17/08/2026
🔴 et les kabilistes: le retour du refoulé ?
Selon Africa Intelligence (17 août 2026), Félix Tshisekedi s’appuie désormais sur une « cellule d’anciens kabilistes » pour préparer le dialogue national censé répondre aux tensions politiques et à la crise sécuritaire dans l’Est.
Oui, vous avez bien lu.
Celui qui a démantelé le FCC, chassé la plupart des cadres de l'ancien président et chef rebelle Joseph Kabila et construit son « Union Sacrée » contre eux… se retrouve aujourd’hui à faire plancher d’anciens du régime précédent sur la feuille de route du dialogue.
Des sources proches du dossier (relayées notamment par Stanis Bujakera / Jeune Afrique le 12 août) citent une commission discrète autour de figures telles que Jean-Charles Okoto, Adolphe Lumanu, Wivine Moleka, Samy Badibanga et d’autres.
Le 8 août, Tshisekedi a même réuni des représentants des Églises, Anthony Nkinzo, Patrick Muyaya et Fortunat Biselele pour figer le format d’un processus baptisé « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
Les Églises (CENCO et ECC) ont déjà émis des réserves.
L’opposition (C64) maintient la pression.
Et pendant ce temps, le président annonce depuis une prochaine adresse à la Nation pour « préciser les contours » d’un dialogue qu’il promet « différent de tous ceux qu’a connus ce pays ».
Alors posons la question:
Tshisekedi est-il encore en position de force… ou est-il arrivé au bout de ses options ?
Après des mois de guerre dans les Kivu, des processus de , et qui piétinent, une opposition qui brandit l’article 64 et une révision constitutionnelle qui crispe tout le monde, le pouvoir semble chercher de l’oxygène là où il ne pensait plus le trouver.
Certains y voient du pragmatisme de haut vol: récupérer les compétences et les réseaux des anciens pour calmer le jeu.
D’autres y voient un aveu.
Un pouvoir qui, six ans après la rupture avec le milliardaire , se retrouve obligé de recalculer avec ceux qu’il avait jetés aux oubliettes.
Rumeurs qui circulent déjà à Kinshasa:
– Certains parlent d’un « plan B » face à l’enlisement sécuritaire.
– D’autres murmurent que l’entourage présidentiel est divisé sur l’opportunité de ce rapprochement tactique.
– Et d’aucuns n’hésitent pas à dire que le dialogue pourrait devenir le terrain de négociation où les kabilistes reviendront par la fenêtre après être sortis par la porte.
Fait ou fiction ?
Pour l’instant, Africa Intelligence et les fuites de Jeune Afrique confirment au moins une chose: la cellule existe, elle travaille, et elle est composée d’anciens du système Kabila.
Alors, stratégie de génie ou signe que le béton commence à manquer d’air ?
Tshisekedi a-t-il encore le luxe de choisir ses alliés… ou est-il désormais coincé au point d’aller revoir ceux qu’il a combattu ?
À vous de juger.