Le Projecteur - Magazine Chrétien

Le Projecteur - Magazine Chrétien Le Projecteur valorise les leaders évangéliques, célèbre les œuvres positives des communautés et projette une image forte de l’Église de Jésus-Christ.

When TPS Ends, Hope Must Go OnFor many years, thousands of Haitians living in the United States have benefited from Temp...
07/08/2026

When TPS Ends, Hope Must Go On

For many years, thousands of Haitians living in the United States have benefited from Temporary Protected Status (TPS), a humanitarian immigration program granted to nationals of countries facing severe crises, including natural disasters, armed conflicts, or ongoing political instability. For many, TPS represented far more than a legal immigration status it was a gateway to safety, employment, dignity, and hope.

Today, the uncertainty surrounding the end of TPS has left countless families living in fear and anxiety. Men and women who, until recently, were contributing to the American economy while supporting their loved ones back home in Haiti now face the possibility of losing their jobs, seeing their future jeopardized, or becoming subject to removal proceedings.

This situation is especially heartbreaking because the Haitian diaspora has long been one of the greatest sources of support for thousands of families in Haiti, a nation already struggling with widespread insecurity, poverty, and political instability.

For many of our fellow Haitians, the American Dream now seems clouded with uncertainty. The acronym ICE, which stands for U.S. Immigration and Customs Enforcement, no longer simply refers to a federal law enforcement agency. In the minds of many Haitians facing this difficult reality, those three letters have become a symbol of fear, uncertainty, and the possibility of seeing years of sacrifice and dreams suddenly interrupted.

Yet, no matter how painful this moment may be, the end of TPS is not the end of the world.

The history of the Haitian people is the story of a nation that has never allowed hardship to define its identity. From the struggle for independence to natural disasters, economic crises, and political turmoil, Haiti has repeatedly demonstrated extraordinary resilience. Haitians living abroad carry that same spirit within them. They left their homeland with dreams, determination, and sacrifices that no hardship can erase.

It is perfectly natural to feel afraid when the future seems uncertain. It is understandable to worry about your children, your job, your future, and the loved ones you continue to support back home. But we must never allow discouragement to become our identity. Circumstances change. Immigration policies evolve. Government decisions can be revised. Yet a person's worth, courage, and ability to overcome adversity should never be measured by a single immigration status.

Le Projecteur Christian Newspaper wishes to send a message of hope to every Haitian family facing this difficult season. Continue believing in your future. Continue seeking every legal opportunity available to you. Stay informed by consulting qualified immigration professionals and make thoughtful, informed decisions. Never allow fear to rob you of your ability to build, to learn, and to prepare for better days ahead.

For those who place their faith in God, this season is also an invitation to trust Him more deeply. The Scriptures remind us that the darkest chapters in the lives of many of God's servants were often followed by their greatest victories. Christian hope does not ignore hardship it believes that hardship never has the final word.

To all our fellow Haitians living across the United States, we want to say this: you are not alone. Your country is thinking of you. Your families need your courage just as much as they need your support. Keep dreaming. Keep growing. Keep moving forward despite every obstacle. Borders may restrict movement, but they should never imprison your faith, your talents, your determination, or your desire to succeed.

Haiti will always need its sons and daughters, wherever they may be around the world. Your experience, your hard work, your perseverance, and your love for your homeland remain an invaluable treasure.

Today, more than ever, let us hold firmly to this truth:

An immigration status may come to an end, but hope must never die.

Jesly Sainfort
Le Projecteur Christian Newspaper
Le Projecteur -- The Newspaper of the Body of Christ.

Quand le TPS prend fin, l'espoir doit continuer.Depuis plusieurs années, des milliers d'Haïtiens vivant aux États-Unis o...
07/08/2026

Quand le TPS prend fin, l'espoir doit continuer.

Depuis plusieurs années, des milliers d'Haïtiens vivant aux États-Unis ont bénéficié du Statut de Protection Temporaire (TPS), une mesure humanitaire accordée aux ressortissants de pays confrontés à des crises majeures, qu'il s'agisse de catastrophes naturelles, de conflits ou d'une instabilité politique persistante. Pour beaucoup, ce statut représentait bien plus qu'un document administratif : il était une porte ouverte vers la sécurité, le travail, la dignité et l'espérance.

Aujourd'hui, l'incertitude qui entoure la fin du TPS plonge de nombreuses familles dans une profonde angoisse. Des hommes et des femmes qui, hier encore, contribuaient à l'économie américaine tout en soutenant leurs proches en Haïti, vivent désormais dans la peur de perdre leur emploi, de voir leur avenir compromis ou de faire face à une procédure d'expulsion. Cette réalité est d'autant plus douloureuse que les transferts financiers de la diaspora constituent l'un des principaux soutiens de milliers de familles haïtiennes déjà éprouvées par l'insécurité, la pauvreté et l'instabilité.

