14/09/2026
ℂ𝕠𝕟𝕤𝕠𝕞𝕞𝕒𝕥𝕚𝕠𝕟 𝕕𝕦 𝕡𝕣𝕠𝕥𝕠𝕩𝕪𝕕𝕖 𝕕’𝕒𝕫𝕠𝕥𝕖 𝕒𝕦 𝕄𝕒𝕝𝕚 : 𝐔𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝é𝐫𝐢𝐯𝐞 𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢é𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬
𝑳𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒐𝒙𝒚𝒅𝒆 𝒅’𝒂𝒛𝒐𝒕𝒆 (𝒇𝒐𝒓𝒎𝒖𝒍𝒆 𝒄𝒉𝒊𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝑵₂𝑶) 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒈𝒂𝒛 𝒊𝒏𝒄𝒐𝒍𝒐𝒓𝒆, 𝒍é𝒈è𝒓𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒖𝒄𝒓é, 𝒅𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏é à 𝒅𝒆𝒔 𝒖𝒔𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒎é𝒅𝒊𝒄𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒅𝒖𝒔𝒕𝒓𝒊𝒆𝒍𝒔. 𝑳𝒆 𝑷𝒓𝒐𝒕𝒐𝒙𝒚𝒅𝒆 𝒅’𝒂𝒛𝒐𝒕𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒏𝒖 𝒔𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒈𝒂𝒛 𝒉𝒊𝒍𝒂𝒓𝒂𝒏𝒕, 𝒍𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒐 𝒆𝒕 𝒃𝒂𝒍𝒍𝒐𝒏. 𝑳𝒐𝒏𝒈𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒎é𝒄𝒐𝒏𝒏𝒖 𝒅𝒖 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄, 𝒄𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍’𝒖𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒅é𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏é 𝒂𝒕𝒕𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒋𝒆𝒖𝒏𝒆𝒔 𝒆𝒏 𝒒𝒖ê𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒆𝒏𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒓𝒂𝒑𝒊𝒅𝒆𝒔. 𝑨𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊, 𝒄𝒆 𝒑𝒉é𝒏𝒐𝒎è𝒏𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒓𝒆𝒕, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒓é𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑𝒂𝒏𝒕 𝒄𝒂𝒓 𝒊𝒍 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆 à é𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒓 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒆𝒔 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒍𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆𝒔. 𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒆𝒏𝒅𝒊𝒈𝒖𝒆𝒓 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒗𝒊𝒕𝒆 𝒍𝒆 𝒑𝒉é𝒏𝒐𝒎è𝒏𝒆, 𝒍’𝑶𝑪𝑺 𝒂𝒍𝒆𝒓𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒗𝒊𝒕𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 à 𝒗𝒆𝒊𝒍𝒍𝒆𝒓 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔.
Depuis un moment, l’Office Central des Stupéfiants à travers ses Antennes saisit le fameux produit (Protoxyde d’azote ou ballon) dans les boites de nuit ou maquis. La dernière saisie en date, est le démantèlement d’un grand dépôt de protoxyde d’azote à Badalabougou et Yirimadio Zerni, le vendredi 27 mars 2026.
Selon plusieurs témoignages, cette pratique gagne du terrain dans certains milieux urbains. L’inhalation du gaz, souvent à l’aide de ballons, procure une euphorie immédiate, mais de courte durée. Un effet trompeur qui masque des conséquences potentiellement graves sur la santé publique.
Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles festifs, cette pratique est parfois banalisée, voire présentée comme inoffensive. Pourtant, les spécialistes de la santé alertent sur une réalité bien différente.
𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫é𝐬
Derrière l’effet euphorisant se cachent des dangers sérieux. L’usage répété du protoxyde d’azote peut provoquer : des troubles neurologiques sévères, des pertes de mémoire et des difficultés motrices, une carence en vitamine B12 et des risques d’asphyxie.
Dans certains cas, les conséquences peuvent être irréversibles, voire mortelles. Face à cette situation, l’OCS se joint aux spécialistes sanitaires pour alerter les parents et plaider pour :
• une sensibilisation accrue des jeunes
• une implication des familles et des éducateurs
• un encadrement plus strict de la vente.
𝐔𝐧 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭é 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 é𝐦𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭
Si rien n’est fait, le protoxyde d’azote pourrait devenir une nouvelle porte d’entrée vers des conduites addictives plus graves. Le défi est donc d’agir tôt, avant que ce phénomène ne prenne de l’ampleur.
𝐔𝐧 𝐠𝐚𝐳 𝐛𝐚𝐧𝐚𝐥 𝐞𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐫é𝐞𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞.
Face à la montée inquiétante de la consommation détournée du protoxyde d’azote, communément appelé « gaz hilarant », 𝐥𝐞 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐎𝐂𝐒, 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥-𝐌𝐚𝐣𝐨𝐫 𝐅𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞𝐲𝐧𝐢 𝐊𝐄Ï𝐓𝐀, lance un appel solennel à l’endroit de toute la population malienne.
« 𝑳𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒐𝒙𝒚𝒅𝒆 𝒅’𝒂𝒛𝒐𝒕𝒆, 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒒𝒖’𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔é 𝒍é𝒈𝒂𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒎é𝒅𝒊𝒄𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒂𝒍𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔, 𝒓𝒆𝒑𝒓é𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒖𝒏 𝒓é𝒆𝒍 𝒅𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒍𝒐𝒓𝒔𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒆𝒔𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒎é à 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒊𝒏𝒔 𝒓é𝒄𝒓é𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔. 𝑺𝒐𝒏 𝒖𝒔𝒂𝒈𝒆 𝒅é𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏é 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒂î𝒏𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝒈𝒓𝒂𝒗𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒔é𝒒𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒔𝒂𝒏𝒕é, 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒏𝒆𝒖𝒓𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆, 𝒗𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒄𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒎𝒐𝒓𝒕𝒆𝒍𝒔 », explique-t-il.
𝐋𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥-𝐌𝐚𝐣𝐨𝐫 𝐊𝐄Ï𝐓𝐀 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞:
𝐋𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬, principales cibles de ce phénomène, à faire preuve de responsabilité et à ne pas céder à cette pratique dangereuse aux conséquences souvent irréversibles.
𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬 à renforcer la vigilance au sein des familles, à dialoguer davantage avec leurs enfants et à détecter tout comportement suspect.
𝐋𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫ç𝐚𝐧𝐭𝐬 à ne pas participer, directement ou indirectement, à la vente abusive ou suspecte de ce produit.
La population en général, à signaler toute activité liée à l’usage détourné ou au trafic de ce gaz aux services compétents.
Le Directeur de l’OCS rappelle que la lutte contre les nouvelles formes de consommation de substances psychoactives est une responsabilité collective. La protection de la jeunesse malienne et la préservation de la santé publique exigent l’engagement de tous.
« 𝑬𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆, 𝒓𝒆𝒔𝒕𝒐𝒏𝒔 𝒗𝒊𝒈𝒊𝒍𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒃𝒂𝒓𝒓𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒓𝒐𝒖𝒕𝒆 à 𝒄𝒆 𝒇𝒍é𝒂𝒖 𝒔𝒊𝒍𝒆𝒏𝒄𝒊𝒆𝒖𝒙 ».
Source : 𝐃𝐏𝐂𝐑𝐏-𝐎𝐂𝐒