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MESSAGE DE MAMADI DOUMBOUYA : ENTRE FERMETÉ ET RECOMPOSITION DE L’ÉTATPar Chérif Sampiring Diallo Publié sur sa page Fac...
22/08/2026

MESSAGE DE MAMADI DOUMBOUYA : ENTRE FERMETÉ ET RECOMPOSITION DE L’ÉTAT

Par Chérif Sampiring Diallo

Publié sur sa page Facebook officielle, le message du Président Mamadi Doumbouya intervient dans un contexte marqué par plusieurs décisions importantes au sommet de l’État. Au-delà de sa dimension communicationnelle, le texte mérite d’être lu comme un acte de clarification politique et institutionnelle : le chef de l’État y réaffirme les principes qui structurent, selon lui, la phase actuelle de la Refondation.

Le premier axe est celui de l’exemplarité dans l’exercice du pouvoir. En affirmant qu’« aucun rang, aucune fonction, aucune proximité » ne saurait soustraire quiconque à la rigueur républicaine, le président inscrit la lutte contre la corruption dans une logique qui dépasse la seule sanction des comportements individuels. Il pose ainsi la question fondamentale de la responsabilité des acteurs publics et de la crédibilité de l’État.

La portée de cette affirmation est renforcée par l’idée selon laquelle l’exigence d’exemplarité doit commencer par ceux qui servent aux côtés du chef de l’État. La Refondation est dès lors présentée comme une discipline qui doit d’abord s’appliquer au pouvoir lui-même. Autrement dit, la légitimité de la transformation institutionnelle dépend aussi de la capacité de ses promoteurs à s’y soumettre.

Le deuxième axe concerne la cohésion nationale. Le « vivre-ensemble » est érigé en priorité politique. Dans une République caractérisée par une diversité territoriale et sociologique importante, cette insistance traduit une conception de l’unité nationale comme condition de stabilité, de gouvernabilité et de développement.

Le troisième axe est territorial. La création de deux nouvelles régions administratives, Siguiri et Beyla, ainsi que de onze nouvelles préfectures, traduit une volonté de rapprocher davantage l’administration des populations. Fondée notamment sur les évolutions démographiques mises en évidence par le RGPH-4, cette réforme participe d’une logique de réorganisation et de déconcentration de l’État.

Toutefois, le véritable enjeu se situe moins dans le redécoupage administratif que dans sa capacité à produire des effets concrets. Une nouvelle région ne devient une réalité institutionnelle que si elle dispose d’autorités opérationnelles, de services publics fonctionnels, de ressources financières et de capacités administratives suffisantes.

C’est ici que se trouve probablement le principal défi de la séquence actuelle : faire passer la Refondation du registre des principes à celui de la performance institutionnelle. La question n’est plus seulement de savoir ce que l’État entend réformer, mais s’il est en mesure de traduire ses décisions en résultats tangibles pour les citoyens.

À travers ce message, le President Mamadi Doumbouya dessine ainsi les contours d’un État qui cherche simultanément à renforcer son autorité, préserver son unité et accroître sa présence territoriale.

La crédibilité de cette orientation se jouera désormais dans sa mise en œuvre. Car, en matière de gouvernance, la distance entre la parole de l’État et son effectivité constitue souvent le véritable indicateur de la solidité d’une réforme.

Présidence de la République de Guinée
Primature de la République de Guinée
Le Premier Ministre Amadou Oury BAH
Ministère des Sports de Guinée
Cellou Baldé

CRISE DE LA VIANDE À LABÉ : LE KILO FIXÉ À 60 000 GNF, APPLICATION IMMÉDIATEPAR CHÉRIF SAMPIRING DIALLO​À Labé, un accor...
20/08/2026

CRISE DE LA VIANDE À LABÉ : LE KILO FIXÉ À 60 000 GNF, APPLICATION IMMÉDIATE

PAR CHÉRIF SAMPIRING DIALLO

​À Labé, un accord entre les autorités et les bouchers fixe le kilogramme de viande à 60 000 GNF avec une application immédiate, suite à la hausse des coûts du bétail. Une commission mixte est chargée de surveiller le respect de ce tarif et de recenser les points de vente pour assurer l'approvisionnement, la boucherie centrale étant en rénovation. Plus de détails sont disponibles auprès des autorités locales de Labé.

