23/07/2026
La Guinée est-elle maudite ?🇬🇳🇬🇳🇬🇳
La question dérange. Pourtant, elle revient de plus en plus souvent. Non pas parce que la terre serait maudite, mais parce que les tragédies semblent désormais se succéder avec une effrayante régularité.
Le viol devient un sujet d'actualité avant de devenir un souvenir. L'indignation dure quelques jours, puis le silence reprend ses droits. Comme si la douleur des victimes avait une date d'expiration.
Des élèves, dont le seul crime est de croire en l'école et en leur avenir, se retrouvent confrontés à des injustices qui ébranlent leur confiance. Lorsqu'une jeunesse commence à douter de l'équité, c'est toute une nation qui vacille.
Des vidéos à caractère pornographique circulent à la vitesse de la lumière. Les téléphones deviennent des tribunaux, les réseaux sociaux des places publiques où l'humiliation est partagée, commentée et applaudie. La technologie n'a jamais été le problème ; c'est l'absence de conscience qui l'est.
Puis viennent les meurtres. Des vies s'éteignent. Des familles attendent des réponses. Les dossiers s'empilent. Les questions survivent plus longtemps que les victimes. Une justice qui tarde finit souvent par ressembler à une justice qui renonce.
Alors non, peut-être que la Guinée n'est pas maudite.
Mais un pays où le viol banalise les consciences, où l'injustice décourage les innocents, où l'humiliation devient un divertissement et où des crimes restent sans réponse est un pays qui court le risque le plus dangereux : celui de considérer l'inacceptable comme une simple habitude.
Et lorsqu'une nation s'habitue à l'inacceptable, ce ne sont plus les criminels qui gagnent. C'est le silence.
Ce pays m’inquiète, mais bon l’espoir est permis.🥹😔✊🏿🖤