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06/01/2026

Message de vœux du président Tidjane Thiam aux Ivoiriens, en faveur de la démocratie et de la réconciliation en Côte d’Ivoire.

01/01/2026

Bonne année 2026 à toute la communauté de L’Agora Moderne ✨

Que cette nouvelle année vous apporte clarté, force intérieure, lucidité et audace.
Audace de penser librement.
Audace de questionner l’évidence.
Audace de refuser les récits simplistes.

En 2026, nous continuerons à faire ce que nous faisons depuis le début :
🧠 décrypter,
🔍 analyser,
⚖️ critiquer,
sans haine, sans dogme, sans compromission.

L’Agora Moderne restera cet espace où l’on prend le temps de comprendre avant de juger,
où la politique se pense avec rigueur,
où les idées comptent plus que les camps,
où le débat élève au lieu de diviser.

Beaucoup reste à construire. Et surtout, à construire ensemble.
Merci pour votre fidélité, votre exigence, vos désaccords parfois, ils font aussi la richesse de l’Agora.

📜 2026 s’ouvre.
La réflexion continue.
L’Agora ne se tait pas.

L’Agora Moderne ✨

01/01/2026

Les vœux du président Alassane Ouattara aux ivoiriens. 🇨🇮

30/12/2025

Nous transmettons des vœux chaleureux et sincères pour la nouvelle année 2026, en souhaitant du bonheur et de la prospérité à tous.
Bonne année à notre chère patrie 🇨🇮.

J’ai joué à un jeu avec Nicolas Machiavel. Que je souhaite vous partager, cela sera le premier d’une longue série sur ce...
29/12/2025

J’ai joué à un jeu avec Nicolas Machiavel. Que je souhaite vous partager, cela sera le premier d’une longue série sur cette page 🎭♟️

Un jeu étrange, dérangeant parfois, mais terriblement instructif.
À chaque tour, il ne s’agissait pas de choisir entre le bien et le mal, mais entre ce qui stabilise le pouvoir et ce qui le fragilise.

J’ai voulu être juste.
J’ai voulu être bon.
Mais Machiavel me rappelait sans cesse une chose :

En politique, ce ne sont pas les intentions qui comptent, mais les effets.

Les décisions cruelles m’ont choqué.
Pourtant, elles étaient souvent plus efficaces que les choix moralement rassurants.
Et peu à peu, à force de calcul, de prudence, de ruse et parfois de dureté, le pouvoir s’est consolidé.

À la fin du jeu, Machiavel avait gagné.
Le territoire était unifié.
L’ordre était rétabli.

Mais la vraie leçon n’était pas la victoire.
Elle était ailleurs :

📌 Ce jeu ne nous apprend pas à aimer le pouvoir.
📌 Il nous apprend à le comprendre.

Et comprendre Machiavel, ce n’est pas l’excuser.
C’est refuser d’être naïf face à la manière dont on nous gouverne.

Définition :

Fortune : désigne tout ce qui échappe au contrôle du dirigeant :
• les crises
• les révoltes
• les événements imprévus
• le hasard de l’Histoire

Elle représente l’instabilité du monde.
On ne peut pas l’éliminer, seulement la contenir ou composer avec elle.

Virtù : n’est pas la vertu morale.
C’est la capacité politique du dirigeant à faire face à la Fortune :
• intelligence stratégique
• courage
• ruse
• sens du timing
• capacité à être dur ou clément selon les circonstances

La Virtù, c’est savoir agir efficacement, même lorsque la morale personnelle hésite.

Machiavel ne nous apprend pas ce qui est juste.
Il nous apprend comment le pouvoir fonctionne réellement.

N’hésitez pas à me faire savoir si vous avez aimé ce jeu.

L’Agora Moderne

Législatives en Côte d’Ivoire : quand les faits interrogent la RépubliqueCc Gouvernement de Côte d'Ivoire CEI Côte d'Ivo...
29/12/2025

Législatives en Côte d’Ivoire : quand les faits interrogent la République

Cc Gouvernement de Côte d'Ivoire CEI Côte d'Ivoire Présidence de la République de Côte d'Ivoire 👋

À l’issue des dernières législatives, de nombreuses irrégularités graves ont été signalées sur le terrain, dans plusieurs circonscriptions du pays. Il ne s’agit plus de simples soupçons, mais de faits récurrents rapportés par des acteurs du processus électoral eux-mêmes.

