Solliès-Pont ACTU

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AUX ORIGINES(10) LA REVOLUTION SIGNE LA FIN DES FORBIN Pendant plus de trois siècles, la famille de Forbin a façonné le ...
26/09/2026

AUX ORIGINES
(10) LA REVOLUTION SIGNE LA FIN DES FORBIN

Pendant plus de trois siècles, la famille de Forbin a façonné le destin de Solliès. Châteaux, jardins, moulins, canaux et domaines agricoles témoignent encore de cette longue période de prospérité. Mais, à la fin du XVIIIᵉ siècle, le vent de la Révolution française souffle jusqu'au cœur de la vallée du Gapeau. En quelques années, un monde vieux de plusieurs siècles disparaît.
Lorsque éclate la Révolution en 1789, les nouvelles venues de Paris mettent plusieurs jours à parvenir jusqu'en Provence. À Solliès, comme ailleurs, les habitants accueillent d'abord avec espoir les réformes annoncées : suppression de nombreux impôts, fin des privilèges et promesse d'une société plus juste. Très vite pourtant, les tensions s'exacerbent. Les symboles de l'Ancien Régime deviennent la cible de la colère populaire.

Le château attaqué
Le château des Forbin, qui domine la vallée depuis des générations, incarne désormais le pouvoir seigneurial. Au cours des années révolutionnaires, il est envahi, pillé puis partiellement incendié. Le mobilier est dispersé. Les archives disparaissent en partie. Les décors, les boiseries et de nombreux aménagements intérieurs sont détruits ou vendus. Ce qui avait été l'une des plus belles demeures de Provence devient progressivement une vaste bâtisse abandonnée.
Face aux bouleversements politiques, les Forbin quittent définitivement Solliès. La seigneurie disparaît. Les droits féodaux sont abolis. Les habitants ne sont plus les sujets d'un seigneur mais deviennent des citoyens. Une page de plus de trois cents ans se tourne définitivement.

Une nouvelle organisation
Les biens seigneuriaux et ecclésiastiques sont saisis puis vendus comme biens nationaux. Les anciennes terres changent de propriétaires. Une nouvelle classe de cultivateurs, de commerçants et de notables locaux émerge progressivement. La société solliès-pontoise se transforme profondément.
Quelques années plus t**d, la Révolution réorganise entièrement l'administration française. Les anciennes seigneuries disparaissent au profit des communes. Le 14 février 1790, les municipalités sont créées. Puis, en 1797, l'ancien territoire de Solliès est officiellement partagé en plusieurs communes distinctes : Solliès-Pont, Solliès-Ville, Solliès-Toucas et La Farlède prennent leur autonomie administrative. C'est véritablement l'acte de naissance de la commune de Solliès-Pont telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Le château renaît
Malgré les destructions, le château n'est pas totalement perdu. Au XIXᵉ siècle, plusieurs propriétaires successifs entreprennent sa restauration. Les bâtiments sont sauvés de la ruine, même si une grande partie de leur décor d'origine a disparu à jamais. Aujourd'hui encore, le château des Forbin demeure le témoin le plus spectaculaire de cette histoire mouvementée. Son acquisition par la ville en 1998 et sa transformation en centre administratif et culturel en 2015 lui ont offert un nouvel avenir.

LE TCSP ET LE PARATENNIS EN NATIONALE 2Avec plus de 530 licenciés, près de 280 jeunes à l’École de Tennis et 30 équipes ...
23/09/2026

LE TCSP ET LE PARATENNIS EN NATIONALE 2

Avec plus de 530 licenciés, près de 280 jeunes à l’École de Tennis et 30 équipes engagées en compétition, le Tennis Club poursuit sa croissance. Le club franchit une nouvelle étape en faisant du paratennis l’un des axes majeurs de son projet, avec l’engagement d’une équipe en Nationale 2.

