NOVA Analytica 3.0

NOVA Analytica 3.0 Regards analytiques et satiriques sur la politique et l’économie. Tribunes, décryptages et analyses sectorielles.

𝐋𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐚𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐮 𝐦𝐮𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝐬 𝐝'𝐄́𝐭𝐚𝐭?On connaissait l’art d’enterrer les problèmes dans des commissions ...
13/09/2026

𝐋𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐚𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐮 𝐦𝐮𝐬𝐞́𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝐬 𝐝'𝐄́𝐭𝐚𝐭?

On connaissait l’art d’enterrer les problèmes dans des commissions thérapies ; voici venu le temps de les embaumer sous les ors de la commémoration officielle.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports vient de dévoiler son grand projet : 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬, 𝐝𝐮 𝟏𝟖 𝐚𝐮 𝟐𝟓 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞, 𝐚𝐮 𝐏𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐒𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞.
𝐔𝐧 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐡𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞

𝐋’𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐜𝐡𝐞́ ? Célébrer en grande pompe les mobilisations de la jeunesse de 2025, tirer les 𝐥𝐞𝐜̧𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́ et dessiner 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫. Le tout, bien sûr, sous la haute bienveillance des ministres et des fonctionnaires tirés à quatre épingles.

𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬-𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞́𝐝𝐞́ 𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐢𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭. Un an à peine après que les jeunes, les étudiants et la rue sont allés porter le fer contre la précarité et l’inaction publique, l’appareil d’État propose gentiment d’organiser lui-même le service après-vente du mécontentement.

𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐜̧𝐚𝐝𝐞

Pour parfaire le décor, le ministère annonce la création d’un 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝’𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 ratissant large : 𝐝𝐞́𝐥𝐞́𝐠𝐮𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬, 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬.

Une représentativité de façade sur papier glacé qui ressemble fort à une tentative d’enclavement. En choisissant soigneusement qui aura le droit d'incarner la mémoire du mouvement, le pouvoir s'assure d'étouffer toute contestation résiduelle sous une pluie de badges d'accréditation et de discours convenus.

𝐃𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐜𝐞𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐮𝐱𝐮𝐞𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧

Car pendant que l’on s'affaire à louer la grande salle omnisports pour rejouer la pièce du dialogue national, la réalité du terrain, elle, n'a pas bougé d'un iota.

La précarité étudiante reste intacte, l’accès à l’emploi demeure un parcours du combattant et les promesses de réformes structurelles traînent les pieds dans les couloirs ministériels.

On dépense le budget public en sonorisation, scénographie et réceptions officielles pour commémorer une colère que l'on n'a toujours pas résolue.
𝐋𝐞 𝐩𝐢𝐞̀𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐚𝐜𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥

La stratégie est vieille comme le monde mais toujours efficace : 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐮𝐧 𝐞́𝐯𝐞́𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐨𝐥𝐤𝐥𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞́.

En transformant la contestation d'hier en un spectacle institutionnel d'aujourd'hui, le pouvoir espère 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞́𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐚̀ 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐡𝐞́𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬.

Reste à savoir si la jeunesse se laissera sagement ranger au rayon des souvenirs ou si elle rappellera à ses tuteurs que la rue ne s’achète pas avec des festivités sur calendrier.

Raha ny tabataba nanakoako teo amin’ny sehatry ny fifandraisan-davitra sy ny politika no nitokisana dia toa hilamina ny ...
13/09/2026

Raha ny tabataba nanakoako teo amin’ny sehatry ny fifandraisan-davitra sy ny politika no nitokisana dia toa hilamina ny vahoaka rehefa tonga ny fotoana handoavana faktiora. Folo volana aty aoriana, hira iray no miverimberina : 𝐓𝐬𝐲 𝐚𝐳𝐨 𝐢𝐟𝐚𝐦𝐩𝐢𝐫𝐚𝐡𝐚𝐫𝐚𝐡𝐚𝐧𝐚 𝐧𝐲 𝐟𝐢𝐚𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐧𝐚𝐦-𝐩𝐢𝐫𝐞𝐧𝐞𝐧𝐚 𝐧𝐨𝐦𝐞𝐫𝐢𝐤𝐚, 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐫𝐚𝐲 𝐚𝐧𝐝𝐫𝐚𝐢𝐤𝐢𝐭𝐫𝐚 𝐧𝐲 𝐟𝐚𝐧𝐣𝐚𝐤𝐚𝐧𝐚 𝐚𝐫𝐲 𝐭𝐬𝐲 𝐢𝐫𝐞𝐨 𝐦𝐩𝐚𝐧𝐝𝐫𝐚𝐡𝐚𝐫𝐚𝐡𝐚 𝐧𝐨 𝐦𝐚𝐧𝐚𝐨 𝐧𝐲 𝐥𝐚𝐥𝐚̀𝐧𝐲.