Faits constatés et irrégularités relevées :
• bourrage d’urnes
• votes multiples
• absence ou falsification de procès-verbaux (PV)
• non-concordance entre résultats affichés, feuilles d’émargement, PV transmis
• entrave aux représentants de candidats
• pressions et intimidations sur les membres des bureaux de vote
• détention irrégulière de documents électoraux

Ce que dit le droit ivoirien

Le Code électoral et le Code pénal ivoiriens qualifient ces actes comme des infractions électorales graves.

Lorsqu’ils sont établis, ils peuvent entraîner :
• l’annulation de bureaux de vote,
• l’annulation d’une circonscription,
• voire l’invalidation d’une élection,

ainsi que des sanctions pénales (amendes, peines d’emprisonnement, inéligibilité).

Un point essentiel doit être rappelé, le procès-verbal est un document public protégé.
Sa falsification, sa disparition ou sa détention irrégulière constitue une infraction.

Lectures politiques face aux législatives

PPA-CI via GBAGBO LAURENT

Laurent Gbagbo s’inscrit dans une logique de contestation structurelle du processus électoral actuel. Pour lui, le problème n’est pas seulement le jour du vote, mais :
• la composition de la CEI
• la sélectivité du jeu électoral
• l’exclusion politique préalable (candidatures, radiations, conditions de participation)

Dans cette logique, participer aux législatives sans garanties préalables revient à légitimer un système qu’il juge verrouillé, accepter par avance des résultats qu’il estime biaisés.

Son choix (boycott ou distance assumée) repose sur une idée simple :

« On ne corrige pas une maison fissurée en repeignant les murs. »

Ces irrégularités confirment son diagnostic.

La limite de cette position, elle délègue la représentation parlementaire, elle laisse le terrain institutionnel à l’adversaire, elle mise sur la crise de légitimité plus que sur l’occupation du pouvoir.

Sa position s’inscrit dans une critique structurelle du système électoral. Pour lui, le problème dépasse les irrégularités du jour du vote et touche à l’architecture même du processus électoral. Les faits observés viennent conforter sa thèse selon laquelle participer sans garanties préalables revient à légitimer un cadre qu’il juge verrouillé.

PDCI-RDA via Tidjane Thiam

Tidjane Thiam adopte une position intermédiaire, technocratique et prudente, discours républicain, respect des institutions en théorie, critique mesurée du fonctionnement réel du système.

Il n’est ni dans le boycott frontal, ni dans l’adhésion totale.

Sa logique est celle de la respectabilité internationale et de la crédibilité institutionnelle :
• ne pas apparaître comme un facteur de désordre
• préserver une image d’homme d’État rationnel
• préparer une alternative par la réforme, pas par la rupture

Ces irrégularités électorales posent pour lui un problème politique, mais il les traite comme des anomalies à corriger, pas comme une illégitimité radicale du système.

Cette position peut sembler trop tiède, elle suppose que le système est réformable de l’intérieur. Elle dépend fortement de la bonne foi des institutions en place.

Il adopte une posture intermédiaire et institutionnelle. Il reconnaît l’existence de dysfonctionnements, mais les analyse comme des anomalies à corriger par la réforme, le dialogue et l’amélioration des institutions, plutôt que par une rupture frontale.

RHDP via Alassane Ouattara

La posture du pouvoir est constante, l’élection a eu lieu, les institutions ont fonctionné, les voies de recours existent, les irrégularités sont présentées comme marginales ou isolées.

Le scrutin est donc considéré comme globalement valide.

La priorité est la stabilité institutionnelle :
• éviter toute remise en cause globale
• préserver la continuité du pouvoir
• empêcher un précédent d’annulation massive

Dans cette logique reconnaître des fraudes systémiques serait ouvrir une brèche dangereuse, admettre une crise électorale reviendrait à fragiliser l’État lui-même.

L’accumulation d’irrégularités perçu comme érosion de la confiance, dissonance entre le discours officiel et le vécu électoral, renforcement du scepticisme citoyen.

La ligne du pouvoir reste constante. Les élections ont eu lieu, les institutions ont fonctionné et les voies de recours existent. Les irrégularités sont présentées comme ponctuelles afin de préserver la continuité de l’État et la stabilité institutionnelle.

⚠️ Le cas Tiemoko Antoine Assale : un exemple parmi d’autres, mais un signal fort.

Le cas de Assalé Tiémoko, déclaré perdant mais contestant les résultats pour fraude et bourrage d’urnes, s’inscrit dans une pléthore de situations similaires vécues par plusieurs candidats à travers le pays.

Ce cas ne doit pas être lu comme un simple contentieux local.
Il agit comme un exemple-signal, révélateur d’un malaise plus large.

