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Le retour de Kamitatou révèle l’hypocrisie des « activistes de la faim »Le retour au Gabon de Pierre-Wilfried Okoumba, p...
27/07/2026

Le retour de Kamitatou révèle l’hypocrisie des « activistes de la faim »

Le retour au Gabon de Pierre-Wilfried Okoumba, plus connu sous le pseudonyme de « Kamitatou », vendredi 24 juillet 2026, aura suffi à provoquer une véritable crise de nerfs dans certains cercles de l’activisme gabonais établi à l’étranger.

À peine l’ancien exilé avait-il posé ses valises à Libreville que Jonas Moulenda, Omwanawintché et plusieurs de leurs compagnons se sont précipités sur les réseaux sociaux pour le couvrir de critiques. Ceux que les gabonais qualifient ironiquement d’« activistes de la faim » semblent avoir vécu le retour de Kamitatou non comme celui d’un compatriote, mais comme une trahison.

Faute de pouvoir contester une évidence, certains se sont empressés d’affirmer qu’il aurait été expulsé de France et que son retour n’aurait rien de volontaire. Une affirmation qui, en l’absence de documents officiels ou de preuves vérifiables, demeure une simple allégation. Mais dans cet univers où le soupçon remplace souvent l’information, la rumeur suffit parfois à fabriquer une prétendue vérité.

Le plus révélateur reste pourtant l’hostilité manifestée contre un homme qui a décidé, quelles que soient les circonstances exactes de son retour, de retrouver son pays après plus de dix années passées en France. Au lieu de saluer le retour d’un fils du Gabon, certains ont préféré l’insulte, le procès d’intention et le dénigrement.

Pendant des années, Kamitatou a tenu des propos particulièrement critiques à l’égard des autorités gabonaises. Beaucoup prédisaient donc son arrestation dès son arrivée à l’aéroport de Libreville. Rien de cela ne s’est produit. Il a atterri, accompli les formalités nécessaires et regagné son domicile sans être inquiété. Cette réalité réduit à néant le scénario alarmiste entretenu par ceux qui décrivent systématiquement le Gabon comme une terre où tout opposant serait immédiatement pourchassé.

Ce retour pose désormais une question embarrassante à certains activistes installés confortablement à l’étranger : jusqu’à quand comptent-ils prétendre reconstruire le Gabon à coups de vidéos, d’injures et de publications incendiaires ?

Il est facile de donner des leçons à distance. Il est beaucoup plus exigeant de rentrer, de se confronter aux réalités quotidiennes, de proposer des solutions et de participer concrètement à la transformation du pays. La critique est légitime et même nécessaire dans une démocratie. Mais lorsqu’elle devient une activité permanente, dépourvue de propositions et alimentée par l’amertume, elle perd toute crédibilité.

Le Gabon traverse une période de reconstruction qui exige l’implication de tous ses fils et de toutes ses filles. Ceux qui affirment aimer profondément leur pays devraient pouvoir y apporter autre chose que des insultes diffusées depuis l’étranger. Ils peuvent rentrer, entreprendre, créer des emplois, participer au débat public, défendre leurs convictions et démontrer sur le terrain la valeur des solutions qu’ils prétendent détenir.

Kamitatou, malgré ses prises de position virulentes, est revenu et n’a pas été arrêté. Voilà un fait. Ses anciens compagnons activistes, eux, semblent davantage préoccupés par les raisons de son retour que par le courage nécessaire pour suivre son exemple.

À force de dénoncer tout le monde, de soupçonner chaque initiative et de condamner ceux qui choisissent de rentrer, certains activistes finissent par révéler leur véritable contradiction : ils réclament le changement au Gabon, mais s’acharnent contre ceux qui reviennent pour y prendre part.

Le pays ne se reconstruira pas dans les Lives TikTok ni dans les querelles entre exilés. Il se reconstruira au Gabon, par des gabonais disposés à quitter le confort de la critique pour affronter la complexité de l’action. Kamitatou est rentré. À ceux qui passent leurs journées à expliquer comment sauver le Gabon de démontrer, à leur tour, qu’ils sont prêts à faire davantage que parler.

