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Dans une sous-région où l’autoritarisme prime sur la démocratie, le Bénin et le Sénégal se démarquent par la robustesse ...
01/06/2026

Dans une sous-région où l’autoritarisme prime sur la démocratie, le Bénin et le Sénégal se démarquent par la robustesse de leur système politique et institutionnel. Cependant, des défaillances entravent la bonne marche de la démocratie dans ces deux pays. L’éditorial d’Éric Topona.

Le 24 mai 2026, le Bénin a connu sa quatrième alternance démocratique au sommet de l’​État depuis la conversion du pays au pluralisme démocratique en ​décembre 1990. Après deux mandats, le chef de l’​État sortant Patrice Talon a passé le témoin à son ancien ​ministre d’État...

Dans un article récent, un magazine fait un constat sans appel : « Les juntes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, appu...
01/06/2026

Dans un article récent, un magazine fait un constat sans appel : « Les juntes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, appuyées par leurs alliés les plus fidèles, ont beau clamer des succès militaires de plus en plus spectaculaires face aux groupes djihadistes, les faits restent têtus. Pour la troisième année consécutive, le Sahel concentre près de la moitié des morts liés au terrorisme dans le monde, selon le dernier Indice mondial du terrorisme publié par le groupe de réflexion Institute for Economics and Peace, basé en Australie ». Éric Topona.

Il se passe, dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, une importante bascule géostratégique depuis 2025, qui ne semble guère retenir l’attention des opinions publiques africaines ni celle de nombreux spécialistes de cette région tumultueuse du continent africain.

En Afrique, des millions de personnes vivent encore sans existence juridique officielle. Elles naissent, grandissent, tr...
29/05/2026

En Afrique, des millions de personnes vivent encore sans existence juridique officielle. Elles naissent, grandissent, travaillent et participent à la vie de leurs communautés, mais restent absentes des registres de l'État. Sans acte de naissance, sans identité légale, elles deviennent des citoyennes invisibles, privées de nombreux droits pourtant fondamentaux. Une tribune du Dr. Jacques Nshimirimana, avocat au Barreau de Bujumbura.

L’état civil est souvent perçu comme une simple formalité administrative. En réalité, il constitue la base même de la citoyenneté moderne. Enregistrer une naissance, reconnaître officiellement une identité ou délivrer des documents d’état civil, c’est permettre à un individu d’ex...

Tous ceux qui ont exercé la magistrature suprême s’accordent à le reconnaître : lorsque l’on se retrouve au sommet de l’...
27/05/2026

Tous ceux qui ont exercé la magistrature suprême s’accordent à le reconnaître : lorsque l’on se retrouve au sommet de l’État, on est stupéfait de voir le temps fondre comme neige au soleil. On n’a jamais assez de temps pour « changer la vie », pour reprendre le slogan de campagne victorieuse de François Mitterrand en 1981. C’est d’ailleurs à ce titre que, s’il est une donnée du réel sur laquelle on se sent démuni durant l’exercice d’un mandat électif, c’est bel et bien la maîtrise du temps. Éric Topona.

C’est probablement dans cet état d’esprit que doit se trouver aujourd’hui le chef de ​l​a junte malienne, Assimi Goïta. Voici 5 ans (depuis le 24 mai 2021) que la junte actuelle est au pouvoir, auréolée à ses débuts par la promesse légitime d’éradiquer le terrorisme djihadiste et...

26/05/2026

Sénégal: l'ex-Premier ministre annoncé chef de l'Assemblée, "coup d'Etat institutionnel" dit l'opposition

