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30/12/2025

7 JANVIER À SAINT-TROPEZ : LES OBSÈQUES DE BRIGITTE BARDOT, MAIS L’ENTERREMENT SERA PRIVÉ

▶️ La cérémonie religieuse sera retransmise sur le port, l’inhumation restera privée. Saint-Tropez se prépare à dire adieu à son icône la plus controversée, entre ferveur populaire et agacement des habitants face à l’invasion touristique annoncée.

Brigitte Bardot meurt dimanche 28 décembre à 91 ans dans sa propriété de La Madrague, aux côtés de son mari Bernard d’Ormale. Lundi, la Fondation Brigitte Bardot annonce la date et le lieu des obsèques : mercredi 7 janvier, église Notre-Dame de l’Assomption de Saint-Tropez, 11h, sur invitation. Une cérémonie religieuse qui sera retransmise sur des écrans sur le port et sur la place centrale des Lices pour permettre au public de suivre l’hommage. Ensuite, une inhumation privée et confidentielle, dont le lieu exact n’a pas été révélé par la Fondation, qui précise respecter “les dernières volontés de BB”. Mais la mairie a fait savoir à plusieurs médias, dont l’AFP, que l’inhumation se déroulerait au cimetière marin de Saint-Tropez, face à la Méditerranée, où reposent déjà d’autres célébrités dont Roger Vadim, son premier mari, celui qui l’a “faite” et propulsée sur le devant de la scène mondiale avec Et Dieu… créa la femme en 1956.

En 2018, Bardot confiait au Monde qu’elle souhaitait reposer à La Madrague, cette “maison de pêcheurs laissée dans son jus”, la propriété mythique qu’elle avait acquise à la fin des années 1950 et qui est devenue aussi iconique que sa propriétaire. Mais les volontés changent, ou peut-être que les contraintes légales ont imposé un autre choix. Quoi qu’il en soit, c’est au cimetière marin, en contrebas de la Citadelle, face à la mer qu’elle aimait tant, que Brigitte Bardot reposera. Un lieu chargé de symboles, un lieu de pèlerinage pour des millions d’admirateurs du monde entier. Et un lieu qui inquiète déjà les habitants de Saint-Tropez, excédés par l’idée d’une nouvelle vague touristique.

Saint-Tropez entre hommage et agacement : “C’est un cimetière, pas une discothèque”

Lundi, autour du port de Saint-Tropez drapé dans sa torpeur hivernale, le calme domine. Quelques habitants, attablés aux terrasses ensoleillées, se racontent discrètement des souvenirs avec l’actrice. Mais derrière cette apparente sérénité, une tension palpable. Parce que les Tropéziens savent ce qui les attend : des cars de touristes, des selfies au cimetière, des visiteurs qui viennent chercher la tombe de Brigitte Bardot comme on visite un musée. Et ça agace. Profondément.

“𝙊𝙣 𝙫𝙖 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙖𝙧𝙨 𝙚𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙖𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙧𝙞𝙨𝙩𝙚𝙨”, tempête une habitante qui refuse de donner son nom. “𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙫𝙖 𝙖𝙪 𝙘𝙞𝙢𝙚𝙩𝙞𝙚̀𝙧𝙚 𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙣𝙤𝙨 𝙢𝙤𝙧𝙩𝙨, 𝙤𝙣 𝙚𝙨𝙩 𝙙𝙚́𝙧𝙖𝙣𝙜𝙚́ 𝙥𝙖𝙧 𝙩𝙤𝙪𝙨 𝙘𝙚𝙪𝙭 𝙦𝙪𝙞 𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚𝙣𝙩 𝙀𝙙𝙙𝙞𝙚 𝘽𝙖𝙧𝙘𝙡𝙖𝙮 𝙚𝙩 𝙋𝙞𝙚𝙧𝙧𝙚 𝘽𝙖𝙘𝙝𝙚𝙡𝙚𝙩 𝙚𝙩 𝙨𝙚 𝙛𝙤𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙚𝙡𝙛𝙞𝙚𝙨 𝙣’𝙞𝙢𝙥𝙤𝙧𝙩𝙚 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩… 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣 𝙘𝙞𝙢𝙚𝙩𝙞𝙚̀𝙧𝙚, 𝙥𝙖𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙙𝙞𝙨𝙘𝙤𝙩𝙝𝙚̀𝙦𝙪𝙚”,

ajoute cette femme venue promener ses petits chiens. Une phrase qui résume toute l’ambiguïté de la relation entre Saint-Tropez et Brigitte Bardot : une admiration mêlée d’exaspération, une fierté teintée de lassitude. Bardot a fait de Saint-Tropez un mythe mondial, transformé un village de pêcheurs en capitale du glamour et de la jet-set. Mais elle a aussi attiré des millions de touristes, transformé la ville en parc d’attractions permanent, étouffé l’identité locale sous le poids de la célébrité.

Et maintenant, avec son inhumation au cimetière marin, les Tropéziens s’attendent à une nouvelle vague. Parce que la tombe de Brigitte Bardot deviendra inévitablement un lieu de pèlerinage, un passage obligé pour tous les fans, tous les curieux, tous ceux qui veulent toucher du doigt le mythe BB. Le cimetière marin, déjà fréquenté par les touristes en quête des tombes d’Eddie Barclay et de Pierre Bachelet, risque de devenir un point chaud du tourisme tropézien. Et les habitants, eux, devront cohabiter avec cette nouvelle réalité : leur cimetière transformé en attraction touristique, leurs morts dérangés par des selfies et des groupes de visiteurs.

Un hommage populaire au pré des pêcheurs : ouvrir BB à ses admirateurs

Mais la Fondation Brigitte Bardot a anticipé cette tension. Après l’inhumation privée, un hommage ouvert à tous les Tropéziens et aux admirateurs de BB sera organisé au pré des pêcheurs. Un moment public, accessible, qui permettra à ceux qui n’auront pas été invités à la cérémonie religieuse de rendre un dernier hommage à l’icône. Un geste intelligent, qui vise à canaliser la ferveur populaire, à offrir un espace d’expression collective tout en préservant l’intimité de l’inhumation.

