Michaël Landerno

Michaël Landerno Derrière le micro.. Une voix... Des chansons... Des souvenirs... De l'émotion. Un auteur-compositeur-intreprète, arrangeur.

Atteint d'une maladie auto-immune et d'un cancer 🦀

𝗣𝗘𝗧𝗜𝗧 𝗕𝗨𝗟𝗟𝗘𝗧𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗧𝗘́…𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘𝗦 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗦 𝗔𝗨𝗧𝗢𝗣𝗥𝗢𝗖𝗟𝗔𝗠𝗘́𝗦𝗗𝗘 𝗙𝗔𝗖𝗘𝗕𝗢𝗢𝗞Coucou les ami(e)s ! 👋Juste un petit bulletin de sa...
25/08/2026

𝗣𝗘𝗧𝗜𝗧 𝗕𝗨𝗟𝗟𝗘𝗧𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗧𝗘́…
𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘𝗦 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗦 𝗔𝗨𝗧𝗢𝗣𝗥𝗢𝗖𝗟𝗔𝗠𝗘́𝗦
𝗗𝗘 𝗙𝗔𝗖𝗘𝗕𝗢𝗢𝗞

Coucou les ami(e)s ! 👋

Juste un petit bulletin de santé pour vous annoncer que ma voix et mon corps sont toujours partis en vadrouille…

Sans autorisation, sans date de retour et, comble de l’impolitesse, sans même m’envoyer une carte postale !

Je suis donc toujours malade et toujours en situation de handicap.

La photographie me montre debout, souriant et bien habillé. Elle ne dit pas que je suis guéri. Et ma canne n’est pas un accessoire choisi pour être assorti à mes chaussures.

Je sais que certaines phrases partent d’une bonne intention. Mais il est inutile de vous fatiguer à me promettre que :

« Ça va aller. »

« Demain est un autre jour. »

« Tu vas forcément guérir. »

Oui, demain sera effectivement un autre jour. Le calendrier le confirme.

Mon dossier médical, lui, reste un peu moins enthousiaste.

Je connais parfaitement mon état de santé, ses limites et son évolution. Je ne vous demande donc pas de le nier pour me rassurer, mais simplement de l’entendre.

Pour celles et ceux qui ne connaissent toujours pas ma pathologie, je suis atteint d’une myasthénie auto-immune généralisée, également appelée MG.

Vous pouvez taper ce nom dans un moteur de recherche en privilégiant, de préférence, des sources médicales sérieuses.

Non pas pour obtenir en cinq minutes un diplôme de neurologue, mais simplement pour éviter de me prescrire ensuite de la pensée positive, une tisane et une bonne nuit de sommeil.

La myasthénie est une maladie chronique avec laquelle il faut apprendre à vivre. Les traitements peuvent soulager certains symptômes, limiter les crises ou stabiliser la maladie, mais il n’existe actuellement aucun remède miracle permettant de la faire disparaître définitivement.

Et comme la vie apprécie parfois les offres groupées, elle a également ajouté un cancer à mon dossier.

Celui-ci se trouve aujourd’hui en petite rémission partielle. Cela signifie qu’il est plus discret, mais pas totalement disparu. La surveillance continue et certains traitements également.

Alors, lorsque je lis :

« Arrête de te plaindre. »

« Il faut te secouer un peu. »

« Pourtant, tu n’as pas l’air malade. »

Ou encore le merveilleux :

« Il y a des personnes bien plus handicapées que toi… »

J’avoue que ma réserve de patience connaît parfois, elle aussi, quelques faiblesses musculaires.

Pour rappel, je ne me plains pas : je décris ce que je vis.

Et la souffrance n’est pas une compétition. Le handicap ne possède ni classement, ni podium, ni médaille d’or.

Le malheur des autres ne supprime pas le mien, pas plus que mon sourire n’efface mes diagnostics.

Aujourd’hui, mon protocole contre la malveillance numérique est devenu très simple :

Je ne réponds plus.

Je ne me justifie plus.

Je bloque directement.

C’est mon traitement préventif personnel : un seul clic, sans ordonnance et avec très peu d’effets secondaires. 😏

Mon énergie est suffisamment précieuse pour ne plus la gaspiller dans des discussions avec des spécialistes autoproclamés qui diagnostiquent, jugent et condamnent confortablement installés derrière leur écran.

Si vous ne savez pas quoi dire, un simple :

« Je pense à toi. »

« Prends soin de toi. »

« Je suis là si tu as besoin. »

suffit largement.