Raha jerena ivelany, toa mahavelom-bolo ny firafitry ny ekipan’ny fitondrana ary manome fanantenana ho an’ny kitapom-bolan’ny mpanjifa amin’ny fahasahiana asehony, saingy rehefa vita ny seho, maty ny jiro, mbola lafo ihany ny saram-pifandraisana.

𝐍𝐲 𝐟𝐚𝐦𝐩𝐚𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐚 𝐦𝐨𝐦𝐛𝐚 𝐧𝐲 𝐚𝐭𝐞𝐫𝐢𝐧𝐞𝐭𝐨 𝐡𝐚𝐢𝐧𝐠𝐚𝐦-𝐩𝐚𝐧𝐝𝐞𝐡𝐚 𝐦𝐚𝐧𝐨𝐥𝐨𝐚𝐧𝐚 𝐧𝐲 𝐟𝐚𝐡𝐚𝐭𝐚𝐫𝐚𝐧’𝐧𝐲 𝐯𝐨𝐤𝐚𝐭𝐫𝐚 𝐚𝐳𝐨 𝐭𝐬𝐚𝐩𝐚𝐢𝐧-𝐭𝐚𝐧𝐚𝐧𝐚.

Ambara ny famoahana didim-panjakana hifehezana ny sehatra sy ny fametrahana rafitra fanaraha-maso mba hampanarahana fitsipika ireo mpisehatra eny an-tsena. Averimberina fa tsy ireo goavan’ny fifandraisan-davitra intsony no hamaritra ny lalàna eto amin’ny firenena. Mifandimby ny fanambarana manaitra, toa ny ampahany voalamina tsara ao anatin’ny paikady fifandraisana amin’ny vahoaka.

Kanefa, eny ifotony, mbola tsy miova ny zava-misy. Mbola mavesatra ho an’ny fahefa-mividin’ny tokantrano ny saran’ny tolotra. Mibaribary ny elanelana misy eo amin’ny kabary maneho fahefana sy ny zava-misy hita amin’ny fafana misy ny vidin’ny tolotra. Tsapa fa misy fihemorana raha vao tonga amin’ny fampiharana sazy sy fepetra ara-dalàna sy tena izy.

𝐅𝐢𝐬𝐞𝐡𝐨𝐚𝐧𝐚 𝐢𝐯𝐞𝐥𝐚𝐧𝐲 𝐟𝐨𝐭𝐬𝐢𝐧𝐲 𝐬𝐚 𝐭𝐬𝐲 𝐟𝐚𝐡𝐚𝐦𝐩𝐢𝐚𝐧-𝐤𝐞𝐫𝐲 𝐞𝐨 𝐚𝐦𝐢𝐧’𝐧𝐲 𝐦𝐩𝐚𝐧𝐝𝐫𝐢𝐧𝐝𝐫𝐚 ?

Tsy ny finiavana ambara no tena fototry ny olana fa ny tsy fahitana vokatra mazava amin’ny fampanekena ireo mpisehatra manao ny lalàny fa tsy manaraka ny lalàn’ilay sehatra. Miverimberina hatrany fa hoe efa natomboka ny fifandonana ara-dalàna, nefa tsy miova ny vidin’ny 𝐦𝐞𝐠𝐚𝐛𝐲𝐭𝐞 sy ny antso an-tariby, dia ara-drariny raha mipetraka ny fanontaniana : 𝐭𝐞𝐧𝐚 𝐟𝐢𝐧𝐢𝐚𝐯𝐚𝐧𝐚 𝐡𝐢𝐟𝐞𝐡𝐲 𝐬𝐲 𝐡𝐚𝐧𝐝𝐚𝐦𝐢𝐧𝐚 𝐧𝐲 𝐭𝐬𝐞𝐧𝐚 𝐯𝐞 𝐢𝐳𝐚𝐧𝐲, 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐩𝐢𝐬𝐞𝐡𝐨𝐚𝐧𝐚 𝐟𝐨𝐭𝐬𝐢𝐧𝐲 𝐦𝐛𝐚 𝐡𝐚𝐦𝐩𝐢𝐭𝐨𝐧𝐲 𝐧𝐲 𝐯𝐚𝐡𝐨𝐚𝐤𝐚 ?

Ao anatin’ny tsena iray izay efa lasa filàna fototra ny fahazoana miditra amin’ny aterineto sy ny fifandraisana, sarotra atelina ny fahalemen’ny fanjakana manoloana ireo goavan’ny fifandraisan-davitra.

Hentitra ny fepetra takiana amin’ny olom-pirenena, nefa toa mitandrina fatratra manoloana ireo renivola goavana mifehy ny tambajotra ny fanjakana ka miteraka fahatsapana tsy rariny izany.

