Bemba Dombe Ghys

Bemba Dombe Ghys Ghys Fortune Bemba-Dombe est entrepreneur, journaliste d'investigation, consultant en communication et sur les questions de sécurité et de paix.

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗙𝗹𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗡𝘁𝘀𝗶𝗯𝗮, 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗼𝗻𝗴𝗲́𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝘁𝗿𝗮𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮𝘂 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗘́𝘁𝗮𝘁 Dans les cou...
23/09/2025

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗙𝗹𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗡𝘁𝘀𝗶𝗯𝗮, 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗼𝗻𝗴𝗲́𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝘁𝗿𝗮𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮𝘂 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗘́𝘁𝗮𝘁

Dans les coulisses feutrées du pouvoir congolais, Florent Ntsiba, né le 17 août 1949 à Lékana, promène depuis 50 ans son ombre lourde de secrets inavouables et inavoués et de trahisons serties de louvoiement. Officier de fortune, ministre par intermittence, directeur de cabinet par acharnement, il est le parfait caméléon d’une République où les fidélités se mesurent au nombre de cadavres ensevelis sous les tapis de l’histoire officielle et la mafia à l'image du nouveau scandale F**a où il est cité.

L’ancien séminariste, passé par le collège Marcellin Champagnat au séminaire Saint-Pie X de Makoua et le lycée Savorgnan de Brazza, devenu Général de Brigade, il n’a guère retenu des bancs de l’école que l’art de réciter ce qui l’arrange et d’oublier ce qui dérange. L’homme, au demeurant, fit ses premières armes non pas contre l’ignorance, mais contre ses compagnons : trahissant les leaders du FROLIBABA (Front de Libération des Batékés et des Bangangoulous) dès son premier passage dans les salles sombres des interrogatoires de la DGSS en 1972 au lendemain du coup d’État avorté de Ange Farimaka Diawara.
Il convient de rappeler quelques faits historiques. En 1968, lors de la mise en place du Gouvernement provisoire à la suite de la démission du Pdt Alphonse Massamba- Débat, le capitaine Alfred Raoul, Premier Ministre, rattache la direction générale des services de sécurité(DGSS) du ministère de l’intérieur au Conseil National de la Révolution (CNR) par décret n°68-244 du 11 septembre 1968. Dans un vaste mouvement d’épuration et de réorganisation, suite à l’insurrection de Diawara, Marien Ngouabi, alors Pdt du Comité Central du PCT, Pdt de la république, Pdt du Conseil d’État, Chef de l'État, Ministre de la défense nationale et de la sécurité pose deux actes : 1) le 20 mars 1973, par décret n°73-98, il nomme le capitaine Victor Tsika-Kabala Chef d’Etat Major de l’Armée de l'APN ; 2) le 22 mars 1973 par décret n°73-101 est créé au sein de l’APN un corps dénommé « Direction Générale des Services de Sécurité » (DGSS). Dans la foulée, le capitaine Denis Sassou est nommé délégué général aux services de sécurité. Ce dernier coordonne tous les renseignements de l’armée, de la police et civils (PCT, UJSC, CSC, etc.). Il fait arrêter et interroger Ntsiba pour complot contre Ngouabi conduit par Aba Ngandzion, Ngongarad et Cie. C’est là que ce dernier craque et se range comme le cardinal de Richelieu en plus sombre.

𝗟’𝗮𝘀𝗰𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗶𝘅 𝗱𝘂 𝘀𝗮𝗻𝗴, 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝘀 𝗳𝗲́𝘁𝗶𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱'𝗶𝗻𝘁𝗿𝗶𝗴𝘂𝗲𝘀