Ce choix reflète aussi la dualité de Brigitte Bardot : une star mondiale, adulée par des millions de fans, mais aussi une femme qui a choisi de se retirer du monde, de vivre en ermite dans sa propriété de La Madrague, loin des caméras et des projecteurs. En organisant un hommage public au pré des pêcheurs, la Fondation reconnaît que Bardot appartenait au public, qu’elle était une icône collective, un symbole partagé. Mais en maintenant l’inhumation privée et confidentielle, elle respecte aussi la volonté de BB de préserver une part d’intimité, de ne pas être totalement absorbée par le mythe.

Et ce double mouvement — hommage public et inhumation privée — dit beaucoup sur la complexité de Brigitte Bardot. Elle était à la fois une star planétaire et une recluse, une icône de la modernité et une conservatrice radicale, une militante animale admirée et une figure politique controversée. Impossible de la réduire à une seule dimension, impossible de l’enfermer dans une seule image. Et ses obsèques reflètent cette multiplicité : ouvertes au public, mais secrètes ; populaires, mais privées ; collectives, mais intimes.

La Madrague, le mythe qui survivra à BB

L’accès à La Madrague était toujours barré par les gendarmes lundi, et sur une simple barrière, quelques bouquets et peluches avaient été déposés, selon une journaliste de l’AFP. Une image presque dérisoire, face à l’ampleur du mythe. Parce que La Madrague, c’est bien plus qu’une maison. C’est le refuge de Brigitte Bardot, le lieu où elle a choisi de vivre ses dernières décennies, loin du tumulte du monde. C’est aussi le symbole de sa rupture avec Hollywood, avec le cinéma, avec la célébrité. En 1973, juste avant ses 40 ans, Bardot quitte le 7e art pour se consacrer à la protection des animaux. Elle s’installe définitivement à La Madrague, mène une vie de “fermière”, comme elle aimait le dire, entourée de ses chiens, de ses chats, de ses chevaux.

En 2018, elle confiait au Monde qu’elle souhaitait reposer à La Madrague. Une volonté qui n’a pas pu être respectée, probablement pour des raisons légales ou pratiques. Mais même si son corps repose au cimetière marin, l’âme de Brigitte Bardot restera à La Madrague. Cette propriété mythique, devenue aussi célèbre que sa propriétaire, continuera d’incarner le rêve BB : une vie simple, loin des caméras, au plus près de la nature et des animaux. Un rêve que des millions de personnes ont partagé, fantasmé, sans jamais pouvoir y accéder.

Et c’est peut-être ça, le plus grand héritage de Brigitte Bardot : avoir montré qu’il était possible de tout quitter, de tourner le dos à la gloire, de choisir une autre vie. Une leçon que peu de stars ont suivie, mais qui reste gravée dans l’imaginaire collectif.

Dans les kiosques, BB s’affiche une dernière fois sur toutes les Unes

Dans les kiosques de Saint-Tropez, son visage mutin en noir et blanc s’affiche sur les Unes du monde entier. La presse qualifie tour à tour l’actrice et chanteuse de “diva rebelle”, “passionaria de la cause animale” ou “militante controversée”. Trois expressions qui résument parfaitement la complexité de Brigitte Bardot. Diva rebelle, parce qu’elle a défié les codes, osé la nudité, incarné la liberté sexuelle des années 60. Passionaria de la cause animale, parce qu’elle a consacré sa vie à la défense des bêtes, créé sa fondation, mené des combats acharnés contre la corrida, la fourrure, l’abattage. Militante controversée, parce que ses prises de position sur l’immigration, l’islam, l’identité française lui ont valu plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale.

Ces Unes, avec leurs titres contradictoires, reflètent l’impossibilité de réduire Brigitte Bardot à une seule image. Elle était tout cela à la fois : une icône, une militante, une provocatrice, une recluse. Et c’est cette multiplicité qui fait d’elle une figure aussi fascinante que clivante. On ne peut pas l’aimer sans réserve, on ne peut pas la détester sans nuance. Elle était trop complexe, trop contradictoire, trop humaine pour ça.

Conclusion : Saint-Tropez dit adieu à son icône la plus controversée

Le 7 janvier, Saint-Tropez dira adieu à Brigitte Bardot. Une cérémonie religieuse retransmise sur écrans pour permettre au public de participer, une inhumation privée pour préserver l’intimité de la famille, un hommage ouvert au pré des pêcheurs pour canaliser la ferveur populaire. Un dispositif qui reflète la dualité de BB : star mondiale et recluse, icône collective et femme privée.

Les Tropéziens s’inquiètent déjà de l’afflux touristique que provoquera cette inhumation. Le cimetière marin, où reposent déjà d’autres célébrités, deviendra un lieu de pèlerinage pour des millions d’admirateurs. Et les habitants devront cohabiter avec cette nouvelle réalité : leur ville, leur cimetière, transformés en attractions touristiques.

Mais au-delà de ces tensions pratiques, c’est toute la complexité de Brigitte Bardot qui ressurgit. Aimée et détestée, admirée et controversée, icône de la liberté et figure clivante, elle ne laisse personne indifférent. Et c’est peut-être ça, son plus grand héritage : avoir incarné toutes les contradictions de son époque, sans jamais renier aucune d’entre elles. Le 7 janvier, Saint-Tropez dira adieu à cette femme insaisissable, entre admiration, agacement et nostalgie.

30/12/2025

TRUMP VEUT EXPULSER LES MIGRANTS VERS DES PAYS TIERS : SOUDAN DU SUD, SALVADOR, PALAOS… BIENVENUE DANS L’ASILE À LA CARTE

▶️ L’administration Trump ne se contente plus de bloquer l’asile aux États-Unis. Elle conclut des accords avec des pays instables pour y expédier les migrants, contournant ainsi le droit d’asile. Du Soudan du Sud à une île perdue du Pacifique, la nouvelle stratégie migratoire américaine pousse l’absurde jusqu’au cynisme.

L’administration Trump ne fait pas dans la demi-mesure. Après avoir durci les conditions d’entrée sur le territoire américain, multiplié les expulsions et renforcé la militarisation de la frontière sud, la Maison Blanche s’attaque désormais au cœur du système d’asile lui-même. La nouvelle stratégie est simple, brutale, et potentiellement illégale : conclure des accords avec des pays tiers — y compris des nations parmi les plus instables du monde — pour y expédier les migrants qui demandent l’asile aux États-Unis. Soudan du Sud, Eswatini, Salvador, Palaos… la liste s’allonge, et le cynisme avec.