​Cet accord a été rendu public ce jeudi 20 août 2026 pour mettre fin à la crise de la viande dans la préfecture de Labé. À l’issue d’une concertation entre les autorités préfectorales, la Mairie, les sages, la Ligue islamique et la corporation des bouchers, de nouvelles mesures ont été officiellement arrêtées.

​CE QU’IL FAUT RETENIR

​Prix homologué : Le kilogramme de viande est désormais fixé à 60 000 GNF sur toute l’étendue de la préfecture de Labé. Toute hausse unilatérale est strictement interdite.

​Application immédiate : Les nouvelles dispositions prennent effet immédiatement dès ce jeudi.
​Points de vente : La Boucherie centrale restant fermée pour travaux de rénovation, l’approvisionnement des populations est assuré par les boucheries périphériques.
​Contrôle : Une commission mixte de suivi sera déployée sur le terrain. Elle sera notamment chargée de veiller au respect des nouvelles dispositions, parallèlement au recensement de l’ensemble des bouchers et des points de vente.

​LE MAIRE RAPPELLE LES ENGAGEMENTS DES BOUCHERS

​Au cours des échanges, le Maire de Labé a insisté sur la nécessité pour chaque partie de respecter les engagements pris lors des concertations :
​« Vos engagements, il faut absolument les tenir. Lorsque vous vous êtes engagés à vendre le kilogramme de viande à 50 000 GNF, ce n’est pas nous qui vous l’avons imposé. Vous vous êtes engagés vous-mêmes. C’est pourquoi nous avons exigés que vous respectiez vos engagements. »

​Le maire a également appelé les acteurs de la filière à faire preuve de réalisme lorsqu’ils prennent des engagements :
​« Ne vous engagez pas à faire l’impossible. Si vous savez qu’un engagement n’est pas tenable, dites-le avec des arguments. Nous allons les analyser ensemble. Mais lorsqu’un engagement est pris, il doit être respecté. »

​Cet accord intervient dans un contexte marqué par la hausse des coûts du bétail sur les marchés hebdomadaires de la région. Il vise à rechercher un équilibre entre le pouvoir d’achat des populations et la viabilité économique de la filière bétail-viande.
​Les nouvelles mesures concernent l’ensemble de la préfecture de Labé et prennent effet immédiatement.
Mairie de LABÉ
Bah Alhabiib
Mariama Cire Diallo
Chérif Sampiring Diallo
Csd Média
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LE CHOIX DE LA SOUVERAINETÉ : L’ORDRE COMME CONDITION DE L’AVENIRLa Guinée entre dans une nouvelle séquence de son histo...
16/08/2026

LE CHOIX DE LA SOUVERAINETÉ : L’ORDRE COMME CONDITION DE L’AVENIR

La Guinée entre dans une nouvelle séquence de son histoire politique. Après la transition, la question n’est plus seulement de savoir comment sortir d’une période exceptionnelle, mais comment construire un État capable de décider, d’agir et de durer. Dans cette nouvelle phase, la souveraineté cesse d’être un simple concept politique : elle devient une question concrète de gouvernance.

Sous le général Mamadi Doumbouya, le pouvoir revendique une conception de l’État fondée sur l’autorité, la continuité et la maîtrise des choix stratégiques. Les décisions prises dans des secteurs aussi sensibles que l’énergie, l’administration publique ou la chaîne de commandement militaire traduisent cette volonté de renforcer les leviers fondamentaux de l’État.

Mais la souveraineté ne saurait se limiter à la capacité de décider seul. Elle suppose également un État suffisamment organisé pour faire appliquer ses décisions, protéger ses intérêts et transformer ses choix en résultats.