Lorsqu’un acteur reconnu pour sa rigueur, son exigence de preuves et son combat pour la transparence conteste un scrutin en s’appuyant sur des faits précis, la question n’est plus seulement qui a gagné, mais comment et à quel prix.

🏛️ Être député : une responsabilité nationale, pas seulement locale.

🏛️ Être député ne signifie pas uniquement :
• défendre une circonscription,
• porter des revendications locales.

🏛️ Être député, c’est avant tout :
• légiférer pour l’ensemble de la Nation,
• contrôler l’action du gouvernement,
• incarner la souveraineté de l’État de Côte d’Ivoire.

Ainsi, lorsque des députés potentiels sont évincés à l’issue de processus électoraux contestés, ce n’est pas seulement une compétition locale qui est affectée, mais la qualité même de la représentation nationale.

Le véritable débat dépasse la question de savoir s’il y a eu fraude ici ou là.
Il pose une interrogation plus profonde :

« À partir de quel seuil l’accumulation d’irrégularités fait-elle basculer une élection juridiquement validée dans une crise de légitimité politique et démocratique ? »

Avec des cas comme celui d’Assalé Tiémoko, et bien d’autres moins médiatisés, les législatives cessent d’être un simple scrutin contesté pour devenir une interpellation collective sur la crédibilité du système électoral et sur l’idée même de représentation nationale.

Prendre du recul, rappeler le droit et interroger le sens du mandat parlementaire, c’est ainsi que le débat démocratique peut avancer, au service de toute la Côte d’Ivoire.

L’Agora Moderne.

25/12/2025

Mode méchant activé 🔥🇨🇮⚔️🐘
Cc Le cameroun 👋
🎤 NCI - La Nouvelle Chaîne Ivoirienne

20/12/2025

Découragement n’est pas ivoirien, face aux défis, la course ne se juge pas au départ mais à l’arrivée, il est donc crucial de maintenir la patience et foi.

- Félix Houphouet Boigny

Côte d’Ivoire : quand la Constitution est piétinée sous le regard de l’arbitreConstitution de la République de Côte d’Iv...
20/12/2025

Côte d’Ivoire : quand la Constitution est piétinée sous le regard de l’arbitre

Constitution de la République de Côte d’Ivoire (2016) Cc Gouvernement de Côte d'Ivoire Présidence de la République de Côte d'Ivoire

Article 55

« Les fonctions de Vice-président de la République sont incompatibles avec l’exercice de toute autre fonction publique ou privée. »

La Portée juridique signifie que le mandat de député est une fonction publique élective donc, un Vice-président ne peut exercer aucun mandat parlementaire, y compris celui de député.

Article 91

« Le mandat de député est incompatible avec les fonctions de membre du Gouvernement et avec toute autre fonction publique définie par la loi. »

Ici le Vice-président fait partie de l’Exécutif constitutionnel. Même s’il n’est pas « ministre », il exerce une fonction exécutive supérieure, ce qui entre dans le champ des incompatibilités prévues.

Article 50

« Les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sont séparés. »

Au niveau constitutionnel le cumul Exécutif + Législatif est contraire à l’architecture institutionnelle de l’État ivoirien.

Le 27 décembre 2025, les Ivoiriens sont appelés aux urnes pour élire leurs députés.
Un moment démocratique majeur.
Mais à l’approche de ces élections législatives, une réalité inquiétante s’impose : la Constitution ivoirienne est ouvertement bafouée par ceux qui exercent le pouvoir, avec la validation tacite de l’organe chargé d’arbitrer le jeu électoral.

Une candidature qui ne devrait pas exister

La Constitution de 2016 est pourtant claire :
les fonctions de Vice-président de la République sont incompatibles avec toute autre fonction publique, notamment un mandat parlementaire.

Et pourtant, le Vice-président Tiemoko Meyliet Koné est aujourd’hui candidat à la députation.

Ce simple fait révèle un problème profond :
• soit la Constitution est ignorée,
• soit elle est volontairement contournée,
• soit elle est devenue un texte symbolique, sans portée réelle.

Dans un État de droit, une telle candidature ne devrait même pas être recevable.

⚠️ Des ministres candidats ou députés : la séparation des pouvoirs vidée de sa substance

Le problème dépasse largement la Vice-présidence.

Au sein du gouvernement dirigé par Robert Beugré Mambé, plusieurs situations interrogent gravement la séparation des pouvoirs :
• des ministres déjà députés,
• des ministres candidats aux législatives sans démission préalable claire,
• y compris des ministres régaliens.

