24/09/2026
๐ค๐จ๐๐ก๐ ๐จ๐ก ๐๐ฉ๐ข๐๐๐ง ๐๐๐ฉ๐๐๐ก๐ง ๐๐ข๐ ๐ ๐จ๐ก๐๐๐๐ก๐ง
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Dans cette procรฉdure, Me Idrisse Mzรฉ intervient comme avocat de Youssoufa Mohamed Ali et de Najda Saรฏd Abdallah, respectivement secrรฉtaire national de la CRC et trรฉsoriรจre du parti, tous deux mis en cause par les dรฉclarations de Salim Hafi. Il intervient donc dans cette affaire pour dรฉfendre les personnes concernรฉes, et non comme porte-parole institutionnel de lโensemble de la CRC.
Mais au fil de ses interventions mรฉdiatiques, une question mรฉrite dโรชtre posรฉe : jusquโoรน un avocat peut-il aller dans la communication publique lorsquโune affaire est dรฉsormais appelรฉe ร รชtre examinรฉe par la justice ?
Depuis plusieurs jours, Me Idrisse multiplie les sorties mรฉdiatiques. Il ne se contente plus de prรฉsenter la position de ses clients et de rappeler leur droit ร la dรฉfense. Il rรฉpond publiquement aux accusations, demande ร leur auteur de venir sโexpliquer devant la justice et conteste la portรฉe de certains รฉlรฉments avancรฉs dans le dรฉbat public.
Pour autant, la qualification juridique dรฉfinitive des faits et lโapprรฉciation des preuves relรจvent de la juridiction saisie.
La nuance est dโautant plus importante que les versions sont radicalement opposรฉes. Mahamoud Salim Hafi affirme disposer de documents faisant apparaรฎtre des mouvements financiers quโil juge suspects. De leur cรดtรฉ, la CRC et Exim Bank contestent lโexistence mรชme dโun compte bancaire de la CRC dans cet รฉtablissement. Exim Bank a indiquรฉ, aprรจs vรฉrification de ses registres, quโaucun compte nโรฉtait enregistrรฉ au nom de la CRC.
Dans ce contexte, une question journalistique demeure : pourquoi chercher ร trancher publiquement une affaire dont les รฉlรฉments doivent prรฉcisรฉment รชtre confrontรฉs dans le cadre judiciaire ?
Le dรฉbat public peut rapporter les accusations, les dรฉmentis et les arguments de chaque partie. Mais la confrontation des preuves, elle, appartient dรฉsormais ร la justice.
โ๏ธ Ali Abdallah Kassim