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Fonction publique guinéenne: les départs à la retraite seront désormais gérés chaque moisCONAKRY – Le ministère de la Mo...
15/09/2026

Fonction publique guinéenne: les départs à la retraite seront désormais gérés chaque mois

CONAKRY – Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique annonce une nouvelle procédure pour la gestion des départs à la retraite. À compter de cette réforme, les fonctionnaires atteignant la limite d’âge statutaire seront admis à faire valoir leurs droits à la retraite à la fin du mois correspondant à leur date anniversaire.

Fini les départs à la retraite organisés en grandes vagues annuelles ou selon un calendrier imprévisible. Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique entend désormais instaurer une gestion régulière et mensuelle des admissions à la retraite.

Dans un communiqué publié ce lundi 14 septembre 2026, le ministre Faya François Bourouno précise que tout fonctionnaire ayant atteint la limite d’âge prévue pour son corps, son cadre ou sa hiérarchie sera automatiquement concerné par la procédure. « Tout fonctionnaire ayant atteint la limite d’âge statutaire applicable à son corps, à son cadre ou à sa hiérarchie sera admis à faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois correspondant à sa date anniversaire », indique le ministre.

Selon les dispositions en vigueur, la limite d’âge varie en fonction du statut de l’agent. Elle est fixée à 60, 65 ou 70 ans, selon les catégories concernées. Concrètement, dès qu’un fonctionnaire atteint l’âge légal correspondant à son statut, son dossier doit être pris en compte dans le processus d’admission à la retraite. Le ministère prévoit ensuite la publication, chaque mois, des arrêtés consacrant les départs concernés.
Cette nouvelle approche vise notamment à améliorer la prévisibilité des départs, renforcer la transparence dans la gestion des carrières et éviter l’accumulation des dossiers des agents ayant atteint la limite d’âge.

Pour le département de Faya François Bourouno, cette réforme doit également contribuer à fiabiliser les effectifs de l’Administration publique et à moderniser la gestion des ressources humaines de l’État.
Le ministre invite ainsi les fonctionnaires concernés à prendre leurs dispositions afin d’anticiper leur départ et de préparer les démarches administratives nécessaires.
Les services compétents sont, pour leur part, appelés à veiller à l’application stricte des dispositions légales et réglementaires en matière de retraite.

Avec cette mesure, le gouvernement entend mettre fin à une gestion ponctuelle des départs à la retraite et instaurer un mécanisme plus régulier, prévisible et conforme aux textes en vigueur.

Focus Investigatorguinee

Guinée–Côte d’Ivoire : Mamadi Doumbouya regagne Conakry après une visite d’État marquée par de nouveaux engagementsLe pr...
14/09/2026

Guinée–Côte d’Ivoire : Mamadi Doumbouya regagne Conakry après une visite d’État marquée par de nouveaux engagements

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a regagné Conakry ce lundi 14 septembre 2026, au terme de sa visite d’État de 48 heures en Côte d’Ivoire. À son arrivée à l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré, le chef de l’État a été accueilli par les autorités civiles et militaires, les membres du gouvernement, des institutions républicaines ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales accréditées en Guinée.

Après les honneurs militaires et le salut aux couleurs nationales, Mamadi Doumbouya a rejoint le Palais présidentiel. Sur l’autoroute Fidel Castro, son cortège a été accompagné par une mobilisation populaire, selon la Présidence guinéenne. Ce retour intervient au terme d’un déplacement présenté par Conakry comme une visite d’État placée sous le signe de l’unité, de la paix, de la solidarité entre les peuples africains et du panafricanisme.

La Présidence estime que cette visite constitue une nouvelle étape dans le raffermissement des relations historiques entre la Guinée et la Côte d’Ivoire. Au cours de son séjour, Mamadi Doumbouya a été reçu par son homologue ivoirien Alassane Ouattara à sa résidence de Cocody, le dimanche 13 septembre. Les deux dirigeants ont salué la qualité des relations d’amitié et de coopération entre leurs deux pays et affiché leur volonté de diversifier et d’intensifier le partenariat bilatéral.