C’est précisément là que se joue aujourd’hui le véritable débat guinéen.

LA SOUVERAINETÉ NE SE PROCLAME PAS, ELLE SE CONSTRUIT

Sur le plan régional, la Guinée affirme de plus en plus clairement sa volonté de défendre ses intérêts propres tout en restant engagée dans les mécanismes de coopération sous-régionale. La position de Conakry sur l’efficacité des sanctions de la CEDEAO illustre cette évolution : le pouvoir guinéen refuse qu’une logique de contrainte se substitue au dialogue et au partenariat.

Cette posture traduit une conception exigeante de la souveraineté. Coopérer ne signifie pas renoncer à sa liberté de décision. Appartenir à une communauté régionale ne signifie pas abandonner la défense de ses intérêts nationaux.

Mais cette revendication impose une exigence en retour.

Un État qui entend parler au nom de sa souveraineté doit disposer d'institutions capables de fonctionner, d'une administration efficace, d'une économie suffisamment solide et d'une autorité publique incontestable.

La souveraineté diplomatique commence donc par la solidité intérieure.

Elle se mesure à la capacité d’un pays à produire son énergie, développer ses infrastructures, sécuriser son territoire, moderniser son administration, valoriser ses ressources et offrir à ses citoyens des services publics à la hauteur de leurs attentes.

L’ORDRE COMME PRÉALABLE AU DÉVELOPPEMENT

Il serait cependant réducteur de confondre l’autorité avec la simple gestion de crise. La véritable question est de savoir si l’autorité exercée permet de créer un cadre durable dans lequel les institutions peuvent fonctionner et les projets se réaliser.

La Guinée a trop souvent payé le prix des ruptures politiques, de l’instabilité institutionnelle et des changements permanents de cap. Chaque crise majeure a fragilisé les administrations, interrompu des dynamiques engagées et repoussé davantage les échéances du développement.

Construire un État moderne suppose donc quelque chose de moins spectaculaire, mais de beaucoup plus décisif : la continuité.

Continuité de l’action publique.
Continuité administrative.
Continuité des investissements.
Continuité des réformes.

La restructuration de certaines institutions, la réorganisation administrative et les mesures prises dans des secteurs stratégiques participent de cette volonté de reconstruire progressivement un appareil d’État plus cohérent.

La réussite de cette démarche ne se jugera évidemment pas sur la foi des annonces, mais à celle des résultats.

Car l’ordre n’a de valeur politique que lorsqu’il produit de la stabilité, et la stabilité n’a de sens que lorsqu’elle crée les conditions du développement.

LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE, NOUVEAU FRONT DE LA BATAILLE

La question de la souveraineté se joue également sur le terrain économique et monétaire.

Le débat autour de l'avenir monétaire de la Guinée et de son rapport aux projets d'intégration économique régionale montre que les choix économiques ne sont plus considérés comme de simples questions techniques. Ils touchent désormais directement à la capacité du pays à déterminer lui-même les instruments de son développement.

Mais là encore, la souveraineté ne peut être confondue avec le repli.

Être souverain ne signifie pas vivre en dehors du monde. Cela signifie être capable de négocier avec le monde à partir de ses propres intérêts, de ses propres ressources et de ses propres priorités.

La Guinée dispose d'atouts considérables. Encore faut-il que la puissance minière, énergétique et agricole du pays se transforme en puissance économique réelle, créatrice d'emplois, de valeur et de prospérité pour les citoyens.

C'est probablement sur ce terrain que la souveraineté guinéenne sera le plus sévèrement jugée.

LE VÉRITABLE RENDEZ-VOUS SERA CELUI DES RÉSULTATS

Le pouvoir actuel dispose désormais d'un avantage que les périodes de rupture offrent rarement : le temps de démontrer que sa conception de l'État peut produire des résultats durables.

La Guinée n'a pas seulement besoin d'autorité. Elle a besoin d'une autorité qui produit des résultats.