Transfuge t**dif et opportuniste de la JMNR puis de la défense civile, Ntsiba n’a jamais été porté par les leaders reconnus des pays Koukouya (Abili, Lekana, Ngoulonkila, Akana et Kebara) qu’étaient Lambert Galibali (Maire de Brazzaville), Mamimoué Jean-Louis (secrétaire d’État ) ou encore Gallimoni Jean-Louis (D.G de la Régie Nationale des Transports et des Travaux Publics). Formant un axe rival commun avec Simon-Pierre Ngouonimba-Nczary et David Charles Nganao, il va se lancer dans une quête effrénée et sanglante du pouvoir Téké. La nomination de Ngouonimba-Nczary au Comité central du PCT et celle de Ntsiba à la DGSS en 1975 vont être synchronisées. À peine l’odeur du sang de Marien Ngouabi s’est-elle dissipée en 1977 que Ntsiba, prompt comme l’éclair, rejoint le Comité militaire du parti. C'est en ces heures troubles qu'il s'illustrera par un acte d’une abjection absolue : dans la nuit du 19 au 20 mars 1977, il aurait torturé à mort l'ancien Pdt Massamba Débat, brisant sa mâchoire et crevant ses yeux sous le regard horrifié d'Ickonga, témoin malheureux consignant ce crime dans son journal intime devenu depuis pièce de mémoire. Massamba-Débat serait ensuite démembré dans une geste Osirienne (14 morceaux) et jeté aux Lions du Zoo de Brazzaville dans un rituel sombre d’une violence inouïe (Le NkwéMbali inversé) qui créera la stupeur et la sidération pendant plus de 50 ans ! Un Jubilé qui se présente au Congo en 2025. Mais les temps sont cléments pour les artisans du malheur : récompensé par M. Sassou, Ntsiba entame une carrière ministérielle à rebondissements, ministre de l’Information puis de l’Équipement, agent de toutes les manœuvres obscures du régime. Inconséquent, fétichiste, dériveur idéologique, pillard, tout cela lui valut une disgrâce temporaire en 1983. Pris dans ses propres contradictions, soupçonné de fétichisme politique, il est écarté du Bureau politique du PCT en 1983, sous l'impulsion de Jean-Jules Okabando, ancien JMNR et Défense civile. Exclu, honni, démasqué, Ntsiba ne sut toutefois pas tirer la leçon : l’homme a la trahison dans la peau comme d’autres ont le patriotisme dans la leur. Il renaît de ses cendres à chaque reflux politique, tel un phénix pestilentiel, et multiplie les portefeuilles ministériels sans jamais briller par autre chose que l’opacité. En 2002, sa tentative de légitimation populaire à Lékana tourne au désastre : il est battu à plate couture aux législatives dans son fief, par Okombi Salissa. Il se venge ensuite par une chasse impitoyable contre les cadres de sa contrée. Il "neutralise" ainsi deux gêneurs : Marcel Ntsourou et Okombi Salissa. Ah! La fidélité, toujours des affaires de cadavres et d'argent dans ces histoires...
Depuis son arrivée en 2017 à la présidence, il s'illustre par le pillage, la manipulation , la maltraitance des ministres, des conseillers et cadres .

𝗗𝗶𝗿𝗰𝗮𝗯 : 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗺𝗽𝘂𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗶𝗻 𝗱𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼

Eh oui, depuis 2017, comme dircab, Ntsiba occupe une position stratégique. Il agit en véritable chef occulte du clan, doublant l’administration visible par un gouvernement invisible de rituels, d’envoûtements et de brimades politiques. Sa rivalité envers les tiers, est désormais notoire. À chaque occasion, Ntsiba tente de discréditer et calomnier pour nuire.
Ceux qui croient Ntsiba loyal se trompent lourdement car, il n'hésite pas à envoyer la foudre même au journaliste qui lui a sauvé la vie autrefois, ni affaiblir la dernière digue protégeant son maître contre le chaos. Il serait le virus implanté au cœur du Congo, prêt à activer sa charge destructrice dès que son immunité sera menacée moins encore à piller les finances de la République par diverses combines comme dans le cas du nouveau scandale de F**a dont Malanda est PCA (que nous développerons jeudi avant notre conférence de presse du samedi).

𝗚𝗵𝘆𝘀 𝗙𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗲́ 𝗕𝗘𝗠𝗕𝗔 𝗗𝗢𝗠𝗕𝗘

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗹𝘂𝗰𝘂𝗯𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗙𝗹𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗡𝘁𝘀𝗶𝗯𝗮 𝘃𝗶𝗮 𝗠𝗮𝗹𝗮𝗻𝗱𝗮 𝗦𝗮𝗺𝗯𝗮 𝗲𝘁 𝗣𝗼𝘀𝘀 𝗲𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲  La semaine qui vient de s'achever a ét...
16/09/2025

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗹𝘂𝗰𝘂𝗯𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗙𝗹𝗼𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗡𝘁𝘀𝗶𝗯𝗮 𝘃𝗶𝗮 𝗠𝗮𝗹𝗮𝗻𝗱𝗮 𝗦𝗮𝗺𝗯𝗮 𝗲𝘁 𝗣𝗼𝘀𝘀 𝗲𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲

La semaine qui vient de s'achever a été marquée par un événement enrobé maladroitement de l’effet Streisand. L'opération séduction de Florent Ntsiba via Rodrigue Malanda Samba (RMS) et Poss mais ratée le 13 septembre 2025 au palais des glaces à Paris.

