Solliès-Pont ACTU

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UN TROISIEME CHÂTEAU SORT DE L'OUBLIÀ l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, l’Écomusée de la Vallée du Gape...
19/09/2026

UN TROISIEME CHÂTEAU SORT DE L'OUBLI

À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, l’Écomusée de la Vallée du Gapeau lève le voile sur les recherches menées par Bernard Renoux autour des demeures seigneuriales de la ville. Une exposition et une conférence permettront de découvrir une histoire plus complexe qu’on ne l’imaginait, avec notamment l’existence d’une troisième résidence seigneuriale au cœur de la cité.

On croyait assez bien connaître l’histoire des châteaux. Il restait pourtant encore des pages à écrire. Pendant un an et demi, Bernard Renoux, adhérent de l’Écomusée de la Vallée du Gapeau, a multiplié les recherches et les déplacements aux Archives départementales à Draguignan. Actes, documents anciens et fonds d’archives lui ont permis de reprendre le fil de plusieurs siècles d’histoire et de reconstituer progressivement la chronologie des demeures occupées par les seigneurs de Solliès.

Et cette enquête historique réserve une surprise. En effet, une troisième résidence seigneuriale, située dans le village, vient désormais prendre place dans la chronologie entre les châteaux déjà connus de la « Gallerie » et du château dit « Saporta » (Photo), aujourd’hui occupé par la mairie.

Cette découverte permet de porter un regard nouveau sur l'histoire du bourg et sur les déplacements successifs du pouvoir seigneurial. Elle pourrait aussi permettre de mieux comprendre à quels bâtiments font réellement référence certains documents anciens lorsqu'ils évoquent le « château » ou la demeure des seigneurs de Solliès.

C'est tout l'intérêt du travail réalisé par Bernard Renoux : ne pas se satisfaire de la tradition locale, mais retourner aux documents. Plans, actes et textes anciens ont été confrontés afin de suivre l'évolution de ces résidences et de tenter de restituer leur place dans le Solliès d'autrefois.

Les Journées du Patrimoine offriront l'occasion de présenter au public le résultat de cette enquête ainsi que les recherches effectuées dans le fonds de l'Écomusée. Une exposition sera installée dans la salle d'honneur de la mairie, au premier étage. Elle sera accessible matin et après-midi le samedi et le dimanche, puis l'après-midi les lundi, mardi et mercredi suivants, selon les horaires annoncés par les organisateurs.

Le temps fort aura lieu samedi 19 septembre à 17 h 30, dans l'auditorium de la médiathèque René Char, avec une conférence de Bernard Renoux intitulée « L'histoire des trois châteaux de Solliès-Pont ».

À l'occasion de ces journées, une brochure de 24 pages consacrée à l'histoire des châteaux de Solliès-Pont, rédigée par Bernard Renoux et éditée par les Amis du Vieux Toulon, sera également proposée au prix de 10 euros.

Une belle manière de célébrer le patrimoine. Non seulement en ouvrant les portes des monuments, mais aussi en retournant dans les archives pour découvrir que l'histoire de lieux que l'on pensait familiers peut encore réserver des surprises.

ORGUE ET VOIX GREGORIENNES SAMEDI SOIRL’église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont accueillera, samedi 19 septembre à 20...
16/09/2026

ORGUE ET VOIX GREGORIENNES SAMEDI SOIR

L’église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont accueillera, samedi 19 septembre à 20 h 15, un concert réunissant l’organiste Nicolas Pichon et les chanteurs de la Scola Sancta Philuména, placés sous la direction de Philippe Mopin. Une rencontre entre la puissance de l’orgue Callinet et la sobriété du chant grégorien.
Né en 1981, Nicolas Pichon a étudié l’orgue, le piano et le solfège auprès de François Bocquelet à Calais et de Vincent Leroy à Tourcoing, avant de poursuivre sa formation au Conservatoire supérieur de Paris. Il s’est ensuite spécialisé dans l’art de l’improvisation auprès de Pierre Pincemaille, maître reconnu de l’école française d’orgue.