Pour beaucoup de nos compatriotes, le rêve américain semble aujourd'hui assombri. Le mot ICE, qui signifie Immigration and Customs Enforcement, ne renvoie plus simplement à une agence fédérale chargée de l'application des lois sur l'immigration. Dans l'imaginaire de nombreux Haïtiens confrontés à cette situation, ce sigle est devenu le symbole de la peur, de l'incertitude et du risque de voir leurs projets de vie brutalement interrompus.
Cependant, aussi difficile que soit cette épreuve, la fin du TPS n'est pas la fin du monde.

L'histoire du peuple haïtien est celle d'un peuple qui a toujours refusé de se laisser définir par les épreuves. Depuis son indépendance jusqu'aux catastrophes naturelles, en passant par les crises économiques et politiques, Haïti a démontré une capacité exceptionnelle de résilience. Les Haïtiens de la diaspora portent en eux cette même force de caractère. Ils ont quitté leur terre natale avec des rêves, des sacrifices et une détermination que les difficultés ne peuvent effacer.

Il est naturel de ressentir de la peur face à l'incertitude. Il est légitime de s'inquiéter pour ses enfants, son emploi, son avenir ou celui de sa famille restée au pays. Mais il serait dangereux de laisser le découragement devenir notre identité. Les circonstances changent, les politiques migratoires évoluent, les décisions gouvernementales peuvent être révisées, mais la valeur d'une personne, son courage et sa capacité à rebondir ne dépendent jamais d'un seul statut administratif.

Le Journal chrétien Le Projecteur souhaite adresser un message d'espérance à tous les Haïtiens qui traversent cette période d'épreuve. Continuez à croire en votre avenir. Continuez à rechercher les voies légales qui s'offrent à vous, à vous informer auprès de professionnels compétents et à prendre des décisions réfléchies. Ne laissez jamais la peur vous priver de votre capacité à construire, à apprendre et à préparer des jours meilleurs.

Pour ceux qui sont croyants, cette saison est également un appel à s'appuyer davantage sur Dieu. Les Écritures nous rappellent que les périodes les plus sombres de l'histoire de nombreux serviteurs de Dieu ont souvent précédé les plus grandes délivrances. L'espérance chrétienne ne consiste pas à nier les difficultés, mais à croire qu'elles ne détiennent jamais le dernier mot.

À tous nos compatriotes vivant aux États-Unis, nous voulons dire ceci : vous n'êtes pas seuls. Votre pays pense à vous. Vos familles ont besoin de votre courage autant que de votre soutien. Continuez à rêver, continuez à vous former, continuez à avancer malgré les obstacles. Les frontières peuvent limiter des déplacements, mais elles ne doivent jamais emprisonner votre foi, votre intelligence ni votre volonté de réussir.

Haïti aura toujours besoin de ses fils et de ses filles, où qu'ils se trouvent dans le monde. Votre expérience, votre travail, votre persévérance et votre amour pour votre pays demeurent une richesse inestimable.

Aujourd'hui, plus que jamais, gardons cette conviction : un statut peut prendre fin, mais l'espérance, elle, ne doit jamais s'éteindre.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.
Le Projecteur, le journal du Corps de Christ.

La jalousie ministérielle : l'ennemi caché de l'œuvre de Dieu.L'Église de Jésus-Christ est appelée à connaître une crois...
06/08/2026

La jalousie ministérielle : l'ennemi caché de l'œuvre de Dieu.

L'Église de Jésus-Christ est appelée à connaître une croissance continue, tant sur le plan spirituel que numérique. Jésus lui-même a déclaré : « Je bâtirai mon Église » (Matthieu 16:18). Pourtant, il arrive que certaines communautés connaissent des périodes de stagnation, de divisions ou de véritable « parking spirituel ». Si plusieurs facteurs peuvent expliquer cette réalité, l'un des plus préoccupants demeure la jalousie ministérielle, un mal souvent silencieux, mais profondément destructeur.

La jalousie ministérielle est un état de cœur dans lequel un serviteur de Dieu ou un responsable d'Église éprouve de l'envie, de l'amertume ou un sentiment de rivalité face à la croissance, aux dons spirituels, à l'influence ou à la reconnaissance accordées à un autre ministère. Là où Dieu appelle à la complémentarité, la jalousie installe la compétition. Là où le Saint-Esprit veut produire l'unité, elle engendre la méfiance, la comparaison et parfois même la division.