𝗥𝗲́𝗰𝗶𝘁 𝗲𝘁 𝗳𝗮𝗯𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀

Depuis les conflits de 1998, le département du Pool est traité par le pouvoir comme un espace à reconquérir symboliquement à défaut de le rétrécir comme Zéphyrin Mboulou et Collinet Makosso l'ont fait maladroitement (nous y reviendrons).
Après avoir donné 200 milliards de fcfa à Hellot Matson Mampouya sous couvert les deux années successives de l'enseignement, mais en réalité pour bousiller le docteur Guy Brice Parfait Kolelas qui avait de nobles idées pour le Congo, le pouvoir récidive . Il tente d' imposer, RMS, nommé député, conseiller politique de M. Sassou (décret n°2024-2676 du 11 novembre 2024), et PCA du F**a. Peine perdue, la domestication du territoire par la représentation d’un "fils du pays" loyal au pouvoir central se confond.
Sa quadruple casquette en fait un outil de marketing politique du régime, à la fois visible, téléguidé, et territorialement implanté pour incarner la nouvelle vitrine frondeuse politique du pouvoir dans le département du Pool. Mais à trop incarner, à trop parler, à trop se déployer, RMS brouille tous les registres. Qui trop embrasse mal étreint! Il n’est assurément pas une figure démocratique. Il est le symptôme d’une république de la confusion, où : 1) Les fonctions s’empilent sans contrôle ; 2) Les textes sont utilisés comme accessoires de mise en scène (décrets, nominations) ; 3) La loyauté prime sur la légalité ; 4) L’action publique devient le prolongement d’un projet privé de carrière politique.

𝗨𝗻 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲, 𝗾𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀, 𝘇𝗲́𝗿𝗼 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗲-𝗳𝗼𝘂

Une tendance lourde traverse la gouvernance congolaise : la montée en puissance du cabinet présidentiel comme centre de gravité politique, supplantant souvent les ministères. Loin d’être un simple organe de conseil, le cabinet devient un gouvernement parallèle, structuré en "départements", où chaque conseiller agit comme un ministre masqué. Dans cette logique, RMS, conseillé par Florent Ntsiba a crû prendre la place du ministre de la justice Bininga, de l’Intérieur Mboulou, des affaires étrangères Gakosso et Sassou ainsi que celui de l'ambassadeur Adada. En effet, au cours de sa rencontre organisée le 13 septembre à Paris avec 274 personnes ( parents, des dizaines de Brazzavillois qui l'ont accompagné et autres moyennant argent) et non plus de 500 puisque, la capacité de la grande salle des glaces est de 500 places mezzanine inclus qui était vide. RMS, soi-disant, ancien des sciences-po, inquiète en feignant le rôle d'un conseiller politique du président de la République, qui est tenu par un devoir de réserve. Sa fonction n’est ni partisane, ni diplomatique. Il ne peut en théorie engager de campagne politique publique, encore moins à l’étranger, sans violer les principes de neutralité de la fonction.

Son attitude évoque une diplomatie parallèle, une mobilisation partisane sous couvert de titre présidentiel, où l’État sert de tremplin à la conquête de parts d’influence dans la diaspora. L’image qui en ressort est celle d’un État privatisé, où la frontière entre fonctions publiques et agendas personnels est gommée. Ntsiba et ses moutons, devraient savoir que la sur-accumulation de fonctions exécutive, législative, administrative et partisane interroge même le sens de l’architecture républicaine. Dans un État de droit, ces rôles sont séparés pour éviter les conflits d’intérêts et assurer la transparence. Pire, en déclarant, qu'il assurera la sécurité des opposants qui rentreront au bercail alors qu'il n'a aucune légitimité constitutionnelle, ni les moyens de sa politique, RSM, se voit pousser les ailes, et croit remplacer, marginaliser ou redéfinir les prérogatives officielles, notamment celles des autorités citées ci-dessus. M. Sassou a-t-il pris une loi d'amnistie pour sortir Okombi Salissa , J.M.M.Mokoko et gracier les personnes qui sont à l'extérieur ? Sinon pourquoi parler ainsi ?

Il sied de rappeler à Ntsiba et collabos, que, en matière de relations avec les ressortissants établis à l'extérieur, seul le ministre en charge des congolais de l'étranger où les responsables des services en charge des congolais de l'étranger peuvent animer ces types de rencontres au titre de la protection diplomatique et consulaire.

