Oumar Sadio Diallo

Oumar Sadio Diallo Acteur de la société civile
Défenseur des droits de l'Homme et des libertés.

Vice président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé
Coordinateur de la Cosamouv_Labé
Président de Adc-Labé

Quand le sol se dérobe et que le ciel se fait distantTu croiras entendre la sentence du néant, le glas solennel d’un des...
13/02/2026

Quand le sol se dérobe et que le ciel se fait distant
Tu croiras entendre la sentence du néant, le glas solennel d’un destin déclinant

Quand la terre se retire comme une marée trahie
Et que l'univers, muet, suspend sa mélodie
Tu croiras frôler l’abîme
Sentir sous tes pas se fissurer l’estime

Mais ce que tu nommes ruine est chantier invisible
Ce que tu crois fatal n’est que l’œuvre indicible.

Quand tout semble rompu, quand tout paraît s’effacer
Dieu, dans le secret, commence à te façonner.

Il ne détruit pas l’être, Il dissout l’illusion
La gangue étroite de ton ancienne vision.

Il arrache les voiles cousus par la peur
Pour que l’âme respire en sa pleine hauteur.

Car ce qui meurt n’est jamais l’essence
Mais l’ombre orgueilleuse de tes apparences.

Ce qui s’effondre n’est pas ta lumière
Mais la cabane fragile bâtie sur la poussière.

Le feu ne profane pas l’or qu’il éprouve
Il le purifie, le révèle, l’absout et l’approuve.

L’ascension n’est point sentier de roses dociles
Ni marche triomphale aux applaudissements faciles.

Elle réclame l’élagage, la saignée du superflu
Le courage de perdre ce que l’on croyait dû.

Le brasier ne consume que l’écorce mensongère
Il dépouille l’or nu de ses scories de poussière.

On ne grimpe aux sommets lesté d’orgueil
Ni couronné sans passer par le deuil.

L’ascension n’est jamais un chemin parfumé
Elle exige le tri, la perte, la vérité.

Quand tout s’éteint, écoute bien le silence
C’est le souffle sacré d’une renaissance.

Ce que tu appelais fin, dans ton regard humain
N’était qu’un redémarrage divin

Souviens-toi, la nuit ne vient pas pour punir
Mais pour enseigner aux étoiles comment luire.


Quand des chaussons usés s’érigent en rois de la clairièrele chien du seuil, grisé par l’écho, se rêve prince de poussiè...
03/02/2026

Quand des chaussons usés s’érigent en rois de la clairière
le chien du seuil, grisé par l’écho, se rêve prince de poussière.

Ainsi vacille le monde quand l’ombre d’un géant
se prend pour l’aube et usurpe le chant du levant.

Ils avancent torse bombé, gonflés d’un vent d’emprunt
Respirent une gloire qui n’a jamais connu leur poumon.

Ils coiffent des couronnes forgées dans le nom d’un autre
Bijoux héréditaires, lourds de vanité et pauvres de valeur.

Ils trônent sur des sièges qui ne portent pas leur poids
Comme on s’assoit sur un cercueil sans connaître le mort ni la loi.

Ils confondent legs et labeur, héritage et hauteur
Pouvoir transmis et grandeur conquise à la sueur.

Mais la rivière ne gagne pas en profondeur
parce qu’elle longe un palais ou reflète un empereur.

Le tam-tam ne fait pas lever les corps
parce qu’il brille d’or
Mais parce que la main qui le frappe connaît le rythme et l’effort.

On ne devient pas aigle en nichant sur la falaise d’autrui
Ni lion parce qu’on s’endort sous la crinière d’un autre rugi.

Les arbres stériles récitent la poésie de leur hauteur
Tandis que les branches chargées de fruits
s’inclinent sous le poids de leur propre valeur.

Il faut retenir que:
Le feu emprunté flambe vite, brûle faux et meurt froid.
Le nom ouvre les portes, mais seul le caractère en garde la clé.

Celui que l’on porte se croit géant
Mais quand les épaules cèdent, il rapetisse sous le regard du temps.

Car le temps, ce juge sans colère ni pitié
Dépouille les faux rois de leurs habits prêtés
Et laisse les vrais hommes nus, mais droits, debout et enracinés.

