13/08/2026
le talent sacrifié et enterré par le président de la Fdf actuels !
Souleiman Ahmed Djama faisait partie de cette rare génération d’arbitres centraux djiboutiens capables d’officier dans les grandes compétitions africaines. Il avait gagné la confiance de la CAF pour diriger des rencontres internationales importantes, preuve de son niveau, de son sérieux et de sa compétence. »
Son parcours montre qu’il n’était pas un simple arbitre local , il était un représentant de Djibouti sur la scène continentale, avec des désignations dans des compétitions CAF majeures.
Souleiman Ahmed Djama était pourtant sur une trajectoire qui pouvait l’emmener très loin.
En 2019, il faisait partie des arbitres sélectionnés pour la CAN U20 au Niger, une compétition continentale majeure.
La même année, la CAF lui confiait le sifflet du match Salitas FC – CS Sfaxien, en Coupe de la Confédération, avec autour de lui une équipe entièrement djiboutienne. À l’époque, cette désignation était présentée comme une preuve de la considération dont bénéficiaient les arbitres djiboutiens sur la scène africaine.
Et son parcours ne s’est pas arrêté là.
En 2021, Souleiman Ahmed Djama était encore sélectionné pour la CAN U20 en Mauritanie et officiait notamment comme arbitre central lors de Cameroun–Ouganda.
En 2022, il dirigeait Burundi–Cameroun en éliminatoires de la CAN, ainsi qu’une rencontre de Coupe de la Confédération. En novembre 2023, il arbitrait encore Zimbabwe–Nigeria dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Alors une question mérite d’être posée.
Comment un arbitre djiboutien qui avait atteint ce niveau de reconnaissance continentale a-t-il pu voir sa trajectoire ralentir ou disparaître progressivement de la lumière ?
Certains parlent d’une mise à l’écart injuste. D’autres évoquent des rivalités et des problèmes de visibilité au sein de l’arbitrage djiboutien.
Et cela pose une question douloureuse pour Djibouti :
Et si Souleiman Ahmed Djama avait bénéficié de la même continuité, du même accompagnement et des mêmes opportunités, où serait-il aujourd’hui ?
Peut-être aurait-il pu devenir notre Omar Artan.
Ce n’est pas une certitude. C’est un immense regret.
Lorsqu’un arbitre atteint le niveau des grandes compétitions africaines, le rôle d’une fédération devrait être de l’accompagner, de le protéger et de lui ouvrir davantage de portes — pas de laisser son parcours s’éteindre dans le silence.
Souleiman Ahmed Djama n’est pas seulement un nom dans les archives de l’arbitrage djiboutien. Il représente une génération qui avait montré que Djibouti pouvait produire des arbitres capables de rivaliser au plus haut niveau africain.
Alors aujourd’hui, il ne s’agit pas de condamner sans preuve.
Il s’agit de poser une question simple :
Avons-nous laissé partir un talent qui aurait pu devenir une référence africaine ?
L’histoire jugera.
Et peut-être qu’un jour, quelqu’un devra expliquer pourquoi un arbitre qui était autrefois envoyé par la CAF dans les plus grandes compétitions africaines n’a pas pu poursuivre son ascension comme d’autres l’ont fait.
Le talent ne manque pas à Djibouti. Ce qui manque parfois, c’est la capacité à le protéger et à le faire grandir.
Nous félicitons chaleureusement Omar Artan et l’encourageons à poursuivre ses efforts et à continuer sur cette belle lancée. Toutes nos félicitations et nos encouragements pour la suite !
Source Runta tv