Dakar, 25 mai 2026 (AFP) - L'Assemblée nationale du Sénégal examine mardi la "réintégration" au poste de député de l'ex-Premier ministre, Ousmane Sonko, qui serait alors bien placé pour être élu chef de l'institution mais l'opposition dénonce "un coup d'Etat institutionnel" en vue.
M. Sonko a été limogé vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye, après des mois de tensions entre les deux chefs de l'exécutif du pays ouest-africain.
Elu député lors des législatives de novembre 2024, M. Sonko avait renoncé à son mandat pour rester chef de gouvernement, après sa nomination en avril 2024 à cette fonction par le président Faye, élu quelques jours auparavant.
Un membre du gouvernement peut redevenir député s'il quitte l'institution gouvernementale mais cette disposition est diversement interprétée.
Dimanche, le président de l'Assemblée nationale El Malick Ndiaye, un fidèle de M. Sonko, a présenté sa démission, ouvrant la voie à l'élection au perchoir de l'ex-Premier ministre, leader incontestable du parti Pastef, fort de 130 députés sur 165.
Les députés sont convoqués mardi à 9 heures (locales et GMT) afin de voter la "réintégration du député Ousmane Sonko" et d'élire le prochain président de l'Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.
Un "coup d'Etat institutionnel" est en préparation avec ce "forcing que la majorité veut imposer",a dénoncé lundi la cheffe des députés de la principale coalition de l'opposition, Aïssata Tall Sall, lors d'une conférence de presse.
Elle estime que M. Sonko, pour redevenir député, aurait dû d'abord démissionner de ses fonctions de Premier ministre pour siéger ne serait que temporairement à l'Assemblée nationale avant de retourner au gouvernement.
Elle demande au président Faye de saisir le Conseil constitutionnel pour éviter "un diktat illégal de la majorité" et protéger les institutions.
Empêché de se présenter à la présidentielle en raison d'une condamnation pour diffamation, M. Sonko avait désigné son bras droit, M. Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux.
Avec une rhétorique panafricaniste, M. Sonko avait suscité un engouement passionné parmi la jeunesse désabusée du Sénégal, après des mois d'un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu'il brigue un troisième mandat.

26/05/2026

Sénégal: un banquier remplace l'ex-Premier ministre Sonko

Dakar, 25 mai 2026 (AFP) - Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé lundi un banquier et ancien ministre pour diriger le gouvernement, trois jours après le limogeage de son Premier ministre et ancien compagnon de route Ousmane Sonko.
Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô est un ancien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao), présenté comme au fait des "arcanes économiques et financiers".
Sa nomination a lieu alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132% du PIB, dont le traitement est un point de divergences entre le chef de l'Etat et son ex-chef de gouvernement.
Le président Faye souhaite discuter avec le Fonds monétaire intertional (FMI) d'un nouveau programme d'aide, le Premier ministre Sonko vante lui une approche souverainiste.
A leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités avaient accusé le pouvoir de l'ex-président Sall d'avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension du programme d'aide du FMI de 1,8 milliard de dollars.
Les deux hommes se sont séparés après des mois de tensions.
Leurs divergences portent aussi sur le traitement des dossiers de justice. Plusieurs anciens responsables sous l'ex-président Macky Sall (2012-2024) sont accusés de mauvaise gestion et d'implication dans les violences politiques qui ont fait des dizaines de morts entre 2021 et 2024.
"Le Sénégal est un pays sûr et viable et entend le rester", a dit M. Lô, évoquant "la situation financière difficile" du pays, dans sa première déclaration lundi, après la lecture de son décret de nomination sur la télévision publique.
"Il ne s'agit pas d'un changement de cap mais de méthode", a-t-il ajouté, citant la droite et la transparence et "la souveraineté économique et culturelle" parmi les fondements de son action, autant de mantras en vogue sous M. Sonko.

- Retour au Parlement -

M. Lô est nommé à la veille de la réunion plénière de l'Assemblée nationale qui doit examiner mardi la "réintégration" au poste de député de M. Sonko.
Elu lors des législatives de novembre 2024, M. Sonko avait renoncé à son mandat pour rester chef de gouvernement.
Un membre du gouvernement peut redevenir député s'il quitte l'exécutif.
Dimanche, le président de l'Assemblée nationale El Malick Ndiaye, un fidèle de M. Sonko, a présenté sa démission, ouvrant la voie à l'élection au perchoir de l'ex-Premier ministre, leader du parti Pastef, fort de 130 députés sur 165.
Les députés sont convoqués mardi à 9 heures (locales et GMT) afin de voter la "réintégration du député Ousmane Sonko" et d'élire le prochain président de l'Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.
Un "coup d'Etat institutionnel" est en préparation avec ce "forcing que la majorité veut imposer", a dénoncé lundi la cheffe des députés de la principale coalition de l'opposition, Aïssata Tall Sall, lors d'une conférence de presse.
Empêché de se présenter à la présidentielle en raison d'une condamnation pour diffamation, M. Sonko avait désigné son bras droit, M. Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux.
Avec une rhétorique panafricaniste, M. Sonko avait suscité l'engouement des jeunes Sénégalais, après des mois d'un bras de fer avec Macky Sall, président de 2012 à 2024.
Il avait violemment réprimé des manifestations contre la possibilité qu'il brigue un troisième mandat.

Début mai 2026, le parlement  français a définitivement adopté le projet de loi visant à faciliter la restitution des œu...
22/05/2026

Début mai 2026, le parlement français a définitivement adopté le projet de loi visant à faciliter la restitution des œuvres d’art dérobées pendant la période coloniale. Cette loi-cadre a été adoptée le 9 mai par le président Emmanuel Macron. Ce constitue à n’en pas douter, une évolution significative dans les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique, plus largement entre l’Afrique et l’Europe. Éric Topona.