Le plus inquiétant est que cette jalousie ne s'exprime pas toujours ouvertement. Elle se manifeste souvent à travers des attitudes et des comportements qui, à première vue, semblent anodins.

Comment identifier la jalousie ministérielle ?

Un responsable spirituel animé par la jalousie aura généralement de la difficulté à se réjouir des succès d'un autre ministère. Il minimisera les accomplissements des autres, critiquera systématiquement les initiatives qui ne viennent pas de lui ou cherchera à discréditer ceux que Dieu utilise puissamment. Il évitera également les collaborations sincères, de peur de perdre son influence ou sa position.

La jalousie ministérielle se reconnaît aussi lorsqu'un leader refuse de reconnaître les dons que Dieu a placés chez les autres, lorsqu'il considère toute progression d'un autre ministère comme une menace plutôt qu'une bénédiction pour le Royaume de Dieu.
Pourtant, la Bible enseigne que le véritable leadership spirituel ne repose pas sur la compétition, mais sur le service. Le Royaume de Dieu n'est pas une entreprise où chacun cherche à dominer l'autre ; il est un corps où chaque membre remplit fidèlement la mission que Dieu lui a confiée.

Quelles sont les causes ?

La jalousie ministérielle trouve souvent ses racines dans des réalités profondes. L'orgueil pousse certains responsables à rechercher davantage leur propre gloire que celle de Dieu. L'insécurité personnelle conduit d'autres à croire que le succès d'un confrère diminue leur propre valeur. À cela s'ajoutent parfois le manque de maturité spirituelle, le désir de reconnaissance, la comparaison constante avec les autres ministères et une mauvaise compréhension de l'appel divin.

Lorsqu'un serviteur oublie que c'est Dieu qui appelle, équipe et fait croître selon Sa volonté, il devient plus vulnérable à la rivalité qu'à la fraternité.

Les conséquences sur l'Église

Les conséquences de la jalousie ministérielle sont particulièrement graves. Elle fragilise l'unité du Corps de Christ, nourrit les conflits entre responsables, décourage les jeunes ministres, divise les assemblées et ternit le témoignage de l'Évangile devant le monde.
Combien de collaborations n'ont jamais vu le jour à cause d'une rivalité inutile ? Combien de croyants ont été blessés en voyant des serviteurs de Dieu se combattre au lieu de travailler ensemble ?
Lorsque les dirigeants deviennent des adversaires, l'Église tout entière en souffre.

Quelle attitude biblique adopter ?

La réponse biblique à la jalousie ministérielle est claire : l'humilité, l'amour fraternel et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu.
Jean-Baptiste demeure un modèle exceptionnel lorsqu'il déclare :
« Il faut qu'il croisse, et que je diminue. » (Jean 3:30)
L'apôtre Paul, quant à lui, se réjouissait que Christ soit annoncé, même lorsque certains le faisaient avec des motivations imparfaites (Philippiens 1:15-18). Son regard était fixé sur l'avancement de l'Évangile et non sur sa propre réputation.

Chaque serviteur de Dieu devrait régulièrement demander au Seigneur de sonder son cœur afin d'y déraciner toute forme de rivalité. Car un ministère n'est jamais une propriété privée ; il appartient au Christ, le Chef de l'Église.

Une responsabilité collective

Nous devons comprendre que l'Église est un seul Corps, composé de plusieurs membres ayant chacun une fonction essentielle (1 Corinthiens 12). Aucun ministère ne possède à lui seul toute la richesse des dons que Dieu a distribués. Le succès d'un ministère n'est pas une menace pour les autres ; il constitue une victoire pour le Royaume de Dieu.

Au lieu de nourrir la comparaison, les responsables spirituels sont appelés à encourager, soutenir et célébrer l'œuvre que Dieu accomplit chez leurs frères et sœurs. Une Église où les ministères s'honorent mutuellement devient un puissant témoignage de l'amour de Christ.

La jalousie ministérielle est l'un des pièges les plus subtils qui menacent l'Église contemporaine. Elle ne détruit pas seulement les relations entre les serviteurs de Dieu ; elle freine également l'avancement du Royaume. L'heure est venue pour les responsables ecclésiastiques de revenir à l'esprit de Christ, caractérisé par l'humilité, le service et l'amour.