Les domaines prioritaires identifiés sont notamment l’économie, le commerce, la politique, la sécurité et la formation.
Alassane Ouattara s’est réjoui de recevoir son homologue guinéen, qu’il a présenté comme un frère, et a qualifié leurs échanges de fructueux. De son côté, Mamadi Doumbouya a insisté sur le caractère « excellent », « pragmatique » et fondé sur une volonté politique partagée des relations entre Conakry et Abidjan.

Pour Mamadi Doumbouya les échanges commerciaux doivent changer d’échelle

Le président guinéen a toutefois estimé que le niveau actuel des échanges commerciaux entre les deux pays demeure inférieur à leur potentiel. Selon lui, la Guinée et la Côte d’Ivoire disposent d’économies complémentaires. Il a notamment cité le gisement de fer de Simandou, la bauxite, les projets de raffineries d’alumine et les ressources aurifères de la Guinée, face aux importants potentiels agricole et hydroélectrique de la Côte d’Ivoire. Mamadi Doumbouya a ainsi plaidé pour une coopération Sud-Sud plus importante et pour une mutualisation des capacités des deux pays, notamment dans le cadre de la vision Simandou 2040.

Route de Lola : un projet transfrontalier au cœur des discussions

Les infrastructures ont également figuré parmi les dossiers évoqués. Mamadi Doumbouya a notamment fait le point sur la route de Lola en direction de la frontière ivoirienne, indiquant que les travaux progressent du côté guinéen. Cette liaison est considérée comme un élément important pour améliorer les connexions entre les deux pays et faciliter les échanges économiques et commerciaux.

Une prochaine Commission mixte consacrée notamment à l’orpaillage clandestin

Le président guinéen a également souhaité que la date de la prochaine Commission mixte ivoiro-guinéenne soit arrêtée.
Cette réunion devrait permettre aux deux gouvernements d’examiner plusieurs dossiers de coopération, avec notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin et illégal, présenté comme un problème commun aux deux pays. La Guinée doit communiquer prochainement une date pour cette rencontre et souhaite accueillir la délégation ivoirienne à Conakry.

Sécurité : renseignements, terrorisme et criminalité transfrontalière

La coopération sécuritaire constitue également un axe majeur du rapprochement entre les deux pays. Mamadi Doumbouya s’est dit favorable à une intensification de la collaboration entre les services compétents, notamment à travers le partage de renseignements, la lutte contre la criminalité transfrontalière, la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des corridors commerciaux. « Il n’y a pas de développement sans paix ni stabilité », a rappelé le chef de l’État guinéen. Il a également appelé à renforcer la coopération entre les deux pays au sein des organisations régionales.

L’accord-cadre du 21 février 2025 doit être pleinement appliqué

Les deux parties disposent déjà d’un accord-cadre de coopération signé le 21 février 2025, portant notamment sur les renseignements techniques et la formation professionnelle. Lors de son entretien avec Alassane Ouattara, Mamadi Doumbouya s’est félicité de cet accord et a souhaité qu’il soit pleinement mis en œuvre. Il ne s’agit donc pas d’un nouvel accord signé lors de cette visite, mais de la volonté affichée par les deux pays de donner davantage de contenu aux engagements déjà pris.
Ouattara salué pour son soutien au processus électoral guinéen
Sur le plan politique, Mamadi Doumbouya a publiquement remercié Alassane Ouattara pour son soutien et son accompagnement au cours du processus électoral ayant conduit à son élection à la magistrature suprême.

Il a également salué la présence d’une délégation ivoirienne à son investiture ainsi que la lettre de félicitations adressée par le président ivoirien. Le président guinéen a aussi évoqué les liens culturels et populaires entre les deux pays. Il a notamment rappelé que la Côte d’Ivoire avait été pays invité d’honneur de la Mamaya à Kankan, tandis qu’une délégation militaire guinéenne avait participé aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance ivoirienne le 7 août dernier.

