Tchad One Un autre regard sur l'actualité tchadienne et internationale
(202)

17/06/2026

Dans une vidéo insoutenable qui circule massivement sur les réseaux sociaux depuis ce matin, une jeune femme sans défense est violem*ment agressée par plusieurs hommes en tenue. Les images montrent une citoyenne manifestement inoffensive, ne représentant aucune menace apparente pour les “forces de l’ordre”.

À l’heure où nous publions ces lignes, nous ignorons toujours ce qu’il est advenu de cette jeune femme et si elle est encore en vie. Plus préoccupant encore, aucun communiqué ni aucune réaction officielle du ministère en charge de la Femme n’a été rendu public.

Cet acte s’inscrit dans une inquiétante spirale de violences exercées par les hommes en tenue contre des citoyens sans défense. Un phénomène favorisé par un climat d’impunité entretenue par le régime, où les auteurs de telles exactions sont rarement inquiétés.

TchadOne appelle les organisations de défense des droits humains, les acteurs de la société civile ainsi que les institutions nationales compétentes à se saisir de cette affaire sans délai, afin que toute la lumière soit faite et que les responsables répondent de leurs actes devant la justice.

La rédaction Tchadone

  🇹🇩 | Après sa sortie sur le budget, Abdoulaye Sabre Fadoul dans le viseur du palaisLa déclaration du ministre d’État A...
17/06/2026

🇹🇩 | Après sa sortie sur le budget, Abdoulaye Sabre Fadoul dans le viseur du palais

La déclaration du ministre d’État Abdoulaye Sabre Fadoul sur la faiblesse de l’autorité de la loi de finances continue de provoquer de fortes tensions au sommet du pouvoir. Selon plusieurs sources TchadOne proches de la présidence, Mahamat Kaka a très mal accueilli cette prise de parole, perçue comme une remise en cause directe de sa gestion du pays. Une source affirme même que le chef de l’État y a vu une « attaque personnelle ». Dans un régime où les ministres sont davantage habitués à réciter les éléments de langage du pouvoir qu’à décrire la réalité, entendre un membre du gouvernement reconnaître publiquement que les budgets votés ne sont pas exécutés a provoqué une vive irritation au palais.

Cette crispation s’explique aussi par une histoire plus ancienne. Plusieurs sources rappellent que Mahamat Kaka n’a jamais pardonné à Abdoulaye Sabre Fadoul son départ de la direction de cabinet de la présidence en 2022. Depuis, les humiliations se sont multipliées. Des sources au ministère des Affaires étrangères affirment que de simples frais de mission sont régulièrement refusés au ministre d’État, l’obligeant à annuler plusieurs déplacements internationaux pourtant inscrits à son agenda officiel. Plus révélateur encore du niveau de désorganisation des finances publiques, le directeur administratif et financier du ministère serait poursuivi par des fournisseurs après avoir contracté des dettes personnelles pour permettre l’organisation de certaines missions officielles. Du jamais vu dans l’histoire diplomatique du Tchad. Pendant que les représentations diplomatiques peinent à fonctionner et que les responsables administratifs cherchent des solutions de survie, les marchés publics continuent, eux, de trouver des financements.

La sortie d’Abdoulaye Sabre Fadoul a surtout eu le mérite de confirmer ce que de nombreux fonctionnaires dénoncent depuis des années : au Tchad, le budget de l’État sert souvent davantage à la communication qu’à la gestion réelle des institutions. Ambassades sans moyens, missions annulées faute de financement, administrations asphyxiées et crédits bloqués sont devenus le quotidien de nombreux services publics. Selon plusieurs sources proches du dossier, l’hypothèse d’un départ du ministre lors d’un prochain remaniement est désormais ouvertement évoquée. Dans un système où ceux qui dénoncent les dysfonctionnements sont souvent sanctionnés plus rapidement que ceux qui les provoquent, la franchise du ministre d’État pourrait lui coûter son portefeuille.

Correspondance particulière TchadOne à N’Djamena

  🇹🇩 | Marché de Mil : dix jours après une grève historique contre la mairie pour dénoncer des taxes disproportionnées, ...
16/06/2026

🇹🇩 | Marché de Mil : dix jours après une grève historique contre la mairie pour dénoncer des taxes disproportionnées, les commerçants de « Soukh Khala » voient leurs boutiques mystérieusement ravagées par un « incendie d’origine inconnue ». Comme toujours, le régime ne mènera vraisemblablement aucune enquête.