Un responsable du Département de la Sécurité intérieure (DHS) résume la philosophie de cette politique sans détour : “𝙄𝙡𝙨 𝙣𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙧𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙨𝙚 𝙥𝙧𝙚́𝙤𝙘𝙘𝙪𝙥𝙚𝙧 𝙙’𝙪𝙣 𝙡𝙞𝙚𝙪 𝙨𝙥𝙚́𝙘𝙞𝙛𝙞𝙦𝙪𝙚. 𝘽𝙚𝙖𝙪𝙘𝙤𝙪𝙥 𝙙𝙚 𝙜𝙧𝙤𝙪𝙥𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙙𝙚́𝙛𝙚𝙣𝙨𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙞𝙢𝙢𝙞𝙜𝙧𝙚́𝙨 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙚𝙣𝙩 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙘𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙢𝙖𝙣𝙞𝙚̀𝙧𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙢𝙖𝙪𝙫𝙖𝙞𝙨𝙚 𝙘𝙝𝙤𝙨𝙚 𝙙𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙘𝙚𝙡𝙖 — 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙣𝙙𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙙𝙧𝙤𝙞𝙩 𝙖̀ 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙪𝙙𝙞𝙚𝙣𝙘𝙚, 𝙦𝙪𝙤𝙞 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙚𝙣 𝙨𝙤𝙞𝙩. 𝙈𝙖𝙞𝙨 𝙡𝙖 𝙧𝙚́𝙖𝙡𝙞𝙩𝙚́, 𝙙𝙚 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙞𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙫𝙪𝙚, 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝙘’𝙚𝙨𝙩 𝙡𝙖 𝙡𝙤𝙞. 𝙀𝙩 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙚𝙯 𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙚𝙣 𝙙𝙚́𝙨𝙖𝙘𝙘𝙤𝙧𝙙 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙡𝙖 𝙡𝙤𝙞, 𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙡𝙖 𝙛𝙖𝙘̧𝙤𝙣 𝙙’𝙮 𝙧𝙚𝙢𝙚́𝙙𝙞𝙚𝙧 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚 𝘾𝙤𝙣𝙜𝙧𝙚̀𝙨.”

Traduction : si vous voulez l’asile, demandez-le ailleurs. Peu importe que ce soit le Soudan du Sud, déchiré par la guerre civile, ou Palaos, un archipel perdu dans le Pacifique. Peu importe que ces pays n’aient ni l’infrastructure ni la stabilité pour accueillir des réfugiés. L’important, c’est de vider les États-Unis de leurs demandeurs d’asile, coûte que coûte.

Des accords avec des pays instables : le tri sélectif version Trump

Depuis des mois, l’administration Trump expulse des migrants vers des pays africains, dont le Soudan du Sud — actuellement en proie à une crise humanitaire majeure — et l’Eswatini, une monarchie absolue dirigée d’une main de fer par le roi Mswati III. Plus de 200 Vénézuéliens ont été envoyés au Salvador, où ils ont été détenus pendant des mois dans la méga-prison du pays, une installation tristement célèbre pour ses conditions inhumaines et son surpeuplement. Et ce mois-ci, Palaos, un archipel d’environ 350 petites îles dans l’océan Pacifique, a signé un accord avec l’administration Trump pour accueillir jusqu’à 75 migrants en échange d’une aide financière. Un exemple parfait de la manière dont la Maison Blanche se tourne vers des pays tiers, souvent instables ou peu équipés, pour accélérer l’expulsion de personnes qui ne peuvent pas être renvoyées dans leur pays d’origine.

Ces accords s’inscrivent dans une stratégie plus large, héritée du premier mandat de Trump et intensifiée depuis son retour au pouvoir. En 2019, le DHS et le ministère de la Justice avaient publié une règle provisoire permettant aux États-Unis de conclure des accords de “pays tiers” avec le Honduras, le Salvador et le Guatemala — empêchant les migrants de demander l’asile aux États-Unis si l’administration déterminait qu’ils pouvaient le faire en toute sécurité dans l’un de ces autres pays. Un recours en justice avait été intenté cette année-là par des demandeurs d’asile et des groupes de défense des immigrés, soutenant que ces accords étaient illégaux. Le procès, relancé en septembre, est toujours en cours. Et des responsables de l’administration s’attendent à ce que d’autres recours soient intentés contre leur dernière stratégie.

Mais Trump ne s’arrête pas là. Cette fois, la Maison Blanche ne se contente pas de conclure des accords avec des pays voisins ou stables. Elle s’étend à des nations en guerre, à des monarchies autoritaires, à des micro-États du Pacifique qui n’ont ni les moyens ni les infrastructures pour gérer des flux migratoires. L’objectif est clair : externaliser le problème de l’asile, vider les États-Unis de leurs demandeurs, et se débarrasser de la responsabilité morale et légale d’accueillir des réfugiés.

“Demandes d’asile bidon” : le discours qui justifie tout

Pour l’administration Trump et ses soutiens, cette politique est une simple correction d’un système qui a été “abusé depuis longtemps”. Mark Krikorian, directeur du Center for Immigration Studies, un think tank favorable à des restrictions en matière d’immigration, défend cette stratégie sans détour : “𝙋𝙚𝙧𝙨𝙤𝙣𝙣𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙖 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚́ 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙮𝙨 𝙤𝙪̀ 𝙞𝙡 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙚́ 𝙣𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙤𝙗𝙩𝙚𝙣𝙞𝙧 𝙡’𝙖𝙨𝙞𝙡𝙚 𝙖𝙪𝙭 𝙀́𝙩𝙖𝙩𝙨-𝙐𝙣𝙞𝙨. 𝙎𝙞 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙚𝙯 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚́ 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨 𝙥𝙖𝙮𝙨, 𝙫𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙚𝙯 𝙙𝙚 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙞𝙜𝙣𝙤𝙧𝙚́ 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙨𝙨𝙞𝙗𝙞𝙡𝙞𝙩𝙚́𝙨 𝙙𝙚 𝙙𝙚𝙢𝙖𝙣𝙙𝙚𝙧 𝙡’𝙖𝙨𝙞𝙡𝙚. 𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣 𝙢𝙤𝙮𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙙𝙞𝙨𝙨𝙪𝙖𝙙𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙚𝙢𝙖𝙣𝙙𝙚𝙨 𝙙’𝙖𝙨𝙞𝙡𝙚 𝙗𝙞𝙙𝙤𝙣.”