La Côte d’Ivoire invitée d’honneur à la fête nationale guinéenne

Dans le prolongement de cette dynamique, Mamadi Doumbouya a officiellement invité la Côte d’Ivoire à participer aux festivités de la Fête nationale de la Guinée, le 2 octobre prochain, en qualité de pays à l’honneur, aux côtés du Rwanda. Pour Conakry, cette invitation vient renforcer les symboles d’amitié entre les deux peuples et donner une dimension supplémentaire au rapprochement diplomatique engagé entre les deux capitales. Au terme de cette visite, le message porté par les deux chefs d’État est celui d’un approfondissement de la coopération entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Les prochaines étapes devraient donc concerner l’intensification des échanges commerciaux, le développement des infrastructures transfrontalières, la coopération économique et minière, l’agriculture, la formation, la sécurité, le partage de renseignements, la lutte contre l’orpaillage clandestin et la sécurisation des corridors commerciaux.

Pour Mamadi Doumbouya, l’objectif est désormais de transformer l’amitié historique entre Conakry et Abidjan en une coopération davantage structurée et capable de produire des résultats économiques et sécuritaires concrets. La Présidence guinéenne inscrit cette dynamique dans une diplomatie active visant à renforcer la place de la Guinée dans les espaces africains et internationaux.

Rédaction Investigatorguinee

Télimélé : quatre morts dans un violent accident à Kollet, plusieurs blessésUn nouveau drame endeuille l’axe Télimélé-Co...
13/09/2026

Télimélé : quatre morts dans un violent accident à Kollet, plusieurs blessés

Un nouveau drame endeuille l’axe Télimélé-Conakry. Un minibus en provenance de Conakry et à destination de Kollet a été impliqué dans un grave accident de la circulation ce dimanche 13 septembre 2026, faisant quatre morts et plusieurs blessés.

Le drame s’est produit après la localité de Doumbouya, alors que le véhicule poursuivait son trajet vers Kollet, à environ 97 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Télimélé.

Le sous-préfet de Kollet, le capitaine Pierre Béavogui, a confirmé l’accident et le bilan provisoire. Les quatre victimes décédées ont été identifiées comme Alhassane Fofana, Bountourabi Sylla, Fatoumata Bangoura et Souleymane Camara, ce dernier étant le conducteur du minibus.

Plusieurs autres passagers ont été blessés dans l’accident. Les secours se sont mobilisés pour leur prise en charge et leur évacuation vers le district sanitaire de Dubréka, selon les informations rapportées par nos confrères de Guinée Matin.

Les circonstances exactes de l’accident restent pour l’heure à déterminer. Les autorités locales poursuivent les démarches afin d’établir les causes de ce nouveau drame qui relance une fois de plus la question de la sécurité sur les axes routiers guinéens.

Résaction Investigatorguinee

Diplomatie: le président mamadi Doumbouya regagne conakry ce lundi après sa visite d’État en côte d’ivoire(Communiqué)Co...
13/09/2026

Diplomatie: le président mamadi Doumbouya regagne conakry ce lundi après sa visite d’État en côte d’ivoire(Communiqué)

Conakry, 13 septembre 2026 — Le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, regagnera Conakry ce lundi 14 septembre 2026, au terme de sa visite d’État en République de Côte d’Ivoire, placée sous le signe de l’unité, de la paix et du panafricanisme, annonce la Présidence de la République.

À cette occasion, un cérémonial d’accueil officiel est prévu à 12 heures à l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré. Plusieurs hautes personnalités de l’État sont conviées à prendre part à cette cérémonie.

Il s’agit notamment du Président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, Chef du Gouvernement, des présidents des institutions républicaines, ainsi que des membres du Gouvernement et des principaux responsables des forces de défense et de sécurité.

Les chefs d’états-majors des Armées de terre, de l’air et de mer, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, les représentants des missions diplomatiques et consulaires ainsi que des organisations internationales sont également attendus à l’aéroport.

Les directeurs généraux de la Police, de la Douane et du Corps des conservateurs de la nature, ainsi que la Gouverneure de la ville de Conakry, figurent également parmi les personnalités conviées à ce cérémonial.

Ce retour intervient au lendemain d’une visite d’État au cours de laquelle le Président guinéen s’est entretenu avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, dans le cadre du renforcement des relations entre Conakry et Abidjan.