Après tant de critiques, Kamitatou revient au Gabon sans le moindre incidentPendant plus de 10 ans, Pierre-Wilfried Okou...
24/07/2026

Après tant de critiques, Kamitatou revient au Gabon sans le moindre incident

Pendant plus de 10 ans, Pierre-Wilfried Okoumba, alias « Kamitatou », a observé le Gabon depuis la France, multipliant les prises de parole particulièrement virulentes, notamment depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

À écouter certaines de ses interventions, on aurait presque pu croire que le simple fait de poser un pied à Libreville était d’une opération à haut risque. Pourtant, le voilà de retour au pays, après plus de dix années d’absence. Sans anicroche, sans incident et, manifestement, sans le moindre « comité d’arrestation à l’aéroport ».

Ce retour rappelle une évidence que les discours les plus alarmistes avaient peut-être oubliée : le Gabon n’est pas une terre interdite aux voix critiques. On peut dénoncer, contester, attaquer verbalement les autorités depuis l’étranger et, malgré tout, rentrer tranquillement chez soi.

Kamitatou est donc revenu. Le pays ne s’est pas refermé sur lui, les frontières ne se sont pas transformées en piège et le ciel ne lui est pas tombé sur la tête. Finalement, son retour constitue peut-être la meilleure réponse à certaines de ses propres déclarations : malgré les divergences d’opinion et la virulence des prises de position, tout gabonais demeure libre de regagner son pays.

Bienvenue à la maison, Kamitatou. Le Gabon prétendument si hostile vient de vous ouvrir ses portes sans difficulté.

Les « activistes de la faim », ces marchands d’indignation qui prospèrent sur la détresse des gabonaisDepuis plusieurs a...
09/07/2026

Les « activistes de la faim », ces marchands d’indignation qui prospèrent sur la détresse des gabonais

Depuis plusieurs années, une catégorie d'individus s’est imposée dans le débat public : des activistes installés à l’étranger, très actifs sur les réseaux sociaux, qui prétendent parler au nom du peuple, dénoncer la misère et défendre les oubliés. Mais derrière les discours enflammés, une question dérangeante mérite d’être posée : certains ne sont-ils pas devenus des professionnels de l’indignation, vivant politiquement et médiatiquement de la souffrance des autres ?

Omwanawintché, Thibaut Adjatys, Princesse de Souba, Tata Huguette, Le Phénix, Jonas Moulenda, Christian Rekoula, entre autres, sont régulièrement cités parmi ces figures très suivies sur les réseaux sociaux. Leurs prises de parole, souvent virulentes, se nourrissent des difficultés quotidiennes des gabonais : chômage, pauvreté, routes dégradées, accès à l’eau, coût de la vie, etc. Sur le fond, ces sujets sont réels et méritent d’être traités avec sérieux. Mais le problème commence lorsque la misère devient un « carburant médiatique », un spectacle permanent et parfois un instrument de manipulation de l’opinion.

Ces « activistes de la faim », comme les appellent les internautes, ont bâti leur influence sur une mécanique bien connue : choquer, accuser, dramatiser, simplifier. Tout devient prétexte à indignation. Une difficulté devient une preuve absolue de faillite. Une erreur administrative devient un complot. Une vidéo sortie de son contexte devient une arme politique. L’émotion remplace l’analyse, la colère remplace la nuance, et la vérité devient secondaire face à la recherche du buzz.

Le paradoxe est frappant. Beaucoup de ces activistes vivent loin des réalités quotidiennes qu’ils commentent à longueur de directs. Ils parlent de la souffrance des populations depuis l’étranger, souvent à l’abri des conséquences de leurs propres appels à la colère. Ils encouragent la défiance, entretiennent la suspicion, puis laissent les gabonais restés au pays gérer les tensions qu’ils contribuent à alimenter.

Il ne s’agit pas ici de nier le droit à la critique. Dans une démocratie, la contestation est légitime, nécessaire et même salutaire. Mais critiquer n’autorise pas tout. Défendre le peuple ne signifie pas instrumentaliser ses difficultés. Aimer son pays ne consiste pas à souhaiter sa perte. Et parler au nom des plus démunis ne donne pas le droit de transformer leur détresse en contenu rentable.