🪖 Cas emblématique : le ministre de la Défense

Le fait qu’un ministre de la Défense ( Téné Birahima Ouattara ) soit candidat à la députation à Abobo pose un problème démocratique majeur :
• confusion entre autorité sécuritaire et compétition politique,
• rupture de la neutralité institutionnelle,
• déséquilibre évident du jeu électoral.

Dans toute démocratie fonctionnelle, un ministre régalien démissionne avant de se porter candidat.
Ce n’est pas une option morale, c’est une exigence institutionnelle.

Une Constitution à géométrie variable, ces situations traduisent une dérive claire :
• la Constitution est respectée quand elle arrange,
• contournée quand elle gêne,
• relativisée quand le pouvoir est en jeu.

Les règles du jeu ne sont plus les mêmes pour tous.
L’exemplarité de l’État est sacrifiée au profit du maintien des positions et des avantages.

La CEI, arbitre du jeu ou complice silencieuse ?

Au cœur de cette dérive se trouve un acteur central la Commission Électorale Indépendante.
La CEI n’est pas un simple organe logistique.
Elle est censée être le garant de la régularité du processus électoral.

Or :
• elle enregistre et valide des candidatures manifestement incompatibles avec la Constitution,
• elle n’exige pas publiquement les démissions préalables nécessaires,
• elle laisse prospérer une confusion entre Exécutif et Législatif.

En agissant ainsi, la CEI cautionne de fait ces dérives. Le message envoyé aux citoyens est dangereux :

La loi suprême ne s’applique pas de la même manière à tous. Quand l’arbitre refuse de faire respecter les règles, le match est faussé.

🧠 Le silence troublant des élites intellectuelles

Plus inquiétant encore : le mutisme d’une partie des élites juridiques et intellectuelles.

Ces règles sont :
• connues,
• écrites,
• enseignées.

Mais elles sont :
• tues pour préserver des postes,
• relativisées pour conserver des privilèges,
• justifiées au nom du rapport de force.

Ce n’est pas un déficit d’intelligence.
C’est un renoncement intellectuel et moral.
Une abdication devant le pouvoir.

L’Agora Moderne dénonce fermement :
• le non-respect répété de la Constitution,
• la confusion entretenue entre Exécutif et Législatif,
• la validation de ces dérives par la CEI,
• la banalisation de l’illégalité institutionnelle.

Nous appelons les citoyens ivoiriens à :
• observer,
• comprendre,
• questionner,
• et exiger des comptes.

La Constitution n’est pas un conseil. Elle est la loi suprême. Lorsqu’elle est violée sans conséquence, c’est la démocratie qui recule.

D’autres cas similaires :

Amadou Coulibaly dit AM's
Fonction : Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement
Situation : Député, Membre actif de l’Exécutif

Le problème : Exécutif et Législatif confondus donc affaiblissement du contrôle parlementaire

Mamadou Touré
Fonction : Ministre de la Promotion de la Jeunesse
Situation : Député,

Le problème : Exécutif et Législatif confondus donc affaiblissement du contrôle parlementaire

Mariatou Koné
Fonction : Ministre de l’Éducation nationale
Situation : Députée

Le problème : Gouvernement contrôlé par des parlementaires… qui en sont membres

Ce que révèle ces citations :
❌ la séparation des pouvoirs est théorique
❌ l’Exécutif occupe ou influence directement le Parlement
❌ la Constitution est interprétée selon l’intérêt du moment
❌ la démission préalable devient exceptionnelle, non la règle

On ne respecte plus l’esprit de la Constitution, même quand on prétend en respecter la lettre.

Circularité textuelle (en commentaire), c’est quand la lecture est pensée comme un aller-retour volontaire, presque en boucle. Le texte se replie sur lui-même, obligeant le lecteur à relire avec un nouveau regard.

L’Agora Moderne

Carte Jeunes en Côte d’Ivoire : innovation sociale ou recyclage politique ?Ce que les jeunes attendent de l’État :👉 “For...
19/12/2025

Carte Jeunes en Côte d’Ivoire : innovation sociale ou recyclage politique ?

Ce que les jeunes attendent de l’État :

👉 “Forme-toi, on amortit le coût.”

👉 ”L’État ne donne pas de l’argent, il oriente.”

De l’idée des années 1990 à la relance de 2025, autopsie d’un outil au cœur de la politique jeunesse ivoirienne.

En 2025, le gouvernement ivoirien a officiellement relancé la Carte Jeunes, présentée comme un instrument moderne destiné à alléger le quotidien des jeunes, renforcer leur pouvoir d’achat et favoriser leur inclusion sociale et économique.
À première vue, l’initiative semble salutaire. Mais à y regarder de plus près, une question s’impose :

S’agit-il d’une véritable innovation ou d’un énième retour d’une idée ancienne, remise au goût du jour ?