Premier prix d’improvisation en 2012, il a remporté l’année suivante le premier prix et le prix du public du Concours international d’improvisation de Luxeuil-les-Bains. Titulaire des grandes orgues de l’église Saint-Martin-d’Esquermes à Lille depuis 2000, il est également à l’origine du festival d’orgue organisé dans cette église. Son jeu se distingue notamment par une volonté de rendre l’orgue vivant et accessible, en associant la fidélité aux œuvres à une véritable dimension de spectacle.

À ses côtés, la Scola Sancta Philuména (photo) fera entendre la richesse du chant grégorien et des polyphonies médiévales. Fondé en 2015, cet ensemble varois est établi autour de la chapelle Sainte-Philomène, sur les hauteurs de Puget-Ville. Il s’attache à retrouver l’esprit originel de ces chants en s’appuyant sur l’étude des manuscrits médiévaux et des neumes, ces premiers signes de notation musicale qui indiquaient aux chanteurs le mouvement de la mélodie et la manière de conduire la voix.

La formation est dirigée par Philippe Mopin, chanteur, chef de chœur et professeur d’éducation musicale. Ancien membre des Chantres du Thoronet, il pratique le chant grégorien depuis plus de vingt ans et œuvre à sa transmission à travers des concerts, des offices et des stages.

Dans l’acoustique de l’église Saint-Jean-Baptiste, les voix nues des chantres devraient trouver un prolongement naturel dans les sonorités de l’orgue. Le concert permettra ainsi de découvrir deux expressions complémentaires de la musique sacrée : d’un côté, la ligne dépouillée et collective du chant grégorien et de l’autre, les couleurs, la profondeur et la force orchestrale de l’instrument.
Concert « Orgue et chant grégorien », samedi 19 septembre 2026 à 20 h 15, en l’église Saint-Jean-Baptiste. Proposé par les Amis de l’orgue Callinet dans le cadre des journées du patrimoine.

AUX ORIGINES(9) L'HERITAGE DES HOSPITALIERSBien avant que Solliès-Pont ne devienne la commune que nous connaissons aujou...
12/09/2026

AUX ORIGINES
(9) L'HERITAGE DES HOSPITALIERS
Bien avant que Solliès-Pont ne devienne la commune que nous connaissons aujourd'hui, une partie de son territoire appartenait déjà à l'un des ordres religieux les plus puissants du Moyen Âge : les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Leur présence dans la vallée du Gapeau remonte à près de huit siècles et constitue l'un des plus anciens témoignages de l'histoire locale. Des moines... mais aussi des chevaliers

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem naît au XIᵉ siècle, à l'époque des Croisades. À l'origine, sa mission est d'accueillir et de soigner les pèlerins se rendant en Terre Sainte. Très rapidement, l'ordre devient également militaire afin d'assurer leur protection. Ces religieux-chevaliers, que l'on appellera plus t**d les Chevaliers de Malte, reçoivent de nombreuses terres à travers toute l'Europe pour financer leurs activités. La Provence fait partie de leurs principaux territoires.

À Solliès, les Hospitaliers possèdent le domaine du Grand Beaulieu, vaste exploitation agricole située dans la plaine fertile du Gapeau. Comme toutes les commanderies de l'ordre, ce domaine n'est pas seulement une ferme. On y cultive les céréales, les oliviers, les vignes et les arbres fruitiers. Les revenus servent à entretenir les œuvres hospitalières, mais aussi les chevaliers engagés en Méditerranée.