Le Gabon a besoin de voix critiques, mais aussi responsables. Il a besoin d’analyses rigoureuses et de propositions concrètes. Pas de prédicateurs de malheur qui prospèrent sur la frustration du plus grand nombre. Pas d’acteurs qui transforment chaque problème en opportunité de visibilité. Pas d’influenceurs politiques dont la principale stratégie consiste à souffler sur les braises depuis l’extérieur.

La misère des gabonais ne doit pas devenir un marché. La colère du peuple ne doit pas être confisquée par ceux qui l’utilisent pour exister. Quant à l’opinion publique, elle mérite mieux que des manipulations émotionnelles emballées dans un discours pseudo-patriotique.

À force de crier au nom du peuple, certains finissent par ne plus écouter le peuple lui-même. Et c’est peut-être là le vrai danger : voir la souffrance des populations devenir le fonds de commerce de ceux qui prétendent la combattre.

Monument Georges Damas Aleka : 8,1 milliards de FCFA encaissés, un ouvrage toujours pas livréSommé publiquement par le c...
09/07/2026

Monument Georges Damas Aleka : 8,1 milliards de FCFA encaissés, un ouvrage toujours pas livré

Sommé publiquement par le chef de l'État de livrer le chantier avant le 16 août 2026, l'architecte-entrepreneur Erick Mauro Nguéma a pourtant perçu l'intégralité du marché. Au-delà des parodies qui fleurissent sur les réseaux sociaux, les faits, eux, sont têtus.

Depuis quelques jours, une vidéo circule sur les réseaux sociaux. On y voit le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s'adresser fermement à Erick Mauro Nguema et lui fixer une échéance sans ambiguïté : l'ouvrage devra être livré le 16 août 2026, à la veille de la fête de l'indépendance.

Si certains internautes ont tourné la séquence en dérision et si d'autres plaident pour un délai supplémentaire, la réalité du dossier exige de s'en tenir aux faits.

Un marché payé à 100 %, un ouvrage livré à 0 %

Le premier fait est chronologique : le chantier a été lancé en 2023, dans la foulée des travaux du Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie. Trois ans plus t**d, l'un est entré dans l'histoire, l'autre attend toujours sa livraison.

Le second fait est financier, et il est central : l'entrepreneur a déjà perçu la totalité du montant du marché, soit 8,1 milliards de FCFA. Il ne s'agit donc ni d'un chantier à l'arrêt faute de financement, ni d'un prestataire lésé par l'État. L'argent public a été décaissé, dans son intégralité. L'ouvrage, lui, n'est pas là.

8,1 milliards : pour quelle valeur réelle ?

Une autre question mérite d'être posée avec sérénité : que vaut réellement, aujourd'hui, le bâtiment payé 8,1 milliards de FCFA ?

Un élément de comparaison éclaire le débat. Les immeubles de la Cité Émeraude, réalisés à la même période (des bâtiments R+4 construits avec des matériaux importés, aluminium, grandes baies vitrées, équipements complets) affichent des coûts compris entre 5 et 6 milliards de FCFA. Le contraste interroge, et il appartiendra aux services compétents de l'État, chiffres et pièces en main, d'y apporter une réponse.

Rendez-vous le 16 août

Reste désormais l'échéance fixée par le chef de l'État. Au-delà du sort d'un entrepreneur, c'est la question de la bonne utilisation des deniers publics qui est posée. Et à cette question, les gabonais sont en droit d'attendre une réponse concrète : un ouvrage livré, le 16 août prochain, à la hauteur des 8,1 milliards que la Nation y a consacrés.

09/07/2026

🇬🇦 L’ambassadeur du Gabon en Inde, Aurélien Mintsa Mi-Nguema, a présenté ses lettres de créance à la Présidente indienne, Droupadi Murmu, le 6 juillet 2026, au Rashtrapati Bhavan.

Cette cérémonie consacre son accréditation officielle auprès des autorités indiennes et marque le début de sa mission diplomatique dans le pays.

Affaire Santullo : une cabale médiatique pour dissimuler 220 milliards d'impayés à l'État gabonaisDepuis quelques jours,...
14/04/2026

Affaire Santullo : une cabale médiatique pour dissimuler 220 milliards d'impayés à l'État gabonais

Depuis quelques jours, une véritable campagne de désinformation pollue l'espace médiatique, tentant de faire passer l'État gabonais pour le grand perdant d'un feuilleton judiciaire l'opposant au Groupement Santullo Sericom.