𝐅𝐨𝐭𝐨𝐚𝐧𝐚𝐧’𝐧𝐲 𝐚𝐬𝐚 𝐢𝐳𝐚𝐨

Folo volana nanaovana fanambarana miezinezina, nefa na ariary iray aza tsy nidina tamin’ny vidin’ny fiainana nomerika. Efa ho lava ilay filozofia manao hoe 𝐚𝐯𝐞𝐥𝐚𝐨 𝐢𝐳𝐚𝐡𝐚𝐲 𝐡𝐢𝐚𝐬𝐚.

Raha tena misy ireo fitaovana ara-dalàna ary tena tsy azo hozongozonina ny finiavana politika, tokony hiseho mivantana eo amin’ny efijerin’ny findain’ny mpampiasa ny vokatra. Fa raha tsy misy fihenam-bidy tena azo tsapain-tanana sy azo refesina eo amin’ny saran’ny fidirana sy ny fifandraisana amin’ny aterineto, dia tsy hafa fa kobaka am-bava ihany ireo kabary vitra hatreto.

𝐌𝐚𝐡𝐞𝐟𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐦𝐚𝐦𝐩𝐢𝐚𝐝𝐚𝐧𝐚 : 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐞𝐱𝐚𝐜𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?Alors que le 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢 𝐧°𝟎𝟒𝟎/𝟐𝟎𝟐𝟔 sur les communicati...
12/09/2026

𝐌𝐚𝐡𝐞𝐟𝐚 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐦𝐚𝐦𝐩𝐢𝐚𝐝𝐚𝐧𝐚 : 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐞𝐱𝐚𝐜𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

Alors que le 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢 𝐧°𝟎𝟒𝟎/𝟐𝟎𝟐𝟔 sur les communications électroniques et les infrastructures numériques est présenté sous le sceau de 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, la réalité du texte révèle un verrouillage méthodique du marché.

L'analyse des articles pointe vers un cadre taillé sur mesure pour sanctuariser la position prédominante de l'opérateur Yas Madagascar et asphyxier toute concurrence future.

En tant que garant de l'intérêt général, de la neutralité de l'État et de la régulation économique, le ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique, Mahefa Andriamampiadana ne peut plus fuir les questions. Une interrogation centrale brûle toutes les lèvres : 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐞𝐱𝐚𝐜𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ?
𝐒𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐛𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐨𝐜𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐮𝐫𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞

👉𝐋'𝐚𝐛𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : Quels acteurs indépendants du secteur privé, associations de consommateurs et autorités de régulation ont été réellement consultés lors de la rédaction de ce projet de loi ?

👉𝐋𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐥'𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 (𝐀𝐫𝐭. 𝟐𝟏 𝐁𝐢𝐬 & 𝐓𝐞𝐫) : Comment le Ministère justifie-t-il l'imposition d'obligations d'investissement immédiates disproportionnées et l'exigence d'un adossement à un géant financier, si ce n'est pour barrer la route à tout nouvel entrant ?

𝐒𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐝𝐮𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮̂𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐬

👉𝐋'𝐞́𝐯𝐚𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟏𝟖 & 𝟐𝟓) : Quelle étude d'impact budgétaire chiffre le manque à gagner pour l'État résultant de l'exonération accordée aux filiales d'un même groupe, dispositif taillé pour la structure industrielle de Yas Madagascar?

👉𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 (𝐀𝐫𝐭. 𝟏𝟎.𝟏) : Sur quel principe d'équité le Ministère s'appuie-t-il pour garantir un accès prioritaire et obligatoire au réseau électrique national pour les Data Centers certifiés, au détriment des autres acteurs économiques et des usagers ?

𝐒𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐧𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐥𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

👉𝐋𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐫𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟑𝟗) : En réservant l'exploitation des communications mobiles par satellite (MSS/LEO) aux seuls titulaires d'une licence mobile nationale, le Ministère ne sacrifie-t-il pas le désenclavement des zones rurales pour protéger les infrastructures terrestres de l'opérateur dominant ?

👉𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐲𝐥𝐨̂𝐧𝐞𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟓𝟐) : Pourquoi avoir introduit des distances d'interdiction non rétroactives qui protègent les installations existantes de Yas Madagascar tout en empêchant les concurrents d'implanter leurs propres réseaux ?

L'élaboration d'une loi de la République ne peut servir de couverture à la consolidation d'un monopole de fait. Le ministre Mahefa Andriamampiadana doit apporter des réponses claires avant que l'Assemblée nationale ne se prononce sur ce texte.