Et si même quelques mots bienveillants représentent un effort trop important, le silence reste gratuit.

Vous pouvez passer votre chemin, ignorer ma publication et poursuivre tranquillement votre défilement. Certains de mes « ami(e)s » Facebook maîtrisent déjà cette discipline avec une régularité absolument admirable.

Cela ne changera ni mon état de santé ni ma vie.

Je peux pleurer un peu.

Je peux tomber.

Je peux connaître des journées difficiles.

Mais je me relève et je continue à me battre.

Cependant, se relever ne signifie pas être guéri.

Être courageux ne signifie pas ne plus souffrir.

Sourire ne signifie pas que tout va bien.

Et rester debout ne donne à personne le droit de minimiser tout ce qu’il faut affronter pour y parvenir.

Alors soutenez-moi, écoutez-moi ou passez simplement votre chemin…

Mais ne jugez pas mon combat depuis le confort de votre écran.

Merci à celles et ceux qui comprennent que la bienveillance ne guérit peut-être pas les maladies, mais qu’elle rend toujours le chemin un peu moins lourd et beaucoup moins solitaire. 💙

Belle journée à toutes et à tous ! 😊

— Michaël Briant (Micha)
Dit Michaël Landerno

𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗠𝗘𝗦 𝗠𝗢𝗧𝗦 𝗗𝗘𝗩𝗘𝗡𝗔𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗨𝗡 𝗟𝗜𝗩𝗥𝗘 ? J’avoue que cela me touche toujours lorsque l’on me dit :« Michaël, qu’est-ce que t...
24/08/2026

𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗠𝗘𝗦 𝗠𝗢𝗧𝗦 𝗗𝗘𝗩𝗘𝗡𝗔𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗨𝗡 𝗟𝗜𝗩𝗥𝗘 ?

J’avoue que cela me touche toujours lorsque l’on me dit :

« Michaël, qu’est-ce que tu écris bien ! On ressent, dans tes mots, toute la vérité de ton vécu : les humiliations subies et les actes innommables commis à ton encontre durant ta petite enfance, mais aussi les combats que tu mènes depuis maintenant quatre ans face à la maladie, au handicap et au cancer. On attend avec impatience le jour où tu feras de tes écrits, de tes réflexions et de ton histoire un livre ou un recueil. »

Ce livre, j’y pense depuis longtemps.

Il ne serait pas seulement le récit de ma vie. Il rassemblerait mes textes, mes réflexions, mes blessures, mes combats, mes silences, mes colères, mais aussi cette lumière que je m’efforce de préserver, même lorsque l’existence décide de souffler dessus.

La matière est déjà là.

De nombreux écrits sont prêts à quitter mes tiroirs pour rencontrer leurs lecteurs. Il ne manque ni les mots, ni le vécu, ni l’envie. Ce qui me manque aujourd’hui, c’est peut-être un éditeur prêt à croire en ce projet… ou, à défaut, les moyens nécessaires pour lui permettre de voir le jour autrement.

Je ne sais pas encore combien de personnes mon histoire pourrait intéresser. Il faut dire qu’à notre époque, la bienveillance, les témoignages sincères, la tolérance, le respect de la différence et l’humilité font souvent moins de bruit que la haine, la malveillance, la jalousie, l’ignorance, l’indifférence, les jugements, les critiques et la provocation.

La haine trouve facilement une scène et des projecteurs.

La bienveillance, elle, cherche encore parfois qui acceptera de financer la lumière…

Pourtant, je veux continuer à croire que les mots sincères peuvent encore toucher, rassembler, réveiller les consciences et faire du bien à celles et ceux qui traversent leurs propres tempêtes.

Alors aujourd’hui, je me permets de vous en parler ouvertement.

Si vous connaissez un éditeur, une maison d’édition, une association, un dispositif d’aide ou si vous avez une idée sérieuse concernant un financement participatif, des précommandes ou toute autre manière de rendre ce projet possible, je suis preneur de vos conseils et de vos pistes.

Je ne vous demande pas de me faire des promesses. Je vous demande simplement de m’aider à trouver le chemin.

Car un livre ou un recueil naît d’abord sous la plume d’une personne…

mais il faut parfois plusieurs mains tendues pour l’aider à parvenir jusqu’à ses lecteurs.

Et peut-être qu’un jour, grâce à vous, mes mots ne seront plus seulement publiés sur un écran, mais réunis entre les pages d’un livre portant une part de mon histoire… et, qui sait, peut-être aussi un petit morceau de la vôtre.

