17/06/2026
Photo : Manon et Maxime du Basta Kiosque, 22 place Pey Berland, à Bordeaux. - ©DR
Beaucoup d'entre vous ont déjà participé à notre campagne, et on vous en remercie ! Grâce à vous, ces deux premières semaines ont été un succès. Pour continuer dans la même voie, on a encore un petit peu besoin de vous : pouvez-vous faire connaître notre page à quelques amis (ou à tout votre carnet d'adresses, c'est comme vous voulez ! :) ? Nous sommes à une étape où de nouveaux relais sont nécessaires pour que la campagne se poursuive sur sa belle lancée.
Notre nouvel objectif, qui porte sur l'amélioration de la diffusion, est tout aussi important que le travail sur le contenu du journal. En effet, le milliardaire d'extrême droite Vincent Bolloré étend son empire médiatique et contrôle les kiosques des gares. Bien souvent, dans ces boutiques Relay, soit les journaux comme le notre ne sont même pas mis en rayon, soit ils se retrouvent derrière des bouteilles d'eau et autres biscuits... Quant aux magasins de presse indépendants, ils sont de moins en moins nombreux, et de plus en plus fragiles économiquement.
Notre travail sur la diffusion porte sur deux axes. D'une part, aller à la rencontre des kiosquiers des agglomérations de Lyon, Marseille et Toulon, où nous travaillons avec les coopératives de distribution Oyé Diffusion et CPMM. Nous voulons leur parler du journal, les convaincre de le mettre en rayon (même s'ils le reçoivent, ils n'en ont pas l'obligation), leur proposer de l'affichage... C'est un travail de longue haleine, mais que nous avons testé à petite échelle et pour lequel nous avons reçu un accueil plutôt bon.
La grande majorité de notre diffusion repose cependant sur un autre système. Collectifs, associations, magasins bio, librairies, marchés paysans, cafés... Toutes sortes de lieux, ainsi que des personnes, nous précommandent des paquets de 5 exemplaires à prix réduit, ce qui leur permet de les revendre avec une marge (ou de les donner). Ainsi, nous pouvons imprimer au plus juste et limiter le gaspillage. La variété de nos lieux de diffusion, et leur engagement, est aussi un gage de résistance aux aléas politiques et économiques. Il nous faut donc densifier ce réseau, particulièrement dans les zones où nous sommes peu distribués, comme l'Ile-de-France.
Ces enjeux, nous en avons parlé ce week-end avec nos amis d'autres journaux (L'Empaillé, CQFD Mensuel, Mouais, Le Chiffon, La Brique, Transrural Initiatives...) aux assises du Syndicat de la presse pas pareille, que nous avons cofondé. Nos actions sur la diffusion, nous les envisageons à notre échelle, mais aussi à l'échelle collective, en mutualisant nos forces avec d'autres titres.
Petite note optimiste : il existe des jeunes , déterminés et engagés ! Par exemple, à , le allie le système classique de diffusion de l'ensemble de la presse, avec un soutien à la presse indépendante et l'organisation d'événements culturels. Il ne tient qu'à vous et nous d'aider cette nouvelle génération de à fleurir !