Présidence de la Refondation de la République de Madagascar - PRRM MNDPT Yas Madagascar

12/09/2026

Yas Madagascar 𝐛𝐞́𝐭𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐧𝐨𝐩𝐨𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢 𝐓𝐞́𝐥𝐞́𝐜𝐨𝐦

Sous couvert de modernisation, de 5G et de souveraineté numérique, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢 𝐧°𝟎𝟒𝟎/𝟐𝟎𝟐𝟔 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 cache un verrouillage économique sans précédent.

Si le texte prône l'accès universel et la protection de l'environnement, 8 verrous juridiques réintroduisent un monopole de fait taillé sur mesure pour l'opérateur dominant Yas Madagascar (Groupe AXIAN).

𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐝'𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 « 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞 »

𝐘𝐚𝐬 𝐌𝐚𝐝𝐚𝐠𝐚𝐬𝐜𝐚𝐫 s'appuie sur une rhétorique séduisante : 5G, souveraineté des données et exigences écologiques. Derrière ce discours, le texte installe un cadre asymétrique adapté à sa seule structure industrielle.

𝐋𝐞𝐬 𝟖 𝐚𝐦𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 𝐝𝐮 𝐥𝐨𝐛𝐛𝐲𝐢𝐧𝐠 𝐝𝐞 𝐘𝐚𝐬 𝐌𝐚𝐝𝐚𝐠𝐚𝐬𝐜𝐚𝐫

👉 𝐀𝐮𝐭𝐨-𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 (𝐀𝐫𝐭. 𝟏𝟖 & 𝟐𝟓) : Exonération de déclarations et redevances pour les filiales d’un même groupe (Data Centers, pylônes) et transfert direct des licences. AXIAN évite des redevances démultipliées tout en imposant la totalité des charges aux concurrents indépendants.

👉 𝐄𝐱𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐜𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 (𝐀𝐫𝐭. 𝟐𝟑 & 𝟑𝟗) : Attribution de services additionnels ou élargissement du spectre sans appel d'offres public, permettant une extension sur simple décision administrative.

👉 𝐓𝐢𝐜𝐤𝐞𝐭 𝐝'𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞́𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐡𝐢𝐛𝐢𝐭𝐢𝐟 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐧𝐭𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟐𝟏 𝐁𝐢𝐬 & 𝟐𝟏 𝐓𝐞𝐫) : Obligation d'un investissement immédiat équivalent à celui de l'opérateur historique et adossement obligatoire à un groupe financier géant, éliminant les investisseurs moyens.

👉 𝐂𝐚𝐩𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐚𝐭𝐚 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟖, 𝟏𝟎.𝟏 & 𝟏𝟏) : Obligation de stocker les données publiques et privées dans des infrastructures certifiées (Tier III/ISO). Seul Yas possède déjà ces équipements, lui orientant d'emblée l'Administration et les grands comptes.

👉 𝐀𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 (𝐀𝐫𝐭. 𝟏𝟎.𝟏) : Droit prioritaire et obligatoire de raccordement au réseau électrique national au tarif industriel pour les Data Centers certifiés, au détriment des autres usagers.

👉 𝐕𝐞𝐫𝐫𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐭𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐌𝐒𝐒 (𝐀𝐫𝐭. 𝟑𝟗) : Réservation des communications mobiles par satellite aux titulaires d'une licence mobile nationale, bloquant l'arrivée autonome d'acteurs internationaux (ex. Starlink).

👉 𝐌𝐨𝐧𝐨𝐩𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐲𝐥𝐨̂𝐧𝐞𝐬 (𝐀𝐫𝐭. 𝟓𝟐) : Interdiction de construire des pylônes à moins de 200 m en zone urbaine et 2 km en zone rurale. Sans effet rétroactif, Yas conserve ses tours existantes tout en empêchant la concurrence de s'implanter.

👉 𝐍𝐞𝐮𝐭𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐞𝐧 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞 (𝐀𝐫𝐭. 𝟓𝟑) : Itinérance rurale optionnelle et limitée aux sites subventionnés par l'État, sans possibilité de l'imputer aux obligations de déploiement.

𝐔𝐧 𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞

Ce projet illustre une capture réglementaire qui risque de brider la concurrence, de maintenir des tarifs élevés et de freiner l'inclusion numérique à Madagascar. Les parlementaires doivent amender ces dispositions pour garantir un marché équitable.

Yas Madagascar

𝐍𝐞𝐥𝐬𝐨𝐧 𝐌𝐚𝐧𝐝𝐞𝐥𝐚, 𝐨𝐮̀ 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐓𝐚𝐦𝐚𝐭𝐚𝐯𝐞 ?Tamatave panse encore ses plaies après le passage destructeu...
12/09/2026

𝐍𝐞𝐥𝐬𝐨𝐧 𝐌𝐚𝐧𝐝𝐞𝐥𝐚, 𝐨𝐮̀ 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐓𝐚𝐦𝐚𝐭𝐚𝐯𝐞 ?

