarda sa jambe.

Elle était là. Complète. La cicatrice courait en ligne à peine visible autour de la cuisse, là où la séparation avait eu lieu — fine, rose pâle, comme une ancienne blessure guérie depuis longtemps. Il ploya le genou. Fléchit la cheville. Remua les orteils, un par un.

Il s'assit.

Il posa les deux pieds au sol.

Il se leva.

Il fit un pas. Puis un autre.

Il marcha jusqu'au mur, posa la main dessus, se retourna, revint vers le centre de la pièce. Ses yeux avaient une expression que Nisa ne lui avait pas encore vue — quelque chose d'ouvert, de débarrassé de l'ironie habituelle, de simplement et complètement présent.

Puis il attrapa Nisa.

Pas un geste calculé ou décidé. Il la saisit, la souleva du sol, la serra dans ses bras avec la force naturelle et sans retenue d'un homme qui n'a pas l'habitude de mesurer ses élans. Nisa poussa un son d'étranglement mi-surprise mi-rire, ses pieds dans le vide à soixante centimètres du sol.

— « Gax — je ne — respire — »

Il la reposa. Son visage était différent. Pas le visage du guerrier, pas le visage du blessé. Quelque chose de plus simple que les deux.

— « Merci infiniment, » dit-il.

Et puis il se retourna vers la grand-mère, et il fit quelque chose qu'il ne faisait jamais — il s'agenouilla. Pas comme on s'agenouille devant un roi, pas avec pompe ou protocole. Comme on s'incline devant quelque chose qu'on reconnaît comme plus grand que soi.

La vieille femme sourit. Un sourire serein, creusé de rides, avec ce calme absolu des gens qui n'ont plus rien à prouver depuis longtemps.

— « Ne me remercie pas, petit roc. » Sa voix était douce comme de l'écorce d'arbre séchée — pas tendre au toucher, mais avec quelque chose de sûr dedans. « Prépare-toi, plutôt. Le monde va avoir besoin de tes jambes pour ne pas s'effondrer. »

À suivre...

Adresse

Yaoundé

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque XENO LE SHINOBI publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à XENO LE SHINOBI:

Partager