Et quand la forêt retrouve sa loi première
Les chaussons retournent au seuil poussiéreux
Le chien redevient chien
Et seuls ceux qui ont grandi par la valeur
marchent sans honte sous le soleil nu.



Le CNRD aurait pu nous épargner de cette comédie électorale.Une élection sans opposition c'est juste une auto confirmati...
05/01/2026

Le CNRD aurait pu nous épargner de cette comédie électorale.
Une élection sans opposition c'est juste une auto confirmation.

Guinee, nduu suudu mawndu sariyaaji ɗin laawɗinii hankin limoore woote hooreyaaku. E mun ɓe anndini wonnde Mamadi Doumbouaya heɓii e mun ko ɓuri 86 e nder teemederewel. Nduu suudu holli wonnde oo hooreejo…

Merci, mon Dieu, pour la nuit avant l’auroreMerci, pour le silence où ton nom résonne encore.Tu m’as éprouvé comme l’or ...
31/12/2025

Merci, mon Dieu, pour la nuit avant l’aurore
Merci, pour le silence où ton nom résonne encore.

Tu m’as éprouvé comme l’or dans le feu
Non pour me briser, mais pour me rendre plus précieux.

J’ai cru parfois que tu t’étais éloigné
Quand le ciel semblait fermé, sans clé.

Mais tu as voilé ta lumière pour mieux m’apprendre
À voir avec l’âme, et non seulement comprendre.

Tu m’as taillé comme on sculpte la pierre
Dans la douleur, avec patience et mystère.

Car tu savais ce que je pouvais devenir
Avant même que je n’ose y croire et sourire.

Merci pour les tempêtes qui ont secoué ma foi
Elles ont déraciné l’orgueil au fond de moi.

Merci pour les portes fermées sans explication
Elles protégeaient mon cœur d’une fausse direction.
Merci pour les départs dans la précipitation
Ils ont rendus fluide ma destination

Ta grâce est tombée comme une pluie discrète
Sur mes terres sèches, sur mes défaites.

Là où je voyais l'abandon et la fin
Tu m'a rassuré que j'étais sur le chemin divin

Tu m’as choisi non parce que j’étais fort
Mais parce que tu voulais me rendre plus fort
Pour porter une plus grande bénédiction
Afin de mieux accomplir ma mission.

Mon âme est un champ où tu as semé
Des graines de bonheur que je n’avais pas demandées.

Merci Dieu de m’avoir choisi
Dans l’ombre comme dans la lumière de ma vie.
Et ta mission en moi sera accomplie
Car ce que tu commences, nul ne l’anéantit.

Je marche désormais le cœur incliné
Sachant que chacun de mes pas est déjà sanctifié.

Bonne et heureuse année 2026

N’ayez jamais peur de courir après le feu de votre poitrineMieux vaut la flamme du sens que la cendre des vies en vitrin...
28/12/2025

N’ayez jamais peur de courir après le feu de votre poitrine
Mieux vaut la flamme du sens que la cendre des vies en vitrine.

Ne mendiez pas le bonheur au prix d’un honneur humilié
Les joies volées laissent l’âme nue et le cœur ravagé.

Ne troquez pas votre dignité contre des miettes de faveur
Le pain de l’humiliation rassasie le ventre mais affame l’honneur.

Soyez ambitieux comme la montagne, droite et silencieuse
Comme l’arbre qui croît lentement, aux racines courageuses.

Fuyez le fruit peint, brillant mais sans vraie saveur
Que le marché expose et que le temps dévore sans peur.

Marchez droit dans un monde qui applaudit les ombres
Où les vases vides résonnent plus fort que les esprits profonds
Où l’apparence règne et la vérité se terre
Où l’on célèbre la mousse et méprise l’eau claire.

Ne prenez pas les raccourcis tracés par la lâcheté
Les chemins trop faciles mènent aux trônes usurpés.

Il est dur de rester entier dans un monde fracturé
Où l’on couronne les bidons et où l’or vrai est ignoré.

En Guinée, le bruit vaut plus que la profondeur
On élève l’arrogance et on piétine la valeur.

Mais tenez ferme la barre, même dans la tempête du temps
Car l’histoire n’honore pas les faux combattants.

Acceptez la forge, la lenteur, la douleur
Le feu qui purifie révèle la vraie grandeur.