Tamatave panse encore ses plaies après le passage destructeur du cyclone Gezani. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐨𝐮̀ 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬 ? Entre annonces floues, budgets opaques et distributions suspendues, la reconstruction piétine. Sous des bâches déchirées, les sinistrés attendent toujours, bernés par le refrain officiel : 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞.

𝐕𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

Pendant que la deuxième ville du pays s’enfonce dans les ruines, 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐮𝐢, 𝐞𝐧𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐬𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐠𝐥𝐨𝐛𝐞, 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐬𝐜𝐨𝐫𝐭𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐞́𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞. Entre cortèges présidentiels et 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐥𝐞́𝐞 pour séduire la galerie, les fonds coulent à flots… partout, sauf là où les récents sinistrés meurent à petit feu.

La com' avant la survie. Ce n’est plus une maladresse politique, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐜𝐫𝐚𝐜𝐡𝐚𝐭 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬. Comment un cyclone peut-il tout balayer sur son passage… sauf l’argent censé nous relever ?

𝐌𝐀𝐆𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐒 : 𝐍’𝐀𝐕𝐄𝐙-𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐎𝐍𝐂 𝐀𝐔𝐂𝐔𝐍𝐄 𝐇𝐎𝐍𝐓𝐄 𝐀̀ 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐋𝐀𝐈𝐒𝐒𝐄𝐑 𝐈𝐍𝐒𝐓𝐑𝐔𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐈𝐒𝐄𝐑 𝐀𝐔𝐒𝐒𝐈 𝐌𝐀𝐍𝐈𝐅𝐄𝐒𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐄𝐫𝐧𝐚𝐢𝐯𝐨 et 𝐥𝐚...
11/09/2026

𝐌𝐀𝐆𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐒 : 𝐍’𝐀𝐕𝐄𝐙-𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐃𝐎𝐍𝐂 𝐀𝐔𝐂𝐔𝐍𝐄 𝐇𝐎𝐍𝐓𝐄 𝐀̀ 𝐕𝐎𝐔𝐒 𝐋𝐀𝐈𝐒𝐒𝐄𝐑 𝐈𝐍𝐒𝐓𝐑𝐔𝐌𝐄𝐍𝐓𝐀𝐋𝐈𝐒𝐄𝐑 𝐀𝐔𝐒𝐒𝐈 𝐌𝐀𝐍𝐈𝐅𝐄𝐒𝐓𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?

𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐄𝐫𝐧𝐚𝐢𝐯𝐨 et 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 nous rejouent le grand vaudeville judiciaire. L'annonce sur TV5 Monde de l'ouverture d'enquêtes visant l'ancien président 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐲 𝐑𝐚𝐣𝐨𝐞𝐥𝐢𝐧𝐚 pour l'obtention de son certificat de nationalité en 2023 frôle le chef-d’œuvre d'hypocrisie institutionnelle. On nous promet du droit ; 𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐮𝐢𝐬𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐠𝐞.

Qu'une ministre de la Justice vienne pérorer sur un plateau étranger pour orchestrer un procès d'intention soulève une question fondamentale : 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐩𝐞́𝐧𝐚𝐥 𝐚-𝐭-𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞́ 𝐥'𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 ? La question de la nationalité est une affaire trop sérieuse pour servir de matraque contre des adversaires politiques.

Surtout, ce grand déballage feint d'oublier un 𝐝𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐥 juridique embarrassant : 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐀𝐧𝐝𝐫𝐲 𝐑𝐚𝐣𝐨𝐞𝐥𝐢𝐧𝐚 𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟑 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐯𝐚𝐥𝐢𝐝𝐞́ 𝐞𝐭 𝐣𝐮𝐠𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐇𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 (𝐇𝐂𝐂).

Remettre en cause ce document aujourd'hui sans justification solide revient à piétiner l'autorité de la plus haute juridiction du pays. Si ce certificat a été délivré à l'époque, la ministre ferait mieux de nous expliquer clairement sur quelle base légale ses propres services l'ont établi, plutôt que de faire porter le chapeau aux seuls accusés du jour.

Mais le plus comique ou le plus navrant réside dans le grand écart chronologique de l'accusation. On nous ressort 𝐥'𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟒𝟐 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝟏𝟗𝟔𝟎 pour affirmer que la nationalité malgache aurait été automatiquement perdue dès 2019 lors de l'acquisition de la nationalité française.

Problème d'arithmétique juridique : 𝐬𝐢 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐚𝐭𝐞, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐥'𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝'𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟓 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 ? La population mérite des explications claires, pas une gymnastique judiciaire incohérente destinée à masquer l'absence d'arguments.

Une procédure judiciaire ne doit jamais donner l'impression d'être un instrument de règlement de comptes.

𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝'𝐡𝐮𝐢, 𝐥'𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐢𝐥 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐚𝐢̂𝐭 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞. Pendant que la justice perd son temps et son honneur dans des vendettas ciblées qui détruisent des vies, le bilan du gouvernement, lui, reste au point mort. Il serait temps de rappeler à la garde des Sceaux que le ridicule a une fin, et l'impunité politique aussi.

11/09/2026

𝐐𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐄𝐫𝐧𝐚𝐢𝐯𝐨 𝐩𝐞𝐫𝐝 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐥

Un an que la jeunesse malgache croyait éteindre la résignation en descendant dans la rue, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐥𝐮𝐢 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐞́ 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭.

Sur le plateau de Le journal Afrique sur TV5MONDE, la ministre de la Justice, 𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐄𝐫𝐧𝐚𝐢𝐯𝐨, est venue défendre le bilan de la transition. 𝐎𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐩 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐛𝐫𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐢𝐬𝐞. On a surtout assisté à un exercice d’improvisation qui laisse songeur sur la hauteur du costume ministériel.

Face aux caméras, la ministre s’est montrée prompte à dégainer le décret de déchéance de nationalité contre l’ancien président Andry Rajoelina. Avoir une seconde nationalité n’efface pourtant ni le sang malagasy, ni l'attachement à la terre natale.

Vouloir effacer un rival des registres d'un trait de plume ressemble fort à une manœuvre désespérée. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐥 𝐚𝐜𝐡𝐚𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ? La réponse est dans la rue : 𝐥𝐚 𝐩𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐭𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐬𝐞 𝐝'𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫. Quand un régime choisit la guillotine administrative plutôt que l’épreuve des urnes, c’est qu’il avoue à demi-mot avoir déjà perdu la bataille démocratique.

Mais le plus croustillant reste la méthode d'esquive. On se rappelle encore combien certains observateurs louaient jadis les compétences juridiques de cette dame. On espère que vous étiez bien installés dans vos fauteuils pour éviter de vous évanouir...

Hier encore très affirmée sur les alliances géopolitiques et le dossier russe, 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐥𝐚̀ 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝-𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐫𝐮̂𝐥𝐚𝐧𝐭. Il faudrait pourtant un minimum de cohérence quand on porte la parole d'un État : 𝐨𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐞́𝐧𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐥𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐥'𝐚𝐦𝐧𝐞́𝐬𝐢𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐝𝐢.

Sur le fond, le constat est amer pour la 𝐆𝐞𝐧 𝐙. Les coupures d'eau persistent, les délestages rythment le quotidien et les promesses de la transition se sont évaporées.

Le ras-le-bol populaire a été habilement instrumentalisé pour confisquer le pouvoir, mais la jeunesse n'est pas dupe : 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐳 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐳 𝐢𝐧𝐜𝐚𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥'𝐞𝐚𝐮 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐥𝐥𝐮𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞.

Dans une vraie démocratie, le rôle d’un ministre n’est pas seulement de théoriser la défense du régime, mais de répondre aux préoccupations réelles avec sérieux et maîtrise.

Or, face aux interrogations légitimes des citoyens, la seule réponse de l'exécutif consiste désormais à transformer chaque voix dissonante en 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐬𝐮̂𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭. Critiquer une gestion défaillante n’est pas un crime. Le plus inquiétant n'est même plus l'accumulation des contradictions politiques, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐞̀𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞𝐫.

Ministeran'ny Fitsarana Malagasy Gen Z Madagasikara Ofisialy

𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞, 𝐨𝐮 𝐥’𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭C’est le grand art du fait de la princesse :...
11/09/2026

𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞, 𝐨𝐮 𝐥’𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

C’est le grand art du fait de la princesse : 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐧𝐞, 𝐌𝐚𝐝𝐚𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞.

Face au scandale du siphonnage des comptes d’Injet lié à la 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 Andry Rajoelina, 𝐋𝐚𝐧𝐝𝐲 𝐌𝐛𝐨𝐥𝐚𝐭𝐢𝐚𝐧𝐚 𝐑𝐚𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐦𝐚𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐬𝐨𝐚 et son fidèle exécuteur de l’ARAI, 𝐑𝐚𝐝𝐨 𝐑𝐚𝐣𝐡𝐨𝐧𝐬𝐨𝐧, sont sortis du bois ce mercredi.

Un démenti au ridicule achevé qui ne convainc personne, où la garde des Sceaux s’enfonce dans des explications alambiquées pour masquer ce qui ressemble à un banal règlement de comptes politique.

𝐋’𝐚𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐚𝐫𝐮, 𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́ ! nous jure le directeur de l'ARAI. Ouf, nous voilà sauvés par le décret de la princesse !

Il aura donc suffi d'une simple suspicion pour que la ministre transforme une enquête en exécution financière anticipée.

Confisquer les liquidités d'une entreprise en activité avant le moindre procès, ce n'est pas protéger l'État, c'est prononcer la peine capitale économique sur simple ordonnance.

𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐦𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝'𝐢𝐧𝐧𝐨𝐜𝐞𝐧𝐜𝐞 ? Sacrifiée sans vergogne sur l’autel du spectacle punitif.

Mais le plus croustillant reste l’asymétrie du système : 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐫𝐚𝐟𝐥𝐞́𝐬, 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐑𝐀𝐈 𝐢𝐧𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐝𝐚𝐢𝐧 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧. En revanche, pour parader devant les caméras et énumérer les biens saisis afin d’offrir de la chair fraîche à l'opinion, le secret devient miraculeusement très perméable.

𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐈𝐍𝐉𝐄𝐓, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧, 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐛𝐢𝐫𝐚 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐮𝐝𝐫𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 ?

En transformant l'appareil judiciaire en 𝐚𝐫𝐦𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, la ministre envoie un signal glacial aux investisseurs : 𝐥𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐞́ 𝐧𝐞 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞. Et la couronne de la justice ne brille jamais lorsqu'elle sert à vider les caisses avant d'avoir jugé.

Ministeran'ny Fitsarana Malagasy Andry Rajoelina

𝐋𝐄 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐋𝐎𝐍𝐄𝐋Aéroport du Bourget, mercredi 9 septembre au soir. Tapis rouge pour 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐚𝐞...
10/09/2026

𝐋𝐄 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐃𝐈𝐏𝐋𝐎𝐌𝐀𝐓𝐈𝐐𝐔𝐄 𝐃𝐔 𝐂𝐎𝐋𝐎𝐍𝐄𝐋

Aéroport du Bourget, mercredi 9 septembre au soir. Tapis rouge pour 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐚𝐞̈𝐥 𝐑𝐚𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐧𝐚 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐞́𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞.

𝐑𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐫𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐢𝐬𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 ?

Participer au 𝐒𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐄𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞. Oui, vous avez bien lu : 𝐥’𝐄𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞.

Alors que sur la Grande Île, avoir de l’eau au robinet et du courant dans la prise tient déjà du miracle quotidien, la 𝐑𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 préfère la tête dans les étoiles !

Mais la véritable raison de ce marathon européen, c’est l’art très délicat du 𝐬𝐞𝐫𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞. Ce jeudi 10 septembre, le président de la Refondation tente de décrocher un tête-à-tête en tête-à-tête restreint avec Emmanuel Macron à l'Élysée.

Puis direction Bruxelles pour saluer le Premier ministre belge 𝐁𝐚𝐫𝐭 𝐃𝐞 𝐖𝐞𝐯𝐞𝐫 et 𝐊𝐚𝐣𝐚 𝐊𝐚𝐥𝐥𝐚𝐬 à la Commission européenne. Le programme est chargé, les valises sont prêtes, et l'addition s'allonge.

Faisons les comptes. C’est la 𝐨𝐧𝐳𝐢𝐞̀𝐦𝐞 sortie à l’extérieur du Chef de l’État depuis sa prise de pouvoir le 17 octobre 2025, validée à la hâte par la Haute Cour Constitutionnelle dans le cadre extra-constitutionnel qu'on lui connaît.

Ce qui nous donne un impressionnant tableau de chasse aérien pour un dirigeant non-élu, taillé sur mesure dans le costume d'une junte militaire en négociations permanentes.

𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐮 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞, 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐞 𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐨𝐫𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐞 𝐨𝐜𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 ?

👉 Sa future candidature à la magistrature suprême ?
👉 Le rallongement sine die d'une transition censée être 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 ?
👉 Ou une modeste quête de fonds pour financer sa prochaine campagne électorale ?

Pendant que le 𝐜𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐚𝐞𝐥 𝐑𝐚𝐧𝐝𝐫𝐢𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐧𝐚 sillonne le monde pour 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 et vanter les mérites de ses réseaux routiers ou de sa stratégie énergétique, sur terre, le réveil est nettement plus brutal.

C’est la rentrée scolaire à Madagascar. Et le fameux 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝟐𝟒 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 celui qui garantit noir sur blanc la gratuité et l’obligation de l'éducation primaire pour tous les enfants reste une pure fiction littéraire. Entre fournitures impayables, écoles délabrées et cartables vides, la réalité rattrape le discours officiel à grands pas.

Au fond, une question s’impose à quiconque observe ce ballet d’uniformes et de voyages officiels : 𝐪𝐮'𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮'𝐢𝐥 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧 ?

Pas tout à fait les urgences d'un pays à terre, semble-t-il. Mais plus sûrement une junte militaire flanquée de ses acolytes officiers et flanquée d'un chef de gouvernement sorti tout droit des rangs de la grande muette. Des galons à Antananarivo, des petits fours à Paris et Bruxelles...