Le TCSP ne cesse d’élargir son terrain de jeu. Au tennis traditionnel se sont progressivement ajoutés le padel, le beach-tennis ou encore le Pickleball. Cette saison, c’est le paratennis qui prend une nouvelle dimension au sein du club solliès-pontois. Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large qui est de permettre au plus grand nombre d’accéder à la pratique sportive, quels que soient son âge, son niveau ou son parcours. Pour le TCSP, performance et inclusion ne sont pas deux démarches distinctes. Elles participent au contraire d’un même projet associatif fondé sur l’effort, le respect, la persévérance, la transmission et la confiance en soi.

Cette ambition se concrétise notamment par l’engagement, pour la première fois, d’une équipe de paratennis en Championnat de France de Nationale 2. L’équipe pourra d’abord compter sur Rodolphe Lopez, 7e joueur français. Ancien joueur de tennis valide, il s’est tourné vers le tennis fauteuil après un accident sans renoncer à sa passion. À ses côtés évoluera Julien Vieil, 19e Français et également éducateur au TCSP. Double champion de France junior en 2018 et 2019, il poursuit depuis plusieurs saisons une progression qui l’a conduit aux portes du Top 15 national.

Deux autres joueurs complètent l’équipe. Pierrick Faure, aujourd’hui 23e Français, s’est notamment distingué par une progression particulièrement rapide, passant de la 198e à la 28e place nationale dès sa première saison. Jeferson Fardoux, classé 41e, est quant à lui issu du tennis de table avant de se passionner progressivement pour le tennis fauteuil et d’en faire un véritable projet sportif.

La rentrée du club prend également cette année une dimension particulière avec la présence de Yann Guilhem, champion paralympique de tennis de table, médaillé d’or aux Jeux de Pékin en 2008 puis médaillé de bronze à Londres en 2012. Sa rencontre avec Julien Vieil permettra de réunir deux générations de sportifs autour de l’expérience du très haut niveau et du mouvement paralympique. Pour les dirigeants du TCSP, cette présence doit également permettre aux jeunes licenciés de découvrir des parcours montrant jusqu’où peuvent conduire le travail, la détermination et la persévérance.

Car le développement du paratennis ne se limite pas à la constitution d’une équipe de compétition. Le club entend mettre en place une politique plus globale : accueil des personnes en situation de handicap, développement du tennis fauteuil, sensibilisation du public, accompagnement vers la compétition et formation des éducateurs. Avec cette première équipe engagée en Nationale 2, le TCSP ouvre ainsi un nouveau chapitre de son histoire. Mais derrière l’objectif sportif affiché se dessine une ambition plus large : faire de Solliès-Pont l’un des lieux de référence du sport inclusif en Région Sud et montrer que l’accès au sport et la recherche de performance peuvent avancer sur le même court.

LA MAISON DE SANTE SE PORTE BIENLancée il y a 2 ans pour enrayer la désertification médicale, la structure de 1 000 m² s...
22/09/2026

LA MAISON DE SANTE SE PORTE BIEN

Lancée il y a 2 ans pour enrayer la désertification médicale, la structure de 1 000 m² s'est imposée comme le cœur battant de la santé dans la ville. Une réussite portée par une vision municipale forte et rapidement complétée par de nouvelles infrastructures.

Dès la fin des années 2010, le constat s'imposait avec inquiétude : comme de nombreuses communes varoises, Solliès-Pont risquait de céder sous la menace de la désertification médicale. Face à ce défi majeur, le maire André Garron, lui-même ancien chirurgien des armées et fin connaisseur des enjeux de santé publique, a immédiatement pris la mesure de la crise. En initiant une large série de consultations avec les professionnels de santé locaux, l'élu a posé les bases d'un projet ambitieux : créer un pôle médical moderne capable d'attirer de jeunes praticiens et de garantir une offre de soins de qualité à ses administrés.