  🇹🇩| Détournement des fonds publics : Au Niger, la prison à vie ; au Tchad, les honneursLe Niger a adopté un nouveau Co...
16/06/2026

🇹🇩| Détournement des fonds publics : Au Niger, la prison à vie ; au Tchad, les honneurs

Le Niger a adopté un nouveau Code pénal qui prévoit la prison à vie pour tout détournement supérieur à 200 millions de francs CFA et la peine de mort lorsque les montants détournés dépassent un milliard de francs CFA. Cette décision traduit une volonté affichée de frapper durement la corruption et les crimes économiques qui privent les populations de ressources essentielles pour le développement. Dans un pays où les budgets publics sont limités, les autorités nigériennes considèrent désormais le détournement massif comme une atteinte grave aux intérêts de la nation.

Au Tchad, la réalité est tout autre. L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) a elle-même révélé dans l’un de ses rapports que plus de 500 milliards de francs CFA ont été détournés en une seule année. Un montant colossal qui aurait pu financer des écoles, des hôpitaux, des routes ou l’accès à l’eau potable pour des millions de Tchadiens. Pourtant, malgré l’ampleur de ce pillage reconnu par une institution indépendante, les poursuites judiciaires restent rares et sélectives. Dans son ouvrage De Bédouin à Président, Alhadj Mahamat Kaka lui-même raconte avoir accordé son pardon à son cousin, le Général Idriss Youssouf Boy, à l’époque incarcéré pour une affaire de détournement de plusieurs milliards de francs CFA. Plus surprenant encore, le Président justifiait cette décision en expliquant avoir consulté un marabout avant de lui accorder son indulgence.

Correspondance particulière TchadOne à N’Djamena

  🇹🇩 | Est du pays : 59 allégations d’abus sexuels au sein de MSF, 18 employés licenciés selon RFISelon des informations...
16/06/2026

🇹🇩 | Est du pays : 59 allégations d’abus sexuels au sein de MSF, 18 employés licenciés selon RFI

Selon des informations rapportées par RFI, une enquête interne de Médecins sans frontières (MSF) a révélé 59 allégations d’abus et d’exploitation sexuelle impliquant certains employés de l’organisation dans l’est du Tchad, où des centaines de milliers de réfugiés soudanais vivent dans une situation de grande précarité depuis le déclenchement de la guerre au Soudan en avril 2023. Une note interne confidentielle évoque notamment des accusations d’échanges de nourriture, d’argent ou de promesses d’emploi contre des relations sexuelles avec des personnes vulnérables, parmi lesquelles des femmes et des mineurs.

L’enquête menée par MSF depuis 2024 dans plusieurs sites de réfugiés, notamment à Adré, Aboutengué et Metché, a conduit au licenciement de 18 employés, désormais interdits de tout futur recrutement au sein de l’organisation. Toutefois, l’ONG reconnaît que plusieurs allégations n’ont pas pu être entièrement vérifiées, les victimes ou les auteurs présumés n’ayant parfois pas pu être identifiés. L’organisation affirme que ces comportements sont en contradiction totale avec ses principes et ses engagements humanitaires.

MSF reconnaît également des insuffisances dans certaines procédures de recrutement, des contrôles d’identité défaillants ayant notamment permis l’embauche de mineurs comme travailleurs journaliers. Concernant d’éventuelles poursuites judiciaires, l’organisation indique respecter la décision des victimes de saisir ou non les autorités compétentes.

  🇹🇩 | La charge de Dr Lyadish Ahmed contre le ministère des Finances : « Un comptable n’a pas vocation à gouverner » Su...
16/06/2026

🇹🇩 | La charge de Dr Lyadish Ahmed contre le ministère des Finances : « Un comptable n’a pas vocation à gouverner »

Sur le plan strictement juridique, Abdoulaye-Sabre Fadoul a raison. Retenir des crédits votés pendant des mois sans justification valable, ça ressemble à de l’abus de pouvoir. La seule exception acceptable : une crise de trésorerie majeure, globale, et officiellement notifiée au Conseil des ministres.