Elle n'a pas seulement besoin de souveraineté proclamée. Elle a besoin d'une souveraineté qui se traduit dans la vie quotidienne.

L'énergie disponible, les routes construites, les services publics fonctionnels, la qualité de l'administration, la sécurité, l'éducation, l'accès aux soins et la capacité de l'État à transformer ses ressources en opportunités seront les véritables indicateurs de cette nouvelle phase.

La politique peut continuer à produire des polémiques. Les oppositions peuvent continuer à contester. C'est le propre du débat démocratique.

Mais au-dessus des querelles partisanes demeure une question autrement plus importante :

La Guinée est-elle enfin capable de construire un État suffisamment fort pour décider de son avenir et suffisamment organisé pour le réaliser ?

C'est à cette question que la nouvelle phase politique devra répondre.

Car le véritable choix de la souveraineté ne consiste ni à s'isoler ni à défier systématiquement ses partenaires. Il consiste à pouvoir coopérer sans dépendre, négocier sans subir, décider sans renoncer à ses intérêts et construire sans interrompre constamment ce qui a été commencé.

En définitive, la souveraineté guinéenne ne se résumera pas à la puissance des discours. Elle se mesurera à la solidité des institutions, à la continuité de l'État et surtout à l'amélioration concrète des conditions de vie.

L'ordre pour stabiliser. Les institutions pour gouverner. La souveraineté pour décider. Le développement pour transformer.
Président Mamadi Doumbouya
Présidence de la République de Guinée
Le Premier Ministre Amadou Oury BAH
Primature de la République de Guinée
Dansa Kourouma
Conseil National de la Transition GN
Mory Conde
Ministère du Travail et de la Fonction publique Guinée
Cellou Baldé
Ministère des Sports de Guinée
Chérif Sampiring Diallo
Csd Média

ET SI DJELYKABA BINTOU FAISAIT CHANTER « MADADA » À LA GÉNÉRATION TIKTOK ?Une idée f***e ? Un sacrilège ? Ou peut-être… ...
09/08/2026

ET SI DJELYKABA BINTOU FAISAIT CHANTER « MADADA » À LA GÉNÉRATION TIKTOK ?

Une idée f***e ? Un sacrilège ? Ou peut-être… le remix que personne n’ose encore imaginer.

Et si Djelykaba Bintou décidait, un jour, de s’attaquer à l’un des monuments les plus intouchables de notre patrimoine musical ?

Rien que l’idée suffit à faire frémir les puristes.

Imaginez la diva de la pop guinéenne contemporaine posant sa voix sur Madada, ce morceau devenu culte dans l’univers de Kamaldine. Une œuvre qui appartient déjà à la mémoire collective, et qu’on n’ose presque plus toucher de peur de casser quelque chose de sacré.

Mais justement : et si le sacrilège était nécessaire ?

Imaginez l’introduction originale, conservée dans toute sa douceur et sa nostalgie. Puis, progressivement, une basse profonde. Des percussions afro-pop. Une production contemporaine. Et soudain, la voix de Djelykaba Bintou qui entre dans le morceau et lui donne une nouvelle respiration.

Ce ne serait plus seulement Madada.

Ce serait Madada, génération 2026.

Et c’est là que l’exercice deviendrait intéressant.

Bintou ne chercherait pas à remplacer Kamaldine. Elle ferait dialoguer deux époques, deux sensibilités, deux façons d’aimer la musique guinéenne. D’un côté, la nostalgie d’un classique. De l’autre, l’énergie d’une artiste capable de faire vibrer une génération entière.

Le véritable pari serait alors de réussir l’impossible : faire danser les anciens sur un souvenir et les jeunes sur une découverte.

Imaginez maintenant le clip.

Une esthétique moderne. Des images de Conakry. Quelques clins d’œil aux années 2000. Bintou dans une mise en scène élégante, entre tradition mandingue et pop contemporaine. Et, derrière elle, les premières notes reconnaissables de Madada…

TikTok s’enflamme.