C'est dans la patience que naît la noblesse
Et dans la constance que se forge la richesse.

Le monde peut sacrer les bidons aujourd’hui
Mais quand viendra l’heure de porter l’histoire dans la nuit
Seuls les hommes pleins tiendront sans faillir
Et seuls eux connaîtront le sommet et la gloire à venir.

Pensée positive à tous les vaillants soldats de la démocratie et de la liberté détenus de manière injuste, parcequ'ils ont su rester digne et ont refusé de courber l'échine

           #à  Ainsi donc, le Général a quitté le camp de la vertu pour s’installer dans la tente dorée des ambitions.Le...
04/11/2025



Ainsi donc, le Général a quitté le camp de la vertu pour s’installer dans la tente dorée des ambitions.
Le voilà, drapé non plus dans l’uniforme de la probité, mais dans la toge, bien froissée, de la tentation politique.

Ça y est, le sort en est jeté, le serment en miettes, la parole en lambeaux.

Celui qui, hier tonnait contre les dérives du pouvoir, s’enivre aujourd’hui à la même coupe.
Comme Ulysse ligoté à son mât, il jurait résister aux sirènes révisionnistes; le voici pourtant qui se jette à la mer, séduit par le doux chant du pouvoir perpétuel.

Le glaive de la transition devient alors sceptre de prétention, et la promesse s’évapore comme un serment gravé sur du sable mouillé

Je ris de peur d'avoir à pleurer

Il promettait de n’être qu’un gardien du crépuscule, un passeur entre deux aubes démocratiques.
À présent, il veut rallumer pour lui seul le flambeau de la souveraineté, comme si la Guinée n’était qu’un miroir destiné à refléter son propre visage.

Ça y est, il a franchi le Rubicon, non pas celui de César, mais celui de la crédibilité.
Le pont des principes a brûlé derrière lui, et les eaux de la désillusion montent déjà jusqu’à la conscience nationale

Je ris d'un sourire amer, d’un rire sans joie, d’un rire qui sonne comme une gifle au vent.

Je ris de peur d’avoir à pleurer, car le serment, jadis sacré, s’effrite comme une feuille morte sous la botte du pouvoir.

Le libérateur se fait prince, le soldat du peuple s’habille en politicien.

Voici que la parole donnée devient promesse trahie, et que la loyauté au peuple se dissout dans les eaux troubles de l’ambition.

Que vaut un serment si le vent du pouvoir suffit à l’emporter?
Que vaut la parole d’un homme quand elle se courbe devant la couronne?

Je ris de peur d'avoir à pleurer

Et pourtant, nous y avions cru naïvement, follement, désespérément.
Nous avions cru que cette fois, le pouvoir ne serait pas un piège, mais un service.

Mais voici que l’histoire, moqueuse et lassée, recommence sa farce cruelle : les mêmes serments, les mêmes trahisons, les mêmes larmes.

Je ris, de peur d’avoir à pleurer car au pays des serments oubliés, le rire est la dernière armure contre le désespoir.

On dirait que chaque révolution en Guinée a pour devise : {{Chasse le tyran, et le tyran renaîtra en toi}}

Il a enfin franchi le rubicon.
03/11/2025

Il a enfin franchi le rubicon.

         ,         .Ainsi donc, la bêtise a élu domicile là où jadis la raison dressait encore sa tente.Labé, autrefois ...
30/10/2025

,
.

Ainsi donc, la bêtise a élu domicile là où jadis la raison dressait encore sa tente.

Labé, autrefois cité d’honneur et de dignité
Semble aujourd’hui danser au rythme funèbre de sa propre dérive et cupidité

Comment ne pas s’étrangler d’ironie lorsque:

-Pendant que nos écoles se meurent faute de bancs et de livres

-Pendant que nos routes se crevassent comme les joues d’un vieillard oublié

-Pendant que nos ponts ploient sous le poids de l’indifférence et que nos maisons s’emplissent du murmure affamé de la misère

-Pendant que Labé manque de souffle, faute d’un simple véhicule de sapeurs-pompiers pour sauver ces citoyens des incendies

Il s’en trouve qui, au lieu de panser tes plaies, préfèrent acheter le silence et louer la lâcheté

Voilà que l’on trouve des fortunes à peu près un milliard, dit-on!
Pour glorifier le reniement d’un dirigeant aux agissements de mouton

Un dirigeant, soit dit en passant, qui détient injustement l’un des dignes fils de cette ville

Vous osez, sans honte, vous exposer et exposer vos enfants dans les rues,
non pour réclamer justice ou dignité
Mais pour applaudir la cupidité et la duplicité.

