28/04/2026
Penser les luttes - un podcast de Radio Parleur et
Le milliardaire Pierre-Ădouard StĂ©rin aime le secteur associatif français. Ă travers le « Fonds du Bien Commun », et les soirĂ©es « La Nuit du Bien Commun », StĂ©rin finance des structures promouvant une idĂ©ologie conservatrice (anti-IVG, anti-genre, vision traditionnelle de la famille), le tout sous couvert dâactions sociales ou Ă©ducatives.
Elsa Sabado et Annabelle Martella, journalistes dâinvestigation et membres du collectif Hors-Cadre, reviennent sur leurs enquĂȘtes autour du projet PĂ©riclĂšs du milliardaire publiĂ©es notamment par .media. PĂ©riclĂšs, câest un plan de 150 millions dâeuros visant Ă conquĂ©rir lâhĂ©gĂ©monie culturelle, avant le pouvoir politique. Or si les associations qui sollicitaient lâargent de Pierre-Edouard StĂ©rin pouvaient prĂ©tendre ne pas connaĂźtre ce plan il y a quelques annĂ©es, ce nâest plus le cas aujourdâhui. Celles qui sont financĂ©es par StĂ©rin, tout en prĂŽnant des valeurs conservatrices, voir carrĂ©ment rĂ©actionnaires, bĂ©nĂ©ficient parfois aussi de subventions publiques (CAF, rĂ©gions, ministĂšres).
Alors que ces structures prospĂšrent, les associations citoyennes et progressistes, qui sont un vĂ©ritable contre-pouvoir sur des questions fĂ©ministes, antiracistes, oĂč Ă©cologistes par exemple, subissent une pression croissante. Entre baisse des financements publics, « contrat dâengagement rĂ©publicain » et injonction Ă la neutralitĂ©, le rĂŽle de contre-pouvoir du monde associatif est menacĂ© par une marchandisation qui favorise lâentrisme idĂ©ologique de lâextrĂȘme droite.