09/03/2026
*Insécurité dans le Bas-Artibonite* :
*La population demande des explications.*
La situation sécuritaire dans le Bas-Artibonite, notamment dans les communes de Saint-Marc, Liancourt, Petite Rivière de l’Artibonite, Verrettes et de Montrouis, continue d’inquiéter profondément la population. Depuis plusieurs mois, les habitants vivent dans un climat d’incertitude et de peur face à la menace persistante des groupes armés.
Ce qui choque davantage les citoyens, c’est l’absence de réaction claire et efficace de la Police nationale d’Haïti (PNH) face à cette situation. Beaucoup se demandent pourquoi les autorités policières semblent incapables de reprendre le contrôle de la zone et de rassurer la population.
Plusieurs voix s’élèvent également pour dénoncer l’attitude du *Directeur départemental de la Police dans l’Artibonite, Jean Alex Pierre Louis*. Selon de nombreux citoyens et observateurs, ce dernier serait davantage impliqué dans des activités politiques aux Gonaïves, aux côtés de certains acteurs politiques, plutôt que de se concentrer sur la gestion de la crise sécuritaire qui menace la région. Où est passé *l’Inspecteur Général Joany Canéus* qui était censé coordonner les opérations de Police sur le département ?
Parallèlement, l’insécurité a favorisé l’émergence de *groupes d’auto-défense* qui ont installé des postes de péage au nord et au sud de Saint-Marc. Si certains justifient ces initiatives par la volonté de protéger la population contre les gangs, plusieurs habitants dénoncent cependant les conséquences économiques de ces pratiques.
En effet, ces postes de péage imposent des frais aux véhicules et aux marchandises qui circulent dans la zone. Cette situation contribue à augmenter considérablement les prix des produits sur les marchés locaux, ce qui pèse lourdement sur les familles déjà confrontées à une situation économique difficile.
De nombreuses questions restent également sans réponse : à quoi servent réellement les recettes collectées à ces postes de péage ? Qui contrôle ces fonds ? Pour plusieurs citoyens, ces prélèvements s’apparentent à une forme d’extorsion, comparable à celle pratiquée par les groupes armés.
Autre interrogation qui alimente le débat : pourquoi les opérations visant à repousser les attaques contre Montrouis semblent-elles avoir été interrompues alors que les gangs paraissaient en situation de faiblesse ? Beaucoup estiment que c’était justement le moment de renforcer les interventions pour reprendre définitivement le contrôle du territoire.
Face à cette situation, la population du Bas-Artibonite exige des explications claires de la part des autorités policières et gouvernementales. Les citoyens demandent des actions concrètes pour rétablir la sécurité, mettre fin aux pratiques abusives et garantir la libre circulation des personnes et des biens.
Pour les habitants du Bas-Artibonite, une chose est certaine : le silence et l’inaction ne peuvent plus durer. La population attend des réponses, mais surtout des mesures efficaces pour restaurer l’autorité de l’État et la sécurité dans la région.
Sinon …
J. U