Les nostalgiques crient au sacrilège.

Les jeunes découvrent Kamaldine.

Les anciens redécouvrent Bintou.

Et tout le monde, finalement, reparle de la même chanson.

Voilà pourquoi ce fameux « sacrilège » pourrait être une excellente idée.

Car réinventer un classique ne signifie pas nécessairement lui manquer de respect. Parfois, c’est précisément la meilleure manière de lui offrir une seconde vie.

LA QUESTION AUX FANS DE Djelykaba Bintou

SI ELLE DEVAIT REPRENDRE UN SEUL GRAND CLASSIQUE DE LA MUSIQUE GUINÉENNE, LEQUEL CHOISIRIEZ-VOUS ?

Et si Madada était justement le morceau qu’il fallait oser toucher ?

A VOUS DE RÊVER.

LABÉ : LA CULTURE, LA MÉMOIRE ET LE SAVOIR-FAIRE AU CŒUR DE L’AMBITION COMMUNALELabé, 9 août 2026La Commune Urbaine de L...
09/08/2026

LABÉ : LA CULTURE, LA MÉMOIRE ET LE SAVOIR-FAIRE AU CŒUR DE L’AMBITION COMMUNALE

Labé, 9 août 2026
La Commune Urbaine de Labé a accueilli ce week-end la délégation du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, conduite par Monsieur Moussa Moïse Sylla, à l’occasion de la cérémonie marquant le lancement de deux infrastructures majeures dédiées à la culture et à la valorisation du patrimoine.

Dans son discours de bienvenue, Monsieur Mamadou Habib Bah, Maire de la Commune Urbaine de Labé, a, au nom du Conseil communal et de l’ensemble des populations de Labé, salué la présence du Ministre et réaffirmé l’engagement de la Commune à accompagner les initiatives visant à préserver et à promouvoir le patrimoine de la cité de Karamoko Alpha Mo Labé.

Le Maire a rappelé que Labé est une terre de mémoire, de savoir, de transmission et de création, riche d’un patrimoine matériel et immatériel constitué notamment de traditions orales, de poésie, de contes, de chants, de danses, de musique, d’architecture traditionnelle, de tissage, de teinture, de forge, de poterie, de sculpture et de gastronomie.

Il a souligné que la construction du Musée régional de Labé constitue une opportunité historique pour préserver cette mémoire, permettre aux jeunes générations de mieux connaître leur histoire, offrir aux chercheurs un cadre de travail et donner aux visiteurs nationaux et internationaux la possibilité de découvrir la richesse culturelle du Fouta-Djallon.

Le Maire a également insisté sur l’importance du Palais de la Culture, appelé à devenir un véritable espace de création, de formation, de spectacle, d’exposition et de dialogue entre les générations.

LA CULTURE, UN LEVIER DE DÉVELOPPEMENT

Au-delà des infrastructures, Monsieur Mamadou Habib Bah a plaidé pour une véritable politique de développement de l’économie culturelle.
Il a notamment appelé à renforcer l’accompagnement des artisans à travers la formation, l’accès aux équipements et au financement, la certification des produits ainsi que l’ouverture de nouveaux marchés nationaux et internationaux.

La culture, a-t-il rappelé en substance, ne doit pas être considérée uniquement comme un secteur de loisirs, mais également comme un secteur économique, un vecteur d’emploi et un levier d’investissement, particulièrement pour la jeunesse.

DES DOLÉANCES POUR ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT CULTUREL DE LABÉ

Profitant de la présence du Ministre, le Maire a soumis plusieurs préoccupations de la Commune, notamment :

• La finalisation du Palais de la Kolima, symbole et témoin d’une partie importante de la mémoire collective de Labé ;

• La mise en place d’un programme spécifique d’appui aux artisans, comprenant la formation, l’accès aux équipements, le financement, la certification des produits et l’ouverture vers les marchés nationaux et internationaux ;

• Le renforcement de la collaboration entre la Commune, le Ministère, les services déconcentrés, les acteurs culturels, les artisans, les opérateurs touristiques, les jeunes et les partenaires techniques et financiers.

