05/05/2026
Merci beaucoup Vladimir The Producer đđœđ„
Si toi qui est dans le marché principal que les camerounais consomment nous qui bossons dans le Hip Hop on va seulement dire quoi ?
Moi je nâavais mĂȘme pas le studio dâenregistrement durant mes 8 ans de carriĂšre câest cette annĂ©e que jâai eu le studio.
Je me suis transformé en community manager , D.A , Manager sans salaire sans contrat.
Lâerreur fatale que jâai faite câest de donner trop de pouvoir aux artistes avec qui je bossais câest une erreur que je vais plus faire. Je mâarrĂȘte lĂ âŠ
NĂ©anmoins merci Ă toi de mettre en lumiĂšre les maux qui minent lâindustrie musicale au Cameroun je suis de tout coeur avec toi đđœ
Une fois de Plus les Salutations Ă vous la Russie
Vous savez depuis que nous dĂ©nonçons beaucoup de choses sa fait mal aux menteurs et manipulateurs aujourdâhui je vais abordĂ© un autre sujet
Beaucoup dâartistes accusent le public de ne pas soutenir. Dâautres tapent sur lâindustrie qui ne structure rien. Un autre angle existe rarement abordĂ©. Celui du respect des maillons de la chaĂźne.
Le studio coĂ»te de lâargent
Le loyer tourne. LâĂ©lectricitĂ© tourne. Les plugins sont payĂ©s en dollar. Le matĂ©riel sâuse. Le beatmaker, lâingĂ© son, le rĂ©al, ils ont des factures. Une session studio ce nâest pas juste brancher un micro. Câest 3h, 5h, parfois une nuit blanche pour chercher la bonne prise. Câest du travail.
Le mythe du nom qui nourrit
Des A-List qui prennent 1 million, 2 millions de cachet par show. Qui roulent en gros bolides. Qui ont des sessions impayĂ©es chez plusieurs beatmakers de la ville. Le prĂ©texte revient souvent. Je suis une star, mon nom sur ton beat câest dĂ©jĂ une promo. Le beatmaker dĂ©butant accepte. Il a soif de placement. Il veut voir son nom sous un gros titre. RĂ©sultat il bosse gratuit.
Mais le streaming et le droit dâauteur ne payent pas ici
Soyons clairs sur les chiffres. Spotify paye environ 0,003 dollar le stream. Il faut 350 000 streams pour toucher 1 000 dollars. Au Cameroun, 80% de lâĂ©coute est sur YouTube ou Telegram, donc zĂ©ro revenu.
Le droit dâauteur câest pareil. La SOCAM rĂ©partit 18 Ă 24 mois aprĂšs diffusion. Quand ça arrive, câest souvent 15 000, 30 000 francs pour un titre qui a marchĂ©. Et encore, si le beatmaker est dĂ©clarĂ©. Beaucoup ne le sont mĂȘme pas.
Alors ces beatmakers vivent de quoi
Ce nâest pas le nom de la star qui va payer le loyer Ă Mvog-Ada. Ce nâest pas lâexposition qui va acheter le lait de lâenfant.
Un beatmaker vit des avances sur les prods, des forfaits mix, des sessions studio, des formations, des jingles pour les entreprises. Si lâartiste ne paye pas la session, il coupe directement son seul revenu immĂ©diat. Le beatmaker doit attendre 2 ans un hypothĂ©tique droit dâauteur qui ne viendra peut-ĂȘtre jamais parce que le titre nâa pas Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© ou parce que la radio ne fait pas de logging.
Dâautres ouvrent des studios
Sur le papier câest beau. Un label, une structure. Dans les faits certains utilisent des jeunes beatmakers comme carburant. Pas de contrat. Pas de salaire fixe. Pas de pourcentage clair. Juste on perce ensemble. Pendant ce temps lâartiste vit sa passion avec lâĂ©nergie et le temps de lâautre. Le beatmaker lui sâendette pour rester dans le game.
Les conséquences sont réelles
Les bons beatmakers se dĂ©couragent. Ils switchent vers lâafro-naija parce que lĂ -bas on paye lâexclu avant dâenregistrer.
La qualitĂ© baisse. Le beatmaker qui nâest pas payĂ© bĂącle. Il garde ses meilleures boucles pour celui qui sort lâargent.
Les studios ferment. Un ingé son ne peut pas caler 6 mois de loyer impayé parce que 3 stars ont pris crédit.
Le Njorh se justifie. Si mĂȘme entre nous on ne respecte pas la valeur, pourquoi le public mettrait 1000 francs dans un projet.