29/06/2026
Chaque année, c'est le même scénario... Et chaque année, nous subissons ...
Chaque année, les pluies font des victimes à Abidjan. Des familles perdent leurs proches sur le chemin du travail ou du retour à la maison, des élèves disparaissent sur le chemin de l'école. Des quartiers sont inondés, les axes routiers deviennent impraticables et Abidjan se retrouve paralysée pendant des heures.
Et avec les effets du changement climatique couplé à la très mauvaise urbanisation dans beaucoup de quartiers d'Abidjan, ça risque de devenir encore plus problématique..
À Madagascar, j'ai découvert une méthode qui mérite réflexion...
Depuis 2024, le nouveau Code du travail malgache reconnaît officiellement le télétravail. Je rappelle que le pays est régulièrement exposé aux cyclones et aux catastrophes naturelles, donc les autorités prennent des mesures fortes dès que les risques sont élevés.
Par exemple lorsque les prévisions météorologiques passent au rouge, il est demandé aux élèves de rester à la maison jusqu'à ce que la situation revienne à la normale.
Cette année, lors du passage du cyclone Gezhani, une journée fériée chômée a été décrétée dans les zones les plus exposées, notamment à Antananarivo, afin de limiter les déplacements et de protéger la population.
À notre niveau, pourquoi ne pas faire évoluer notre Code du travail afin de prévoir un recours exceptionnel et strictement encadré au télétravail lors des alertes météorologiques ?
Pourquoi ne pas définir un véritable plan d'urgence permettant aux entreprises et aux administrations d'adapter rapidement leur fonctionnement lorsque les risques deviennent trop importants ?
C'est vrai que le télétravail ne remplacera pas tous les métiers. Mais lorsqu'il est possible, il peut contribuer à réduire les déplacements, désengorger les routes et, surtout, préserver des vies.
Il faut qu'on apprenne à faire des réformes un peu souvent, au rythme de nos réalités...
Être dans l'anticipation, ça va nous sauver.