Focus Investigatorguinee

Axe Conakry-Abidjan : Ouattara et Doumbouya veulent passer à une nouvelle étape de la coopération bilatéraleAbidjan, 13 ...
13/09/2026

Axe Conakry-Abidjan : Ouattara et Doumbouya veulent passer à une nouvelle étape de la coopération bilatérale

Abidjan, 13 septembre 2026 — Le Président ivoirien Alassane Ouattara s’est entretenu ce dimanche avec son homologue guinéen, le Général Mamadi Doumbouya, dans le cadre de la visite d’État que ce dernier effectue en Côte d’Ivoire.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de donner une nouvelle impulsion aux relations d’amitié et de coopération entre Abidjan et Conakry.

Selon la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, les deux Chefs d’État ont salué « l’excellence des relations d’amitié et de coopération » entre leurs deux pays et se sont engagés à œuvrer à leur diversification et à leur renforcement.

Les échanges doivent notamment porter sur plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour les deux États : l’économie, le commerce, la politique, la sécurité et la formation. Cette orientation traduit la volonté affichée par Abidjan et Conakry d’élargir leur partenariat au-delà des relations diplomatiques traditionnelles, en privilégiant des domaines susceptibles de produire davantage de retombées concrètes pour les populations.

La Présidence de la République de Guinée confirme de son côté l’importance accordée à cette visite d’État. Le Chef de l’État guinéen a quitté Conakry le vendredi 11 septembre à destination d’Abidjan, où il a été accueilli par les autorités ivoiriennes et la communauté guinéenne. La Présidence guinéenne a présenté ce déplacement comme une étape destinée à consolider les relations entre les deux pays.

Cette dynamique s’inscrit dans un rapprochement déjà engagé entre les deux dirigeants. Lors d’une précédente visite à Abidjan, en juin 2025, Alassane Ouattara avait notamment salué la vision stratégique portée par Mamadi Doumbouya pour le développement socio-économique de la Guinée, notamment à travers le programme Simandou 2040.

De son côté, Mamadi Doumbouya avait exprimé sa reconnaissance à son homologue ivoirien pour le soutien apporté à la Guinée depuis le 5 septembre 2021, tout en plaidant pour la consolidation d’un partenariat stratégique entre Conakry et Abidjan.

La rencontre de ce dimanche intervient ainsi dans un contexte de volonté affichée de renforcer l’axe Conakry-Abidjan. Pour les deux présidences, l’enjeu consiste désormais à transformer l’excellence proclamée des relations bilatérales en une coopération davantage structurée dans les secteurs économique, commercial, sécuritaire et de la formation.

Cette nouvelle séquence diplomatique apparaît comme une occasion de renforcer les liens entre deux pays voisins, liés par des relations historiques, humaines et économiques étroites, et confrontés à des défis communs en matière de développement, de sécurité et d’intégration régionale.

Rédaction Investigatorguinee

bella bah annonce sa libération et livre un message de résilienceConakry | L’activiste Bella Bah a annoncé, dans une pub...
13/09/2026

bella bah annonce sa libération et livre un message de résilience

Conakry | L’activiste Bella Bah a annoncé, dans une publication sur sa page Facebook, avoir retrouvé sa liberté depuis vendredi dernier à 19 heures, après une période de détention dont il ne précise pas les circonstances dans son message.

Dans cette première réaction publique, Bella Bah a tenu à remercier celles et ceux qui lui ont témoigné leur solidarité durant cette période, notamment à travers des messages de compassion, des encouragements, des prières ou encore un soutien apporté à son épouse et à sa famille.

« Votre soutien m’a profondément touché », écrit-il, avant d’adresser également un message à ceux qui, selon lui, lui souhaitaient le pire. Pour l’activiste, l’épreuve constitue avant tout une occasion de mieux comprendre les hommes et de tirer des enseignements de l’adversité.

Bella Bah estime par ailleurs que son expérience renforce sa conviction selon laquelle certaines voix qui refusent de se taire ou de renoncer à leurs valeurs peuvent être confrontées à des pressions. Il affirme toutefois que « la peur ne doit jamais devenir une raison de renoncer à ses convictions ».

Dans un passage particulièrement marqué par la réflexion personnelle, l’activiste affirme que cette période lui a permis de « découvrir les visages » et de distinguer les sincérités des apparences. Il dit vouloir désormais tirer les leçons nécessaires pour poursuivre son engagement.

