27/12/2025
« Et lux in tenebris lucet, et tenebræ eam non comprehenderunt. »
La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
Dans un sermon, saint Augustin écrivait :
« À partir du jour de Noël, la nuit commence à diminuer et le jour à croître.
Que ce jour soit pour nous une fête, non à cause du soleil qui nous éclaire,
mais à cause de Celui qui a fait le soleil. »
Le 25 décembre a été choisi pour célébrer la naissance du Christ, lumière venue au cœur de la nuit.
Cette date n’a pas été choisie au hasard : elle s’inscrit dans un temps ancien où l’on fêtait déjà le retour de la lumière, lorsque les jours recommencent imperceptiblement à s’allonger.
Noël marque ainsi l’ouverture d’un temps nouveau.
L'enfant-Jésus naît dans la nuit de l’Esprit. Il est une petite lumière, fragile et innocente, entourée d'ombre mais déjà porteuse de chaleur et d'espérance.
Aujourd’hui, 27 décembre, nous fêtons saint Jean l’Évangéliste, le disciple le plus proche de Jésus, « celui que Jésus aimait ».
Sa lumière n’est pas celle du plein jour, comme le Christ, mais une clarté plus douce, plus voilée.
À côté de la lumière du Soleil, celle de Jean ressemble à celle de la Lune : une lumière qui rassure et accompagne, une lumière qui éclaire le chemin intérieur, dans la nuit encore présente.
C’est la lumière de l’écriture et du témoignage, celle de la connaissance patiente, celle qui se tient face à l’obscurantisme, celle qui guide sans bruit et redonne espoir.
Après le solstice et Noël, c’est peut-être cette lumière-là qu’il nous est donné de suivre : une clarté intérieure, patiente, qui n’éblouit pas, mais révèle.