L’instrumentalisation des conseillers de M. Sassou et leurs départements, permettent au pouvoir de court-circuiter les contre-pouvoirs institutionnels, d’éviter le contrôle parlementaire, et de récompenser les fidélités politiques par des fonctions indéfinies, mais fortement indemnisées.

En somme, ce n’est pas seulement la figure de RMS qui interroge, c'est l’écosystème qui le fabrique, le promeut, et le laisse opérer sans contre-pouvoir. Certes, RMS entretient Frédéric Bintsamou alias Ntumi via Ntsiba comme il l'avait déclaré autrefois, mais, se targuer d’être le garant de la sécurité des tiers, c'est de la dinguerie. Il ferait mieux d'arrêter d'abord le phénomène des bébés noirs, les humiliations et les injustices que subissent des tiers au quotidien. RMS appelle à l'unité et à bannir le tribalisme au lieu de conseiller cela à son patron qui place les membres du clan dans les postes clés. RMS est devenu amnésique, en oubliant que les garanties de protection promises aux Congolais qui rentraient de Kinshasa en mai 1999 se sont soldées par l’assassinat collectif de 353 compatriotes ( Affaire dite des disparus du Beach de Brazzaville).

RSM, Ntsiba et Poss, ainsi que leur patron Sassou se sont encore fourvoyés dans des manœuvres de séduction stérile. Et c’est reparti pour un tour! Les missions-coquilles-vides orchestrées par Florent Ntsiba sont des tonneaux des danaïdes qui ne rapportent rien, mais constituent un moyen de détournement et d’assèchement du trésor public. Et le Congo continue d’agoniser! Dans les pays sérieux Ntsiba et RMS devraient être démis. A suivre

𝗚𝗵𝘆𝘀 𝗙𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗲 𝗕𝗘𝗠𝗕𝗔 𝗗𝗢𝗠𝗕𝗘

𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨 : 𝐚𝐧𝐚𝐭𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐎𝐏 (𝐏𝐫𝐨𝐟𝐨𝐮𝐧𝐝 𝐎𝐩𝐞𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐏𝐢𝐭) 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 Comme nous l’avons dit dans nos préc...
06/09/2025

𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨 : 𝐚𝐧𝐚𝐭𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐎𝐏 (𝐏𝐫𝐨𝐟𝐨𝐮𝐧𝐝 𝐎𝐩𝐞𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐏𝐢𝐭) 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞

Comme nous l’avons dit dans nos précédentes publications, nous avons été les premiers à alerter, en janvier 2025, sur la fosse profonde dans laquelle on ensevelissait le Congo du fait de l’immense dette contractée, provoquée et entretenue par la mauvaise gouvernance du pouvoir de Brazzaville qui s’offre à coeur joie le plaisir cynique de brader les richesses nationales pour leurs intérêts personnel. Nous pressentions déjà le chaos qui devait arriver à son paroxysme en octobre. Le désert financier s’annonce et ça sent le brûlis.

La crise des finances publiques actuelle est une trajectoire structurelle attestée par trois marqueurs. D’abord, la dépendance au marché domestique, où l’encours des titres publics CEMAC culmine à 8451,8 Mds fcfa au 31 mars 2025, pour un coût régional fin mars 2025. Cette “prépondérance de l’offre” renchérit mécaniquement la prime exigée par les investisseurs, surtout lorsque la liquidité bancaire se tend. Enfin, la microstructure du marché, verrouillée autour des banques des spécialistes en valeurs de trésor (SVT) : environ 66 % des titres publics régionaux sont en portefeuille bancaire. Le cadre ONC (offres non compétitives) de la BEAC permet de “coiffer” une adjudication sans payer plus (service au prix/taux moyen pondéré du compétitif, plafond 5 % par ligne), mais il n’élargit pas la base d’acheteurs ; il stabilise la demande “cœur de livre” sans corriger la prime Congo. Résultat : une élasticité de prix élevée et des spreads qui s’écartent à la moindre friction.