Bella Bah a également eu une pensée pour ses codétenus. Il évoque parmi eux « des hommes et des intellectuels » qui, selon lui, ont droit à la liberté, et prie Allah de faciliter leur libération et d’alléger leurs épreuves.

Pour la suite, l’activiste assure qu’il entend rester fidèle à ses valeurs et poursuivre son engagement en faveur de l’éducation et de ce en quoi il croit, avec la volonté de contribuer, à son niveau, à l’avenir de la Guinée.

« Je ne sors pas de cette épreuve affaibli. J’en sors plus lucide, plus déterminé et plus résilient », affirme-t-il en conclusion, avant de terminer son message par une référence à sa foi : « La Gloire appartient à Allah. Les hommes, eux, ne font que passer. Alhamdoulillah pour tout. »

Bella Bah signe son message en se présentant comme un « activiste très très indépendant ».

Rédaction investigatorguinee

Interdiction des plastiques à usage unique : le Gouvernement fixe les modalités d’application du décret du Président Dou...
12/09/2026

Interdiction des plastiques à usage unique : le Gouvernement fixe les modalités d’application du décret du Président Doumbouya

CONAKRY – Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans son offensive réglementaire contre la pollution plastique. Dans un arrêté conjoint signé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le gouvernement vient de fixer les modalités d’application, de contrôle et de certification du décret du 21 septembre 2024 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de la détention en vue de la commercialisation et de l’utilisation des emballages et objets plastiques à usage unique sur toute l’étendue du territoire national.

Cet arrêté détaillé, signé le 10 septembre 2026, a été lu ce soir pendant une heure d’horloge par le ministre porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno.

La nouvelle mesure réglementaire dresse une liste précise des articles plastiques désormais proscrits. Sont notamment concernés les sacs de caisse jetables, les sachets de conditionnement d’eau, de boissons et de jus, les pailles et agitateurs, ainsi que la vaisselle jetable, les gobelets et les barquettes en polystyrène expansé. L’arrêté rappelle également l’interdiction stricte de tout déversement, rejet, dépôt sauvage ou immersion de ces objets dans les réseaux d’assainissement, les cours d’eau, les plans d’eau et les espaces publics.

Afin de préserver certains secteurs stratégiques et de répondre aux impératifs de santé publique, le texte prévoit toutefois des dérogations pour certaines activités ciblées. Les emballages plastiques à usage unique restent ainsi autorisés, sous certaines conditions, pour les usages médical, militaire et agricole, ainsi que pour le ramassage des ordures ménagères, les bouteilles en résine PET ou encore le filmage de sécurité des bagages dans les aéroports et les gares.

Les autorités précisent cependant que ces exemptions sont d’interprétation stricte. Pour en bénéficier, les professionnels concernés doivent obtenir une attestation de destination délivrée par le ministère en charge de l’Environnement, valable pour une durée d’un an renouvelable.

Pour les unités industrielles implantées en Guinée, le texte formalise également l’obligation d’établir un cahier des charges annuel approuvé par le ministère en charge de l’Industrie et validé par les services de l’Environnement. Par ailleurs, l’importation de matières premières, notamment les granulés, polymères et résines, reste conditionnée à l’obtention préalable d’un avis technique environnemental et d’une autorisation du ministère du Commerce.

L’importation de produits finis autorisés ou présentés comme biodégradables exige désormais la présentation d’un certificat de conformité valide, délivré par un organisme accrédité. En outre, une coordination interministérielle et douanière renforcée est instaurée aux frontières. L’administration des douanes ne pourra accorder aucune mainlevée ou sortie de marchandises sans la présentation préalable de l’autorisation d’importation et de mise sur le marché, de l’avis technique environnemental et du document DDI/DDE.

À travers ce dispositif interministériel complet, la Guinée entend fermer la porte à l’entrée clandestine d’emballages non conformes, imposer une traçabilité rigoureuse aux acteurs économiques et accélérer la transition écologique à travers le pays.