Les Hospitaliers sont réputés pour leur excellente gestion agricole. Ils améliorent les systèmes d'irrigation, développent les cultures et entretiennent les bâtiments avec rigueur. Le domaine bénéficie naturellement des eaux du Gapeau, qui permettent de faire prospérer les terres. Cette organisation contribue au développement économique de toute la vallée. Une présence qui traverse les siècles

Après la disparition des Croisades, les Hospitaliers conservent leurs possessions provençales. L'ordre devient celui de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes puis de Malte, mais le Grand Beaulieu continue d'être exploité pendant plusieurs siècles. Ce n'est qu'à la Révolution française que les biens de l'ordre sont saisis et vendus comme biens nationaux.

La longue présence des Hospitaliers prend alors fin. Aujourd'hui, peu de vestiges rappellent directement cette époque. Pourtant, le nom même du Grand Beaulieu demeure attaché à cette histoire médiévale. Il rappelle qu'avant d'être une commune agricole réputée, Solliès participait déjà, à travers ses domaines, à une vaste organisation religieuse et internationale qui s'étendait de la Provence jusqu'aux rives de la Méditerranée orientale.

AUX ORIGINES(n°8) 1651, LA GROSSE COLERE DU GAPEAUDepuis toujours, le Gapeau est le cœur de la vallée. Il irrigue les te...
04/09/2026

AUX ORIGINES
(n°8) 1651, LA GROSSE COLERE DU GAPEAU

Depuis toujours, le Gapeau est le cœur de la vallée. Il irrigue les terres, alimente les moulins et permet le développement de l'agriculture. Sans lui, Solliès ne serait jamais devenue une seigneurie prospère. Mais cette rivière que l’on appelle de nos jours fleuve côtier, possède aussi un visage redoutable. Pendant des siècles, bien avant la construction des ouvrages modernes de protection, ses crues pouvaient transformer la vallée en un immense torrent dévastateur. L'une des plus terribles survient le 8 septembre 1651. Il y a bientôt 375 ans.

À la fin de l'été 1651, de violents orages éclatent sur le massif des Maures et les reliefs qui dominent la vallée. En quelques heures seulement, les affluents grossissent brutalement et déversent leurs eaux dans le Gapeau. La rivière sort rapidement de son lit. Le courant devient incontrôlable. Les habitants assistent, impuissants, à la montée des eaux qui envahissent les cultures, les chemins et les premières habitations.

La violence du torrent est telle que le pont franchissant le Gapeau ne résiste pas. Sous la pression des eaux et des troncs d'arbres charriés par le courant, l'ouvrage s'effondre. La liaison entre les deux rives est brutalement interrompue. Pendant plusieurs jours, il devient impossible de traverser la rivière.

Les moulins installés le long du Gapeau sont eux aussi durement touchés. Les roues hydrauliques sont arrachées. Les canaux d'alimentation sont éventrés. Les bâtiments les plus proches de la rivière sont gravement endommagés. Or, ces moulins sont indispensables à la vie quotidienne. Ils permettent de moudre le blé, de produire la farine et d'assurer une partie essentielle de l'économie locale.

Même le puissant château des Forbin subit les conséquences de cette catastrophe. Les chroniques rapportent qu'une partie des bâtiments est endommagée par les eaux et les effondrements provoqués par la violence des intempéries. Plusieurs maisons du village sont également détruites ou gravement fragilisées. Les récoltes sont perdues. Les chemins deviennent impraticables. Pour les habitants, il faudra des mois, parfois des années, pour réparer les dégâts.

Cette catastrophe rappelle une réalité que les Solliès-Pontois connaîtront encore à de nombreuses reprises. Le Gapeau est une rivière méditerranéenne, capable de passer d'un faible débit à une crue exceptionnelle en seulement quelques heures. Au fil des siècles, plusieurs inondations marqueront encore la mémoire de la commune, jusqu'aux événements beaucoup plus récents que connaissent les habitants d'aujourd'hui.

Comme après les guerres et les épidémies, Solliès se relève. Le pont est reconstruit. Les moulins reprennent progressivement leur activité. Les canaux sont réparés. Une nouvelle fois, les habitants démontrent leur capacité à rebâtir ce que la nature vient de détruire. Cette résilience deviendra l'une des caractéristiques de l'histoire de la vallée.

