09/06/2026
"Un parent violent ne peut pas être un bon parent. "
Cette phrase choque.
Elle met mal à l’aise.
Parce qu’elle interroge une croyance encore très présente : peut-on être un bon parent lorsque l’on terrorise la mère ou le père de ses enfants ?
Dans les secteurs juridique, social et éducatif, on considère encore souvent que la fonction parentale serait complètement décorrélée du comportement conjugal.
On estime ainsi, par exemple, qu’un père qui contrôle sa compagne ou exerce des violences psychologiques à son encontre agira différemment avec ses enfants, et plus encore après la séparation.
Dans les situations de violences conjugales ou postconjugales, il est donc fréquemment décidé de maintenir le lien entre le parent violent et son enfant, au nom de la possibilité qu’il puisse être un « bon parent ».
Mais finalement, à quel prix ?
Dans un environnement familial sain, l’enfant apprend qu’il peut aimer et être aimé sans condition, que le respect peut exister malgré les conflits, qu’il bénéficie d’une sécurité affective, matérielle et émotionnelle, et que ses émotions sont légitimes.
Dans un contexte de violences intrafamiliales, notamment après une séparation, l’enfant intègre souvent que l’amour et la peur vont de pair, qu’il peut aimer et être aimé sous conditions, que dire non est risqué, ou encore que certaines émotions et pensées doivent être réprimées.
En somme, il risque davantage d’apprendre : « Je dois me protéger, surveiller les autres ou m’adapter pour éviter le danger. »
Malgré ce constat, le maintien du lien est souvent privilégié, quelle qu’en soit la forme : autorité parentale conjointe, droit de visite et d’hébergement, visites médiatisées ou rencontres encadrées.
Parce que l’on continue parfois à considérer qu’un « bon parent » est avant tout une personne qui s’investit matériellement ou affectivement auprès de son enfant, et que celui-ci serait pleinement en capacité de s’opposer à son parent lorsque cela est nécessaire.
Pourtant, de nombreuses situations montrent que le maintien du lien à tout prix peut être délétère, voire dangereux, pour le développement de l’enfant.
Le reconnaître ne revient pas à nier la complexité des situations.
Cela oblige simplement à se poser des questions essentielles :
- Quel modèle relationnel cet enfant est-il en train d’intégrer ?
- Dans quel schéma construit-il ses repères ?
- Dans quel climat développe-t-il son identité ?
- Sa parole est-elle réellement prise en compte ? Et dans quelles conditions est-elle exprimée ?
Rappeler ces questions, c’est rappeler une réalité fondamentale :
La hashtag hashtag ou hashtag est aussi une hashtag hashtag , parce qu’elle impacte directement le développement, la sécurité et la construction de l’enfant.
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