Vous avez troqué la sagesse contre les applaudissements futiles
la fierté de vos ancêtres contre le miroir brisé du pouvoir

,


Grâce à vous
Labé est aujourd'hui devenue l’arène où la folie concourt à la palme de la médiocrité.

Parce que des femmes d’une autre ville ont payé une caution, fallait-il que vous aussi, par mimétisme servile, plongiez tête première dans le même gouffre?

Et pendant que vous brandissez ces actes dérisoires comme trophées, vous enseignez à vos enfants la liturgie du vide

Vous paradez vos sottises devant les caméras, comme si la honte était devenue un ornement
Et vous enseignez ainsi à vos enfants la trahison du bon sens et la dévotion à l’absurde

Qu’avons-nous donc fait au Bon Dieu
Pour mériter de tels actes odieux?

Heureusement, toutes les femmes de Labé ne se sont pas compromises dans cette mascarade.
Non, Labé enfante encore des femmes fières et des cœurs purs.

Des femmes de conviction, qui ont su défendre leur honneur sans le troquer contre les illusions d’un régime vacillant.

Des femmes à l’image de Hadja Zeinab Koumanthio, dont la plume est un glaive trempé dans la vérité.

Des dames telles que Madame Tata et tant d’autres, sentinelles silencieuses de la dignité labéenne, qui préfèrent la rectitude au ridicule, le courage à la compromission.

Ces âmes qui, dans le silence de leur grandeur, continuent d’honorer la cité pendant que d’autres la bradent aux enchères de la bêtise

Elles sont les véritables gardiennes du flambeau, celles qui rappellent que la femme n’est pas née pour applaudir la tyrannie, mais pour éclairer la conscience collective.

Labé, que Dieu te rende ta lucidité, et qu’il te préserve de ces mascarades où l’on confond le zèle et la honte, le patriotisme et la prosternation.

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27/10/2025

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Comme par coup de magie
On a atteint les cimes vertigineuses de la démagogie

On aurait pourtant cru que les cicatrices encore fraîches du passé
Nous auraient servi de boussole pour mieux avancer

Hélas nous y voilà de nouveau, prêts à replonger tête la première dans l’océan des illusions
Mordant avec appétit à l’hameçon doré que nous tendent les pêcheurs d’ambitions.

L’Histoire, cette sage-femme infatigable, tente une fois encore d’accoucher la vérité. Mais ici, elle se heurte à un fœtus têtu qu’aucun scalpel ne parvient à faire naître.

Et comme le disait Bossuet: {{Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes}}

Hier, c’était "Dadis ou la mort"
Ensuite vint le refrain mélodieux "Alpha Condé ou rien"
Hymnes glorieux d’une même tragédie répétée sous différents costumes.

Et nous y voilà aujourd’hui:
Du slogan "Mandat mara"
À Président wa mon mein mara

Mon Général te voilà cerné d’orateurs aux lèvres écumantes
Ces troubadours du ventre rond, prophètes de la panse arrogante.

Les voilà, griots de circonstance
Qui jurent que le soleil ne se lèvera qu’à ton annonce

Ils t’appellent {{sauveur}}, {{visionnaire}} plus loin {{homme providentiel}}
Mais leur prière a l’odeur fade du sel artificiel.

Ils citent Montesquieu sans l’avoir lu
Et parlent de démocratie comme d’un plat qu’ils ont trop cuit

Pendant qu’au marché, la mère patrie mendie sa dignité
Eux festoient au nom de la continuité.

Ils ont déjà changé de camp trois fois au petit déjeuner
Et s’ils jurent ton nom, c’est qu’ils flairent un buffet

De transition mandat mara
À Mr le président wa mon mein mara.