JEAN-PIERRE MALTESE, LES COULEURS DE LA LIBERTEJusqu’au 20 septembre, le château accueille les œuvres du peintre Jean-Pi...
03/09/2026

JEAN-PIERRE MALTESE, LES COULEURS DE LA LIBERTE

Jusqu’au 20 septembre, le château accueille les œuvres du peintre Jean-Pierre Maltèse, à l’occasion d’une exposition organisée par l’Office Culturel en partenariat avec la galerie Estades. Formé aux Beaux-Arts de La Seyne pour l’acrylique puis à Toulon pour la sculpture et la peinture, il fréquente, dans les années 1970 et 1980, nombre d’artistes régionaux parmi lesquels Michèle Dolfi-Mabily, Marie Astoin, Jean Sardi et Jean Bartoli.

Chez Maltèse, le regard ne s’arrête jamais à la première impression. Il faut s’approcher, revenir, laisser apparaître les détails. Une couleur en appelle une autre, une forme en révèle une nouvelle et, peu à peu, le tableau entraîne celui qui le regarde au-delà de ce qu’il croyait avoir vu.
Il ne peint pas seulement ce qu’il voit. Il cherche l’émotion qui se cache derrière l’image. Le peintre le résume « Un tableau se lit comme un livre, à chacun son degré de lecture. Un tableau raconte une histoire quel que soit son abstraction. L’histoire de son rapport avec les autres objets, avec le spectateur, et sa propre histoire particulière entre les éléments le constituant : forme, couleur, matière, frontière… ».

« La démarche du peintre doit être hésitante. Le plus important, c’est de ne pas savoir où l’on va, pas de certitudes pour avancer. » Cette phrase pourrait servir de fil conducteur à toute son œuvre. L’incertitude est partout dans sa peinture. L’artiste ne cherche pas à apporter des réponses. Il pose des questions par la couleur, les formes et les espaces, puis laisse au spectateur la liberté d’y trouver les siennes.

Au fil du temps, il a construit une peinture identifiable, affranchie des modes et des écoles, dans laquelle la liberté du créateur demeure essentielle. « Et si peindre en dehors des mouvements du goût du jour, était de créer du bonheur qui donne à penser ? », interroge-t-il. Chez lui, la liberté n’est pas une posture. Elle constitue une manière de peindre.

Une toile de Maltèse est une invitation au voyage. De loin, le regard est d’abord attiré par la lumière. Puis on s’approche. Des détails apparaissent, des signes surgissent, des formes que l’on n’avait pas remarquées se révèlent. Le tableau change à mesure qu’on le regarde. Curieusement, les personnages sont absents. Et pourtant, on les imagine partout. Ils pourraient être dans ces champs, cachés derrière les hautes herbes, à bord des voiliers, allongés quelque part au soleil ou réfugiés dans un cabanon pour profiter d’une sieste.

Ses toiles chantent le Sud. Celui de son enfance tunisienne d’abord, celui de la Provence ensuite. Deux Méditerranées qui semblent parfois se rejoindre dans les mêmes parfums, les mêmes lumières et surtout dans une extraordinaire générosité de couleurs. Les rouges éclatent, les jaunes brûlent, les oranges embrasent la toile. Les bleus deviennent profonds, les mauves surgissent lorsque tombe le soir. Alors peuvent apparaître des montagnes noires, des champs de blé rose, des plages vertes, des ciels rayés ou des soleils carrés. Peu importe finalement que les couleurs soient celles de la réalité.
Chez Jean-Pierre Maltèse, elles doivent avant tout être vivantes.
Car le Sud qu’il peint n’est peut-être pas exactement celui que l’on regarde.
C’est celui que l’on ressent.

