21/02/2026
Montpellier : la clarté républicaine quand d’autres cultivent l’ambiguïté
À Montpellier, une ligne politique nette, assumée, sans tremblement. À Amiens, nous avons préféré l’ambiguïté molle et les équilibres précaires. Voilà toute la différence.
À Montpellier, le maire ne joue pas sur les mots. Il nomme les choses. Il ne s’abrite pas derrière des circonlocutions prudentes pour éviter de froisser telle ou telle chapelle militante. Jumelage avec Tibériade, ville israélienne. Inauguration d’une école Samuel Paty. Désignation sans détour des dérives idéologiques qui gangrènent une partie de la gauche radicale. Une ligne républicaine ferme, qui refuse les accommodements avec les complaisances communautaristes et les silences coupables.
Résultat : l’édile a méthodiquement siphonné l’électorat macroniste, lassé des postures et en quête d’autorité républicaine claire. Quand la colonne vertébrale est solide, les électeurs le sentent.
Et qu’on ne s’y trompe pas : cette fermeté ne se limite pas aux symboles. Elle s’accompagne d’une politique sociale et écologique ambitieuse et concrète : gratuité des transports, développement massif des pistes cyclables, médiathèques accessibles à tous, lutte contre les marchands de sommeil, encadrement des loyers, plan de lutte contre la solitude. Du réel, pas des slogans.
En renvoyant La France insoumise à ses outrances et à ses ambiguïtés permanentes, et en laissant une droite locale s’enfermer dans ses querelles intestines, le maire sortant a capté un électorat large, républicain, exigeant. Il a compris que pour contenir les poussées extrémistes, il faut de la clarté, du courage et une ligne. Pas des contorsions.
À Amiens, à gauche comme au centre, nous aurions pu faire ce choix. Nous avons préféré les compromis bancals et les prudences tactiques. On en paiera le prix.
Pendant ce temps, Michaël Delafosse caracole en tête dans les sondages. Non pas par hasard. Mais parce qu’il a démontré qu’on peut être social, écologique et intransigeant sur les principes républicains — sans jamais courber l’échine.
La politique récompense la clarté. Elle sanctionne l’ambiguïté.