Le Journal Chrétien Le Projecteur lance un appel à tous les hommes et femmes de Dieu : prions afin que le Seigneur purifie nos cœurs de toute rivalité et nous accorde la grâce de nous réjouir sincèrement lorsque Son œuvre progresse, quel que soit le ministère qu'Il choisit d'utiliser. Car, au final, ce n'est ni la renommée d'un homme qui doit grandir, mais la gloire de Jésus-Christ.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.
Le Projecteur, le journal du Corps de Christ.

L'Apôtre Emmanuel Benjamin lance un ambitieux projet de formation des leaders.Dans un contexte où l'Église est appelée à...
06/08/2026

L'Apôtre Emmanuel Benjamin lance un ambitieux projet de formation des leaders.

Dans un contexte où l'Église est appelée à répondre avec sagesse et efficacité aux défis de notre époque, le Projet de Formation des Leaders Ecclésiaux s'impose comme une initiative d'une grande importance.

Organisée par l'Apôtre/Docteur Emmanuel Benjamin, cette première édition se déroulera les 28, 29 et 30 août 2026 à l'Auditorium de l'Excelsior, à Delmas 75, autour du thème : « Un leadership efficace, dynamique et inspirant, pour une Église épanouie, puissante et glorieuse. »

Cette formation réunira plusieurs enseignants et responsables ecclésiastiques de renom afin d'équiper les pasteurs, évangélistes, anciens, responsables de ministères et tous les serviteurs de Dieu désireux de renforcer leur leadership biblique et leur capacité à conduire l'Église avec excellence.

Prix $120 Us (Certificat et Nourriture Inclus)
Contact : 3647 - 6971

Le Journal Chrétien Le Projecteur salue cette noble initiative et encourage vivement tous les leaders religieux, sans distinction de dénomination, à saisir cette opportunité de formation.

Une Église forte repose sur des leaders bien formés, visionnaires et profondément attachés aux principes de la Parole de Dieu. Investir dans le leadership aujourd'hui, c'est préparer l'Église de demain.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.
Le Projecteur, le journal du Corps de Christ.

Le Ministère Eau du Réveil prépare une grande célébration de louange à Pétion-Ville.Le Ministère Eau du Réveil donne ren...
06/08/2026

Le Ministère Eau du Réveil prépare une grande célébration de louange à Pétion-Ville.

Le Ministère Eau du Réveil donne rendez-vous aux fidèles et aux amoureux de la musique chrétienne le dimanche 9 août 2026 à 3h00 de l'après-midi pour une grande édition du Concert Supplication, qui se tiendra à l'Église Évangélique Communion La Manne, située à la Rue Panaméricaine, Pétion-Ville.

Cette rencontre spirituelle réunira plusieurs serviteurs et servantes de Dieu, avec en tête d'affiche

• Le psalmiste Pierre-Richard François, accompagnés de
• Christelle St-Juste,
• Pasteur Gregory Paul,
• Peterson Jaboin,
• Christelle Coriolan,
• Remolien Nadège Désir,
• le Groupe Œuvres de Dieu,
• Grace Full Dance, ainsi que les deux finalistes du Challenge Supplication.

À travers des chants d'adoration, de prière et d'exaltation, cette activité promet d'être un moment de communion profonde avec Dieu, où les participants seront encouragés à rechercher Sa présence dans un esprit de supplication et de consécration.

Le Journal Chrétien Le Projecteur salue cette initiative qui contribue à l'édification du Corps de Christ et invite les croyants à prendre part à cette grande célébration spirituelle.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.

Le combat spirituel : une réalité que tout chrétien doit comprendre.Le christianisme n'est pas une simple adhésion à une...
05/08/2026

Le combat spirituel : une réalité que tout chrétien doit comprendre.

Le christianisme n'est pas une simple adhésion à une religion, ni une succession de pratiques liturgiques. Il est avant tout un engagement dans un royaume qui s'oppose aux œuvres des ténèbres. Dès l'instant où une personne place sa foi en Jésus-Christ, elle devient l'objet d'une opposition spirituelle. C'est pourquoi l'apôtre Paul déclare avec force : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable » (Éphésiens 6:11).

L'une des plus grandes causes d'échec dans la vie de nombreux chrétiens, y compris de certains responsables spirituels, est leur mauvaise compréhension de la nature du combat auquel ils sont confrontés. Beaucoup attribuent leurs difficultés uniquement aux circonstances, aux personnes ou aux hasards de la vie, sans discerner que certaines situations peuvent révéler une dimension spirituelle plus profonde. À l'inverse, il convient aussi d'éviter l'excès consistant à attribuer chaque difficulté à une action directe de Satan. Le discernement biblique est indispensable.