Ce qui est raconté dans ces articles est totalement infondé. Loin d'être la chronique d'une défaite, cette offensive médiatique n'est qu'un écran de fumée conçu pour masquer une réalité bien plus accablante : celle d'une entreprise qui doit des centaines de milliards au contribuable gabonais.

Une cabale médiatique cousue de fil blanc

Il suffit de lire entre les lignes pour comprendre la manœuvre. En inondant la presse d'articles à charge accusant le Gabon de « procédure abusive » ou « d'autodestruction », le groupe Santullo tente de salir l'image du pays à l'international. C'est une cabale médiatique classique, savamment orchestrée, dont l'unique but est de décrédibiliser la parole souveraine de l'État.

Santullo cherche à se victimiser en brandissant des accords et des décisions de justice partielles. La stratégie est claire : faire pression sur l'opinion publique et les investisseurs pour faire paniquer les autorités gabonaises. Mais la réalité du dossier est radicalement différente de ce storytelling mensonger.

L'omerta de la presse sur les 220 milliards de dette de Santullo

Ce qui est le plus frappant dans ces récents articles de presse, c'est l'amnésie sélective de leurs auteurs. Pendant que l'on disserte sur les prétendues créances de Santullo (estimées à 81 milliards de FCFA), un silence assourdissant règne sur les dettes colossales que cette même entreprise a accumulées vis-à-vis de l'État gabonais.

Personne n'en parle, mais les chiffres sont accablants et documentés. Le Groupement Santullo Sericom est un débiteur massif de l'État gabonais : il cumule 196 milliards de francs CFA d'arriérés dus aux Impôts et 31 milliards de francs CFA de dettes envers la Douane.

Au total, ce sont plus de 220 milliards de francs CFA que cette entreprise doit à l'État. Comment peut-on crier au scandale et exiger des paiements quand on s'est soi-même soustrait à ses obligations fiscales et douanières à une telle échelle ? Le véritable scandale, il est là : celui d'une entreprise qui tente de siphonner les caisses d'un État tout en refusant de s'acquitter de ses propres dettes statutaires.

Une stratégie de la panique vouée à l'échec

Le chantage médiatique ne fonctionnera pas. Les articles commandités et les tentatives de diabolisation ne changeront rien à la détermination des autorités. Ce soi-disant « sabotage médiatique » organisé contre le Gabon est la preuve de la fébrilité du camp d'en face.

L'État gabonais ne se laissera ni intimider ni dicter sa conduite par des articles de presse orientés. Le droit n'est pas une rue à sens unique. Si le pays est traîné devant les tribunaux pour honorer ses contrats, il est du devoir absolu du gouvernement de récupérer chaque franc CFA que Santullo doit aux impôts et aux douanes du Gabon.

L'heure n'est pas à la panique, mais à la fermeté. L'État gabonais a les moyens juridiques et factuels de coincer ses détracteurs. La vérité, loin des Unes sensationnalistes et des analyses biaisées, finira par triompher pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation.

15/02/2026

« Notre pays souffre de ce que celui qui perd n'accepte pas d'avoir perdu », disait Bilie-By-Nze.

« Il m’a sucé jusqu’à la moelle » : quand Paul Mba Abessole démasquait le vrai visage de Bilie-By-NzeIl est des archives...
14/02/2026

« Il m’a sucé jusqu’à la moelle » : quand Paul Mba Abessole démasquait le vrai visage de Bilie-By-Nze

Il est des archives que certains voudraient voir brûler. Des témoignages d’un autre temps qui, relus à la lumière d'aujourd'hui, prennent une dimension prophétique. Alors que les années ont passé, les confidences de Paul Mba Abessole refont surface comme un avertissement ignoré. Ce n’est pas seulement le récit d’une jeunesse tumultueuse, c’est l’acte de naissance politique d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. Et le constat est terrible : le « Père » avait tout vu, tout compris, bien avant tout le monde.