LABÉ, FUTUR PÔLE CULTUREL, TOURISTIQUE ET ARTISANAL

La Commune Urbaine de Labé a réaffirmé sa disponibilité à jouer pleinement sa partition dans l’inventaire, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine local.
Cette démarche s’inscrit dans une ambition plus large : faire progressivement de Labé un véritable pôle culturel, touristique et artisanal de la Guinée, en s’appuyant également sur les outils numériques, la numérisation des archives, les contenus audiovisuels et les nouvelles formes de valorisation du patrimoine.

A travers cette cérémonie, la Commune Urbaine de Labé réaffirme une conviction forte :
Préserver notre patrimoine, c’est transmettre notre histoire.
Valoriser notre culture, c’est investir dans notre jeunesse.
Développer l’artisanat et le tourisme, c’est créer des opportunités pour nos communautés.

La Mairie de Labé remercie Monsieur le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat ainsi que l’ensemble des autorités et acteurs mobilisés autour de cette importante initiative.
Bienvenue à Labé, terre de mémoire, de savoir, de culture et de tradition.

SERVICE DE COMMUNICATION
MAIRIE DE LABÉ
Mairie de LABÉ
Bah Alhabiib
Chérif Sampiring Diallo
Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat Guinée

L'IDÉOLOGIE CONTRE LE RÉELPlaidoyer pour un réalisme humanistePar Chérif Sampiring Diallo « Les idéologies promettent so...
06/08/2026

L'IDÉOLOGIE CONTRE LE RÉEL

Plaidoyer pour un réalisme humaniste

Par Chérif Sampiring Diallo

« Les idéologies promettent souvent de changer le monde. Le réalisme humaniste commence par accepter le monde tel qu'il est, afin de pouvoir le transformer tel qu'il devrait être. L'histoire n'a jamais manqué de rêveurs ; elle a parfois manqué de bâtisseurs. »

L'histoire de l'humanité ne manque pas d'idées généreuses. Elle manque davantage d'idées capables de survivre à l'épreuve de la réalité. À chaque génération surgissent des femmes et des hommes convaincus qu'une doctrine, une théorie ou une cause suffira à réparer les injustices du monde. Leur engagement est souvent admirable, leur indignation légitime et leur espérance profondément humaine. Pourtant, une vérité traverse les siècles avec une remarquable constance : les plus grandes tragédies politiques n'ont pas toujours été engendrées par des individus animés de mauvaises intentions, mais également par des idéalistes persuadés d'incarner le Bien absolu.

L'idéalisme devient dangereux lorsqu'il cesse d'être une boussole morale pour se transformer en religion politique. À partir de cet instant, le militant, le dirigeant, le révolutionnaire ou le réformateur ne regardent plus les faits pour ce qu'ils sont ; ils les interprètent exclusivement à travers le prisme de leur doctrine. Les individus disparaissent derrière les catégories, les nuances deviennent des trahisons, le doute est assimilé à une faiblesse et le compromis à une capitulation. Refuser la complexité du réel conduit inévitablement à le simplifier jusqu'à le déformer.

Les grands penseurs du réalisme politique nous rappellent pourtant une évidence fondamentale : la société n'est pas un laboratoire. On ne gouverne pas des êtres humains comme on applique une équation mathématique. Les peuples sont faits de contradictions, d'intérêts divergents, de cultures, de passions, de traditions et d'imprévus. Toute pensée politique qui prétend effacer cette complexité finit tôt ou t**d par se heurter à la résistance du réel.