L'AGENDA DE SEPTEMBRESeptembre commence en beauté et en couleurs avec une exposition proposée par l’Office Culturel et l...
02/09/2026

L'AGENDA DE SEPTEMBRE

Septembre commence en beauté et en couleurs avec une exposition proposée par l’Office Culturel et la galerie Estades consacrée au peintre Jean-Pierre Maltèse. Le château accueillera les toiles puissantes et chaudes de cet enfant adoptif de Toulon du mardi 2 au dimanche 20, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.

Comme chaque année après la rentrée scolaire, ce sont les associations qui reprennent leurs activités autour du traditionnel forum, le samedi 5 de 9 h 30 à 16 h 30 dans le parc du château (Buvette et petite restauration sur place, de plus, une collecte de bouchons est annoncée avec Handibou.

Dimanche 6, la blood run est organisée par les Donneurs de sang de la Vallée du Gapeau avec la participation de la municipalité, Handibou et l'Avag. Une épreuve qui comprend 3 courses : une marche de 7,2 km, une course handi-fauteuil de 14,4 km et une course pédestre de 7,2 km ouverte à tous à partir de 16 ans. Inscriptions sur Sportips.fr

La Médiathèque René-Char accueillera des ateliers gratuits pour adultes d’improvisation théâtrale le samedi 12 de 14 heures à 16 h 30. Inscriptions au 04 94 00 62 39. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, les Amis de l’orgue Callinet proposent le samedi 19 à 20 h 15 un concert « Orgue et chants grégoriens » en l’église St-Jean-Baptiste avec Nicolas Pichon à l’orgue et la Scola Santa Philuména. Au programme : Duruflé, de Grigny, Von Bingen, Huelgas et Marchand).

Retour sur la figue avec un circuit conférence gratuit proposé par l’Office Intercommunal du Tourisme intitulé « Du verger à la coopérative », samedi 19 à partir de 9 heures. Inscriptions au 04 94 28 92 35. Le même jour à la salle des fêtes de 9 heures à 15 heures, le Secours Populaire (Photo) tiendra sa braderie de rentrée (Petite brocante, jouets, vêtements, livres, articles neufs et d’occasion). Renseignements au 07 68 28 10 70.

Samedi 19 et dimanche 20, les journées du patrimoine feront l’objet d’une présentation ultérieure. Mardi 22 à 18 h 30, séance publique du conseil municipal à la salle des fêtes. Jeudi 24 de 14 heures à 17 h 30, la reprise du thé dansant du CCAS à la salle des fêtes. Inscriptions au 04 94 13 88 90.

Vendredi 25 à 18 heures, la médiathèque invite à une conférence intitulée « Comprendre le ciel depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours » par Robert Fauchier. Entrée libre.

Samedi 26 et dimanche 27 se tiendra la 17e bourse du 2 chevaux club varois de 9 heures à 18 heures (Expositions, bourses d’échanges, animations diverses, foodtruck, artisanat local…). Entrée 2,5 euros. Enfin, le dimanche 27 sur le parking du boulodrome, le comité des fêtes organisera son vide greniers. Contact au 07 77 06 64 58.

EKLEKTIK, QUATRE AMIS POUR LE PLAISIR DE JOUERIls se sont rencontrés autour du Taï-chi-chuan avant de découvrir qu'ils p...
29/08/2026

EKLEKTIK, QUATRE AMIS POUR LE PLAISIR DE JOUER

Ils se sont rencontrés autour du Taï-chi-chuan avant de découvrir qu'ils partageaient une autre passion, la musique. Depuis plus de trois ans, les quatre musiciens locaux cultivent un répertoire sans frontières, de la variété au rock en passant par le reggae. Ils seront sur la place du Général-Gardanne lors de la Fête de la Figue.