Ce qui rend sa sortie particulièrement crédible, c’est qu’elle ne vient pas d’un opposant de salon. Abdoulaye-Sabre Fadoul a "tenu les cordons de la bourse" à deux reprises. Il connaît par cœur les vraies contraintes techniques… et il sait très bien faire la différence entre un manque réel d’argent (le père des "16 mesures") et un blocage politique déguisé.

Alors, le ministre des Finances jouerait-il les censeurs ? En principe, son job c'est d'exécuter la loi de Finances. Mettre les crédits à disposition des ministères qui en ont besoin.

Lui, c’est le comptable de la caisse. Les autres ministres sont les "ordonnateurs". Ce sont eux qui décident des dépenses. Le comptable vérifie que tout est régulier (pièces justificatives, crédits disponibles) mais il n’a pas à juger si la dépense est « opportune » ou pas. Ce n’est pas son rôle.

Évidemment, il a le pouvoir de "régulation budgétaire". Les recettes de l’État, surtout quand elles dépendent du pétrole (en partie confisqué par Glencore) et du "Allaro international", sont fluctuantes. Inscrire une somme au budget ne veut pas dire qu’il y a l’argent liquide le jour même. Le Trésor tchadien doit alors prioriser : salaires, dette, sécurité, conférences et voyages "m-as-tuvistes", achats de grosses cylindrées... pour éviter que tout s’effondre dans un système guidé par des dépenses somptuaires pour le seul plaisir de ceux qui dirigent. C’est légitime… à condition que ce soit justifié par la trésorerie réelle, transparent, et sans traitement politique sélectif.

Or, c’est exactement ce que dénonce Abdoulaye Sabre Fadoul, lui-même ancien ministre des Finances. En affirmant que le ministre des Finances a « plus de force que la loi », il l’accuse d’exercer un pouvoir personnel, opaque, en bloquant le fonctionnement des ambassades et le paiement des diplomates tchadiens à l’étranger.

Et ce n’est pas nouveau. Succès Masra, alors qu’il était Premier ministre, avait déjà essuyé plusieurs refus de la part du même ministre des Finances. Des parlementaires se sont également plaints publiquement du ministre des Finances. Ce qui se passe aujourd’hui n’est donc pas un incident isolé.

Ce genre de clash public, à ce niveau de l’État, reste rarissime. Et ça en dit long sur la frustration accumulée face à une gestion centralisée perçue comme opaque et sélective.

15/06/2026

🇹🇩 | Mayo Kebbi, marginalisation et impunité : les questions qui dérangent le régime

Ce lundi à 21h00, dans l’émission Coup de Gu**le en direct sur Réveil Tchadien et TchadOne, Charfadine Galmaye et le Dr Alain Mortha analyseront plusieurs questions qui agitent l’opinion nationale. La montée d’autorités publiques dépourvues d’intégrité et ses conséquences sur la jeunesse, la politique du « carotte pour les détourneurs du clan et bâton pour les autres » et le respect de l’équilibre nord-sud dans la gestion de l’Etat. Les intervenants s’interrogeront également sur l’envoi tardif de la ministre secrétaire générale du gouvernement dans le Mayo Kebbi, dix jours après les massacres, et sur la portée politique de ses déclarations.

L’émission reviendra aussi sur l’absence persistante de présentation publique des auteurs des violences, sur la conception de la paix défendue par le régime alors que les tensions s’accumulent dans plusieurs provinces du pays, ainsi que sur la perception d’un pouvoir semblant parfois agir comme si rien ne pouvait l’inquiéter. Mahamat Kaka mesure-t-il réellement la colère silencieuse qui traverse la société tchadienne ? Cherche-t-il à apaiser les fractures ou contribue-t-il à les approfondir ? Entre sentiment d’injustice, frustrations sociales et inquiétudes sur l’avenir du pays, ce débat entend décrypter les ressorts d’une colère populaire qui s’exprime de moins en moins par les mots et de plus en plus par le silence.

Rendez-vous ce lundi 15 juin 2026 à 21h00 en direct.

