03/12/2025
Il devrait se préoccuper des contrôles de maths, de son équipe de foot, des vêtements à la mode.
Mais ces derniers mois, ce qui occupait le plus ses pensées, c’était :
« Est-ce que mes examens vont s’améliorer ? »
Pendant que ses amis se plaignaient de devoir se lever tôt pour aller à l’école,
lui, il se levait tôt pour aller à l’hôpital.
Odeur d’alcool, bips des machines, aiguilles, fauteuil de chimiothérapie et une foule d’adultes prononçant des mots compliqués qui, au fond, voulaient dire une seule chose : combat.
Le miroir est devenu un sujet délicat.
D’abord, ses cheveux ont commencé à tomber sur l’oreiller.
Puis les sourcils se sont affinés, son visage a changé, son corps s’est épuisé.
Mais ses yeux… ah, ses yeux sont restés les mêmes : têtus, brillants d’envie de vivre.
Il y a eu des jours où il a souri pour ne pas inquiéter sa mère.
Il y a eu des nuits où il a pleuré en cachette pour ne pas effrayer son père.
Il y a eu des moments où la foi a presque glissé… mais il y avait toujours quelqu’un pour lui tenir la main — médecins, infirmières, famille, amis qui n’ont pas abandonné.
Aujourd’hui, le couloir de l’hôpital était différent.
Au bout, une cloche l’attendait.
Les soignants se sont alignés, certains les yeux embués, d’autres avec le téléphone à la main pour filmer.
Il a pris une grande inspiration, a saisi la corde et a sonné.
Le son a résonné comme un cri silencieux :
« J’ai gagné une bataille de plus. »
Cela ne veut pas dire que toute la peur a disparu, ni que la vie est redevenue “normale” d’un coup de baguette magique.
Mais cela veut dire qu’à partir de maintenant, chaque jour a le goût de mille.
Il ne demande pas de pitié.
Il célèbre son propre courage.
Et, au milieu de cette célébration timide, il voudrait juste sentir que le monde extérieur est lui aussi en train de l’encourager.
Si cette histoire est arrivée jusqu’à toi, imagine que tu es dans ce couloir d’hôpital, en train de regarder cet adolescent sonner la cloche de fin de chimio.
Si tu le souhaites, laisse un mot de soutien, un « je suis avec toi », un « que Dieu te bénisse » ou un emoji 💛 ou 🎗️ en commentaire.
Pour beaucoup, ce n’est qu’un commentaire rapide.
Pour quelqu’un qui revient d’une guerre que presque personne ne voit de l’intérieur, chaque message est comme un doux rappel que l’avenir peut encore être beau.