13/09/2025
*_Nous mentons souvent en disant : « Ça va »..._*
Deux mots simples, comme deux pierres plates lancées à la surface d’un océan en furie.
Deux mots qu’on sert entre les dents, le cœur fatigué, les yeux pleins de silence.
*« Ça va »,* ce n’est pas toujours une réponse, c’est parfois une fuite.
Un mur dressé entre nos douleurs et les regards qui n’ont plus le temps d'écouter.
C’est un sourire mécanique, peint sur un visage qui crie sans bruit,
C’est le bouclier d’un soldat las, qui marche quand même,
parce que tomber, ce serait trop d’explications,
et rester à terre, ce serait encore trop de jugement.
On dit *« ça va »* pour protéger les autres…
Pour ne pas inquiéter maman, pour ne pas alourdir l’ami déjà chargé.
On le dit pour éviter les regards qui fuient,
les silences maladroits, ou les conseils inutiles qu’on n’a pas demandés.
Parfois, *« ça va »* devient une prière muette.
Une incantation jetée à la vie, comme pour dire :
*“Je tiens encore debout, même si tout en moi s'effondre à petit feu.”*
Mais derrière ces deux syllabes
se cachent des tempêtes que personne ne soupçonne,
des nuits où l'on pleure sans bruit,
des luttes que même les mots ne peuvent traduire.
Et pourtant…
*Il y a une beauté dans cette lutte silencieuse.*
Car celui qui dit « ça va » alors que tout va mal
est souvent celui qui n’a pas cessé d’espérer.
Celui qui ment par amour, par pudeur ou par force,
porte en lui un courage immense :
*le courage de continuer malgré tout.*
À vous qui dites *« ça va »* en souriant à travers les larmes,
sachez que vous êtes forts, même quand vous vous sentez faibles.
Sachez que ce masque n’est pas un mensonge,
mais une façon de respirer dans un monde qui va trop vite.
Mais n’oubliez pas…
Même les âmes les plus fortes ont besoin d’un refuge,
d’un regard qui écoute, d’une main qui comprend.
Un jour, que ce soit dans un mot, un silence ou une
des lut,
vous trouverez quelqu’un qui saura entendre ce que « ça va »