27/05/2022
Ibiza. La destination a pu paraître étrange, pour nous, étudiantes et étudiants en journalisme. Une île de belles plages, de fête et d'insouciance. Notre défi face à toutes ces tentations : aller au delà du champagne et des paillettes, parler de "la faca ocultada de la isla", la face cachée d'Ibiza, comme nous l'avons tant de fois baragouiné dans notre espagnol approximatif aux gens qui nous prenaient en stop.
Par deux, ou en solo, nous nous sommes lancés sur les routes ibicencas. Au détour d'un reportage dans un village, ou d'un trajet en stop, nous avons parlé coût de la vie, prix du logement ou qualité de l'eau. Nous avons enquêté, du greenwashing aux panneaux solaires, du monde de la nuit à la gastronomie. Nous avons écouté et raconté le son d'Ibiza, les traditions ancestrales et les croyances qui marquent les lieux.
Ibiza restera pour nous l'île des paradoxes.
Ici se côtoient la pauvreté et la richesse les plus extrêmes, des éco-villages et des hôtels de luxe. Ici, on capitalise sur les restes de la culture hippie, et on revendique un retour à la terre et à l'autogestion au coeur de la forêt ibicenca.
Au moment où j'écris ces lignes, nous bouclons nos derniers articles, les yeux cernés de fatigue et la tête pleine d'un étrange mélange d'anglais, espagnol et français. Ce serait prétentieux de notre part de dire que nous avons compris et cerné Ibiza dans toute sa complexité en une petite semaine. Mais chacun et chacune d'entre nous a saisi par petites touches certains de ses secrets. Et pour beaucoup, nous nous voyons bien revenir.
Ibiza Kultur Lab c'est fini, muchas gracias à todas y todos !
Margaux Longeroche