L’argument est simple, presque séduisant : si vous avez traversé le Mexique, le Guatemala, le Honduras pour arriver aux États-Unis, c’est que vous n’êtes pas un vrai réfugié, juste un migrant économique qui abuse du système d’asile. Donc, allez demander refuge ailleurs. Le raisonnement, en apparence logique, cache une réalité beaucoup plus complexe. Les migrants qui fuient la violence, la persécution ou la guerre ne choisissent pas toujours leur destination. Ils fuient. Et souvent, les pays qu’ils traversent ne sont pas plus sûrs que ceux qu’ils quittent. Le Mexique, le Guatemala, le Honduras sont eux-mêmes des pays où la violence des cartels, la corruption, l’instabilité politique rendent toute demande d’asile illusoire.

Mais peu importe pour l’administration Trump. Le discours sur les “demandes d’asile bidon” permet de justifier n’importe quelle mesure, aussi radicale soit-elle. Il permet de transformer des réfugiés en fraudeurs, de criminaliser la demande d’asile, de présenter l’expulsion vers des pays tiers comme une simple application de la loi. Et il permet surtout de contourner le droit international, qui garantit à toute personne le droit de demander l’asile dans le pays où elle se trouve, sans être renvoyée vers un pays tiers où sa sécurité n’est pas garantie.

Le DHS promet “toutes les procédures légales disponibles” — mais dans quels pays ?

Un porte-parole du DHS a déclaré que l’agence s’efforçait de renvoyer tous les immigrés en situation irrégulière hors des États-Unis, tout en “s’assurant qu’ils bénéficient de toutes les procédures légales disponibles, y compris une audience devant un juge de l’immigration”. Une déclaration qui sonne comme une garantie, mais qui cache une réalité beaucoup plus sombre. Parce que si les migrants sont expulsés vers le Soudan du Sud, l’Eswatini, le Salvador ou Palaos, quelles sont exactement les “procédures légales disponibles” dans ces pays ? Quels sont les systèmes judiciaires, les garanties d’un procès équitable, les protections contre les persécutions ?

Le Soudan du Sud est en guerre civile depuis 2013. L’Eswatini est une monarchie absolue où les opposants politiques sont emprisonnés, torturés, assassinés. Le Salvador, malgré les efforts du président Nayib Bukele pour pacifier le pays, reste l’un des pays les plus violents du monde, où les gangs contrôlent des pans entiers du territoire. Et Palaos, avec ses 18 000 habitants, n’a ni l’infrastructure ni les moyens pour accueillir et traiter des demandes d’asile dans des conditions dignes.

Alors oui, le DHS peut promettre que les migrants bénéficieront de “toutes les procédures légales disponibles”. Mais quand ces procédures se déroulent dans des pays en guerre, dans des régimes autoritaires, dans des micro-États sans ressources, cette promesse ne vaut rien. C’est du pur cynisme bureaucratique, une façon de se débarrasser du problème tout en prétendant respecter la loi.

Des recours juridiques attendus — mais Trump a tiré les leçons de 2019

Des responsables de l’administration s’attendent à ce que d’autres recours en justice soient intentés contre leur dernière stratégie. Et ils ont raison. Les groupes de défense des droits des immigrés, les ONG, les avocats spécialisés dans le droit d’asile préparent déjà leurs dossiers. Parce que cette politique viole potentiellement plusieurs conventions internationales, dont la Convention de Genève de 1951 qui garantit le droit d’asile, et le principe de non-refoulement qui interdit de renvoyer un réfugié vers un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées.

Mais Trump a tiré les leçons de son premier mandat. En 2019, les accords de “pays tiers” avec le Honduras, le Salvador et le Guatemala avaient été contestés devant les tribunaux fédéraux. Le procès avait ralenti, voire bloqué, la mise en œuvre de ces accords. Cette fois, l’administration a préparé le terrain juridique, anticipé les recours, renforcé ses arguments légaux. Et surtout, elle a diversifié ses partenaires : en concluant des accords avec des pays africains, des monarchies du Golfe, des micro-États du Pacifique, elle multiplie les options et complique les recours juridiques, qui devront désormais s’attaquer à une multitude d’accords bilatéraux plutôt qu’à un seul cadre légal.

C’est une stratégie d’usure, qui vise à fatiguer les défenseurs des droits, à noyer les recours sous une masse de procédures, à gagner du temps pour expulser un maximum de migrants avant que les tribunaux ne tranchent. Et ça fonctionne. Parce que chaque jour qui passe, ce sont des dizaines, peut-être des centaines de migrants qui sont expulsés vers des pays tiers, sans recours, sans garantie, sans espoir de retour.

Conclusion : l’asile américain, un droit transformé en privilège

L’administration Trump est en train de redéfinir le droit d’asile aux États-Unis. Ce qui était un droit garanti par le droit international, un principe fondateur des démocraties modernes, devient un privilège conditionnel, un tri sélectif où seuls ceux qui ont la “chance” de ne pas avoir traversé d’autres pays peuvent espérer être entendus. Tous les autres sont expédiés vers des pays tiers, souvent instables, souvent dangereux, où leurs demandes d’asile seront traitées dans des conditions indignes — si elles sont traitées.

Le discours sur les “demandes d’asile bidon” permet de justifier cette politique, de transformer des réfugiés en fraudeurs, de criminaliser la fuite. Et les accords avec des pays comme le Soudan du Sud, l’Eswatini, le Salvador ou Palaos montrent jusqu’où l’administration est prête à aller pour se débarrasser du problème migratoire. Peu importe que ces pays soient en guerre, sous régime autoritaire, ou totalement incapables d’accueillir des réfugiés. L’important, c’est de vider les États-Unis, de fermer les frontières, de renvoyer le problème ailleurs.