Comprendre la nature du combat spirituel

L'apôtre Paul est sans équivoque : « Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres de ce siècle, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).
Cette déclaration rappelle que le véritable adversaire du chrétien n'est pas son prochain. Derrière les conflits, les tentations, les séductions, les divisions ou les persécutions peuvent se manifester des influences spirituelles qui cherchent à détourner le croyant de la volonté de Dieu. Le combat spirituel consiste donc à résister aux stratégies du mal tout en demeurant fidèle à Christ.

Comprendre cette réalité permet au chrétien de ne pas gaspiller son énergie dans des conflits inutiles contre des personnes, mais de concentrer ses efforts sur une vie de sainteté, de prière et d'obéissance.

Les stratégies de l'ennemi

L'Écriture révèle que Satan agit rarement de manière spectaculaire. Jésus le qualifie de menteur et de père du mensonge (Jean 8:44), tandis que Pierre le décrit comme un lion rugissant cherchant qui dévorer (1 Pierre 5:8).

Ses principales stratégies sont notamment :
• le découragement ;
• la peur ;
• le mensonge ;
• la division dans l'Église ;
• la séduction doctrinale ;
• les compromis avec le péché ;
• l'orgueil spirituel ;
• les distractions qui éloignent de la communion avec Dieu.

L'ennemi préfère souvent travailler dans l'ombre plutôt que de se manifester ouvertement. Une simple négligence spirituelle peut devenir la porte d'entrée d'une crise beaucoup plus profonde. C'est pourquoi Jésus demande à ses disciples de veiller et de prier afin de ne pas entrer en tentation.

Pourquoi certains serviteurs de Dieu tombent-ils ?
L'histoire de l'Église démontre que personne n'est à l'abri. Des hommes puissamment utilisés par Dieu ont connu des chutes parce qu'ils ont sous-estimé certaines réalités spirituelles.

Les causes sont multiples :
• l'absence de vigilance ;
• une vie de prière affaiblie ;
• le manque de discipline spirituelle ;
• l'orgueil après les succès ;
• le refus de rendre des comptes ;
• la désobéissance progressive à la Parole de Dieu.

Les grandes chutes commencent rarement par de grandes fautes. Elles débutent souvent par de petits compromis répétés qui finissent par fragiliser le caractère.

Les armes du chrétien.

Dieu n'envoie jamais ses enfants au combat sans leur fournir les ressources nécessaires. Dans Éphésiens 6, Paul présente l'armure complète de Dieu :

• la ceinture de la vérité ;
• la cuirasse de la justice ;
• les chaussures du zèle de l'Évangile ;
• le bouclier de la foi ;
• le casque du salut ;
• l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu ;
• la prière persévérante.

Ces armes ne sont pas des symboles décoratifs ; elles représentent un mode de vie. Un chrétien qui néglige la vérité, la justice, la foi ou la prière s'expose davantage aux attaques spirituelles.

Le discernement : une qualité indispensable

Toutes les difficultés ne proviennent pas directement du diable. Certaines sont les conséquences de nos propres choix, d'autres relèvent des épreuves que Dieu permet pour fortifier notre foi.
Le croyant mature apprend donc à discerner. Il ne voit pas un démon derrière chaque événement, mais il ne ferme pas non plus les yeux devant la réalité du combat spirituel. Ce discernement s'acquiert par une connaissance approfondie des Écritures, une communion constante avec Dieu et la direction du Saint-Esprit.

La victoire appartient déjà à Christ

Le combat spirituel ne doit jamais être abordé dans la peur. La victoire du chrétien ne repose ni sur sa propre force ni sur ses capacités, mais sur l'œuvre accomplie par Jésus-Christ à la croix.
Par sa mort et sa résurrection, Christ a triomphé des puissances des ténèbres. Le croyant ne combat donc pas pour obtenir une victoire incertaine ; il combat à partir de la victoire déjà remportée par son Seigneur.

Cette certitude donne au chrétien la force de persévérer malgré les oppositions, les épreuves et les attaques.

Le combat spirituel est une réalité incontournable de la vie chrétienne. L'ignorer expose le croyant aux pièges de l'ennemi, tandis qu'une mauvaise compréhension peut conduire aux excès, à la peur ou à des interprétations erronées de chaque difficulté.

L'Église de Jésus-Christ a aujourd'hui besoin de disciples équilibrés, profondément enracinés dans les Écritures, remplis du Saint-Esprit et capables de discerner les temps. La victoire ne revient ni aux plus éloquents, ni aux plus populaires, mais à ceux qui demeurent fermes dans la foi, revêtus de toute l'armure de Dieu et entièrement soumis à l'autorité de Jésus-Christ.