Pour comprendre l’homme d’aujourd’hui, il faut revenir à la source, à cette époque lointaine où le jeune étudiant était déjà « chassé de l’Université pour arrogance ». Ce que Paul Mba Abessole décrivait il y a des années n'était pas une erreur de jeunesse, mais bien une marque de fabrique. Le mépris des autres, les bras de fer permanents avec ses condisciples... Les décennies ont filé, mais le trait de caractère semble indélébile.

Ce plongeon dans le passé nous rappelle une vérité cruelle : la duplicité ne date pas d'hier. Les faits rapportés sont accablants. À l'époque où il travaillait à la Mairie de Libreville, il servait déjà ses propres intérêts en jouant les agents doubles pour le compte d'André Mba Obame. Ce « boulot d’espion », rémunéré en parallèle, dessine le portrait d'un homme qui, dès ses premiers pas, a compris que la loyauté était une valeur encombrante. L'histoire bégaie : celui qui trahissait son bienfaiteur hier est-il différent aujourd'hui ?

Le plus glaçant dans cette histoire reste le jugement porté par les grands disparus. Omar Bongo lui-même s'agaçait déjà, après seulement trois mois, de la « cupidité » de celui qu'il avait pourtant nommé. Paul Mba Abessole, avec le recul apparaît aujourd'hui comme un visionnaire lorsqu'il écrivait : « Ne jamais mettre cet enfant là où il y a l'argent ».

En relisant ces lignes, on réalise que le « bonimenteur » qui « manie la parole tel un évangéliste » n'a fait que perfectionner son art au fil du temps. La mise en garde du vieux patriarche résonne désormais avec force : depuis toujours, il se documente pour mieux manipuler, capable de vendre n'importe quelle illusion aux gabonais. Le temps a passé, les acteurs ont changé, mais la méthode Bilie-By-Nze, elle, semble figée dans le marbre.

Marcel Libama : quand un retraité prend le service public en otageL’interpellation lundi à Libreville de l’ancien leader...
20/01/2026

Marcel Libama : quand un retraité prend le service public en otage

L’interpellation lundi à Libreville de l’ancien leader syndical Marcel Libama ne doit tromper personne. Loin d’être une martyre de la cause des enseignants, cette arrestation marque le coup d’arrêt nécessaire à une dérive inacceptable : celle de la confusion entre droit de grève et obstruction illégale.

Il faut appeler un chat un chat et une infraction une infraction. En intervenant ce lundi pour mettre fin aux agissements de Marcel Libama, les forces de l'ordre n'ont pas réprimé un syndicaliste, elles ont interpellé un citoyen en flagrant délit d'entrave à la liberté de travail. Le message des autorités est clair et se doit de l'être : « Force à la loi, pas au désordre ».

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres

Si le droit de grève est une liberté fondamentale consacrée par la Constitution, il n'est ni absolu ni sans limites. La législation gabonaise est pourtant sans équivoque à ce sujet. La loi n° 18/92 du 18 mai 1993 dispose que les agents en grève « ne doivent en aucun cas empêcher l’accès aux lieux de travail des personnels non grévistes ».

Or, que s'est-il passé lundi matin ? Sous couvert de constater l'effectivité d'une grève lancée par SOS Éducation, Marcel Libama a franchi la ligne rouge en exerçant des pressions et en bloquant l'accès à un lieu de service public. Ce type de comportement ne relève plus du code du travail, mais du Code pénal. L’article 314 est formel : quiconque amène ou maintient une cessation concertée du travail à l'aide de violences, menaces ou manœuvres frauduleuses se rend coupable d'entrave à la liberté du travail.

L'intrusion d'un retraité dans le service public

Le plus accablant dans cette affaire réside peut-être dans le statut même de l'intéressé. Bien que Marcel Libama tente de jouer sur les mots concernant son âge de départ à la retraite, arguant qu'il n'a que « plus ou moins 58 ans », la réalité est têtue. Pour l'administration, il est juridiquement une « personne étrangère au service ».

L'argument porte : « Il n’est plus agent public actif, il ne subit aucune retenue de salaire, il n’encourt aucune sanction administrative personnelle ». Dès lors, de quel droit un retraité se permet-il de bloquer un service public en activité ? Comme le soulignent pertinemment les observateurs, « un retraité qui bloque un service public ne fait pas du syndicalisme, il commet une intrusion ». Accepterait-on qu’un ancien salarié revienne bloquer son ex-entreprise deux ans après son départ ? La réponse est évidemment non.