Des recours juridiques sont attendus. Mais Trump a appris de ses erreurs. Il a diversifié ses partenaires, anticipé les contestations, préparé le terrain légal. Et pendant que les avocats se battent devant les tribunaux, des centaines de migrants sont expulsés chaque jour vers des pays où leur sécurité n’est pas garantie, où leur avenir est incertain, où leur droit d’asile n’est plus qu’une fiction administrative. Bienvenue dans l’Amérique de Trump, où le droit d’asile est devenu une loterie géographique, et où les plus vulnérables sont les premiers sacrifiés.

🔴 GEORGE ET AMAL CLOONEY OFFICIELLEMENT FRANÇAIS : QUAND HOLLYWOOD FUITE LOS ANGELES POUR LES VIGNES DE PROVENCE▶️ Le co...
29/12/2025

🔴 GEORGE ET AMAL CLOONEY OFFICIELLEMENT FRANÇAIS : QUAND HOLLYWOOD FUITE LOS ANGELES POUR LES VIGNES DE PROVENCE

▶️ Le couple star et leurs jumeaux naturalisés par décret au Journal officiel. George Clooney explique : “Je ne veux pas élever mes enfants dans la culture hollywoodienne.” Bienvenue dans le club très fermé des célébrités qui choisissent la France pour échapper aux paparazzis.

C’est officiel. George et Amal Clooney sont Français. Leurs jumeaux Alexander et Ella aussi. Le décret de naturalisation, publié samedi 27 décembre au Journal officiel et repéré par Paris-Match, ne laisse aucun doute : “CLOONEY (George, Timothy), né le 06/05/1961 à Lexington État du Kentucky (États-Unis)” et Amal Alamuddin, née à Beyrouth le 3 février 1978, ainsi que leurs deux enfants nés le 6 juin 2017 à Westminster, sont désormais citoyens français. Pas un communiqué tape-à-l’œil, pas de cérémonie à l’Élysée, juste un décret administratif froid et sec, comme pour n’importe quel citoyen. Et c’est justement ce qui plaît à Clooney : en France, la célébrité, “on s’en fiche un peu.”

Le couple n’a jamais caché son amour pour la France. En 2021, George et Amal ont acheté un domaine viticole situé à Brignoles, entre Saint-Tropez et Marseille, loin des projecteurs d’Hollywood et de la frénésie des paparazzis californiens. Un choix assumé, presque militant, pour élever leurs jumeaux dans un environnement où ils ne seront pas définis par le nom de leurs parents. “𝑰𝙡𝒔 𝒐𝙣𝒕 𝒖𝙣𝒆 𝒗𝙞𝒆 𝒃𝙞𝒆𝙣 𝙢𝒆𝙞𝒍𝙡𝒆𝙪𝒓𝙚. 𝑱’𝒆́𝙩𝒂𝙞𝒔 𝒊𝙣𝒒𝙪𝒊𝙚𝒕 𝒂̀ 𝒍’𝒊𝙙𝒆́𝙚 𝙙’𝙚́𝒍𝙚𝒗𝙚𝒓 𝒏𝙤𝒔 𝒆𝙣𝒇𝙖𝒏𝙩𝒔 𝒂̀ 𝑳𝙤𝒔 𝑨𝙣𝒈𝙚𝒍𝙚𝒔, 𝙙𝒂𝙣𝒔 𝒍𝙖 𝙘𝒖𝙡𝒕𝙪𝒓𝙚 𝙝𝒐𝙡𝒍𝙮𝒘𝙤𝒐𝙙𝒊𝙚𝒏𝙣𝒆. 𝙅’𝙖𝒗𝙖𝒊𝙨 𝙡’𝙞𝒎𝙥𝒓𝙚𝒔𝙨𝒊𝙤𝒏 𝒒𝙪’𝙞𝒍𝙨 𝙣’𝙖𝒖𝙧𝒂𝙞𝒆𝙣𝒕 𝒋𝙖𝒎𝙖𝒊𝙨 𝙡𝒆𝙪𝒓 𝒄𝙝𝒂𝙣𝒄𝙚” , expliquait-il dans les colonnes du magazine Esquire. Une phrase lourde de sens : pour Clooney, Hollywood n’est plus un rêve, c’est un piège. Un système où les enfants de célébrités sont prisonniers de l’image de leurs parents, traqués par les photographes, comparés sans cesse, jugés avant même d’avoir vécu.

Fuir Hollywood : le ras-le-bol d’une star qui en a vu trop

George Clooney a 63 ans, une carrière monumentale, deux Oscars, une fortune estimée à plusieurs centaines de millions de dollars. Il a tout vu, tout vécu, tout expérimenté à Hollywood. Les sommets de la gloire, les feux des projecteurs, les couvertures de magazines, les contrats pharaoniques. Mais il a aussi vu l’envers du décor : la pression médiatique permanente, les paparazzis qui traquent les enfants de stars à la sortie de l’école, la culture de la comparaison toxique, où les gamins sont jugés sur leur physique, leur style, leur ressemblance avec leurs parents célèbres. Et il n’en veut pas pour ses enfants. “𝑱𝙚 𝙣𝒆 𝒗𝙚𝒖𝙭 𝙥𝒂𝙨 𝙦𝒖’𝒊𝙡𝒔 𝒗𝙞𝒗𝙚𝒏𝙩 𝙙𝒂𝙣𝒔 𝒍𝙖 𝙘𝒓𝙖𝒊𝙣𝒕𝙚 𝙙𝒆𝙨 𝙥𝒂𝙥𝒂𝙧𝒂𝙯𝒛𝙞𝒔. 𝙅𝒆 𝒏𝙚 𝙫𝒆𝙪𝒙 𝒑𝙖𝒔 𝒒𝙪’𝙤𝒏 𝒍𝙚𝒔 𝒄𝙤𝒎𝙥𝒂𝙧𝒆 𝒂𝙪𝒙 𝒆𝙣𝒇𝙖𝒏𝙩𝒔 𝒅𝙚 𝙨𝒕𝙖𝒓𝙨”, insiste-t-il. Une déclaration qui sonne comme un acte de résistance face à un système qu’il connaît par cœur. Clooney ne fuit pas par snobisme ou par caprice de star. Il fuit pour protéger ses enfants, pour leur offrir une vie normale, ou du moins la plus normale possible quand on s’appelle Clooney. Et il a trouvé cette normalité en France, dans un domaine viticole de Provence, loin des caméras, loin du bruit.