𝗖𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁, 𝗷’𝗮𝗶 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝗻𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲. 𝗜𝗹 𝗻𝗲 𝗺𝗲 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗾𝘂’𝗮̀ 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗱’𝘆 𝗰𝗿𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗺𝗼𝗶.

— Micha 💙

𝗜𝗟𝗦 𝗩𝗢𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗣𝗛𝗢𝗧𝗢…𝗝𝗔𝗠𝗔𝗜𝗦 𝗖𝗘 𝗤𝗨’𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗔 𝗖𝗢𝗨̂𝗧𝗘́Ils regardent ma vie comme on regarde une photographie.Ils voient l’image...
24/08/2026

𝗜𝗟𝗦 𝗩𝗢𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗣𝗛𝗢𝗧𝗢…
𝗝𝗔𝗠𝗔𝗜𝗦 𝗖𝗘 𝗤𝗨’𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗔 𝗖𝗢𝗨̂𝗧𝗘́

Ils regardent ma vie comme on regarde une photographie.

Ils voient l’image,
mais ignorent le temps qu’il a fallu pour qu’elle apparaisse.

Ils remarquent la lumière sur mon visage,
mais pas toutes les ombres qu’il m’a fallu traverser.

Ils voient l’homme que je suis devenu,
mais pas l’enfant qui a dû apprendre trop tôt
à survivre en silence.

Ils voient mon sourire,
sans connaître le nombre de fois
où je l’ai recousu derrière une porte fermée.

Ils voient que je suis encore debout,
mais pas les chutes, les blessures, les absences,
les nuits de doute ni les matins sans courage
qui ont jalonné mon chemin.

Ils voient parfois mes erreurs,
mais jamais les circonstances qui les ont fait naître.

Ils contemplent le résultat
sans connaître le prix payé.

Et pourtant, ils jugent.

Ils critiquent.

Ils comparent.

Certains ont même obtenu, semble-t-il,
un doctorat en vies qu’ils n’ont jamais vécues.

Ils savent toujours ce que j’aurais dû faire,
ce que j’aurais dû dire,
comment j’aurais dû réagir…

Avec une précision absolument remarquable
pour des gens qui n’étaient pas là.

Il est tellement facile de distribuer des leçons
lorsqu’on n’a jamais porté le poids du cartable.

Mais on ne mesure pas la vie d’un autre
avec la règle de sa propre existence.

Nous n’avons pas reçu les mêmes cartes,
pas connu les mêmes blessures,
pas affronté les mêmes tempêtes,
ni payé le même prix pour parvenir jusqu’ici.

La vraie sagesse commence peut-être
le jour où l’on accepte enfin
que l’on ne sait pas tout.

Écouter avant de répondre.

Comprendre avant de condamner.

Se regarder soi-même
avant d’entreprendre la rénovation morale du voisin.

Mais l’humilité est un miroir exigeant :
certains préfèrent manifestement regarder par la fenêtre.

Avec le temps, j’ai également découvert
un petit mot capable d’effacer
des montagnes entières de générosité :

« 𝗠𝗮𝗶𝘀… »

C’était bien… 𝗺𝗮𝗶𝘀.

Tu as beaucoup donné… 𝗺𝗮𝗶𝘀.

Tu étais présent… 𝗺𝗮𝗶𝘀.

Tu as fait de ton mieux… 𝗺𝗮𝗶𝘀.

Un seul mot,
et tout ce qui le précède semble soudain ne plus compter.

Les heures offertes.

L’énergie dépensée.

Les inquiétudes cachées.

Les efforts accomplis lorsque personne ne regardait.

Les mains tendues.

Les silences avalés.

Tout disparaît derrière ce fameux « mais »,
petite gomme magique utilisée par ceux
pour qui rien ne sera jamais totalement suffisant.

J’ai longtemps essayé de faire davantage.

D’être davantage.

De donner encore,
même lorsque je n’avais presque plus rien pour moi.

J’ai voulu rassurer, aider, soutenir, arranger,
porter parfois des fardeaux qui ne m’appartenaient même pas.

Et malgré tout, il manquait toujours quelque chose.

Un geste.

Une parole.

Un effort supplémentaire.

Une version de moi plus pratique, plus disponible,
plus silencieuse et surtout moins fatigante
pour le confort de certains.

Alors j’ai fini par comprendre ceci :

On peut offrir le meilleur de soi
et décevoir malgré tout ceux
qui attendaient que l’on s’oublie complètement.

Non parce que nous n’avons pas assez donné,
mais parce que certaines attentes
sont des puits sans fond.