I. LA FRONTIÈRE ÉTHIQUE : LE RÉALISME N'EST PAS LE CYNISME

Le réalisme ne consiste nullement à renoncer aux idéaux. Il consiste à reconnaître que les idéaux ne prennent toute leur valeur que lorsqu'ils acceptent d'être confrontés à la réalité. Il serait d'ailleurs erroné de confondre le réalisme humaniste avec le cynisme politique. Le cynisme renonce aux valeurs pour ne poursuivre que la conquête ou la conservation du pouvoir. Le réalisme, au contraire, conserve les yeux fixés sur l'horizon de la justice, tout en veillant constamment à l'endroit où il pose les pieds.

Le réalisme refuse la pureté doctrinale lorsqu'elle devient un obstacle au bien commun. Il préfère une réforme imparfaite qui améliore effectivement la condition humaine à une révolution parfaite qui demeure prisonnière des discours. Il ne méprise pas les idéaux ; il refuse simplement qu'ils deviennent des absolus dispensés de toute confrontation avec les faits.

Le militantisme constitue souvent le moteur indispensable des progrès démocratiques. Les grandes conquêtes sociales et les avancées des libertés publiques lui doivent beaucoup. Cependant, lorsqu'il se laisse gouverner par la certitude absolue plutôt que par l'examen critique des réalités, il risque de transformer une cause juste en doctrine fermée. Toute politique publique ne produit pas seulement des intentions ; elle produit également des conséquences. Gouverner consiste précisément à assumer ces conséquences.

II. LES LEÇONS DU PASSÉ : LORSQUE L'ABSOLU REFUSE LE RÉEL

L'une des plus grandes illusions de l'histoire consiste à croire que des objectifs moralement justes produisent nécessairement des méthodes moralement justes. L'expérience historique démontre exactement l'inverse. Les idéologies deviennent dangereuses lorsqu'elles prétendent posséder une vérité définitive, inaccessible à la critique et indépendante de l'expérience.

Les totalitarismes du XXᵉ siècle ont voulu remodeler l'humanité au nom de prétendues vérités scientifiques, historiques ou raciales. D'autres expériences ont appliqué des dogmes économiques avec une rigidité telle que des sociétés entières en ont supporté le coût humain. Dans chacun de ces cas, le problème ne résidait pas dans l'existence d'un idéal, mais dans la prétention de cet idéal à ne plus accepter la contradiction.

Une cause juste peut ainsi devenir injuste lorsqu'elle refuse d'écouter, lorsqu'elle diabolise ceux qui pensent autrement ou lorsqu'elle considère que la fin autorise tous les moyens. Le fanatisme ne commence pas lorsque l'on possède des convictions ; il commence lorsque l'on préfère la cohérence de son idéologie à la complexité du réel. Les sociétés démocratiques ne progressent pas grâce aux certitudes absolues, mais grâce à leur capacité permanente à corriger leurs propres erreurs. Elles avancent par le dialogue, la négociation, l'expérimentation et la remise en question. Le véritable courage intellectuel consiste moins à défendre une idéologie envers et contre tout qu'à accepter que la réalité puisse parfois avoir raison contre nos propres convictions.

III. LE NOUVEL ÂGE DES CERTITUDES

Notre époque connaît un paradoxe singulier. Jamais les causes n'ont été aussi nombreuses, jamais les idéologies n'ont circulé aussi rapidement et jamais les émotions collectives n'ont été aussi facilement mobilisées. Cette accélération trouve son principal catalyseur dans l'architecture même de l'espace numérique. Les réseaux sociaux privilégient l'indignation à la réflexion, la certitude au doute et le conflit à la nuance. Les algorithmes favorisent la formation de communautés où chacun rencontre principalement ceux qui pensent déjà comme lui.

Peu à peu, la contradiction cesse d'être perçue comme une richesse intellectuelle pour devenir une agression. La nuance devient suspecte, le compromis apparaît comme une faiblesse et la modération est parfois assimilée à une forme de renoncement. Pourtant, c'est précisément dans un tel contexte que la lucidité devient un acte de courage. Résister à la tyrannie des certitudes, accepter la contradiction et reconnaître la complexité du réel constituent désormais des exigences essentielles de la démocratie.