Dans un monde où les ténèbres cherchent constamment à gagner du terrain, le chrétien est appelé non seulement à résister, mais aussi à faire rayonner la lumière du Christ avec sagesse, courage et fidélité.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.

Saint-Esprit ou spectacle ? Le Projecteur cherche à comprendre le phénomène Benny Hinn à Shekinah. EDITO.Le prophète Dor...
04/08/2026

Saint-Esprit ou spectacle ? Le Projecteur cherche à comprendre le phénomène Benny Hinn à Shekinah. EDITO.

Le prophète Dorvilus Kenny à terre, le projecteur s'interroge.

Tout homme de Dieu authentique cherche toujours à comprendre lorsqu’il fait face à un événement qu’il n’arrive pas à cerner. Face à l’extraordinaire ou à l’inattendu, la maturité spirituelle n'exige pas l'aveuglement, mais le discernement. Les premiers chrétiens avaient leur façon d’opérer, leur façon de vivre la présence du Saint-Esprit.

Aujourd'hui, l'actualité ecclésiale nous pousse à questionner certaines pratiques contemporaines à la lumière des Écritures.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, un fait a particulièrement captivé l'attention : on y observe le prophète Dorvilus Kenny, une figure pourtant très connue en Haïti, ainsi que sa femme, tomber par terre en présence du pasteur Benny Hinn lors d’un moment qualifié de prophétique.

Que veut dire cela ? Est-ce que cela a un sens pour nous, chrétiens du XXIe siècle ?

Le Projecteur cherche à comprendre. Les premiers chrétiens ont-ils enseigné une telle manifestation ? À travers les Écritures, y a-t-il un seul moment où un chrétien est tombé par terre et a roulé sous la puissance du Saint-Esprit ? N’importe quel leader spirituel ou théologien est en droit de s'interroger sur ce phénomène où le prophète Dorvilus est tombé d'une manière qui, pour certains observateurs, rappelait étrangement l'agitation d'un homme sous l’influence d’un démon.

Existe-t-il des précédents dans la Bible ?

La première démarche d'un chrétien devrait toujours être de consulter les Écritures. En parcourant la Bible, plusieurs passages montrent des personnes tombant à terre en présence de Dieu.

Par exemple :
• Ézéchiel tomba sur sa face lorsqu'il vit la gloire de Dieu (Ézéchiel 1:28).
• Daniel perdit toute force devant la vision céleste (Daniel 10:8-9).
• Jean tomba comme mort devant Jésus glorifié (Apocalypse 1:17).
• Les soldats venus arrêter Jésus reculèrent et tombèrent à terre lorsque Jésus déclara : « C'est moi » (Jean 18:6).

Cependant, un élément mérite d'être souligné : dans aucun de ces récits, les personnes ne sont décrites comme roulant au sol sous l'action du Saint-Esprit. Elles tombent dans un contexte de révélation, de crainte révérencielle ou de confrontation avec la gloire de Dieu.

De même, dans le livre des Actes, où sont relatées les grandes manifestations du Saint-Esprit, les croyants parlent en langues, prophétisent, sont remplis de courage, guérissent les malades, mais le texte ne présente pas le fait de tomber systématiquement au sol comme une preuve du baptême du Saint-Esprit.

Cela ne signifie pas que Dieu ne puisse pas agir de manière extraordinaire aujourd'hui. En revanche, cela invite les croyants à distinguer ce qui est clairement enseigné dans les Écritures de ce qui relève des expériences contemporaines.

Qui est, avant tout, Benny Hinn ?

Pour comprendre l'onde de choc, il faut comprendre l'homme. Toufik Benedictus, dit Benny Hinn, né le 3 décembre 1952 à Tel Aviv-Jaffa en Israël, est un télévangéliste et pasteur chrétien charismatique israélo-américain. Né dans une famille d'origine palestinienne qui émigre au Canada en 1968, il est d'abord un enfant timide et socialement isolé. En 1972, il vit une nouvelle naissance et passe de la foi chrétienne orthodoxe, dans laquelle il a grandi, à la foi évangélique pentecôtiste.

Le tournant de sa vie spirituelle s'opère le 21 décembre 1973. Ce jour-là, il voyage en bus de Toronto à Pittsburgh pour participer à un "service de miracle" dirigé par la célèbre prédicatrice Kathryn Kuhlman. Cet événement marque le point de départ de son style ministériel, caractérisé par de grands rassemblements et des manifestations physiques spectaculaires.

Sur le plan personnel, Hinn a épousé Suzanne Harthern le 4 août 1979, une union qui connaîtra, elle aussi, les tumultes de la vie publique.