Déployée sur 1 000 m² et deux niveaux, la structure abrite 14 cabinets médicaux, une salle d'urgence parfaitement équipée et un hall qui ne désemplit pas. Celle-ci repose sur un maillage serré et complémentaire entre médecine générale, spécialités et soins paramédicaux. On y trouve un socle médical solide avec 5 généralistes qui assurent le suivi quotidien des familles de la commune. Une médecine spécialisée de proximité avec 5 spécialistes (cardiologue, angiologue, rhumatologue et chirurgien vasculaire). De même qu’une équipe paramédicale complète de 10 professionnels (infirmières, ergothérapeutes, diététicienne, psychomotricienne) qui veillent au suivi global des patients.
Au-delà des simples consultations, l'établissement s'est distingué par une médecine préventive très active avec notamment des campagnes de vaccination, de dépistage ciblé des cancers, des programmes de prévention pour les patients diabétiques ou encore des actions concrètes pour le maintien de l'autonomie des personnes âgées à domicile.

Cette dynamique portée par la MSP s'inscrit dans un plan plus large d'équipement de la commune. En deux ans, l'offre de soins globale de Solliès-Pont s'est considérablement enrichie. Un nouveau centre dentaire comptant trois praticiens vient renforcer l'offre de soins bucco-dentaires (Parking Beltrame). Un centre de radiologie moderne ouvrira qui ses portes d'ici la fin de l'année en lieu et place de l'ancienne perception. Et le nouvel Ehpad, implanté au cœur de l'écoquartier qui voit ses travaux s'achever pour offrir prochainement un cadre de vie adapté à nos aînés. En combinant anticipation politique, infrastructures modernes et synergie entre professionnels, la ville a su inverser la tendance. Deux ans après son ouverture, la Maison de santé n'est plus seulement une réponse à la crise : elle est devenue le modèle d'une politique publique réussie.

UN TROISIEME CHÂTEAU SORT DE L'OUBLIÀ l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, l’Écomusée de la Vallée du Gape...
19/09/2026

UN TROISIEME CHÂTEAU SORT DE L'OUBLI

À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, l’Écomusée de la Vallée du Gapeau lève le voile sur les recherches menées par Bernard Renoux autour des demeures seigneuriales de la ville. Une exposition et une conférence permettront de découvrir une histoire plus complexe qu’on ne l’imaginait, avec notamment l’existence d’une troisième résidence seigneuriale au cœur de la cité.

On croyait assez bien connaître l’histoire des châteaux. Il restait pourtant encore des pages à écrire. Pendant un an et demi, Bernard Renoux, adhérent de l’Écomusée de la Vallée du Gapeau, a multiplié les recherches et les déplacements aux Archives départementales à Draguignan. Actes, documents anciens et fonds d’archives lui ont permis de reprendre le fil de plusieurs siècles d’histoire et de reconstituer progressivement la chronologie des demeures occupées par les seigneurs de Solliès.

Et cette enquête historique réserve une surprise. En effet, une troisième résidence seigneuriale, située dans le village, vient désormais prendre place dans la chronologie entre les châteaux déjà connus de la « Gallerie » et du château dit « Saporta » (Photo), aujourd’hui occupé par la mairie.

Cette découverte permet de porter un regard nouveau sur l'histoire du bourg et sur les déplacements successifs du pouvoir seigneurial. Elle pourrait aussi permettre de mieux comprendre à quels bâtiments font réellement référence certains documents anciens lorsqu'ils évoquent le « château » ou la demeure des seigneurs de Solliès.

C'est tout l'intérêt du travail réalisé par Bernard Renoux : ne pas se satisfaire de la tradition locale, mais retourner aux documents. Plans, actes et textes anciens ont été confrontés afin de suivre l'évolution de ces résidences et de tenter de restituer leur place dans le Solliès d'autrefois.

Les Journées du Patrimoine offriront l'occasion de présenter au public le résultat de cette enquête ainsi que les recherches effectuées dans le fonds de l'Écomusée. Une exposition sera installée dans la salle d'honneur de la mairie, au premier étage. Elle sera accessible matin et après-midi le samedi et le dimanche, puis l'après-midi les lundi, mardi et mercredi suivants, selon les horaires annoncés par les organisateurs.

Le temps fort aura lieu samedi 19 septembre à 17 h 30, dans l'auditorium de la médiathèque René Char, avec une conférence de Bernard Renoux intitulée « L'histoire des trois châteaux de Solliès-Pont ».