Dans ce contexte, le stock “trésorerie à payer” de 506 Mds de fcfa au 30 octobre devient un très haut mur d’échéances, non un incident. Arithmétique courte (La loi des Finances 2025) : charges incompressibles mensuelles ≈ 91,7 Mds fcfa (salaires ≈ 35,8 ; retraites ≈ 6,7 ; transferts ≈ 49,2). Sur 30 jours, l’effort brut à financer frôle ≈ 597,7 Mds (506 + 91,7). D’ici fin T4, s’il faut tenir deux mois de charges supplémentaires, on approche de 689,4 Mds (506 + 2 × 91,7), hors intérêts et hors autres dépenses non salariales. En rythme annuel, rien que ces trois postes pèsent ≈ 1100 Mds (430 + 590 + 80), avant service de la dette de 220 Mds à rajouter. Avec une courbe domestique installée au-dessus de la moyenne de zone depuis 2021 et des rendements longs flirtant régulièrement avec ~9-10 % fin 2024 de bons de trésor assimilable (BTA~7 %), la charge d’intérêts sur l’encours intérieur congolais (ordre de grandeur : plusieurs milliers de milliards de fcfa) se chiffre en centaines de milliards par an – ce qui évince de facto l’investissement.

En français facile on peut dire, qu'il n’y a plus d’argent et rares sont les entités qui veulent encore nous le prêter aux conditions des autres pays de la CEMAC. En effet, le cycle 2021–2023 a vu la prime Congo s’écarter, portée par (i) un resserrement monétaire global et régional, (ii) une profondeur de carnet SVT limitée et (iii) un statut crédit CCC (risque de reprofilage) ; entre 2024 et T1 2025, la moyenne CEMAC baisse (=> 7,58 %) mais le Congo reste au-dessus sur les maturités OTA, reflet d’un sur-rendement exigé pour absorber le stock (≈ 2 500 Mds de FCFA) et les réémissions de roulement.

Récapitulons : Il faut trouver 506 milliards d’ici fin septembre/octobre ; 594 fin décembre auxquels se rajoutera le service annuel de la dette ~220 Mds. Soit un total de 1320 Mds auxquels il faut rajouter la couverture d’un périmètre élargi (entreprises publiques, budgets annexes, comptes spéciaux, arriérés sociaux et charges hors budget général). Il ne faut pas oublier les « frais » de précampagne présidentielle 2025/2026 qui souvent sont de l’ordre de 100 Mds ! Certes, les valises de M. Sassou seront légèrement remplies des miettes pour rembourser les créanciers et amorcer la campagne présidentielle mais insuffisante pour satisfaire les députés godillots qui traînent 11 mois d'arriérés, les retraités, les agents de santé, les enseignants vacataires, etc.

La solution la plus simple ce n'est pas de brader le pétrole comme on vient de le faire récemment avec Total et Cie mais plutôt : procéder, aux audits, des sanctions et aux rapatriements des fonds. Bouya, Ondongo, Sassou Christel et autres devraient expliquer ce qu’ils ont fait les milliers de milliards confiés à eux et planqués en Chine (Hong-Kong, Macau, Shenzhen), etc. Les comptes s’annoncent douloureux car l’argent a fondu comme neige au soleil, réaffecté à une stratégie de « Calife à la place du Calife » c.a.d, à préparer le renversement ou la succession de l'empereur. De même les délinquants en col blanc et les nouveaux riches avec leurs rejetons doivent s'expliquer. Les services de sécurité et judiciaires sont appelés à contribution. Nous y reviendrons

𝗚𝗵𝘆𝘀 𝗙𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗲 𝗕𝗘𝗠𝗕𝗔 𝗗𝗢𝗠𝗕𝗘

01/09/2025

L’intelligence artificielle transforme déjà nos métiers : certains vont évoluer, d’autres disparaître...
Il est urgent de repenser l’éducation nationale pour préparer des formations adaptées aux compétences de demain et donner à chacun les moyens de s’adapter aux nouveaux défis professionnels.

𝗠𝗮𝗿𝗶𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗴𝗮𝗯𝗲𝗴𝗶𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹, 𝗰𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗶𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗲𝘁 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘅𝘁𝗿𝗲̂...
28/08/2025

𝗠𝗮𝗿𝗶𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗴𝗮𝗯𝗲𝗴𝗶𝗲, 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹, 𝗰𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗶𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗲𝘁 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘅𝘁𝗿𝗲̂𝗺𝗲 𝗱𝗲 𝗕𝗿𝘂𝗻𝗼 𝗜𝘁𝗼𝘂𝗮 𝗲𝘁 𝗖𝗶𝗲

Les relations politico-familiales entre le Congo et le Gabon sont vieilles (mariage Omar Bongo–Édith Lucie Sassou-Nguesso) et connaissent depuis 2023 un réchauffement visible avec la noce annoncée d’Omar Denis Junior Bongo et Julia Otto présentée par la presse internationale comme un événement « fastueux et très politique ».