Le choc culturel et doctrinal à Shekinah

Invité en grande pompe par le pasteur titulaire du Tabernacle de Shekinah, Gregory Toussaint, Benny Hinn a apporté avec lui son univers de "croisades de miracles". Mais lors de sa présence à Shekinah, il a dit et fait des choses que la communauté évangélique haïtienne et sa diaspora n’arrivent pas à comprendre.

Le monde évangélique se trouve aujourd'hui divisé entre la recherche du sensationnel et l'ancrage théologique. Quand des leaders spirituels locaux, censés guider les fidèles, s'effondrent de manière spectaculaire devant un télévangéliste étranger, le public s'interroge : s'agit-il d'une (onction) authentique ou d'une mise en scène psychologique ?

La Bible appelle à tout examiner et à retenir ce qui est bon. En tant que Eclaireur de la foi, Le Projecteur continuera de poser les questions nécessaires, sans complaisance, pour séparer le sacré du spectacle.

Car, en définitive, la foi chrétienne ne repose pas sur les manifestations spectaculaires, mais sur la vérité immuable de la Parole de Dieu.

Jesly Sainfort - Journal Le Projecteur.

Uniformes scolaires, universitaires et professionnels : LMAC Fashion répond à vos besoins.
04/08/2026

Uniformes scolaires, universitaires et professionnels : LMAC Fashion répond à vos besoins.

Le chrétien non brisé : un danger silencieux pour l'Église« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui...
03/08/2026

Le chrétien non brisé : un danger silencieux pour l'Église

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jean 12:24)

Le christianisme ne consiste pas uniquement à fréquenter une église, à connaître les Écritures ou à participer aux activités religieuses. Il est avant tout une œuvre de transformation opérée par Dieu dans le cœur de l'homme. Pourtant, force est de constater qu'au sein de nombreuses assemblées, beaucoup de croyants vivent leur foi sans avoir jamais expérimenté le véritable brisement spirituel. Ils connaissent les promesses de Dieu, mais ignorent le processus par lequel Dieu prépare Ses serviteurs.

Cette réalité constitue aujourd'hui l'un des plus grands défis de l'Église. Car une communauté remplie de croyants talentueux mais non brisés risque davantage de produire des conflits que des fruits durables. Le brisement n'est pas une option réservée à une élite spirituelle ; il est une étape indispensable dans la formation de tout disciple de Jésus-Christ.

Le brisement : une œuvre divine indispensable
Dans le langage biblique, le brisement désigne l'action souveraine de Dieu qui façonne le caractère de Ses enfants en détruisant progressivement leur orgueil, leur autosuffisance, leurs ambitions personnelles, leur jalousie, et leur volonté propre. Contrairement à ce que certains pensent, Dieu ne brise pas l'homme pour le détruire, mais pour le rendre utile à Son Royaume.

Comme l'argile entre les mains du potier, le croyant doit accepter d'être modelé afin de devenir un vase d'honneur. Ce travail passe souvent par les épreuves, les déceptions, les humiliations, les attentes prolongées ou encore les moments de silence où Dieu semble absent. Derrière chacune de ces expériences se cache pourtant une œuvre de grâce destinée à produire un homme nouveau.

Malheureusement, notre époque valorise davantage le succès visible que la transformation intérieure. Beaucoup recherchent les bénédictions de Dieu sans accepter les leçons qui les accompagnent.

Une foi sans brisement produit des croyants immatures
Le manque de brisement explique en grande partie la fragilité spirituelle observée chez certains chrétiens. Beaucoup désirent servir Dieu, mais refusent que Dieu transforme leur caractère.
Ils veulent exercer des responsabilités sans apprendre l'humilité.
Ils recherchent les dons spirituels, mais négligent le fruit de l'Esprit.
Ils désirent être élevés, mais refusent d'être abaissés.

Cette contradiction crée une génération de croyants capables d'impressionner par leurs connaissances bibliques ou leurs talents, mais incapables de supporter la contradiction, la correction ou la frustration.

Le chrétien qui n'a jamais été brisé devient facilement susceptible, orgueilleux, jaloux ou indépendant. Il supporte difficilement l'autorité, accepte mal les remarques et considère souvent ses propres opinions comme supérieures à celles des autres.
Ainsi, le problème n'est pas l'absence de foi, mais l'absence de transformation.