Rédaction Investigatorguinee

Xénophobie en Afrique : Morissanda Kouyaté hausse le ton et appelle à un sursaut de conscience, « On chasse, on pille, o...
12/09/2026

Xénophobie en Afrique : Morissanda Kouyaté hausse le ton et appelle à un sursaut de conscience, « On chasse, on pille, on tue les Africains »

CONAKRY — Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a livré un réquisitoire sans détour contre la xénophobie qui continue de viser des ressortissants africains sur leur propre continent. Le chef de la diplomatie guinéenne présidait, ce vendredi 11 septembre 2026, la célébration en différé des Journées de l’Union africaine et de la CEDEAO.

Cette double commémoration marque à la fois l’anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), fondée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba et devenue Union africaine (UA) le 9 juillet 2002, ainsi que celui de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), créée le 28 mai 1975 à Lagos.

La cérémonie a réuni de hauts cadres de l’administration guinéenne, des chefs de missions diplomatiques et consulaires, ainsi que des représentants d’organisations et d’institutions internationales présentes en Guinée. Prenant la parole au nom du corps diplomatique, le doyen des ambassadeurs accrédités en Guinée, l’ambassadeur du Royaume du Maroc, a rappelé la contribution historique de la Guinée à l’émergence et à la consolidation de l’idéal panafricain, tout en exprimant le souhait de voir l’Afrique occuper pleinement la place qui lui revient sur la scène internationale.

Dans son intervention, Dr. Morissanda Kouyaté a présenté cette double célébration comme un moment important de réflexion sur l’avenir du continent. Le ministre a notamment réaffirmé la position de la Guinée sur la CEDEAO, telle que définie par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, lors du dernier sommet tenu en Sierra Leone.

Le chef de la diplomatie guinéenne a également rendu hommage aux pères fondateurs de l’OUA et de la CEDEAO, dont la vision devait permettre, dans un premier temps, d’accompagner la libération du continent, puis de favoriser l’intégration des États africains et leur développement.

Tout en saluant les acquis enregistrés depuis la création de ces organisations, il a relevé les défis persistants auxquels l’Afrique reste confrontée, notamment sur les plans politique, économique, sécuritaire et climatique. Selon lui, une adaptation des institutions africaines aux réalités contemporaines apparaît nécessaire pour permettre au continent de mieux défendre ses intérêts et de renforcer son unité.

« Le peuple de Guinée est fier et engagé au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine pour que plus jamais ni le colonialisme, ni le néocolonialisme, ni l’impérialisme ne puissent reconquérir notre continent », a déclaré le ministre, avant d’insister sur la responsabilité collective des Africains : « Mais cela dépendra de nous, de l’unité que nous allons porter et entretenir. »

C’est précisément sur cette question de l’unité que le discours du chef de la diplomatie guinéenne a pris une tonalité particulièrement forte. Morissanda Kouyaté a dénoncé les actes de xénophobie dont sont victimes certains ressortissants africains dans plusieurs pays du continent.
« Aujourd’hui, dans beaucoup de pays africains, que voyons-nous ? Des Africains expulsés par d’autres Africains », a-t-il dénoncé.

Poursuivant son réquisitoire, il a livré une description particulièrement sévère des violences visant certains migrants africains : « Dans certains pays, on fait la chasse aux Africains, on pille, on blesse, on tue des Africains, simplement parce qu’ils résident dans un autre pays du continent. »

Une situation que le ministre considère comme profondément contradictoire avec l’idéal d’intégration et de solidarité défendu par les organisations panafricaines. « Comment pourrions-nous construire notre continent lorsque nous nous considérons les uns les autres comme des animaux ? », s’est-il interrogé.

Pour Morissanda Kouyaté, le panafricanisme ne saurait se réduire aux cérémonies, aux sommets et aux déclarations politiques. Il doit également se traduire dans la protection de la dignité des citoyens africains, quelle que soit leur nationalité, et dans la capacité des États à construire des relations fondées sur la solidarité et le respect mutuel.

Cette dénonciation de la xénophobie rejoint d’ailleurs les préoccupations déjà exprimées par la diplomatie guinéenne lors de précédentes crises impliquant des ressortissants subsahariens à l’étranger. Conakry avait notamment pris position lors de la crise migratoire en Tunisie en 2023 et organisé le rapatriement de ressortissants guinéens souhaitant quitter le pays.