Ce choix n’est pas anodin. En France, les lois sur la protection de la vie privée sont parmi les plus strictes au monde. Les paparazzis ne peuvent pas traquer les enfants de célébrités comme ils le font à Los Angeles ou à New York. Les médias français, bien que friands de people, respectent certaines limites. Et surtout, la culture française valorise moins la célébrité pour la célébrité. Être connu, c’est bien, mais ça ne suffit pas à impressionner. Il faut avoir du talent, de la substance, quelque chose à dire. C’est cette discrétion, cette distance avec le star-système, qui a séduit Clooney.

“J’aime la culture française, même si je suis toujours aussi mauvais en français”

Et Clooney ne se contente pas de vivre en France, il veut s’intégrer. Dans une interview sur RTL, il confesse : “J’aime la culture française, votre langue, même si je suis toujours aussi mauvais après 400 jours de cours.” Une phrase désarmante, humble, presque touchante. L’acteur le plus cool d’Hollywood avoue galérer avec le français, malgré 400 jours de cours. Pas de fausse modestie, pas de prétention. Juste un homme de 63 ans qui essaie d’apprendre une langue difficile pour s’intégrer dans son pays d’adoption.

Cette déclaration dit beaucoup sur Clooney. Il aurait pu se contenter de vivre en France sans faire d’effort, parler anglais, rester dans sa bulle d’expatrié fortuné. Mais il a choisi de prendre des cours, de s’investir, de montrer qu’il respecte la culture française et qu’il veut en faire partie. C’est un geste symbolique, mais puissant, qui tranche avec l’image de certaines célébrités qui s’installent à l’étranger sans jamais vraiment s’intégrer.

Et ce n’est pas tout. George Clooney a annoncé qu’il jouerait dans le film Dix pour cent, prévu pour 2026. Une participation qui n’a rien d’un hasard. Dix pour cent, c’est la série française qui a cartonné dans le monde entier, qui a montré que la France pouvait produire des contenus de qualité, drôles, intelligents, loin des clichés hollywoodiens. En acceptant de jouer dans ce film, Clooney envoie un message clair : il croit au cinéma français, il veut en faire partie, il ne vient pas en France juste pour les vignes et le soleil, il vient aussi pour la culture, pour le cinéma, pour la langue.

Le club très fermé des célébrités françaises d’adoption

George et Amal Clooney rejoignent un club très fermé de célébrités qui ont choisi la France comme terre d’adoption. Johnny Depp possède un village dans le sud de la France depuis des années. Brad Pitt et Angelina Jolie avaient acheté un château en Provence avant leur séparation. Madonna a vécu à Paris. Elton John a une résidence à Nice. La liste est longue, mais toutes ces personnalités partagent la même motivation : fuir la pression médiatique anglo-saxonne, échapper aux paparazzis, offrir à leurs enfants une vie loin des projecteurs.

La France a un avantage énorme sur les autres destinations prisées des célébrités. Contrairement à la Suisse, elle offre une vraie culture, une histoire, un patrimoine vivant. Contrairement aux îles paradisiaques, elle offre une stabilité politique, un système de santé de qualité, une éducation reconnue. Et contrairement aux États-Unis, elle offre une protection de la vie privée et une distance avec le star-système. C’est un équilibre parfait pour des célébrités qui en ont marre de la frénésie hollywoodienne mais qui ne veulent pas pour autant s’isoler du monde.

Et la naturalisation des Clooney envoie un message fort : ils ne sont pas de simples touristes fortunés qui passent quelques mois par an dans leur propriété provençale. Ils sont là pour de bon. Ils ont fait le choix de devenir Français, d’intégrer leurs enfants dans le système français, de s’investir dans la culture française. C’est un engagement, une preuve de respect, une marque de confiance envers la France.

Conclusion : quand Hollywood choisit la France pour échapper à Hollywood

L’histoire des Clooney est révélatrice d’un phénomène plus large : Hollywood, symbole de la réussite et de la gloire, est devenu un piège pour ceux qui y vivent. La pression médiatique, les paparazzis, la culture de la comparaison, la célébrité toxique — tout cela pousse de plus en plus de stars à fuir, à chercher ailleurs une vie plus normale, plus paisible, plus humaine.

George et Amal Clooney ont choisi la France. Pas par hasard, pas par caprice, mais par conviction. Ils veulent élever leurs enfants loin des projecteurs, dans une culture qui respecte la vie privée, qui valorise la discrétion, qui ne fait pas de la célébrité une religion. Et ils sont prêts à s’investir : apprendre la langue, s’intégrer, participer au cinéma français, devenir citoyens à part entière.

Leur naturalisation, publiée discrètement au Journal officiel, est bien plus qu’une formalité administrative. C’est un choix de vie, un acte de résistance face à la culture hollywoodienne, une déclaration d’amour à la France. Et pour George Clooney, qui avoue être “toujours aussi mauvais en français après 400 jours de cours”, c’est aussi une leçon d’humilité : même les plus grandes stars du monde peuvent reconnaître qu’ils ont encore beaucoup à apprendre.

29/12/2025

ÉRIC CIOTTI VEUT UN HOMMAGE NATIONAL POUR BRIGITTE BARDOT – LA GAUCHE S’Y OPPOSE FERMEMENT

▶️ L’actrice meurt dimanche, Ciotti lance une pétition lundi. Olivier Faure sort l’artillerie lourde : “multi-condamnée pour racisme”. La France se déchire sur une icône devenue totem de l’extrême droite.

Brigitte Bardot meurt dimanche à 91 ans dans sa résidence de Saint-Tropez. Lundi matin, avant même que les premières larmes ne sèchent, Éric Ciotti passe à l’offensive. Le député UDR des Alpes-Maritimes, allié de Marine Le Pen, publie un message sur X et demande “solennellement au président Macron” d’organiser un hommage national pour celle qu’il présente comme l’incarnation de “la France, son insolence, son panache, son élégance”. Pas de demi-mesure, pas d’attente polie. Ciotti lance une pétition sur le site de son parti. Vers 14 heures, le compteur affiche déjà 8.448 signatures. Prénom, nom, mail, téléphone : tout est enregistré, tout est mobilisé. L’opération est rondement menée, et le message est clair : BB mérite les honneurs de la République.