Doumbouya
Souviens-toi du serment du soldat: {{La parole donnée vaut mieux qu’un trône en chocolat}}

Car la gloire du militaire n’est pas dans le suffrage
Mais dans l’honneur, cette flamme que n’éteint aucun mirage

N’écoute point ces sirènes en costume taillé
Qui rêvent d’un nouveau banquet d’État bien nappé

Ils t’offrent des couronnes tressées de mensonge
Et sous chaque pétale, sommeille une revanche

Qu’ils sont beaux, ces démagogues dorés
Citoyens du verbe et du ventre rassasié
Ils veulent faire d’un serment une blague
Et d’un héros un monarque en pagne
Juste pour être directeur de campagne

Mais l’histoire, elle, a de la mémoire :
Elle punit ceux qui trahissent pour le pouvoir
Et toi, Général, militaire d’honneur et de caserne,
Ne laisse pas ton uniforme devenir couronne moderne.

Hier MOUSSA, aujourd'hui JUDASTu aurais pu nous épargner de çaFallait-il donc que tu trahisses aussi?Toi, Moïse, naguère...
10/10/2025

Hier MOUSSA, aujourd'hui JUDAS
Tu aurais pu nous épargner de ça

Fallait-il donc que tu trahisses aussi?
Toi, Moïse, naguère héraut de la vérité.
Qui, jadis, t’érigeait en vigie des consciences
Ton verbe haut perché fustigeait les dérives,
Ton souffle dénonçait les régimes scélérats
Comme un prophète en colère au milieu du désert médiatique.

Tu conspuais naguère les velléités monarchiques de Dadis
Raillais la mémoire des faussaires du régime Condé
Comment oses-tu aujourd’hui, sans trembler de honte
Appeler à la profanation du serment
Et à l’érection d’un nouveau trône sur les ruines de la foi populaire ?

Tu es devenu l'apôtre du reniement L’architecte d’un coup de grâce contre la République

L’homme qui souffle au Général de renoncer à sa parole donnée,
Et d’embrasser, sous l’autel des intérêts mesquins
Les oripeaux du pouvoir absolu.

De Moïse a Juda, tu aurais pu nous épargner de ça
Mon cher Moussa

À quel prix as-tu vendu ta conscience ?
Tu es passé de la lumière du verbe à l’ombre du verbe vendu,
De la rigueur morale à l’indigence éthique.
Tu n'es plus le Moïse qui ouvrait la mer des mensonges pour guider vers la lumière.
Tu es devenu Judas, embrassant l'oppression pour quelques deniers de privilèges.
Et dans cette trahison, tu ne trahis pas que les tiens
Tu trahis ton propre combat, ton propre nom
Et la mémoire de ceux qui, hier, te suivaient les yeux fermés

Les gens t'ont écouté avec le respect dû aux oracles,
Et voilà que tu t’abreuves à la même coupe empoisonnée
Que ceux dont tu dénonçais les bacchanales.
Ton éloquence jadis tranchante n’est plus qu’un brouillard de compromissions,
Une encre qui suinte l’abdication.

Moïse
N’entends-tu pas hurler en toi le cri du reniement?
N’es-tu pas devenu ce miroir terni où se reflètent les ombres que tu combattais ?

De Moïse à Judas
Tu aurais pu nous épargner cela,
Mon cher Moussa…

Les camarades de lutte que tu as laissés sur le bas-côté
Ces journalistes précaires, humiliés, bâillonnés
Ces médias fermés, ces plumes brisées,
Ces voix disparues dans l’indifférence opaque
Que leur diras-tu demain, si ce n’est que tu as choisi ton camp : celui des bourreaux.

Tu aurais pu te taire.
Tu aurais pu, à défaut de courage, garder le silence.
Mais non : il t’a fallu chanter la louange du parjure,
Offrir ta parole en holocauste à la machine du pouvoir

Et ce que tu viens de commettre, en appelant à fouler aux pieds la parole donnée,
Est un coup de poignard dans le dos de la République.

Ces derniers jours, j’ai dû me retirer. Non pas par choix, mais par devoir.Le devoir de rester prudent, le devoir de pré...
28/09/2025

Ces derniers jours, j’ai dû me retirer. Non pas par choix, mais par devoir.
Le devoir de rester prudent, le devoir de préserver ce qui peut l’être face à des vents contraires.
Quand les murs se referment et que certaines vérités ébranlent les fondations du mensonge, le silence devient une forme de résistance.

Sénèque disait : « La vérité ne périt jamais. »
Mais ceux qui la portent, eux, peuvent être contraints au repli. Non pour fuir, mais pour mieux revenir.