Car la Carte Jeunes n’est pas née en 2025. Elle s’inscrit dans une longue histoire de politiques jeunesse, parfois ambitieuses, souvent inachevées.

Contrairement à une idée répandue, la Carte Jeunes existait déjà en Côte d’Ivoire dès le début des années 1990, précisément autour de 1991-1992.

À l’époque :
• la carte devait servir d’outil d’identification des jeunes ;
• elle visait à faciliter l’accès à certains services et avantages sociaux ;
• elle s’inscrivait dans une logique administrative plus que économique.

Mais cette première version souffrait de plusieurs limites :
• absence de digitalisation ;
• faible communication ;
• manque de partenaires privés ;
• et surtout absence de continuité politique.

Résultat : le projet est resté marginal, peu visible, et n’a jamais été massifié.

En 2012, une volonté politique de réactiver la Carte Jeunes est évoquée.
L’ambition était déjà de :
• moderniser l’outil ;
• l’intégrer à des logiques d’inclusion financière ;
• mieux encadrer la jeunesse dans un contexte post-crise.

Mais là encore, la relance ne débouche pas sur un dispositif structuré et durable.
Faute d’architecture claire, de partenaires solides et d’outils technologiques adaptés, la carte retombe dans l’oubli.

La version 2025 marque une rupture formelle avec les précédentes tentatives.

La relance est portée par le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique sous l’impulsion du ministre Mamadou Touré intégrée au Programme Jeunesse Gouvernemental 2023-2025 et validée en Conseil des ministres.

Cette fois, l’État assume clairement la carte comme outil de politique publique, et non comme simple gadget administratif.

Ce que la carte change concrètement :

🚍 Mobilité

La Carte Jeunes permet :
• des réductions sur certains services de transport (urbain et interurbain) via des partenaires ;
• des avantages ponctuels sur des solutions de mobilité privée ;
• un allègement du coût des déplacements, particulièrement en milieu urbain.

Toutefois, il n’existe pas encore :
• de tarif jeune national structuré ;
• ni de droit automatique à la mobilité subventionnée.

La mobilité reste donc pensée comme un avantage économique, pas encore comme un droit social.

📱 Télécommunications

La carte offre également :
• des réductions sur les forfaits téléphoniques et data ;
• des avantages numériques ponctuels ;
• un accès facilité aux services digitaux.

Dans un monde où l’accès à Internet conditionne l’éducation, l’emploi et l’information, cet aspect est stratégique.

🍽️ Vie quotidienne, loisirs et consommation locale

Restaurants, loisirs, événements culturels, sport, bien-être :
la Carte Jeunes agit sur le reste à vivre.

Elle reconnaît implicitement une réalité souvent oubliée : le bien-être, la culture et la sociabilité font partie intégrante de l’autonomie des jeunes.

La Carte Jeunes ivoirienne est :
✔️ un outil utile,
✔️ une avancée pragmatique,
✔️ un signal politique envoyé à la jeunesse.

Mais elle pose une question de fond :

La jeunesse est-elle pensée comme un acteur à autonomiser ou comme une population à apaiser ?

Car la carte :
• réduit le coût de la vie, mais ne transforme pas structurellement l’accès à l’emploi,
• ni la mobilité comme droit,
• ni la formation comme garantie.

La Carte Jeunes 2025 n’est pas née de rien.
Elle est l’héritière :
• d’une idée des années 1990,
• d’une tentative avortée en 2012,
• et d’une relance ambitieuse aujourd’hui.

Elle peut devenir :
• soit un véritable levier d’autonomie pour la jeunesse ivoirienne ;
• soit un outil conjoncturel, lié à un calendrier politique.

Tout dépendra de ce qui suivra; emploi, formation, mobilité structurée, participation réelle des jeunes à la décision publique.

La jeunesse n’a pas besoin d’une carte de plus.
Elle a besoin d’une trajectoire claire.

Donnez vos avis en commentaire le ministre est très attentif.

L’Agora Moderne

16/12/2025

L’échiquier politique pour Laurent Gbagbo, Aboubacar Diaby (Conseiller politique de l’union des cadres du RHDP) analyse les bastions électoraux de Laurent Gbagbo et remettant en question sa présence politique actuelle.

Intégralité de la vidéo : https://youtu.be/tyskf3uC4W0?si=klPqpuA-lCEll7wu ❤️

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