10/12/2025
🔥LECTURE AU COIN DU FEU🔥
~ Extrait du chapitre 4 ~ Polarité ~
On passe parfois des années à avancer dans la vie en forçant, en en poursuivant des objectifs qui ne sont pas vraiment les nôtres. On se persuade qu’il faut arriver quelque part, atteindre un statut, prouver quelque chose, sans réaliser que cette course est souvent motivée par des blessures que nous avons enfouies, par des émotions que nous n’avons jamais voulu regarder en face. Alors on avance, mais en se coupant peu à peu de soi-même.
On devient capable de prouesses pour donner l’illusion que tout va bien. On se plie, on s’adapte, on se surpasse jusqu’à s’oublier. On remplit les cases exigées par la société, on coche les bonnes lignes sur le papier, mais pendant ce temps, notre monde intérieur crie en silence. Le cœur souffre, le corps fatigue, l’esprit s’agite. Et au milieu de tout cela, on continue de faire comme si c’était normal.
Puis, quand la dissonance devient trop forte, on cherche une explication à l’extérieur. On se convainc que ce sont les autres qui nous ont fait devenir ce que nous sommes, que ce sont leurs actions, leurs paroles, leurs attentes qui ont créé nos blessures. On finit par croire que si l’on souffre, c’est à cause d’eux.
Mais cette croyance nous enferme encore plus. Car en pensant que notre identité s’est construite uniquement par la faute des autres, on oublie une vérité essentielle : notre pouvoir intérieur. Oui, certains événements nous ont marqué, certaines relations nous ont blessé, certaines situations nous ont façonnés. Mais ce que nous en faisons, ce que nous décidons de regarder, de transformer, de dépasser… cela nous appartient.
La vie change le jour où l’on cesse de se torturer pour prouver quelque chose aux autres et où l’on commence à se tourner vers soi avec honnêteté. Le jour où l’on reconnaît nos vieux schémas, nos croyances héritées, nos peurs qui nous dirigent encore. Le jour où l’on accepte enfin de regarder ce qui souffre à l’intérieur pour l’apaiser, au lieu de chercher un coupable à l’extérieur.
C’est à ce moment-là que commence la véritable liberté, celle qui naît d’un retour à soi. Celle qui nous permet de choisir, non plus en réaction à nos blessures, mais en accord avec notre cœur. Et c’est là que l’on peut enfin commencer à vivre, pour et non pas contre quelque chose ou quelqu'un…