À la tête de ces festivités, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) est entre décor, le ministère des hydrocarbures, le pétrole, la courtisanerie et les affiches géantes. Si partout ailleurs au monde, un ministère des hydrocarbures se juge à ses chiffres de production, à ses contrats, à ses réformes et aux retombées qui profitent à la population, au Congo ; il se mesure aux incantations d’un ministre qui joue au pseudo - apôtre et aux affiches géantes où son visage occupe plus de place que celui des mariés. Quelle flagornerie éhontée ! BJRI, ancien patron de la SNPC, recyclé dans les portefeuilles stratégiques depuis vingt ans est devenu le symbole d’un État confisqué par l’autosacralisation.

C'est le culte de la personnalité qui se mue en adulation et en idolatrie condamnées sévèrement par la Bible (Exode 20:5, I Cor 10:7-15). Ministre par décret, «disciple» par maman Olangui Oshio, bombardé apôtre en avril puis consacré le 25 mai 2025 sans église et en l'absence de son épouse par Bafounguissa Jean Baptiste et Miyouna Léandre. Le commun des mortels se demande si BJRI a été réellement éprouvé comme le recommande, Timothée 3:10. Miyouna et Bafounguissa ont-ils vérifié si BJRI est irréprochable, n'est pas arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête, etc comme exigé en Tite 1:6-8 ? Certainement les borgnes et les Nepios qui ignorent les livres d'Esaïe 58:1, d'Ephesien 5 :11de Matthieu et autres diront de ne pas juger alors que la bible et la langue de Molière parlent de jugements ( 1er... dernier).

BJRI incarne la fusion obscène du pouvoir et du religieux. Son nom traîne dans les Panama Papers, dans le faux et la surfacturation mais surtout dans la désorganisation du système éducatif, son ministère dans les cérémonials de cour, et sa gouvernance dans un théâtre où la logique publique se confond avec les logiques privées. Le pétrole est censé irriguer l’économie ; il sert plutôt de parfum dans une liturgie narcissique où l’homme de pouvoir encense sa propre image.

𝗟𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗳 : 𝗧𝗮𝗿𝘁𝘂𝗳𝗳𝗲 𝗮𝘂 𝗯𝗮𝗿𝗶𝗹 𝗲𝘁 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗵𝗲́𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗺𝗼𝗻𝗶𝗮𝗹

BJRI n’est pas un ministre, c’est un metteur en scène de lui-même. Ses prières quotidiennes ne relèvent pas de la chrétienté, mais d’un entrepreneuriat syncrétiste qui légitime son pouvoir temporel. Il n’administre pas, il manipule. Il ne régule pas, il maudit. Il ne signe pas... Les commissions mises en place pour un mariage princier qu'il préside sont la caricature du néo-patrimonialisme triomphant : ministres transformés en maîtres de cérémonie, directeurs généraux en porteurs de dragées, parlementaires en figurants obligés. La République est prostituée à l’événementiel privé. L’État devient un traiteur de luxe pour noces claniques. À ce stade, il n’y a plus de distinction entre administration et sanctuaire, budget et offrandes, fonction publique et fanfare de cour. Le Congo est gouverné comme un sanctuaire privé, où le citoyen n’est qu’un adepte soumis au manipulateur, et où la logique du service public s’efface derrière l’économie morale de la loyauté. Jugez-en vous-même : le noyau du Directoire Nkeni-Alima s’est réuni le 05 août 2025 sous la direction du président de Sénat Pierre NGOLO, entouré des ministres Pierre OBA, BJRI, Hugues Ngouélondélé, Léon Juste IBOMBO, etc., qui ont été rejoints dans la cour du roi Petaud pour la circonstance par des parlementaires et des cadres à l'image du Cardiologue Bertrand ELENGA-MBOLA qui a abandonné les malades au CHUB au profit de l'organisation du mariage et et de la mobilisation des cadres surtout haut placés.
Inimaginable pour Hugues Ngouolondélé qui s'est marié avec Ninelle en toute modestie et Cie qui suivent le dévoyé apôtre BJRI. Curieux pour le pervers BJRI qui se constitue un trésor de guerre pour remplacer le très discret Denis Sassou Nguesso. Le pétrole qui lui monte à la tête nous oblige à lorgner son ministère.

𝗨𝗻 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗰𝗮𝗽𝘁𝗶𝗳, 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗴𝗲́𝗱𝗶𝗲 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́𝗲

L’avenir du ministère des Hydrocarbures sous BJRI s'écrit : hyper-personnalisation, confusion d’intérêts, pilotage par l’apparat. Le pétrole ne se négocie plus dans des contrats, mais dans des cérémonials, et la crédibilité internationale se délite à mesure que la flagornerie remplace la gestion axée aux résultats. Les investisseurs réclament de la prévisibilité ; ils trouvent une messe superflue.