La fin de l'impunité

Il est temps de sortir de la confusion entretenue à dessein par certains activistes. La note circulaire de mai 2021 rappelait déjà l’interdiction formelle d’empêcher l’accès aux lieux de travail et qualifiait ces actes de « faute grave ». En agissant comme il l'a fait, Marcel Libama s'est exposé non seulement aux rigueurs de l'article 382 du Code du travail, mais surtout à la réponse pénale que la société est en droit d'attendre face au désordre.

On ne peut indéfiniment se draper dans une légitimité passée pour s'affranchir des règles communes. « On n’interpelle pas un syndicaliste pour ses idées. On interpelle un citoyen pour des actes constitutifs d’infractions ». La nuance est de taille, et il était temps qu'elle soit rappelée avec fermeté.

L'amnésie sélective d'Alain-Claude Bilie-By-Nze : quand le pompier pyromane crie au feuC’est un tweet qui, en d’autres c...
23/12/2025

L'amnésie sélective d'Alain-Claude Bilie-By-Nze : quand le pompier pyromane crie au feu

C’est un tweet qui, en d’autres circonstances, aurait pu prêter à sourire si le sujet n’était pas aussi tragique. Ce 23 décembre 2025, l’ancien Premier ministre d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilie-By-Nze, s'est fendu d’une indignation sur le réseau social X. Il s’interroge, faussement ingénu : « Qui aurait pu imaginer qu'avec des militaires au pouvoir, des enlèvements et assassinats non élucidés se multiplieraient de la sorte ? » Monsieur Bilie-By-Nze souffre-t-il d'amnésie ou prend-il simplement les gabonais pour des amnésiques ?

Il faut une audace hors du commun pour oser brandir l'étendard de la sécurité et de la justice quand on a été, pendant plus d'une décennie, le visage, la voix et le bouclier d'un régime sous lequel le terme « crimes rituels » est entré dans le vocabulaire quotidien de la peur au Gabon.

L'hôpital qui se moque de la charité

Où était l’indignation de Monsieur Bilie-By-Nze en 2013, lorsque les corps mutilés d’enfants étaient retrouvés sur les plages de Libreville ? Où était sa soif de justice lorsque le petit Rinaldi a été enlevé ? À cette époque, celui qui est aujourd'hui si prompt à tweeter occupait les devants de la scène.

Le silence complice d'hier

Durant les deux septennats d'Ali Bongo, les associations comme l'ALCR de Jean-Elvis Ebang Ondo hurlaient dans le désert, dénonçant l'impunité totale dont jouissaient les commanditaires de ces crimes odieux. À cette époque, la réponse du gouvernement, dont Bilie-By-Nze était le porte-voix zélé, oscillait entre le déni, la minimisation (« de simples faits divers ») et la répression des manifestations de colère des familles endeuillées.

Les « assassinats non élucidés » dont il parle aujourd'hui étaient légion sous sa gouvernance. Pire, ils étaient souvent entourés d'une suspicion lourde : celle que ces crimes profitaient à une élite politico-mystique cherchant à conserver le pouvoir. Un pouvoir que Bilie-By-Nze a servi avec une fidélité sans faille jusqu'à la dernière seconde.

L'opportunisme sur le dos des victimes

Il est légitime d'exiger de la sécurité des autorités actuelles, mais voir Alain-Claude Bilie-By-Nze instrumentaliser la douleur des familles et l'insécurité pour tenter de se mettre en avant est d'une indécence rare.

Avant de donner des leçons de morale et de s'ériger en défenseur d’une « population déboussolée », l'ancien Premier ministre devrait peut-être commencer par faire son propre examen de conscience. Car si la population est « livrée à elle-même » aujourd'hui, c'est peut-être aussi parce qu'elle a été sacrifiée, ignorée et violentée pendant 14 ans par un système dont il fut l'un des plus ardents architectes.

La justice doit effectivement se saisir de tous les cas. Ceux d'aujourd'hui, mais aussi ceux d'hier, qui dorment dans les tiroirs poussiéreux d'une époque que Monsieur Bilie-By-Nze semble vouloir effacer d'un simple tweet.

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