10/06/2026
𝐅𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥𝐢𝐭é : 𝐥𝐚 𝐓𝐚𝐱𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐯é𝐡𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞𝐬 à 𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫
Le fisc passe à l'action. Les propriétaires de voitures et de motos doivent désormais s'acquitter de leur taxe annuelle avant le 15 juillet 2026. Pour les véhicules mis en circulation avant cette date, l'échéance est ferme : tout re**rd expose les usagers à des sanctions. Dans une note officielle, la Direction Générale des Impôts (DGI) a rappelé le retour de cette contribution destinée au budget de l'État : « Cette taxe s'applique à l'ensemble des véhicules soumis à l'obligation d'immatriculation, notamment les voitures, utilitaires, motos et scooters (essence, électriques ou hybrides), ainsi qu'aux bateaux à moteur et aux aéronefs. »
Le montant de la taxe varie de 5 000 à 340 000 ariary par an. Le calcul repose sur deux critères : la puissance et l'âge du véhicule, avec une modulation selon le type de carburant. Par exemple, pour une voiture essence (1 à 4 CV), la taxe passe de 15 000 ariary pour un modèle récent à 115 000 ariary pour un véhicule de plus de 20 ans. Pour les diesel (5 à 9 CV), les tarifs oscillent entre 40 000 et 140 000 ariary, tandis que les motorisations hybrides et électriques (13 à 15 CV) sont taxées entre 60 000 et 160 000 ariary. Le dispositif couvre également la plaisance et l'aviation.
Toutefois, certaines exonérations sont prévues, notamment pour les véhicules administratifs, les ambulances, les sapeurs-pompiers et les véhicules bénéficiant de conventions internationales.
Le calendrier serré inquiète les automobilistes. Avec seulement un mois pour régulariser leur situation, la crainte de files d'attente interminables se fait sentir. « L'administration peut-elle réellement traiter tous ces dossiers en un mois ? », s'interroge un propriétaire de voiture.
Pour éviter l'engorgement, la DGI a annoncé la suspension du traitement de la TVM dans plusieurs centres, dont la Direction des Grandes Entreprises (DGE), les services régionaux d'Analamanga, d'Atsinanana et de Vakinankaratra, ainsi que les centres fiscaux du 3e arrondissement d'Antananarivo et d'Alasora. Les contribuables concernés sont donc invités à se rendre dans le bureau fiscal le plus proche de leur domicile ou de leur siège social.
En 2006, une loi de finances avait abrogé cette taxe, jugée obsolète, au milieu d'autres dispositions fiscales. Aujourd'hui, face à la faiblesse de la pression fiscale et au besoin de recettes pour les caisses de l'État, le gouvernement et les députés ont décidé de la réinstaurer, suivant les recommandations du Fonds monétaire international.
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