À l'occasion de ces journées, une brochure de 24 pages consacrée à l'histoire des châteaux de Solliès-Pont, rédigée par Bernard Renoux et éditée par les Amis du Vieux Toulon, sera également proposée au prix de 10 euros.

Une belle manière de célébrer le patrimoine. Non seulement en ouvrant les portes des monuments, mais aussi en retournant dans les archives pour découvrir que l'histoire de lieux que l'on pensait familiers peut encore réserver des surprises.

ORGUE ET VOIX GREGORIENNES SAMEDI SOIRL’église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont accueillera, samedi 19 septembre à 20...
16/09/2026

ORGUE ET VOIX GREGORIENNES SAMEDI SOIR

L’église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont accueillera, samedi 19 septembre à 20 h 15, un concert réunissant l’organiste Nicolas Pichon et les chanteurs de la Scola Sancta Philuména, placés sous la direction de Philippe Mopin. Une rencontre entre la puissance de l’orgue Callinet et la sobriété du chant grégorien.
Né en 1981, Nicolas Pichon a étudié l’orgue, le piano et le solfège auprès de François Bocquelet à Calais et de Vincent Leroy à Tourcoing, avant de poursuivre sa formation au Conservatoire supérieur de Paris. Il s’est ensuite spécialisé dans l’art de l’improvisation auprès de Pierre Pincemaille, maître reconnu de l’école française d’orgue.

Premier prix d’improvisation en 2012, il a remporté l’année suivante le premier prix et le prix du public du Concours international d’improvisation de Luxeuil-les-Bains. Titulaire des grandes orgues de l’église Saint-Martin-d’Esquermes à Lille depuis 2000, il est également à l’origine du festival d’orgue organisé dans cette église. Son jeu se distingue notamment par une volonté de rendre l’orgue vivant et accessible, en associant la fidélité aux œuvres à une véritable dimension de spectacle.

À ses côtés, la Scola Sancta Philuména (photo) fera entendre la richesse du chant grégorien et des polyphonies médiévales. Fondé en 2015, cet ensemble varois est établi autour de la chapelle Sainte-Philomène, sur les hauteurs de Puget-Ville. Il s’attache à retrouver l’esprit originel de ces chants en s’appuyant sur l’étude des manuscrits médiévaux et des neumes, ces premiers signes de notation musicale qui indiquaient aux chanteurs le mouvement de la mélodie et la manière de conduire la voix.

La formation est dirigée par Philippe Mopin, chanteur, chef de chœur et professeur d’éducation musicale. Ancien membre des Chantres du Thoronet, il pratique le chant grégorien depuis plus de vingt ans et œuvre à sa transmission à travers des concerts, des offices et des stages.

Dans l’acoustique de l’église Saint-Jean-Baptiste, les voix nues des chantres devraient trouver un prolongement naturel dans les sonorités de l’orgue. Le concert permettra ainsi de découvrir deux expressions complémentaires de la musique sacrée : d’un côté, la ligne dépouillée et collective du chant grégorien et de l’autre, les couleurs, la profondeur et la force orchestrale de l’instrument.
Concert « Orgue et chant grégorien », samedi 19 septembre 2026 à 20 h 15, en l’église Saint-Jean-Baptiste. Proposé par les Amis de l’orgue Callinet dans le cadre des journées du patrimoine.

AUX ORIGINES(9) L'HERITAGE DES HOSPITALIERSBien avant que Solliès-Pont ne devienne la commune que nous connaissons aujou...
12/09/2026

AUX ORIGINES
(9) L'HERITAGE DES HOSPITALIERS
Bien avant que Solliès-Pont ne devienne la commune que nous connaissons aujourd'hui, une partie de son territoire appartenait déjà à l'un des ordres religieux les plus puissants du Moyen Âge : les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Leur présence dans la vallée du Gapeau remonte à près de huit siècles et constitue l'un des plus anciens témoignages de l'histoire locale. Des moines... mais aussi des chevaliers

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem naît au XIᵉ siècle, à l'époque des Croisades. À l'origine, sa mission est d'accueillir et de soigner les pèlerins se rendant en Terre Sainte. Très rapidement, l'ordre devient également militaire afin d'assurer leur protection. Ces religieux-chevaliers, que l'on appellera plus t**d les Chevaliers de Malte, reçoivent de nombreuses terres à travers toute l'Europe pour financer leurs activités. La Provence fait partie de leurs principaux territoires.