Mais à gauche, la réponse ne se fait pas attendre. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, sort l’artillerie lourde et répond cash sur X : “Les hommages nationaux sont rendus pour services exceptionnels rendus à la Nation. 𝘽𝙧𝙞𝙜𝙞𝙩𝙩𝙚 𝘽𝙖𝙧𝙙𝙤𝙩 𝙖 𝙚́𝙩𝙚́ 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙘𝙩𝙧𝙞𝙘𝙚 𝙞𝙘𝙤𝙣𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙫𝙖𝙜𝙪𝙚. 𝙎𝙤𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚, 𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙖 𝙢𝙖𝙧𝙦𝙪𝙚́ 𝙡𝙚 𝙘𝙞𝙣𝙚́𝙢𝙖 𝙛𝙧𝙖𝙣𝙘̧𝙖𝙞𝙨. 𝙈𝙖𝙞𝙨 𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙖 𝙖𝙪𝙨𝙨𝙞 𝙩𝙤𝙪𝙧𝙣𝙚́ 𝙡𝙚 𝙙𝙤𝙨 𝙖𝙪𝙭 𝙫𝙖𝙡𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙧𝙚́𝙥𝙪𝙗𝙡𝙞𝙘𝙖𝙞𝙣𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙚́𝙩𝙚́ 𝙢𝙪𝙡𝙩𝙞-𝙘𝙤𝙣𝙙𝙖𝙢𝙣𝙚́𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙖 𝙟𝙪𝙨𝙩𝙞𝙘𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙧𝙖𝙘𝙞𝙨𝙢𝙚. 𝙎𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚. 𝘽𝙖𝙨𝙞𝙦𝙪𝙚.” Pas de détour, pas de nuance. Faure reconnaît le talent, l’aura cinématographique, mais refuse net l’hommage au nom des condamnations judiciaires et du virage politique de l’actrice. Entre les deux camps, le fossé se creuse, et Brigitte Bardot, morte depuis à peine 24 heures, devient déjà le centre d’une bataille politique explosive.

Ciotti et la stratégie du symbole : récupérer BB pour la droite nationale

Éric Ciotti ne fait rien au hasard. En lançant cette pétition express, il s’empare d’un symbole national avant que d’autres ne le fassent. Brigitte Bardot, c’est la France des années 60, celle qui rayonnait à Hollywood, qui incarnait la beauté, la liberté, l’audace. Mais c’est aussi, et surtout pour la droite nationale, une femme qui a tourné le dos au progressisme pour embrasser des positions radicales sur l’immigration, l’islam, l’identité française. Condamnée à plusieurs reprises pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale”, Bardot est devenue au fil des décennies une icône de l’extrême droite.

Ciotti le sait, et il assume. Dans le texte qui accompagne sa pétition, il attaque frontalement : “𝘼𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙖 𝙜𝙖𝙪𝙘𝙝𝙚 𝙙𝙚́𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙚́𝙨𝙚𝙖𝙪𝙭 𝙨𝙤𝙘𝙞𝙖𝙪𝙭 𝙚𝙩 𝙖𝙪𝙭 𝙢𝙞𝙘𝙧𝙤𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙢𝙚́𝙙𝙞𝙖𝙨 𝙨𝙖 𝙝𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙘𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙖𝙪𝙧𝙖 𝙨𝙞 𝙗𝙞𝙚𝙣 𝙞𝙣𝙘𝙖𝙧𝙣𝙚́ 𝙡𝙖 𝙁𝙧𝙖𝙣𝙘𝙚, 𝙨𝙤𝙣 𝙞𝙣𝙨𝙤𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚, 𝙨𝙤𝙣 𝙥𝙖𝙣𝙖𝙘𝙝𝙚, 𝙨𝙤𝙣 𝙚́𝙡𝙚́𝙜𝙖𝙣𝙘𝙚… 𝙇𝙚 𝙋𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙍𝙚́𝙥𝙪𝙗𝙡𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙤𝙞𝙩 𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙡𝙚 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙖𝙜𝙚 𝙙’𝙤𝙧𝙜𝙖𝙣𝙞𝙨𝙚𝙧 𝙪𝙣 𝙝𝙤𝙢𝙢𝙖𝙜𝙚 𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝘽𝘽!” Le vocabulaire est violent, accusateur. La gauche “déverse sa haine”, Macron doit avoir “le courage” de défier cette gauche. C’est une mise en scène politique parfaitement calibrée : d’un côté, les défenseurs de la mémoire nationale ; de l’autre, ceux qui crachent sur les symboles de la France éternelle.

En réclamant un hommage national, Ciotti ne défend pas seulement une actrice disparue. Il défend une vision de la France, celle qui refuse de s’excuser pour son passé, qui assume ses figures controversées, qui ne cède pas aux injonctions du “politiquement correct”. C’est une opération de récupération politique, et elle fonctionne : des milliers de signatures en quelques heures, un débat national relancé, une gauche sur la défensive.

Olivier Faure et la ligne rouge des condamnations : pas d’hommage pour une “multi-condamnée”

Face à Ciotti, Olivier Faure ne recule pas. Sa réponse est cinglante, factuelle, brutale. Oui, Brigitte Bardot a été une actrice “iconique”, “solaire”, qui a “marqué le cinéma français”. Mais non, elle ne mérite pas un hommage national parce qu’elle a “tourné le dos aux valeurs républicaines” et été “multi-condamnée par la justice pour racisme”. Le patron du PS pose une ligne rouge claire : on peut saluer le talent, respecter l’héritage culturel, mais on ne peut pas honorer au nom de la Nation une personne qui a été condamnée pour des propos racistes.

C’est une position de principe, et elle divise. Pour Faure et la gauche, les hommages nationaux sont réservés aux personnalités qui ont servi la République, défendu ses valeurs, incarné ses idéaux. Brigitte Bardot, avec ses multiples condamnations, ne rentre pas dans cette case. Peu importe qu’elle ait été une star mondiale, peu importe qu’elle ait marqué l’histoire du cinéma : ses propos et ses prises de position politiques disqualifient tout hommage officiel.