Et me voici.
Éprouvé, oui. Calomnié, intimidé, mais debout.
Plus que jamais.

« Ce n’est qu’une fois réduit en cendres que peut renaître le phénix.»
Je reviens porté par cette conviction.

À vous qui avez veillé, qui avez douté, prié, espéré ,je vous dois bien plus qu’un remerciement.
Votre inquiétude fut le reflet de votre humanité.
Votre solidarité, un rempart invisible.
Qu’elle ait été discrète ou affirmée, elle m’a été salutaire.

Ce retour n’est pas un simple retour.
C’est une résurgence.
Un soulèvement intérieur depuis les profondeurs où l’on a tenté de m’enfouir.
Mais l’esprit, lui, demeure libre. Et libre, je le suis toujours.

À ceux qui ont cru faire taire une voix en ciblant un individu, je rappellerai ceci :
« On peut emprisonner un corps, mais jamais une conscience éveillée. »

La lutte pour la justice, pour la vérité, pour un avenir digne de notre peuple, ne s’interrompt pas.
Elle se poursuit.
Plus lucide. Plus résolue. Plus déterminée.

Le silence forcé n’a pas éteint la flamme. Il l’a ravivée.

{{Méfiez-vous de la fureur d'un homme patient}}Dans le grand théâtre de la vie, deux types d’hommes en colère se dessine...
09/09/2025

{{Méfiez-vous de la fureur d'un homme patient}}

Dans le grand théâtre de la vie, deux types d’hommes en colère se dessinent, tels deux vents contraires : l’un souffle avec fracas, l’autre se retire dans un silence de plomb.

Le premier tonne, tempête, explose.
Le second lui, attend.

Et pourtant, ce n’est pas l’orage qui gronde à ciel ouvert qu’il faut craindre, mais bien celui qui se tapit derrière un ciel serein.

{{Les eaux calmes sont les plus profondes}} dit un vieux proverbe.
Et dans le silence de l’homme patient dort une mer insondable.

Il est celui qui ne cède ni à l’instant, ni à l’impulsion.
Il enferme sa colère comme on enferme une bête féroce dans une cage d’acier.

À l’extérieur, tout semble calme, presque apaisé.
Mais à l’intérieur, le feu couve, la bête griffe, rugit, s’impatiente.

Sa patience n’est pas faiblesse, elle est discipline.
Elle est cette main ferme qui retient l’épée, ce barrage qui contient le torrent.

Mais ne vous y trompez pas : cette retenue n’est pas éternelle.
Un jour, peut-être, l’homme patient choisira de lever les digues.

Et ce jour-là, ce ne sera pas une colère spontanée, mais une sentence.

{{La vengeance est un plat qui se mange froid}}, disaient les anciens.

Et lui, il aura eu le temps de cuisiner chaque détail, d’aiguiser chaque mot comme une lame.
Il ne frappera pas pour se libérer, mais pour marquer, pour trancher, définitivement.

Car il faut se demander : combien d’humiliations a-t-il encaissées sans un mot?
Combien de blessures a-t-il pansées dans l’ombre, sans plainte, sans témoin?
Combien de nuits a-t-il veillé, le cœur en feu, la mâchoire serrée, refusant que le monde voie sa douleur?

L’homme colérique, bruyant et prévisible, s’épuise vite.
Sa rage est une étincelle : brève, bruyante, mais vite consumée.
Mais l’homme patient, lui est un volcan endormi.
Et quand il s’éveille, ce n’est pas pour crier, c’est pour tout faire basculer.

La colère, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée, est un poison lent.
Elle brûle autant le cœur de celui qui la porte que la chair de celui qui la reçoit.
{{Celui qui maîtrise sa colère est plus grand que celui qui prend une ville}}

Car il faut plus de courage pour contenir une tempête que pour déclencher une guerre.

Ainsi, méfiez-vous de l’homme patient.
Non pas parce qu’il est cruel, mais parce qu’il ne l’est pas.

Parce que s’il en vient à libérer sa fureur, ce ne sera ni un cri, ni un geste irréfléchi,
mais une décision.
Froide. Lente. Implacable.

Et à ce moment-là, ce ne sera plus un homme qui vous fera face, mais le miroir de toutes vos fautes.

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