À Solliès, les Hospitaliers possèdent le domaine du Grand Beaulieu, vaste exploitation agricole située dans la plaine fertile du Gapeau. Comme toutes les commanderies de l'ordre, ce domaine n'est pas seulement une ferme. On y cultive les céréales, les oliviers, les vignes et les arbres fruitiers. Les revenus servent à entretenir les œuvres hospitalières, mais aussi les chevaliers engagés en Méditerranée.

Les Hospitaliers sont réputés pour leur excellente gestion agricole. Ils améliorent les systèmes d'irrigation, développent les cultures et entretiennent les bâtiments avec rigueur. Le domaine bénéficie naturellement des eaux du Gapeau, qui permettent de faire prospérer les terres. Cette organisation contribue au développement économique de toute la vallée. Une présence qui traverse les siècles

Après la disparition des Croisades, les Hospitaliers conservent leurs possessions provençales. L'ordre devient celui de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes puis de Malte, mais le Grand Beaulieu continue d'être exploité pendant plusieurs siècles. Ce n'est qu'à la Révolution française que les biens de l'ordre sont saisis et vendus comme biens nationaux.

La longue présence des Hospitaliers prend alors fin. Aujourd'hui, peu de vestiges rappellent directement cette époque. Pourtant, le nom même du Grand Beaulieu demeure attaché à cette histoire médiévale. Il rappelle qu'avant d'être une commune agricole réputée, Solliès participait déjà, à travers ses domaines, à une vaste organisation religieuse et internationale qui s'étendait de la Provence jusqu'aux rives de la Méditerranée orientale.

AUX ORIGINES(n°8) 1651, LA GROSSE COLERE DU GAPEAUDepuis toujours, le Gapeau est le cœur de la vallée. Il irrigue les te...
04/09/2026

AUX ORIGINES
(n°8) 1651, LA GROSSE COLERE DU GAPEAU

Depuis toujours, le Gapeau est le cœur de la vallée. Il irrigue les terres, alimente les moulins et permet le développement de l'agriculture. Sans lui, Solliès ne serait jamais devenue une seigneurie prospère. Mais cette rivière que l’on appelle de nos jours fleuve côtier, possède aussi un visage redoutable. Pendant des siècles, bien avant la construction des ouvrages modernes de protection, ses crues pouvaient transformer la vallée en un immense torrent dévastateur. L'une des plus terribles survient le 8 septembre 1651. Il y a bientôt 375 ans.

À la fin de l'été 1651, de violents orages éclatent sur le massif des Maures et les reliefs qui dominent la vallée. En quelques heures seulement, les affluents grossissent brutalement et déversent leurs eaux dans le Gapeau. La rivière sort rapidement de son lit. Le courant devient incontrôlable. Les habitants assistent, impuissants, à la montée des eaux qui envahissent les cultures, les chemins et les premières habitations.

La violence du torrent est telle que le pont franchissant le Gapeau ne résiste pas. Sous la pression des eaux et des troncs d'arbres charriés par le courant, l'ouvrage s'effondre. La liaison entre les deux rives est brutalement interrompue. Pendant plusieurs jours, il devient impossible de traverser la rivière.

Les moulins installés le long du Gapeau sont eux aussi durement touchés. Les roues hydrauliques sont arrachées. Les canaux d'alimentation sont éventrés. Les bâtiments les plus proches de la rivière sont gravement endommagés. Or, ces moulins sont indispensables à la vie quotidienne. Ils permettent de moudre le blé, de produire la farine et d'assurer une partie essentielle de l'économie locale.