Les Congolais et les partenaires veulent des chiffres ; ils obtiennent des affiches. Ce système est dangereux. Car il engendre un ministère schizophrène, partagé entre une administration fantôme et un cabinet de fait dominé par le christianisme performatif. Le moindre choc exogène – chute du baril, pressions internationales, déstabilisation clanique – fera s’écrouler ce décor de carton-pâte. La vérité crue est là : tant que ce modèle perdure, le Congo perd des milliards, perd sa crédibilité et perd son avenir. Car un État qui remplace ses ingénieurs par des chantres, ses directeurs par des diacres improvisés, et ses politiques publiques par des prières syncrétistes ne peut récolter que le déclin.

Le cas de ya « B.J.R.I. » n’est pas une anecdote : il est la métaphore d’un pays otage d’une gouvernance théâtrale et narcissique.
Un État réduit au rôle de sanctuaire privé, où la rationalité publique est sacrifiée sur l’autel d’un ego hypertrophié. Tant que l’encensement et la courtisanerie tiendront lieu de stratégie et que la personnalisation extrême tiendra lieu d’institution, le pétrole congolais continuera d’être brûlé non pour le développement, mais pour la gloire éphémère d’un seul homme. Comme quoi, la politique et l'argent rendent folles toutes les personnes non préparées pour les hautes fonctions. Ce mariage offusque plus d'un congolais qui broie le noir alors qu'à côté, les dépenses de prestiges...

𝗚𝗵𝘆𝘀 𝗙𝗼𝗿𝘁𝘂𝗻𝗲́ 𝗕𝗘𝗠𝗕𝗔 𝗗𝗢𝗠𝗕𝗘

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗴𝗮 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗮𝗽𝗽𝗮𝗿𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗶𝗹𝗹𝗶𝘁𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 Le 18 mars 1977, le président Marien Ngouabi...
27/08/2025

𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 : 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗴𝗮 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗮𝗽𝗽𝗮𝗿𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝗶𝗹𝗹𝗶𝘁𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲

Le 18 mars 1977, le président Marien Ngouabi est assassiné à Brazzaville. Cet assassinat est attribué à tort ou à raison au trio, Denis Sassou Nguesso accusé d’avoir désorganisé les services de sécurité, son directeur de cabinet, Florent Ntsiba et Justin Itihi Lékoundzou Ossé Etumba. Dans la foulée, un comité militaire du parti (CMP) est mis sur pied pour gérer le Congo. Le véhicule sécuritaire déjà éprouvé, s’enfonce définitivement.

Faisant suite au Front de Libération l’Enclave du Cabinda (FLEC) qui menace d'attaquer le CFCO et aux indices d'atteinte à sa vie, le président Marien Ngouabi, nomme Denis Sassou Nguesso ministre de la défense cumulativement avec ses fonctions de président de la commission permanente à l'armée. Cette décision issue de la dissolution de la police et de la gendarmerie en 1972 a abouti à créer d’abords une Direction Générale des Services de Sécurité (DGSS) coordonnant la totalité des services d’intelligence de l’armée, de la police et de la défunte gendarmerie.

Le commandant Sassou, alors numéro deux de l’état-major spécial révolutionnaire a des ambitions sur le trône. Le capitaine Jean-Michel EBAKA alors nommé sécrétaire général de la documentation auprès de la DGSS est remplacé par IBARA Denis. Pour mener à bien ses ambitions, le commandant Sassou désorganise les services de sécurité en envoyant les siens en formation en Algérie, Roumanie, etc. A la chute de Marien, il rappelle Emmanuel Ngouolondélé Mongo de Paris pour succéder à IBARA Denis. Progressivement, il positionne ces pions envoyés çà et là. Dans la foulée, sont pris, le décret n°77/549 du 3 novembre 1977 qui crée la Direction Générale de la Sécurité d’État (DGSE) en remplacement de la DGSS. D’autres décrets vont suivre. Ainsi, le 16 janvier 1978, il y a la création du bataillon autonome de la sécurité présidentielle par décret n°78-017 du 16 janvier 1978 (JO 1978-02).

