16/03/2026
🗳️ résultat du 1er tour des municipales 2026 au Raincy 👇👇👇
Le premier enseignement, c’est celui d’une ville très fragmentée à droite. Cinq listes se partagent l’électorat, sans qu’aucune ne dépasse la majorité absolue. Notre Raincy ensemble arrive en tête avec 43,25 %, devant Réussir le Raincy à 35,00 %. Les trois autres listes sont nettement derrière : Pour un Raincy préservé à 8,27 %, Le Raincy en actions à 7,26 % et Vivre le Raincy à 6,21 %. 
Deuxième point majeur : le maire sortant est battu au premier round politique, même s’il reste à un niveau élevé. Obtenir 35 % en tant que sortant n’est pas un effondrement, mais être relégué derrière un concurrent à plus de 43 % traduit une dynamique défavorable. Dans une élection municipale, la symbolique du classement compte beaucoup : arriver second quand on détient la mairie affaiblit l’image d’autorité et de rassemblement. 
Troisième élément : la réserve de voix existe surtout pour la liste arrivée en tête, mais elle n’est pas automatique. Les listes de Pierre-Marie Salle, Marie-Thérèse Cordonnier et Corinne Raoult totalisent ensemble 21,74 % des suffrages. Mathématiquement, cela peut peser lourd au second tour. Politiquement, tout dépendra des fusions, des consignes, des inimitiés personnelles et du degré de porosité entre ces électorats, qui appartiennent tous au même espace municipal de droite ou de centre droit local.
En lecture plus politique, ce résultat raconte sans doute trois choses.
D’abord, une envie d’alternance ou, à tout le moins, de redéfinition du leadership local. Quand un challenger passe devant un maire sortant avec un tel écart, ce n’est jamais anodin. 
Ensuite, l’espace électoral raincéen demeure nettement ancré à droite, mais il est morcelé en plusieurs sensibilités, plusieurs réseaux, plusieurs fidélités personnelles. L’enjeu n’est donc pas tant idéologique que stratégique : qui saura recomposer ce bloc ? Cette conclusion est une inférence politique tirée de la présence de plusieurs listes classées LR, DVD ou DIV et de leurs scores cumulés.
Enfin, le second tour se jouera sur les rapprochements. Si la liste arrivée en tête parvient à agréger une partie des listes éliminées ou fusionnables, elle part avec un avantage net. Si, au contraire, le sortant réussit une union de rattrapage, le duel peut se resserrer. Le premier tour ne tranche donc pas encore la mairie ; il fixe surtout un rapport de force initial favorable à Nicolas Rondepierre.