18/04/2026
🔔 Silence, nous sommes en train de perdre une guerre culturelle. Et presque personne n'en parle sérieusement.
🟠 Le Président de la République de Guinée a récemment interpellé les influenceurs et journalistes sur l'usage à bon escient des réseaux sociaux. Quelques jours avant, j'écoutais le président capitaine Ibrahim Traoré évoquer, à sa manière, exactement la même inquiétude.
↪️ Quand deux chefs d'État de la sous-région posent simultanément le même sujet, ce n'est pas un hasard. C'est un signal.
🔵 Je veux saluer ces prises de parole. Mais je veux aller plus loin. Parce que ce que nous vivons dépasse la question du « bon usage ». Nous laissons s'installer un véritable génocide culturel au ralenti.
‼️ Le mot est fort. Mais il décrit ce qui se passe : on ne tue pas des corps. On tue des repères, des aspirations, l'idée même qu'il existe d'autres chemins que la facilité et la provocation.
🔹 Une culture de l'applaudissement intense qui récompense le bruit plus que le sens.
🔸 Des injures, des clashs, de la vulgarité devenus des modèles économiques.
🔹 En face, une masse critique de contenu éducatif, culturel, citoyen dramatiquement minoritaire, peu soutenue, peu valorisée.
⚠️ Ce déséquilibre travaille chaque jour contre l'inconscient collectif, contre la culture du travail, contre le mindset citoyen.
🎯 Alors que faire ? Rééquilibrer les rapports de force. Pas par la censure. Par une combinaison de régulation, d'exemplarité publique et d'incitation.
✅️ Réguler intelligemment, comme tout espace public se régule.
🟠 Mais surtout, un point fondamental : il faut interdire aux autorités publiques de s'afficher avec des créateurs dont le fonds de commerce est la vulgarité et l'injure. Nous avons tous vu ces scènes : des responsables institutionnels posant, souriant, légitimant publiquement ce qui abîme la jeunesse.
‼️ Chaque photo de ce type envoie un message : « Tu peux insulter, tu seras quand même reçu. » Tant que ce message sera envoyé, aucune régulation ne tiendra.
💡 À l'inverse, encourageons massivement celles et ceux qui élèvent :
🔹 Identifier et accompagner podcasteurs, vidéastes, éducateurs qui font un vrai travail de fond.
🔸 Les inviter dans les grandes émissions publiques et privées.
🔹 Créer des fonds dédiés à la production de contenus éducatifs.
🔸 Lancer des initiatives citoyennes de terrain.
🔹 Instaurer prix, labels et reconnaissances officielles pour les créateurs à impact positif.
🧠 Parce qu'il faut le dire sans détour : l'éducation de masse n'est pas un décret. C'est un algorithme très compliqué, fait de culture, de patience, de constance et d'exemplarité.
↪️ On ne change pas l'inconscient collectif d'une nation par une loi. On le change en dix, quinze, vingt ans, par une combinaison quotidienne d'éducation, de médias, de modèles et de régulation.
🚀 Le vrai choix est simple. Soit nous acceptons que l'imaginaire d'une génération se façonne dans l'injure. Soit nous décidons de redonner leur place aux voix qui construisent.
🎯 Parce qu'un pays qui laisse mourir sa culture en silence finit par parler la langue des autres.