L'histoire d'Eklektik aurait difficilement pu être imaginée à l'avance. Pas d'annonce passée pour recruter des musiciens, pas d'audition ni même, au départ, l'idée de constituer un groupe. Tout commence dans des cours de taï-chi-chuan où, au fil des séances, des amitiés se nouent. Parmi les pratiquants se trouvent Pascal Mesnier, guitariste et chanteur, et Vincent Bataller, saxophoniste qui joue également de l'aérophone, un instrument électronique piloté par le souffle. Un jour, Vincent se rend chez Pascal pour s'entraîner au tai-chi. Son regard tombe sur une guitare posée contre un mur. La surprise est réciproque lorsque Vincent lui apprend qu'il joue du saxophone. Une idée toute simple surgit alors. Puisqu'ils font chacun de la musique de leur côté, pourquoi ne pas essayer d'en faire ensemble ? Une première répétition est organisée. L'aventure vient de commencer sans que personne ne le sache encore.

Quelque temps plus t**d, lors d'un apéritif réunissant plusieurs amis du taï-chi-chuan, leur professeur apprend l'existence de ce duo naissant. Et la conversation prend une nouvelle tournure. En effet, lui-même joue de la batterie. Une fois encore, il ne faut guère de temps pour passer de l'idée aux instruments. Le duo devient trio.
Il manque encore une basse. C'est alors que Rémy, ami d'enfance du batteur, entre dans l'histoire. Les deux hommes se connaissent depuis l'école maternelle et ont déjà partagé, quelques années auparavant, l'expérience d'un groupe et des tournées. Rémy est invité à venir jouer lors d'une répétition, simplement « pour le plaisir ». Mais avec quelque quarante années d'expérience de la scène, le bassiste, également chanteur, apporte immédiatement une nouvelle dimension à l'ensemble. L'essai ne restera pas sans lendemain.

Depuis maintenant plus de trois ans, les quatre hommes jouent ensemble. Et lorsqu'ils parlent d'Eklektik, ils tiennent à une nuance qui résume sans doute mieux que tout autre leur état d'esprit. Ils ne se considèrent pas seulement comme un groupe de musique, mais comme un groupe d'amis qui fait de la musique ensemble.
Cette complicité se retrouve naturellement dans leur manière d'aborder leur répertoire. Le nom Eklektik s'est d'ailleurs imposé presque comme une évidence. Les quatre musiciens refusent de s'enfermer dans un style particulier. Variété française et internationale, rock, reggae, ils passent volontiers d'un univers à l'autre, au gré de leurs envies et des morceaux qu'ils aiment. Le groupe possède également un répertoire plus feutré, façon piano-bar, pour les ambiances qui réclament davantage de douceur. Leur seule véritable limite, disent-ils, reste la difficulté technique de certains morceaux.

Pour cette fin d'été, les quatre musiciens joueront à domicile. Eklektik participera à la Fête de la Figue les samedi 29 et dimanche 30 août, avec deux rendez-vous programmés de 14 h 30 à 17 h, place du Général-Gardanne.

Une présence qui prend une saveur particulière pour cette formation solliès-pontoise. Au milieu des producteurs, des visiteurs et de l'animation qui accompagneront la 29ᵉ édition de la manifestation, Eklektik apportera son mélange de chansons, de rock, de reggae et de variété.

Et finalement, l'histoire du groupe ressemble assez bien à sa musique : elle s'est construite sans plan préétabli, au hasard des rencontres et des amitiés. Il aura suffi d'une guitare aperçue contre un mur, d'un saxophone dont on ignorait l'existence, puis d'une batterie et d'une basse pour que quatre copains découvrent qu'ils avaient une bonne raison supplémentaire de se retrouver.

FÊTE DE LA FIGUE, LA VIE EN VIOLETTELes samedi 29 et dimanche 30 août, Solliès-Pont accueillera la 29e édition de la Fêt...
28/08/2026

FÊTE DE LA FIGUE, LA VIE EN VIOLETTE

Les samedi 29 et dimanche 30 août, Solliès-Pont accueillera la 29e édition de la Fête de la Figue et du terroir. Producteurs, artisans, visiteurs et gourmands se retrouveront autour du fruit emblématique de la vallée du Gapeau. Les festivités commenceront dès le vendredi soir avec le très attendu repas de la figue.