Une chose est sûre : 𝐚̀ 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐝𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐥'𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐠𝐚𝐜𝐡𝐞, 𝐥𝐚 𝐑𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐫𝐚 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐛𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐞 𝐠𝐞́𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐚𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 !

Présidence de la Refondation de la République de Madagascar - PRRM Élysée – Présidence de la République française

𝐄𝐃𝐃𝐘 𝐁𝐎𝐈𝐒 𝐃𝐄 𝐑𝐎𝐒𝐄 : 𝐋𝐞 « 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞́ » 𝐝𝐞 𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐞𝐭 𝐝’𝐀𝐧𝐭𝐡𝐞𝐥𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞́ !On la croyait enterrée au fon...
10/09/2026

𝐄𝐃𝐃𝐘 𝐁𝐎𝐈𝐒 𝐃𝐄 𝐑𝐎𝐒𝐄 : 𝐋𝐞 « 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞́ » 𝐝𝐞 𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐞𝐭 𝐝’𝐀𝐧𝐭𝐡𝐞𝐥𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞́ !

On la croyait enterrée au fond des forêts pillées de la côte Est, mais la fable malgache des 𝐠𝐫𝐨𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬 réservait un nouveau chapitre à faire pâlir de jalousie les meilleurs scénaristes de feuilletons judiciaires.

Au casting, 𝐮𝐧 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐧𝐜𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮 𝐛𝐫𝐚𝐬 𝐥𝐨𝐧𝐠, et une ménagerie d'animaux protégés qui se demandent encore quel saint prier.

Le héros de notre farce s’appelle 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐌𝐚𝐦𝐢𝐧𝐢𝐫𝐢𝐧𝐚, plus connu sous le petit nom fleuri d’𝐄𝐝𝐝𝐲 𝐁𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐑𝐨𝐬𝐞. L’homme avait pourtant un palmarès à faire rugir de plaisir n’importe quel procureur : 𝐞𝐱𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐥𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧𝐞, 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐢𝐥𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱, 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝’𝐞́𝐯𝐚𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟏 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐨̂𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥, 𝐫𝐚𝐭𝐭𝐫𝐚𝐩𝐞́ 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐨𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞.

Résultat des courses, une condamnation à la maison de force de Tsiafahy. 𝐅𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 ? Vous connaissez mal la magie des prétoires de la Grande Île.

En octobre 2025, miracle en haute cour ! 𝐏𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐠𝐫𝐚̂𝐜𝐞 𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞, 𝐅𝐚𝐧𝐢𝐫𝐢𝐬𝐨𝐚 𝐄𝐫𝐧𝐚𝐢𝐯𝐨, voilà notre baron rendu à la liberté, sous les protestations dépitées d'un 𝐒𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐬 (SMM) réduit à jouer les spectateurs médusés.

Mais que voulez-vous, en politique comme en botanique, certaines essences bénéficient d'un microclimat privilégié. Prenez 𝐀𝐧𝐭𝐡𝐞𝐥𝐦𝐞 𝐑𝐚𝐦𝐩𝐚𝐫𝐚𝐧𝐲, conseiller spécial à la Présidence. Son nom flotte depuis des années au-dessus des plus gros dossiers de bois de rose, sans jamais être inquiété. Mieux, 𝐞́𝐭𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐚̂𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥, 𝐥𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐥𝐚̀ 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐭𝐢 𝐞𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮 𝐞𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐜̧𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞. La politique malgache a ce pouvoir merveilleux d'effacer les traces de résine d'un simple revers de manche.

Seulement voilà, l’air de la liberté a un goût de revenez-y. À peine élargi, 𝐄𝐝𝐝𝐲 𝐁𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐑𝐨𝐬𝐞 a-t-il décidé de se ranger et d'ouvrir une boulangerie ? Allons donc. 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚𝐛𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐫𝐚𝐬 ? Changement de décor et de marchandise : 𝐟𝐢𝐧𝐢 𝐥𝐞 𝐯𝐞́𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐥, 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥.

Notre homme se retrouve désormais 𝐯𝐢𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐟𝐢𝐜 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐫𝐭𝐮𝐞𝐬. Car quitte à piétiner la biodiversité, autant diversifier le portefeuille.

L’affaire aurait de quoi faire rire si elle ne résumait pas à elle seule l'art de la justice à géométrie variable : 𝐨𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐫𝐠𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐫𝐨𝐧𝐬 𝐡𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞́𝐬, 𝐨𝐧 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐲𝐞𝐮𝐱 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫, 𝐞𝐭 𝐥'𝐨𝐧 𝐟𝐞𝐢𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐫𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞. Les tortues apprécieront la sollicitude, et les citoyens, eux, attendent toujours de savoir quel conseiller ou ministre viendra, cette fois-ci, plaider l'erreur d'appréciation.

Syntia

Address

10 Rue
Antananarivo
75011

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