Même le puissant château des Forbin subit les conséquences de cette catastrophe. Les chroniques rapportent qu'une partie des bâtiments est endommagée par les eaux et les effondrements provoqués par la violence des intempéries. Plusieurs maisons du village sont également détruites ou gravement fragilisées. Les récoltes sont perdues. Les chemins deviennent impraticables. Pour les habitants, il faudra des mois, parfois des années, pour réparer les dégâts.

Cette catastrophe rappelle une réalité que les Solliès-Pontois connaîtront encore à de nombreuses reprises. Le Gapeau est une rivière méditerranéenne, capable de passer d'un faible débit à une crue exceptionnelle en seulement quelques heures. Au fil des siècles, plusieurs inondations marqueront encore la mémoire de la commune, jusqu'aux événements beaucoup plus récents que connaissent les habitants d'aujourd'hui.

Comme après les guerres et les épidémies, Solliès se relève. Le pont est reconstruit. Les moulins reprennent progressivement leur activité. Les canaux sont réparés. Une nouvelle fois, les habitants démontrent leur capacité à rebâtir ce que la nature vient de détruire. Cette résilience deviendra l'une des caractéristiques de l'histoire de la vallée.

JEAN-PIERRE MALTESE, LES COULEURS DE LA LIBERTEJusqu’au 20 septembre, le château accueille les œuvres du peintre Jean-Pi...
03/09/2026

JEAN-PIERRE MALTESE, LES COULEURS DE LA LIBERTE

Jusqu’au 20 septembre, le château accueille les œuvres du peintre Jean-Pierre Maltèse, à l’occasion d’une exposition organisée par l’Office Culturel en partenariat avec la galerie Estades. Formé aux Beaux-Arts de La Seyne pour l’acrylique puis à Toulon pour la sculpture et la peinture, il fréquente, dans les années 1970 et 1980, nombre d’artistes régionaux parmi lesquels Michèle Dolfi-Mabily, Marie Astoin, Jean Sardi et Jean Bartoli.

Chez Maltèse, le regard ne s’arrête jamais à la première impression. Il faut s’approcher, revenir, laisser apparaître les détails. Une couleur en appelle une autre, une forme en révèle une nouvelle et, peu à peu, le tableau entraîne celui qui le regarde au-delà de ce qu’il croyait avoir vu.
Il ne peint pas seulement ce qu’il voit. Il cherche l’émotion qui se cache derrière l’image. Le peintre le résume « Un tableau se lit comme un livre, à chacun son degré de lecture. Un tableau raconte une histoire quel que soit son abstraction. L’histoire de son rapport avec les autres objets, avec le spectateur, et sa propre histoire particulière entre les éléments le constituant : forme, couleur, matière, frontière… ».

« La démarche du peintre doit être hésitante. Le plus important, c’est de ne pas savoir où l’on va, pas de certitudes pour avancer. » Cette phrase pourrait servir de fil conducteur à toute son œuvre. L’incertitude est partout dans sa peinture. L’artiste ne cherche pas à apporter des réponses. Il pose des questions par la couleur, les formes et les espaces, puis laisse au spectateur la liberté d’y trouver les siennes.

Au fil du temps, il a construit une peinture identifiable, affranchie des modes et des écoles, dans laquelle la liberté du créateur demeure essentielle. « Et si peindre en dehors des mouvements du goût du jour, était de créer du bonheur qui donne à penser ? », interroge-t-il. Chez lui, la liberté n’est pas une posture. Elle constitue une manière de peindre.

Une toile de Maltèse est une invitation au voyage. De loin, le regard est d’abord attiré par la lumière. Puis on s’approche. Des détails apparaissent, des signes surgissent, des formes que l’on n’avait pas remarquées se révèlent. Le tableau change à mesure qu’on le regarde. Curieusement, les personnages sont absents. Et pourtant, on les imagine partout. Ils pourraient être dans ces champs, cachés derrière les hautes herbes, à bord des voiliers, allongés quelque part au soleil ou réfugiés dans un cabanon pour profiter d’une sieste.