Mais cette ligne de défense expose aussi la gauche à une critique redoutable : celle de l’élitisme moral, du refus de reconnaître la complexité des figures historiques, de l’incapacité à accepter qu’on puisse être à la fois une icône culturelle et une personnalité controversée. Pour une partie de l’opinion publique, notamment à droite, cette position de Faure ressemble à une forme de cancel culture, à une volonté de réécrire l’histoire en effaçant les figures qui ne correspondent pas aux critères moraux d’aujourd’hui.

La gauche divisée : entre silence gêné et rejet frontal

Si Olivier Faure a tranché net, d’autres à gauche naviguent en eaux troubles. Peu de personnalités de gauche ont réagi à la mort de Brigitte Bardot, et celles qui l’ont fait marchent sur des œufs. Fabien Roussel, patron du PCF, salue l’actrice en ces termes : “𝙊𝙣 𝙙𝙞𝙩 𝙦𝙪𝙚 𝘿𝙞𝙚𝙪 𝙘𝙧𝙚́𝙖 𝙡𝙖 𝙛𝙚𝙢𝙢𝙚. 𝘾𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙣𝙨 𝙡𝙚 𝙘𝙧𝙤𝙞𝙚𝙣𝙩, 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨 𝙣𝙤𝙣. 𝙉𝙤𝙪𝙨 𝙨𝙤𝙢𝙢𝙚𝙨 𝙩𝙤𝙪𝙨 𝙙’𝙖𝙘𝙘𝙤𝙧𝙙 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙖𝙛𝙛𝙞𝙧𝙢𝙚𝙧 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚 𝙘𝙞𝙣𝙚́𝙢𝙖 𝙛𝙧𝙖𝙣𝙘̧𝙖𝙞𝙨 𝙘𝙧𝙚́𝙖 𝘽𝘽 𝙚𝙩 𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙡𝙚 𝙛𝙞𝙩 𝙧𝙖𝙮𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨 𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙣𝙙𝙚… 𝘾𝙚𝙡𝙖, 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙜𝙧𝙖𝙣𝙙 𝙗𝙤𝙣𝙝𝙚𝙪𝙧.” Un hommage à l’actrice, sans mentionner ses positions politiques. Une façon de séparer l’œuvre de la personne, de reconnaître l’impact culturel sans entrer dans le débat sur ses condamnations.

Mais d’autres à gauche ne prennent pas de gants. Sandrine Rousseau, députée écologiste, balance sur Bluesky : “Être émue par le sort des dauphins et être indifférente aux morts des personnes migrantes dans la Méditerranée, c’est quel niveau de cynisme ?” Un tacle direct contre Brigitte Bardot, qui a consacré sa vie à la défense des animaux tout en tenant des propos violents sur l’immigration. Sarah Legrain, députée LFI, va encore plus loin : elle estime que l’actrice était “trop raciste” pour recevoir un hommage des Insoumis.

Ces réactions illustrent la fracture à gauche : faut-il saluer l’icône culturelle en faisant abstraction de ses prises de position politiques, ou refuser tout hommage au nom de ses condamnations ? Pour l’instant, c’est le silence ou le rejet qui dominent, laissant à la droite et à l’extrême droite le monopole de la célébration.

Brigitte Bardot, du progressisme au nationalisme : un basculement politique assumé

Pour comprendre la violence du débat actuel, il faut revenir sur la trajectoire politique de Brigitte Bardot. Dans les années 60, elle incarne la modernité, la liberté, l’émancipation. Elle tourne avec des réalisateurs de la Nouvelle Vague, ose des rôles audacieux, défie les conventions. C’est une figure progressiste, qui incarne la France qui bouge, qui s’affranchit des carcans.

Mais en 1973, Bardot tourne le dos au cinéma et embrasse la cause animale. Et avec ce combat, un virage politique radical. Elle soutient Valéry Giscard d’Estaing en 1974, puis s’éloigne progressivement du système politique traditionnel pour se rapprocher de l’extrême droite. En 2014, elle qualifie Marine Le Pen de “femme admirable” et de “Jeanne d’Arc du XXIe siècle”. En 2022, elle soutient un temps Éric Zemmour avant de retirer son soutien à cause de ses positions pro-chasse.

Parallèlement, Bardot multiplie les déclarations chocs sur l’immigration, l’islam, l’identité française. Elle est condamnée à plusieurs reprises pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale”. Ses propos, jugés racistes par la justice, font d’elle une figure clivante, adulée par l’extrême droite, rejetée par la gauche. Pour ses défenseurs, elle incarne le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Pour ses détracteurs, elle symbolise une dérive dangereuse, où la liberté d’expression devient prétexte à la haine.

Un hommage national ? Macron face à un choix impossible

Au centre de cette tempête, Emmanuel Macron. Ciotti lui demande “solennellement” d’organiser un hommage national. Faure lui envoie un message clair : n’y pense même pas. Entre les deux, le président de la République doit trancher, et quel que soit son choix, il sera critiqué.

S’il accepte l’hommage national, il s’expose aux attaques de la gauche, qui l’accusera d’honorer une figure condamnée pour racisme. Il risque aussi de braquer une partie de l’opinion publique, notamment les jeunes générations et les minorités, qui ne pardonneront pas qu’on glorifie une personnalité aux propos violents.

S’il refuse, il donne raison à Ciotti et à la droite nationale, qui l’accuseront de mépriser les symboles français, de céder à la gauche radicale, de renier l’héritage culturel du pays. Et il s’expose à une campagne politique violente, où la droite et l’extrême droite exploiteront ce refus pour dénoncer un président hors-sol, coupé du peuple, incapable de célébrer les grandes figures nationales.

Pour l’instant, l’Élysée se tait. Pas de réaction officielle, pas de position tranchée. Macron attend, observe, jauge. Mais le débat, lui, ne s’arrêtera pas. Brigitte Bardot, morte dimanche, est déjà devenue un symbole politique explosif, un champ de bataille où s’affrontent deux visions de la France. Et personne ne sortira indemne de cette guerre des mémoires.

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