  🇹🇩 | Quand un ministre reconnaît que le budget du Tchad est une fictionEn déclarant que les conditions de vie des dipl...
15/06/2026

🇹🇩 | Quand un ministre reconnaît que le budget du Tchad est une fiction

En déclarant que les conditions de vie des diplomates tchadiens à l’étranger ne pourront s’améliorer que lorsque la loi de finances aura « plus de force que le ministre des Finances », le ministre d’État Abdoulaye Sabre Fadoul vient de reconnaître publiquement une réalité que TchadOne documente depuis des années. Derrière les budgets votés à grand renfort de communication, une grande partie des ministères et administrations ne reçoit pas les crédits de fonctionnement prévus. Ambassades, services publics et institutions vivent dans une précarité permanente tandis que les textes budgétaires restent souvent lettre morte.

Cette déclaration est d’autant plus importante qu’elle émane d’un membre du gouvernement. Elle confirme que le problème ne réside pas dans l’absence de ressources mais dans leur répartition. Au Tchad, les dépenses de fonctionnement sont régulièrement bloquées ou amputées, alors que les marchés publics continuent d’être honorés. Or, selon de nombreuses dénonciations et enquêtes, une part importante de ces marchés bénéficie à des entreprises appartenant à des proches du pouvoir ou liées directement au cercle de Mahamat Kaka. Les administrations manquent de moyens, mais les circuits de prédation continuent de fonctionner sans interruption.

TchadOne salue le courage du Dr Abdoulaye Sabre Fadoul pour avoir publiquement évoqué cette situation. Cependant, il ne faut pas se faire d’illusion sur l’origine du problème. Le ministre des Finances n’agit pas seul et ne décide pas de manière autonome de l’exécution budgétaire. Dans un système aussi centralisé, les arbitrages financiers répondent avant tout aux orientations fixées au sommet de l’État, ça veut dire de mahamat Kaka.

Correspondance particulière TchadOne à N’Djamena

  🇹🇩 | Mayo Kebbi, marginalisation et impunité : les questions qui dérangent le régimeCe lundi à 21h00, dans l’émission ...
15/06/2026

🇹🇩 | Mayo Kebbi, marginalisation et impunité : les questions qui dérangent le régime

Ce lundi à 21h00, dans l’émission Coup de Gu**le en direct sur Réveil Tchadien et TchadOne, Charfadine Galmaye et le Dr Alain Mortha analyseront plusieurs questions qui agitent l’opinion nationale. La montée d’autorités publiques dépourvues d’intégrité et ses conséquences sur la jeunesse, la politique du « carotte pour les détourneurs du clan et bâton pour les autres » et le respect de l’équilibre nord-sud dans la gestion de l’Etat. Les intervenants s’interrogeront également sur l’envoi tardif de la ministre secrétaire générale du gouvernement dans le Mayo Kebbi, dix jours après les massacres, et sur la portée politique de ses déclarations.

L’émission reviendra aussi sur l’absence persistante de présentation publique des auteurs des violences, sur la conception de la paix défendue par le régime alors que les tensions s’accumulent dans plusieurs provinces du pays, ainsi que sur la perception d’un pouvoir semblant parfois agir comme si rien ne pouvait l’inquiéter. Mahamat Kaka mesure-t-il réellement la colère silencieuse qui traverse la société tchadienne ? Cherche-t-il à apaiser les fractures ou contribue-t-il à les approfondir ? Entre sentiment d’injustice, frustrations sociales et inquiétudes sur l’avenir du pays, ce débat entend décrypter les ressorts d’une colère populaire qui s’exprime de moins en moins par les mots et de plus en plus par le silence.

Rendez-vous ce lundi 15 juin 2026 à 21h00 en direct.

  🇹🇩 | Succès Masra : 395 jours que l’ancien Premier ministre est otage politique de Mahamat Kaka.Pendant que le régime ...
15/06/2026

🇹🇩 | Succès Masra : 395 jours que l’ancien Premier ministre est otage politique de Mahamat Kaka.

Pendant que le régime tente de séduire partenaires et investisseurs à travers forums, promesses et campagnes de communication, la détention prolongée d’un ancien Premier ministre envoie un signal désastreux. Aucun plan de développement crédible et aucun investisseur sérieux ne regardent avec confiance un pays où des prisonniers politiques demeurent derrière les barreaux et où les garanties élémentaires de l’État de droit restent aussi fragiles.

Correspondance particulière TchadOne à N’Djamena.

Adresse

Boulogne-Billancourt

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Tchad One publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Type