Ses toiles chantent le Sud. Celui de son enfance tunisienne d’abord, celui de la Provence ensuite. Deux Méditerranées qui semblent parfois se rejoindre dans les mêmes parfums, les mêmes lumières et surtout dans une extraordinaire générosité de couleurs. Les rouges éclatent, les jaunes brûlent, les oranges embrasent la toile. Les bleus deviennent profonds, les mauves surgissent lorsque tombe le soir. Alors peuvent apparaître des montagnes noires, des champs de blé rose, des plages vertes, des ciels rayés ou des soleils carrés. Peu importe finalement que les couleurs soient celles de la réalité.
Chez Jean-Pierre Maltèse, elles doivent avant tout être vivantes.
Car le Sud qu’il peint n’est peut-être pas exactement celui que l’on regarde.
C’est celui que l’on ressent.

L'AGENDA DE SEPTEMBRESeptembre commence en beauté et en couleurs avec une exposition proposée par l’Office Culturel et l...
02/09/2026

L'AGENDA DE SEPTEMBRE

Septembre commence en beauté et en couleurs avec une exposition proposée par l’Office Culturel et la galerie Estades consacrée au peintre Jean-Pierre Maltèse. Le château accueillera les toiles puissantes et chaudes de cet enfant adoptif de Toulon du mardi 2 au dimanche 20, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.

Comme chaque année après la rentrée scolaire, ce sont les associations qui reprennent leurs activités autour du traditionnel forum, le samedi 5 de 9 h 30 à 16 h 30 dans le parc du château (Buvette et petite restauration sur place, de plus, une collecte de bouchons est annoncée avec Handibou.

Dimanche 6, la blood run est organisée par les Donneurs de sang de la Vallée du Gapeau avec la participation de la municipalité, Handibou et l'Avag. Une épreuve qui comprend 3 courses : une marche de 7,2 km, une course handi-fauteuil de 14,4 km et une course pédestre de 7,2 km ouverte à tous à partir de 16 ans. Inscriptions sur Sportips.fr

La Médiathèque René-Char accueillera des ateliers gratuits pour adultes d’improvisation théâtrale le samedi 12 de 14 heures à 16 h 30. Inscriptions au 04 94 00 62 39. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, les Amis de l’orgue Callinet proposent le samedi 19 à 20 h 15 un concert « Orgue et chants grégoriens » en l’église St-Jean-Baptiste avec Nicolas Pichon à l’orgue et la Scola Santa Philuména. Au programme : Duruflé, de Grigny, Von Bingen, Huelgas et Marchand).

Retour sur la figue avec un circuit conférence gratuit proposé par l’Office Intercommunal du Tourisme intitulé « Du verger à la coopérative », samedi 19 à partir de 9 heures. Inscriptions au 04 94 28 92 35. Le même jour à la salle des fêtes de 9 heures à 15 heures, le Secours Populaire (Photo) tiendra sa braderie de rentrée (Petite brocante, jouets, vêtements, livres, articles neufs et d’occasion). Renseignements au 07 68 28 10 70.

Samedi 19 et dimanche 20, les journées du patrimoine feront l’objet d’une présentation ultérieure. Mardi 22 à 18 h 30, séance publique du conseil municipal à la salle des fêtes. Jeudi 24 de 14 heures à 17 h 30, la reprise du thé dansant du CCAS à la salle des fêtes. Inscriptions au 04 94 13 88 90.

Vendredi 25 à 18 heures, la médiathèque invite à une conférence intitulée « Comprendre le ciel depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours » par Robert Fauchier. Entrée libre.

Samedi 26 et dimanche 27 se tiendra la 17e bourse du 2 chevaux club varois de 9 heures à 18 heures (Expositions, bourses d’échanges, animations diverses, foodtruck, artisanat local…). Entrée 2,5 euros. Enfin, le dimanche 27 sur le parking du boulodrome, le comité des fêtes organisera son vide greniers. Contact au 07 77 06 64 58.