La fin du mois d'août possède une saveur particulière. C'est le moment où les vergers livrent leurs fruits mûrs et où la Figue de Solliès, reconnaissable à sa peau violette et à sa chair rouge, devient pendant quelques jours la véritable vedette du village. Pour sa 29ᵉ édition, la Fête de la Figue retrouvera les rues, les places et les cœurs. Devenue au fil des années l'un des grands rendez-vous populaires de la commune, la manifestation met à l'honneur un produit qui dépasse aujourd'hui largement les frontières de la vallée.

Avant même l'ouverture officielle du week-end, les festivités débuteront vendredi soir sur la place du village avec le traditionnel repas de la figue qui affiche complet depuis plusieurs jours. Chaque année, plusieurs centaines de convives se retrouvent autour de grandes tablées pour partager un menu faisant naturellement la part belle au fruit local.
Plus qu'un simple dîner, cette soirée constitue désormais le véritable coup d'envoi de la fête. Habitants, producteurs et visiteurs s'y retrouvent dans une ambiance conviviale qui rappelle combien la figue appartient autant au patrimoine humain qu'à son histoire agricole.

Samedi et dimanche, le cœur du village prendra des allures de grand marché provençal. La figue sera bien sûr omniprésente sur le marché, fraîchement cueillie mais aussi déclinée sous de nombreuses formes. La manifestation sera également l'occasion de rencontrer les producteurs et de découvrir les savoir-faire liés au terroir et à la gastronomie locale.

Derrière les étals et les animations se trouve en effet toute une filière agricole. La culture du figuier rythme encore la fin de l'été dans les exploitations de la vallée. Les fruits, particulièrement fragiles, sont cueillis à la main et sélectionnés avec soin avant leur commercialisation. La fête constitue ainsi une vitrine privilégiée pour celles et ceux qui entretiennent les vergers et perpétuent un savoir-faire transmis au fil des générations.

Au-delà de sa dimension gastronomique, la Fête de la Figue est surtout devenue un grand moment de rencontre. Pendant tout un week-end, habitants de la vallée, visiteurs et vacanciers se mêlent dans les rues de la ville pour découvrir les produits locaux et profiter de l'ambiance festive.

À quelques jours de la rentrée des classes, ce dernier grand rendez-vous de l'été permet aussi de rappeler que derrière un fruit devenu célèbre se trouve une histoire agricole profondément enracinée dans la vallée du Gapeau. De la grande tablée du vendredi soir aux animations du dimanche, c'est tout un territoire qui rendra hommage à ses producteurs, à ses vergers et à ce fruit violet qui, année après année, continue de porter le nom de Solliès bien au-delà du Var.

AUX ORIGINES(7) LA GUERRE ET LES EPIDEMIES FRAPPENT LA VALLEEAu XVIIe siècle, Solliès est devenue une seigneurie prospèr...
27/08/2026

AUX ORIGINES
(7) LA GUERRE ET LES EPIDEMIES FRAPPENT LA VALLEE

Au XVIIe siècle, Solliès est devenue une seigneurie prospère. Les terres sont cultivées, les moulins tournent, les jardins des Forbin font l'admiration des voyageurs et le village connaît une certaine stabilité. Mais cette prospérité demeure fragile. Comme toute la Provence, Solliès va traverser des décennies particulièrement éprouvantes, marquées par les guerres, les maladies et les catastrophes naturelles.

Les guerres de Religion
À partir de 1562, la France est déchirée par les guerres de Religion opposant catholiques et protestants. La Provence reste majoritairement catholique, mais les affrontements touchent l'ensemble de la région. Des troupes traversent régulièrement les vallées, les récoltes sont réquisitionnées, les habitants vivent dans l'incertitude et les déplacements deviennent dangereux. Même si Solliès n'est pas le théâtre de grandes batailles, la population subit les conséquences d'un conflit qui ensanglante le royaume pendant près de quarante ans.