Les conséquences pour l'Église:

Une Église composée de croyants non brisés devient rapidement vulnérable.
Les divisions prennent naissance lorsque chacun cherche sa propre gloire.
Les rivalités apparaissent lorsque l'humilité disparaît.
Les ministères deviennent des lieux de compétition plutôt que de collaboration.
Les critiques remplacent l'encouragement.
Les intérêts personnels prennent le dessus sur la mission de l'Évangile.
Combien d'œuvres de Dieu ont été ralenties non par l'action de Satan, mais par l'orgueil de ceux qui prétendaient servir Christ ?
Le manque de brisement engendre des responsables qui veulent être servis au lieu de servir.
Il produit des prédicateurs préoccupés par leur réputation plus que par la gloire de Dieu.

Il favorise une spiritualité extérieure qui impressionne les hommes mais ne transforme pas les cœurs.
Une Église où chacun refuse de mourir à lui-même finit inévitablement par perdre son unité.

Le modèle parfait : Jésus-Christ
Le plus grand exemple de brisement demeure Jésus-Christ Lui-même.

Bien qu'Il soit le Fils de Dieu, Il a accepté l'humiliation, le rejet, la souffrance et finalement la croix.
Il n'a jamais cherché Sa propre gloire.
Il s'est abaissé afin d'accomplir parfaitement la volonté du Père.
L'apôtre Paul écrit que Jésus « s'est humilié Lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix » (Philippiens 2:8).

Si le Maître a accepté le chemin du renoncement, comment Ses disciples pourraient-ils prétendre suivre une voie différente ?
Le christianisme authentique ne contourne jamais la croix.
Dieu a toujours brisé ceux qu'Il voulait utiliser
Les Écritures démontrent que Dieu prépare toujours Ses serviteurs avant de leur confier une mission.
Abraham a dû apprendre à renoncer avant de devenir le père des croyants.

Jacob a été brisé avant de devenir Israël.
Joseph est passé par le puits et la prison avant le palais.
Moïse a connu quarante années de désert avant de conduire Israël.
Pierre a dû pleurer amèrement après son reniement avant de devenir l'un des principaux apôtres.
Paul lui-même a appris que la puissance de Dieu s'accomplit dans la faiblesse.

Dans tous ces exemples, le principe reste le même : Dieu travaille d'abord le cœur avant de confier une grande responsabilité.
Les fruits du véritable brisement
Lorsqu'un chrétien accepte le travail de Dieu, sa vie change profondément.

Le brisement produit une humilité sincère.
Il développe une dépendance totale envers Dieu.
Il apprend au croyant à pardonner facilement.
Il remplace l'orgueil par la douceur.
Il transforme la recherche des honneurs en désir de servir.
Il produit une vie de prière plus profonde.
Il donne une compassion nouvelle pour les âmes.
Enfin, il fait naître une autorité spirituelle qui ne repose plus sur le titre ou la fonction, mais sur la présence de Dieu.
Les hommes brisés parlent moins d'eux-mêmes et davantage de Jésus-Christ.

Une urgence pour l'Église d'aujourd'hui
L'Église contemporaine investit beaucoup dans la formation intellectuelle, les technologies, les programmes et les stratégies de croissance. Toutes ces initiatives peuvent être utiles, mais elles ne remplaceront jamais le travail intérieur du Saint-Esprit.
Ce dont l'Église a le plus besoin aujourd'hui, ce n'est pas seulement de meilleurs prédicateurs, de meilleurs chanteurs ou de meilleurs administrateurs.

Elle a besoin de femmes et d'hommes qui ont accepté d'être transformés par Dieu.
Le réveil spirituel ne naîtra pas uniquement de grandes conférences ou de puissantes campagnes d'évangélisation. Il commencera lorsque les croyants accepteront de laisser Dieu briser leur orgueil, purifier leurs motivations et façonner leur caractère.

Le chrétien non brisé représente un danger silencieux pour l'Église, non parce qu'il manque de bonne volonté, mais parce que son caractère n'a pas encore été pleinement soumis à l'action de Dieu. Les dons peuvent impressionner un moment, mais seul un caractère transformé construit durablement l'Église de Jésus-Christ.
Le Seigneur ne cherche pas des croyants célèbres, mais des disciples fidèles. Il ne recherche pas des hommes parfaits, mais des cœurs malléables entre Ses mains.

Le brisement n'est donc pas une épreuve à fuir, mais une grâce à accueillir. C'est dans ce processus que Dieu prépare les véritables ouvriers de Son Royaume, capables de servir avec humilité, d'aimer sans intérêt personnel et d'édifier l'Église dans l'unité.
Car, en définitive, ce ne sont pas les chrétiens les plus talentueux qui marquent leur génération, mais ceux qui ont accepté d'être entièrement brisés afin que la vie de Christ se manifeste pleinement en eux.

Jesly Sainfort – Journal Le Projecteur.

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