20/05/2026
« La mort vient, je suis prête. »
Après plusieurs réactions et interrogations, voici enfin le texte complet de Nayahmour.
Un texte profondément humain, sombre parfois, dérangeant souvent, mais sincère jusqu’au bout.
Un texte qui parle d’identité, de solitude, de liberté, de douleur intérieure et du poids d’exister.
Prenez le temps de le lire.
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La mort vient, je suis prête.
Je me souviens, dans ma toute petite enfance, lorsque j’admirais le rire des autres pour le reproduire, car moi, souriante, n’existais pas.
J’ai copié la vie des gens, la vie que j’aurais aimé vivre, je pleurais souvent, moi insignifiante et jamais assez troublée, méprisée, méconnue, j’étais une ombre et je m’y plaisais.
Maintenant, en grandissant, rien n’a vraiment changé, j’ai juste ri comme j’imitais et pleure plus, car j’ai changé ma face contre une apparence plus acceptable et accessible, j’ai laissé accepter les souvenirs, les soucis et la mort, je me la suis voulue. Et je ne suis pas convaincue de ne plus le vouloir.
J’ai toujours aimé ma liberté, j’aime pas être redevable envers les gens, mais là une dette m’empêche d’aller de l’avant, j’ai envie de mourir, mais je pense que je dois être redevable envers quelqu’un pour une vie que je n’ai jamais demandée, ma liberté est contraignante, mais je dois choisir.
La mort vient, je suis prête, Pluton que ta volonté m’accompagne, qu'Hadès ne me laisse pas traverser seule, car j’aurais aimé avoir la compagnie de gens qui savent ce que c’est de se sentir toujours mauvais, toujours mal, et jamais à sa place que dans l’au-delà. Je suis prête maintenant, plus de rancœur, je m’en vais cette fois. Le Dieu sait de quoi je parle et il connaît aussi la cause. Cette fois, pour une dernière : « la mort vient, je suis prête ».
— Nhayamour
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Que vous inspire ce texte ?
Est-ce une confession, une révolte, une quête de liberté, ou autre chose encore ?
Rendez-vous Débat vous invite à lire, réfléchir et échanger dans le respect des sensibilités de chacun.