La peur de la peste
À ces troubles s'ajoutent les épidémies. À plusieurs reprises, la peste frappe la Provence. Chaque apparition de la maladie provoque la fermeture des chemins, l'interruption du commerce et la mise en quarantaine des villages. Les habitants vivent dans la crainte permanente de voir arriver un voyageur contaminé. La dernière grande épidémie provençale, celle de 1720, partie de Marseille, atteint une partie du département. Les autorités mettent en place des barrages sanitaires et contrôlent strictement les déplacements afin d'empêcher la propagation du fléau.
Le Gapeau, une richesse… mais aussi une menace
Le Gapeau fait vivre la vallée, mais il peut aussi la dévaster. Avant les aménagements modernes, les crues sont fréquentes. Après de fortes pluies, la rivière sort brutalement de son lit, emportant parfois récoltes, ponts, chemins et canaux d'irrigation. Chaque inondation représente une catastrophe pour les paysans qui voient parfois disparaître le travail de toute une année.

Les armées traversent la Provence
Au début du XVIIIe siècle, la guerre de Succession d'Espagne embrase l'Europe. En 1707, les troupes du duc de Victor-Amédée II de Savoie, allié aux Autrichiens contre Louis XIV, pénètrent en Provence. Après avoir franchi les Alpes, elles traversent plusieurs secteurs du Var. La vallée du Gapeau voit passer soldats, chevaux, chariots et convois militaires. Même sans combat majeur à Solliès, cette présence représente une lourde charge pour les habitants, contraints de fournir nourriture, fourrage et logements aux troupes de passage.

Une population résiliente
Malgré ces épreuves, les Solliès-Pontois reconstruisent inlassablement leurs maisons, remettent les terres en culture et réparent les moulins et les canaux. Cette capacité à surmonter les crises façonne peu à peu le caractère de la commune. À chaque guerre, à chaque inondation, à chaque épidémie, le village renaît. Cette résilience explique en grande partie pourquoi Solliès poursuivra son développement au cours du XVIIIe siècle.

HONNEUR AUX LIBERATEURSCe 24 août, la ville a commémoré le 82e anniversaire de sa Libération. Une date qui rappelle les ...
26/08/2026

HONNEUR AUX LIBERATEURS

Ce 24 août, la ville a commémoré le 82e anniversaire de sa Libération. Une date qui rappelle les violents combats livrés dans la vallée du Gapeau en août 1944 et le sacrifice des soldats français, des résistants et des civils.

La bataille a en réalité commencé plusieurs jours auparavant. Dès le 17 août, les troupes allemandes en retraite font sauter les deux ponts permettant de franchir le Gapeau afin de ralentir l'avancée des Alliés. Les explosions coupent pratiquement la commune en deux. Le 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais, sous les ordres du colonel Salan, paie un tribut particulièrement lourd. Au total, 34 soldats français tombent lors des combats pour la libération de Solliès-Pont, dont 24 Tirailleurs Sénégalais.

Derrière ces chiffres se cachent des destins individuels. Celui du caporal Diallo Souleymana en est un exemple particulièrement émouvant. Originaire d'Afrique de l'Ouest et appartenant à la 6e compagnie du 6ᵉ RTS, il participe aux combats du secteur des Laugiers. Il est tué près du ruisseau du Cubertix, à proximité du chemin de la Diligence. D'abord enterré à la sortie des Laugiers, son corps sera ensuite transféré à la nécropole nationale de Luynes.

Commémorer aujourd'hui cet anniversaire, ce n'est donc pas seulement rappeler une date. C'est remettre des visages derrière l'Histoire et se souvenir que la liberté retrouvée le 24 août 1944 fut acquise au prix du courage et de la vie d'hommes venus parfois de très loin.

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