02/02/2026
Le dialogue politique autour du protocole du 14 janvier accouche d’une commission de cinq (5) membres, chargée de désigner, dans un délai de 24 heures, un président issu de la Cour de cassation pour assurer la transition, marquant ainsi un revers politique majeur pour le CPT.
Sous l’égide du secteur interreligieux, un dialogue réunissant des acteurs politiques et de la société civile s’est tenu le 1er février 2026, autour du protocole du 14 janvier 2026, qui regroupe notamment l’ , l’Initiative 24 Avril, Granblok, Akòkaribe et d’autres organisations politiques, selon le procès-verbal de la rencontre tenue à l’hôtel Royal Oasis.
À l’issue des échanges, une commission de cinq membres a été désignée par l’assemblée. Sa mission est de rencontrer les autorités judiciaires à la Cour de cassation, afin d’identifier un magistrat susceptible d’assumer la fonction de président de la transition, conformément à la Constitution de 1987 non amendée.
Cette commission dispose d’un délai de 24 heures pour proposer un nom, soit un magistrat de la Cour de cassation, soit, à défaut, une personnalité politique.
Elle est également chargée d’engager des discussions avec le CPT, en vue d’organiser un départ ordonné.
Plusieurs groupes politiques, y compris des groupes controversés comme et le Dessalines, membres du CPT, ont pris part aux travaux et ont signé la résolution créant ladite commission.
Les organisations réunies autour du protocole du 14 janvier 2026 estiment désormais nécessaire d’avancer vers une solution institutionnelle, fondée sur la légitimité, l’inclusion et le respect de la Constitution.
A titre de rappel, Le Groupe avait été exclu du Granblok pour manque de discipline et pour violation flagrante du règlement du protocole du 14 janvier 2026, après avoir trahi son camp pour rejoindre un CPT affaibli, discrédité et corrompu.
Par ailleurs, Le dialogue lancé par des conseillers présidentiels, sans couverture officielle, a de nouveau échoué, donnant l’image d’un CPT divisé et sans légitimité. La classe politique s’est réunie à l’hôtel Royal Oasis, tandis que le CPT tenait sa rencontre à l’hôtel Montana.
En effet L’ et l’Initiative24Avril, le Granblok, Mp18, Akòkaribe, DEFHI, membres du protocole du 14 janvier, ont ainsi remporté la bataille politique face au CPT, qui avait lancé un processus de dialogue le même jour et à la même date et même heures.
Désormais, le CPT est acculé il ne lui reste qu’à accepter son sort et quitter le pouvoir le 7 février 2026.
Selon Me Jeantel Joseph, chef de l’Opposition plurielle, Aujourd’hui, la classe politique a choisi le camp du peuple haïtien et la voie du dialogue responsable, elle a choisi le peuple, et non le CPT.