Plus on les remplit,
plus elles réclament.

Désormais, je ne mesure plus ma valeur
à la satisfaction des autres.

Je sais ce que j’ai donné.

Je sais les efforts que j’ai accomplis.

Je connais mes intentions, mes limites
et les combats que j’ai menés loin des regards.

Je n’ai donc plus à comparaître chaque jour
devant un tribunal qui n’a jamais lu mon dossier.

Je continue d’avancer la tête haute.

Non par orgueil,
mais parce qu’après avoir tant courbé le dos,
on finit par comprendre que se redresser
n’est pas de l’arrogance :

c’est de la survie.

Réussir sa vie, ce n’est pas forcément
être monté plus haut que les autres.

C’est être resté debout
sans écraser ceux qui étaient encore à terre.

C’est avoir été blessé
sans faire de ses blessures une arme.

C’est avoir connu la trahison
sans devenir soi-même déloyal.

C’est avoir traversé le froid
sans laisser son cœur se transformer en glace.

Je me suis trompé.

J’ai parfois fait confiance aux mauvaises personnes.

J’ai donné trop longtemps
à ceux qui savaient seulement recevoir.

Je suis tombé plus d’une fois
et je ne me suis pas toujours relevé avec élégance.

Mais je me suis relevé.

J’ai appris.

J’ai aimé profondément.

J’ai donné sincèrement.

Et malgré les cicatrices,
j’ai essayé de ne pas devenir
semblable à ceux qui me les avaient laissées.

Voilà peut-être ma plus belle victoire.

Car un jour, tout ce bruit s’arrêtera.

Les critiques se tairont.

Les rivalités paraîtront dérisoires.

Les apparences, les titres, l’argent
et les petites guerres d’ego
resteront derrière nous.

Il ne restera plus qu’une question :

𝗤𝘂’𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀-𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗶𝗰𝗶 ?

Combien de mains avons-nous tendues ?

Combien de cœurs avons-nous réchauffés ?

Combien de fois avons-nous choisi l’amour
plutôt que l’orgueil ?

L’écoute plutôt que le jugement ?

La bienveillance plutôt que ce plaisir minuscule
de rabaisser quelqu’un pour se sentir un peu plus grand ?

La vie est trop courte
pour expliquer sans cesse qui nous sommes
à ceux qui ont déjà décidé de ne pas comprendre.

Elle est trop précieuse
pour mendier l’approbation de personnes
chez qui rien ne sera jamais assez bien.

Alors j’avance.

Avec mes blessures et mes victoires.

Avec mes erreurs et mes vérités.

Avec mes forces, mes fragilités
et toutes les cicatrices que la photographie ne montre pas.

Je continuerai à donner lorsque mon cœur me dira de donner,
mais je ne me sacrifierai plus
sur l’autel de l’éternelle insatisfaction.

Je laisserai chacun penser ce qu’il veut.

Après tout, certaines personnes parlent de moi
parce que parler d’elles-mêmes
leur demanderait sans doute beaucoup plus de courage.

Et lorsque viendra le moment de regarder derrière moi,
je ne chercherai pas à savoir
si j’ai eu raison aux yeux du monde.

J’espère simplement pouvoir me dire :

« 𝗝’𝗮𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷’𝗮𝗶 𝗽𝘂
𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗺’𝗮 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́.

𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝘁𝗮𝗰𝘁,
𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗷𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲́ 𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁.

𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗮𝗶𝘁,
𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗷’𝗮𝗶 𝗲𝘀𝘀𝗮𝘆𝗲́ 𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿.

𝗘𝘁 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗿𝗲́ 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷’𝗮𝗶 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗲𝗿𝘀𝗲́,
𝗷𝗲 𝗻’𝗮𝗶 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲́ 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲́𝗻𝗲̀𝗯𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀
𝗲́𝘁𝗲𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲̀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗹𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗺𝗼𝗶. »

Et cette paix-là vaudra toujours davantage
que tous leurs jugements.

— Michaël Briant 💙
Dit Michaël Landerno

💙 𝗘𝗡 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝗟𝗔 𝗛𝗔𝗜𝗡𝗘 𝗔 𝗦𝗜𝗠𝗣𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗣𝗣𝗥𝗜𝗦 𝗔̀ 𝗦𝗘 𝗙𝗜𝗟𝗠𝗘𝗥.Rebonjour à toutes et à tous,En 2026, la haine n’a malheureusement ...
18/08/2026

💙 𝗘𝗡 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝗟𝗔 𝗛𝗔𝗜𝗡𝗘 𝗔 𝗦𝗜𝗠𝗣𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗣𝗣𝗥𝗜𝗦 𝗔̀ 𝗦𝗘 𝗙𝗜𝗟𝗠𝗘𝗥.