3 mars 1978, le lieutenant Etienne Ngoma est nommé directeur des services extérieurs de la DGSE par décret n°78-161 du 3 mars 1978. Il sera promu plus t**d DG de la police nationale en 1991, après avoir dirigé le commandement de la Zone Autonome de Brazzaville dans l’intervalle. Pour sa part, NGouélondélé-Mongo Emmanuel est confirmé dans ses fonctions de directeur général de la Sécurité d'État par le décret n°78-157 du 3 mars 1978 avec pour adjoint, le capitaine Gustave ZOULA nommé par décret n°78-159 du 3 /03/1978. Quatorze (14) mois après sa création, le bataillon autonome de la sécurité présidentielle est dissous par décret n°79 -119 du 20 mars 1979 pour être recomposé autrement.

A partir de 1983, les nouveaux décrets d’application font largement évoluer la DGSE. En effet, la DGSE nouvelle version est refondée par le décret n°166/83 et son décret d’application n°167/83 du 2 mars 1983. Il faut dire que l’ancienne DGSE créée en 1978 sur les cendre de la DGSS née elle-même des suite de la dissolution de la gendarmerie en 1970 avec le coup d'État de Siroko kinganga et de la dissolution de la police avec le coup d'État de Ange Diawara portait trop de compétences internes non acquises à la cause du nouveau pouvoir. La nouvelle DGSE sera dirigée par le capitaine Emmanuel ELENGA et les services de police par le capitaine Antoine Makouangou.

En 1984, ce sont les magistrats Olanzobo-Ekobiyoa Jean-Marie et Ossombi Odilon qui sont appelés en renfort de compétences et de capacité de la DGSE. Suspectant Florent Tsiba de vouloir le renverser via le Front de Libération des Batékés et Bangangoulous (FROLIBABA), M. Sassou « cole », Camille Oko à Emmanuel Ngouélondele en lui octroyant le poste de chef des services techniques de la DGSE.

Il faut attendre la conférence nationale de 1991 et son décret n°91-680 du 22 juin 1991 qui voit la dissolution de la Direction Générale de la sécurité d'État. Le premier ministre, André Milongo, nomme, Joseph Miegakanda, directeur général de la surveillance du territoire (décret n°91-871du 13 novembre 1991) et Étienne Ngoma, directeur général de la police nationale. Il faut dire ici que finalement trois appareils de sécurité civile auront alors survécus : les Renseignements généraux de la police nationale, la direction générale de la surveillance du territoire et la direction générale des renseignements extérieurs.

𝗟’𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲́𝗲 𝗱𝘂 𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗣𝗮𝘀𝗰𝗮𝗹 𝗟𝗶𝘀𝘀𝗼𝘂𝗯𝗮

En 1992, le Congo connaît les élections présidentielles les plus transparentes de son histoire. M. Lissouba aidé par M. Sassou accède à la magistrature suprême. Mais il trahit son bienfaiteur Sassou en marchant sur les accords de gouvernance. Dans la psychose d'être tué comme Ngouabi, Lissouba impose une toute autre logique de remplacement ethno-tribal à très grande échelle. Désormais, la Direction Générale de la Surveillance du Territoire prend le relais, chapeautée par l’État-major particulier du président structuré autour du Général Ngouélondélé (décret n° 93-088 du 23 avril 1993), secondé par le Colonel MONGO Joseph (décret n° 93-189 du 21 mai 1993), puis le Chef de la sécurité présidentielle IBALA Yves Marcel (décret n° 93-192 du 21 mai 1993) et son adjoint, Lt-Col MBAOU Ferdinand (décret n° 95-44 du 18 février 1995). Un Chef du service de la protection rapprochée Antoine MABONGHOT, complète ce dispositif nommé par le décret n° 95-49 du 24 février 1995. Vont être promus à la police, à la tête des renseignements généraux le colonel Albert NGOTO (décret 96-263 du 4 juin 1996) et à la DGST entre autres : Colonel Kombo Jacques. A la DGST ce sont le colonel Thomas BIKINDOU, Lieutenants-colonels OPENDA-NDEACKA et KAYA-MAMPASSI qui sont promus (décret n° 96-266 du 6 juin 1996). Les colonels Athanase MOUSSOUNGOU (décret n° 95-151), Augustin NGOLÉ (décret n° 94-605 du 22 octobre 1994), LEBBE Georges, NGOUMBA Gaston-Joseph reconduit dans la gestion des transmissions et d'écoutes téléphoniques avant d'être récupéré à sa retraite par Pierre Oba pour ses missions privées, MOINAMONZO Jean-Jacques-Frédéric, OWARO-TONGO Michel, MABOUESSA Joseph, MOKANDA Joseph, etc.

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