EKLEKTIK, QUATRE AMIS POUR LE PLAISIR DE JOUERIls se sont rencontrés autour du Taï-chi-chuan avant de découvrir qu'ils p...
29/08/2026

EKLEKTIK, QUATRE AMIS POUR LE PLAISIR DE JOUER

Ils se sont rencontrés autour du Taï-chi-chuan avant de découvrir qu'ils partageaient une autre passion, la musique. Depuis plus de trois ans, les quatre musiciens locaux cultivent un répertoire sans frontières, de la variété au rock en passant par le reggae. Ils seront sur la place du Général-Gardanne lors de la Fête de la Figue.

L'histoire d'Eklektik aurait difficilement pu être imaginée à l'avance. Pas d'annonce passée pour recruter des musiciens, pas d'audition ni même, au départ, l'idée de constituer un groupe. Tout commence dans des cours de taï-chi-chuan où, au fil des séances, des amitiés se nouent. Parmi les pratiquants se trouvent Pascal Mesnier, guitariste et chanteur, et Vincent Bataller, saxophoniste qui joue également de l'aérophone, un instrument électronique piloté par le souffle. Un jour, Vincent se rend chez Pascal pour s'entraîner au tai-chi. Son regard tombe sur une guitare posée contre un mur. La surprise est réciproque lorsque Vincent lui apprend qu'il joue du saxophone. Une idée toute simple surgit alors. Puisqu'ils font chacun de la musique de leur côté, pourquoi ne pas essayer d'en faire ensemble ? Une première répétition est organisée. L'aventure vient de commencer sans que personne ne le sache encore.

Quelque temps plus t**d, lors d'un apéritif réunissant plusieurs amis du taï-chi-chuan, leur professeur apprend l'existence de ce duo naissant. Et la conversation prend une nouvelle tournure. En effet, lui-même joue de la batterie. Une fois encore, il ne faut guère de temps pour passer de l'idée aux instruments. Le duo devient trio.
Il manque encore une basse. C'est alors que Rémy, ami d'enfance du batteur, entre dans l'histoire. Les deux hommes se connaissent depuis l'école maternelle et ont déjà partagé, quelques années auparavant, l'expérience d'un groupe et des tournées. Rémy est invité à venir jouer lors d'une répétition, simplement « pour le plaisir ». Mais avec quelque quarante années d'expérience de la scène, le bassiste, également chanteur, apporte immédiatement une nouvelle dimension à l'ensemble. L'essai ne restera pas sans lendemain.

Depuis maintenant plus de trois ans, les quatre hommes jouent ensemble. Et lorsqu'ils parlent d'Eklektik, ils tiennent à une nuance qui résume sans doute mieux que tout autre leur état d'esprit. Ils ne se considèrent pas seulement comme un groupe de musique, mais comme un groupe d'amis qui fait de la musique ensemble.
Cette complicité se retrouve naturellement dans leur manière d'aborder leur répertoire. Le nom Eklektik s'est d'ailleurs imposé presque comme une évidence. Les quatre musiciens refusent de s'enfermer dans un style particulier. Variété française et internationale, rock, reggae, ils passent volontiers d'un univers à l'autre, au gré de leurs envies et des morceaux qu'ils aiment. Le groupe possède également un répertoire plus feutré, façon piano-bar, pour les ambiances qui réclament davantage de douceur. Leur seule véritable limite, disent-ils, reste la difficulté technique de certains morceaux.

Pour cette fin d'été, les quatre musiciens joueront à domicile. Eklektik participera à la Fête de la Figue les samedi 29 et dimanche 30 août, avec deux rendez-vous programmés de 14 h 30 à 17 h, place du Général-Gardanne.

Une présence qui prend une saveur particulière pour cette formation solliès-pontoise. Au milieu des producteurs, des visiteurs et de l'animation qui accompagneront la 29ᵉ édition de la manifestation, Eklektik apportera son mélange de chansons, de rock, de reggae et de variété.

Et finalement, l'histoire du groupe ressemble assez bien à sa musique : elle s'est construite sans plan préétabli, au hasard des rencontres et des amitiés. Il aura suffi d'une guitare aperçue contre un mur, d'un saxophone dont on ignorait l'existence, puis d'une batterie et d'une basse pour que quatre copains découvrent qu'ils avaient une bonne raison supplémentaire de se retrouver.

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