CONCLUSION : L'ESPÉRANCE LUCIDE

Il ne faut jamais abandonner les idéaux. Ils représentent l'horizon moral sans lequel aucune société ne peut véritablement progresser. Mais il faut leur rappeler qu'ils sont nés pour servir les êtres humains et non pour exiger d'eux des sacrifices au nom d'une vérité supposée absolue.

Le progrès durable ne naît ni du cynisme ni du fanatisme. Il naît de cette rencontre exigeante entre l'espérance et la réalité. Le véritable pragmatisme n'est pas le renoncement aux rêves ; il en est la discipline. Il rappelle que les idéaux doivent éclairer l'action sans jamais se substituer au réel. Car une idéologie devient véritablement dangereuse non lorsqu'elle possède des réponses, mais lorsqu'elle cesse d'accepter les questions.

Le réalisme humaniste est ainsi moins une doctrine qu'une méthode. Il invite à préférer inlassablement la vérité des faits au confort des certitudes, à faire de la prudence une force plutôt qu'une faiblesse et à comprendre que la plus grande fidélité à un idéal consiste parfois à le corriger à la lumière du réel. C'est à ce prix seulement que les convictions cessent d'être des prisons pour devenir des instruments de liberté.

𝐂𝐎𝐍𝐕𝐎𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝟐ᵉ 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐀𝐋 : 𝐋𝐀 𝐌𝐀𝐈𝐑𝐈𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀𝐁𝐄́ 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐒𝐔𝐈𝐓 𝐋𝐄 𝐑𝐄𝐍𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐆𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐍𝐀𝐍...
31/07/2026

𝐂𝐎𝐍𝐕𝐎𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝟐ᵉ 𝐒𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐀𝐋 : 𝐋𝐀 𝐌𝐀𝐈𝐑𝐈𝐄 𝐃𝐄 𝐋𝐀𝐁𝐄́ 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐒𝐔𝐈𝐓 𝐋𝐄 𝐑𝐄𝐍𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐆𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐍𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐋𝐎𝐂𝐀𝐋𝐄

La Commune Urbaine de Labé tiendra, le lundi 03 août 2026, sa deuxième session ordinaire du Conseil communal, une rencontre statutaire qui réunira les Conseillers communaux ainsi que les cadres administratifs autour des grandes orientations de la gouvernance locale.

Convoquée par Monsieur le Maire, Mamadou Habib Bah, cette session se déroulera à partir de 10 heures, dans la Salle de délibération de la Mairie de Labé.

A travers cette rencontre, les autorités communales entendent poursuivre la dynamique de consolidation de la gouvernance locale, en favorisant une gestion concertée, transparente et participative des affaires publiques.

Plusieurs points majeurs figurent à l'ordre du jour de cette session. Les travaux débuteront par la lecture du procès-verbal, suivie de la constitution des commissions de travail, appelées à jouer un rôle essentiel dans le fonctionnement du Conseil communal.

Les participants examineront également le rapport de synthèse des rencontres tenues avec les services déconcentrés de l'État et les partenaires locaux, une étape importante visant à renforcer la coordination entre les différents acteurs du développement communal.

Cette session sera aussi marquée par le lancement officiel du processus d'élaboration du Budget Participatif 2027, une démarche qui traduit la volonté de la Commune de promouvoir une gouvernance inclusive, en associant davantage les citoyens à l'identification des priorités et à la définition des investissements publics.

Les échanges se poursuivront enfin avec le point consacré aux divers, permettant d'aborder toute autre question d'intérêt pour la bonne marche de la collectivité.

A travers cette deuxième session ordinaire, la Mairie de Labé réaffirme son engagement en faveur d'une administration moderne, responsable et proche des citoyens. Elle s'inscrit dans la vision des autorités nationales visant à faire des collectivités locales de véritables leviers du développement durable et de la participation citoyenne.

𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
𝐌𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐋𝐚𝐛𝐞́

Adresse

Guinée Conakry
Labé

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