Rebonjour à toutes et à tous,

En 2026, la haine n’a malheureusement pas disparu.

Elle a simplement appris à tenir un téléphone, à appuyer sur « publier », à attendre les vues… puis, parfois, à invoquer la 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁𝗲́ 𝗱’𝗲𝘅𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 lorsque les réactions commencent à tomber.

Depuis quelques jours, une vidéo circule dans laquelle des propos d’une violence sidérante sont tenus à l’encontre d’un homme malade et en situation de handicap.

Je ne sais pas si tout ce que l’on voit est authentique, monté, provoqué ou savamment fabriqué pour créer le scandale.

Et finalement, ce n’est même plus cela qui m’intéresse.

𝗷𝗲 𝗿𝗲𝗳𝘂𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗮𝗰𝗹𝗲.

Je ne partagerai pas cette vidéo.
Je ne donnerai pas de lien vers elle.
Je ne contribuerai pas à faire grimper ses vues.
Je ne transformerai pas quelques minutes de haine en succès numérique.

𝗝𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲̀𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘃𝗲̀𝗹𝗲𝗻𝘁.

Quand quelqu’un explique qu’un être humain malade ou handicapé n’aurait « rien à faire sur Terre », qu’il coûterait trop cher à la société ou qu’il devrait disparaître, nous ne sommes plus dans une petite provocation destinée à faire rire.

Nous touchons à quelque chose de beaucoup plus grave :

𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝘀𝗵𝘂𝗺𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.

Cette vieille mécanique qui consiste à décider que certaines vies vaudraient moins que d’autres.

Les valides avant les handicapés.
Les bien-portants avant les malades.
Les « utiles » avant ceux que certains considèrent comme un coût.

Et là, oui, 𝗹’𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗼𝗯𝗹𝗶𝗴𝗲𝗿 𝗮̀ 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗺𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗿𝗲.

Parce qu’une société commence à perdre son humanité le jour où elle commence à calculer la valeur d’une personne en fonction de ce qu’elle produit, de ce qu’elle coûte, de son autonomie ou de son état de santé.

Une personne handicapée n’est pas une ligne comptable.

Une personne malade n’est pas une dépense superflue.

Une personne dépendante n’est pas un problème qu’il faudrait faire disparaître.

𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲.

Avec une histoire.
Une famille.
Des rêves.
Des blessures.
Des projets.
Des sentiments.
Et exactement la même dignité que n’importe quel autre être humain.

Alors non, je ne veux pas faire connaître davantage cette vidéo.

𝗝𝗲 𝘃𝗲𝘂𝘅 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗽𝗵𝗼𝗯𝗶𝗲.
Je veux parler du validisme.
Je veux parler de cette banalisation inquiétante du mépris envers les personnes fragilisées par la maladie ou le handicap.

Et surtout, je veux rappeler quelque chose d’extrêmement simple :

𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗯𝗲𝗮𝘂𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗶𝗲, 𝗱𝘂 𝗵𝗮𝗻𝗱𝗶𝗰𝗮𝗽 𝗼𝘂 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗲 𝗰𝗿𝗼𝗶𝗿𝗲.

Un accident.
Une maladie.
Quelques secondes.
Un diagnostic.

Et toute une existence peut basculer.

Alors avant de décider quelles vies mériteraient d’être vécues, peut-être faudrait-il commencer par apprendre à respecter celles qui le sont déjà.

Quant à cette vidéo, ma position est simple :

𝘀𝗶𝗴𝗻𝗮𝗹𝗲𝘇-𝗹𝗮 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗲𝘀𝘁𝗶𝗺𝗲𝘇 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰𝗵𝗶𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲𝘀.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.

Ne partageons pas la haine pour expliquer que nous sommes contre la haine.

Parlons des idées.
Combattons les préjugés.
Défendons ceux que certains voudraient rendre invisibles.

Vous vouliez peut-être que l’on parle de vous.

𝗠𝗼𝗶, 𝗷𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗳𝗲̀𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗱’𝗲𝘂𝘅.

Des personnes malades.
Des personnes handicapées.
Des personnes vulnérables.
Des personnes différentes.

Bref…

𝗱𝗲𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀.

Bonne journée à chacune et à chacun, dans le respect, la dignité et le bien vivre ensemble. 💙

— Michaël Briant (Micha)
Dit Michaël Landerno

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