Le parlement, en se prononçant pour la restitution aux pays africains d’une partie substantielle de leurs œuvres d’art pillées durant la période coloniale, ne répare pas seulement une injustice​. ​Elle contribue ​également à sa manière à renforcer avec l’Afrique des liens qui n....

À Bamako, les murs parlentPlusieurs graffitis spontanés : « La Russie dégage », « La Russie tue le Mali », « La Russie t...
22/05/2026

À Bamako, les murs parlent

Plusieurs graffitis spontanés : « La Russie dégage », « La Russie tue le Mali », « La Russie traître », « À bas les mercenaires russes », sont visibles depuis quelques heures dans le quartier Quinzambougou de la capitale.

Photographiées et relayées par le journaliste malien Malick Konaté, ces inscriptions questionnent et laissent à croire à une exaspération populaire face à l’inaction et aux échecs répétés des forces russes au Mali.

Le partenariat avec la Russie, d’abord via le groupe Wagner puis l’Africa Corps, devait apporter sécurité et souveraineté après le départ des forces occidentales du Mali. Des milliards de dollars ont été investis, des contrats miniers conclus, et une dépendance stratégique s’est installée. Pourtant, les résultats sur le terrain laissent à désirer.

Ces dernières semaines, les revers se sont accumulés pour les forces maliennes et leurs alliés russes. Fin avril 2026, les troupes de l’Africa Corps ont été contraintes de se retirer précipitamment de Kidal, bastion stratégique du Nord, face à une offensive coordonnée des groupes djihadistes du JNIM et des rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA). Des images montrent des convois russes quittant Kidal sous escorte, du matériel abandonné et des positions stratégiques perdues sans véritable résistance durable. Des soldats maliens se sont retrouvés isolés, tandis que la Russie, présentée comme le pilier de la stabilité du régime, n’a pu empêcher cette avancée ennemie. Ce retrait illustre les limites d’un partenariat militaire qui promettait victoire et souveraineté.

Outre une stratégie inefficace et un bilan sécuritaire globalement décevant, des témoignages et rapports font aussi état d’exactions contre les populations civiles. L’Africa Corps est accusé d’avoir récemment largué des armes à sous-munitions sur des civils à Tadjmart (Kidal), faisant un mort et plusieurs blessés. L’usage de ces bombes à fragmentation est pourtant proscrit par la Convention d’Oslo (2008), ratifiée par le Mali.

Le Sommet Afrique-France de Nairobi marquera sans doute un tournant dans les relations postcoloniales entre l’Hexagone e...
19/05/2026

Le Sommet Afrique-France de Nairobi marquera sans doute un tournant dans les relations postcoloniales entre l’Hexagone et ​certains pays africains. Pour la première fois depuis 1973, cet espace de concertation et de décision, qui siégeait de manière alternative en France ou en Afrique​ (subsaharienne d’expression française), ​a​ eu lieu dans un pays anglophone. Coorganisé avec le Kenya les 11 et 12 mai 2026, le Sommet de Nairobi constitue un jalon essentiel qui illustre la revitalisation des liens​, souvent décriés, entre la France et les pays africains.​Éric Topona.

Le Sommet Africa Forward qui vient de se tenir au Kenya est une innovation sans précédent, en ce sens qu’il s​’est t​enu dans un pays anglophone d’Afrique qui n’a jamais été une colonie française. Et celui-ci constitue à ce jour sur le continent un modèle en matière d’innovatio...

Le sommet Afrique-France, coorganisé par la France et le Kenya, aura lieu à Nairobi les 11 et 12 mai 2026. Pour cette éd...
11/05/2026

Le sommet Afrique-France, coorganisé par la France et le Kenya, aura lieu à Nairobi les 11 et 12 mai 2026. Pour cette édition, le sujet principal choisi est « Africa Forward : Partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Ce sommet a lieu suite à celui de Montpellier, le 8 octobre 2021, qui avait rassemblé près de 3 000 personnes, issues exclusivement de la société civile africaine et de sa diaspora, essentiellement francophones, ainsi que des représentants de l’État français.​ Éric Topona.

A priori, pour le prochain sommet, deux innovations majeures apparaissent déjà sur la forme. Pour une première fois, l’intitulé du sommet est formulé en français et en anglais. Et pour une première fois également, un sommet Afrique-France se tiendra ​dans un pays anglophone. Il s’agit ...

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