À travers son intervention du 11 septembre, le chef de la diplomatie guinéenne replace donc la question de la xénophobie au cœur du débat sur l’avenir de l’intégration africaine. Pour lui, la défense de la souveraineté du continent et la lutte contre les influences extérieures ne peuvent être crédibles si les Africains continuent eux-mêmes de se rejeter, de s’expulser ou de se violenter.

Le message porté à l’occasion de cette célébration est ainsi celui d’une Afrique appelée à renforcer ses institutions, à consolider son unité et à renouveler son engagement en faveur de la solidarité entre ses peuples. « Cela dépendra de nous, de l’unité que nous allons porter et entretenir », a insisté Dr Morissanda Kouyaté. Une formule qui résume la portée de son intervention : pour construire une Afrique plus forte et davantage respectée sur la scène internationale, le continent doit d’abord apprendre à se regarder comme une communauté de peuples liés par une histoire et un destin communs.

Nfaly Guilavogui pour Investigatorguinee

Suède : Sékouba Konaté à la tête d’une mission internationale d’observation électorale à StockholmSTOCKHOLM — L’ancien p...
12/09/2026

Suède : Sékouba Konaté à la tête d’une mission internationale d’observation électorale à Stockholm

STOCKHOLM — L’ancien président de la transition guinéenne, le général Sékouba Konaté, se trouve actuellement en Suède où il dirige une mission internationale d’observation électorale de la Nouvelle Perspective Suisse (NPS), à l’occasion des élections législatives prévues ce dimanche 13 septembre 2026.

Arrivée à Stockholm à la veille du scrutin, la mission réunit des observateurs internationaux de la NPS et de la GFC. Elle a pour objectif de suivre les différentes étapes du processus électoral et d’apprécier les conditions dans lesquelles se déroule le vote. L’information a été rapportée ce samedi par plusieurs médias guinéens, citant notamment des communications de la NPS.

Dans le cadre de cette mission, le général Sékouba Konaté s’est rendu sur le terrain afin de s’enquérir des préparatifs du scrutin et d’observer les dispositifs mis en place dans plusieurs bureaux de vote à Stockholm. La mission entend notamment porter une attention particulière au déroulement des opérations électorales, avec pour objectif affiché de contribuer à la transparence et à l’intégrité du processus démocratique.

Un scrutin à forts enjeux

Les élections du 13 septembre constituent un rendez-vous politique majeur en Suède. Les électeurs sont appelés à renouveler les 349 sièges du Riksdag, le Parlement national. Le scrutin intervient dans un contexte politique particulièrement disputé entre le bloc de centre-gauche, emmené par les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson, et le bloc de droite actuellement au pouvoir autour du Premier ministre Ulf Kristersson.

La campagne a notamment été marquée par la question de la place des Démocrates de Suède (SD), formation nationaliste et anti-immigration qui soutient le gouvernement depuis 2022 et souhaite désormais participer directement au pouvoir.

Les sondages publiés à quelques jours du vote donnent une avance relativement étroite au bloc de centre-gauche, laissant présager un scrutin particulièrement serré.
La présence d’une mission internationale d’observation intervient donc dans un contexte où l’attention est particulièrement forte autour du déroulement et de la crédibilité du scrutin. L’OSCE/BIDDH a également inscrit les élections générales suédoises du 13 septembre 2026 dans son calendrier de missions électorales, avec une mission d’évaluation des besoins.

Une nouvelle mission internationale pour Sékouba Konaté

Cette mission en Suède s’inscrit dans la continuité des activités d’observation électorale auxquelles le général Sékouba Konaté est associé. Le site de la Nouvelle Perspective Suisse présente notamment l’ancien chef de la transition guinéenne comme ayant déjà participé à des missions internationales d’observation électorale.
À Stockholm, sa mission consiste désormais à suivre, avec son équipe, le processus électoral suédois et à contribuer à l’observation indépendante des opérations de vote.

À la veille du scrutin, les regards sont donc tournés vers les bureaux de vote suédois. Pour le général Sékouba Konaté et les observateurs internationaux qui l’accompagnent, l’enjeu est de documenter le déroulement des opérations et de contribuer, à leur niveau, à la transparence du processus électoral. Le verdict des urnes est attendu dimanche 13 septembre, au terme d’un scrutin qui s’annonce particulièrement disputé.

Rédaction Investigatorguinee

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