03/01/2023
Ceux qui sont allés le plus loin dans la représentation du désir 🍆, ce sont les Japonais 🇯🇵.
Pendant près de 250 ans, ils ont développé tout un type d’œuvres d’art, spécifiquement érotiques, qu’on a appelé les Shunga.
Les Shunga ce sont des gravures japonaises érotiques, de style ukiyo-e, pendant l’époque Edo.
Et pour ceux qui ne situent pas, c’est le même style que celui de la vague de Hokusai. D’ailleurs Hokusai a réalisé un grand nombre de Shunga.
Et le style ukiyo-e a été défini ainsi par le romancier Asai Ryoi :
« Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable, chanter des chansons, boire du saké et s'amuser en flottant, ne pas se laisser abattre par la pauvreté et ne pas la laisser transparaître sur son visage, mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo »
Et dans cette culture japonaise, la relation sexuelle n’a pas du tout cette connotation taboue et morale qui a pu exister en occident.
La nudité ne comporte pas de charge érotique car elle est déjà omniprésente dans les bains où hommes et femmes se dévêtissent en public sans gêne.
En revanche, ce qu’on constate dans les gravures Shunga, c’est la volonté de l’artiste d’exhiber à outrance les sexes, leur tailles, les positions acrobatiques.
Et c’est un art qui n’a d’ailleurs pas tout à fait disparu puisqu’il existe aujourd’hui un équivalent, les he**ai, qui sont des animés pornographiques.
Voilà voilà…
Je crois qu’on arrive à la limite de ce qu’on peut raisonnablement appeler art, même s’il ne faut pas s’enfermer dans des catégorisations. On peut juste se poser la question de l’usage de ces œuvres, et se demander si elles sont appréciées pour leur beauté, ou pour la fonction qu’elles remplissent.