MSY HOME

MSY HOME Un coin pour mes chroniques et toi.

🌑 Chapitre 5 : La mise en gardeLe soleil se couchait lentement sur Dakar, étirant ses ombres dorées sur les façades ocre...
10/07/2025

🌑 Chapitre 5 : La mise en garde

Le soleil se couchait lentement sur Dakar, étirant ses ombres dorées sur les façades ocre du quartier du Point E. Awa, assise sur le balcon de l’appartement qu’elle partageait avec Ndeye, tenait entre ses doigts une tasse de café à moitié vide. Le silence était inhabituel. Même les klaxons en contrebas semblaient avoir baissé le ton.

Depuis la nuit au jardin botanique, Malik ne lui avait plus envoyé aucun message. Aucun appel. Rien. Le carnet, elle l’avait soigneusement caché sous une pile de vieux manuels dans sa chambre. Elle n’osait pas encore le lire en entier. Il lui faisait peur. Et la peur, Awa n’y était pas habituée.

Elle n’en avait pas parlé à Ndeye. Quelque chose en elle résistait. Elle ne savait pas si c’était par loyauté envers Malik ou par instinct de protection. Peut-être un peu des deux.

Mais ce soir-là, quelqu’un frappa à la porte.

Un homme d’une soixantaine d’années entra, le regard grave, la peau usée par le soleil et les années de reportage. Il portait un boubou simple et des lunettes rondes.

C’était Demba. Son oncle.

Il l’attendait dans le salon de l’appartement, assis comme s’il avait toujours appartenu à cet espace. Il tenait une tasse de café, déjà à moitié vide. Ndeye l’avait laissé entrer, sans poser de question. Elle avait pris son sac à dos et était sortie en prétextant une course urgente.

— Tu as l’air fatiguée, Awa. , dit-il en relevant à peine les yeux.

Elle s’assit, méfiante. Son regard était dur. Le ton trop calme.

— Je ne m’attendais pas à te voir ce matin.

— Je m’en doute. Tu es une femme occupée ces derniers temps, à ce qu’on dit.

Elle fronça les sourcils. Ce genre de phrase, sous-entendue, l’irritait toujours.

— Que veux-tu dire ?

Demba posa sa tasse avec lenteur, la regardant droit dans les yeux.

— Je suis au courant pour ce garçon. Malik. Tu crois que tu peux t’entourer de mystères, mais Dakar est petit, Awa.

Elle sentit son estomac se contracter.

— Tu m’espionnes ?

— Je veille sur toi. Il y a une différence.

Elle se leva, tendue.

— Ce n’est pas ton rôle.

Demba ricana.

— Tu crois que ton père m’aurait laissé tranquille s’il savait que tu fréquentais un Ndiaye ?

Awa s’immobilisa.

— Qu’est-ce que ça veut dire ?

— Ce garçon n’est pas pour toi. Son père… Mamadou Ndiaye… est un homme à éviter. Et si Malik a hérité d’un quart de ses secrets, tu ferais mieux de garder tes distances.

Le cœur d’Awa se serra.

— Tu le connaissais… personnellement ?

Demba acquiesça lentement, en regardant l’horizon.

— Ton père aussi. Mamadou Ndiaye et ton père étaient… liés. Ils ont travaillé sur un même projet il y a plus de vingt ans. Une enquête secrète, trop dangereuse à mener à l’époque. Ton père a arrêté. Mamadou, lui, a continué. Et il y a laissé la vie.

Le sol sembla vaciller sous les pieds d’Awa.

— Mais… pourquoi personne ne m’a jamais rien dit ?

— Parce que ton père voulait te protéger. Parce qu’il avait peur qu’un jour, les fantômes du passé remontent à la surface.

Elle se leva brusquement, sa voix tremblante :

— Et maintenant quoi ? Je dois fuir Malik ? Faire comme si je ne savais rien ?

Demba secoua la tĂŞte, calmement.

— Non. Tu dois juste ouvrir les yeux. Le père de ce garçon a joué avec le feu. Et Malik, aujourd’hui, est au bord du précipice. Si tu t’approches trop, tu risques de tomber avec lui.

Awa resta silencieuse. Sa gorge était sèche. Son esprit tourbillonnait.

— Tu veux que je lui tourne le dos alors que je suis peut-être la seule à pouvoir l’aider ?

— Je veux que tu comprennes dans quoi tu mets les pieds. Ce n’est pas une histoire d’amour de lycée. Ce sont des gens puissants, dangereux. Et ils sont toujours là. Dans l’ombre. À surveiller.

Il sortit de sa poche une vieille photo pliée.

— Regarde.

Elle reconnut son père. Plus jeune. Sourire timide. À côté de lui… Malik, encore enfant, accroché à la main d’un homme imposant au regard dur. Mamadou Ndiaye.

Awa sentit une sueur froide couler dans son dos.

— Pourquoi… pourquoi cette photo existe-t-elle ?

— Parce que vos destins sont liés depuis longtemps, Awa. Peut-être même avant votre naissance.

Ce soir-là, Awa ne dormit pas. Elle ressortit le carnet de Malik et tourna les pages avec précaution. Certains noms revenaient encore et encore. Des notes de rendez-vous. Des initiales. Des phrases barrées. Et une phrase écrite en majuscules :

> “PROTÉGER AWA. NE JAMAIS LUI DIRE.”

Elle sentit un frisson la traverser.

Comment Malik savait-il ? Que savait-il exactement ? Et pourquoi voulait-il la protéger au point de lui cacher une vérité qui la concernait elle aussi ?

Le lendemain matin, elle ouvrit enfin son cœur à Ndeye.

Tout. Le carnet. Le jardin botanique. La mise en garde de l'oncle Demba. La photo.

Ndeye ne dit rien. Pas tout de suite. Puis, lentement :

— Awa… t’es dans un film là. Un vrai thriller. Mais si ce garçon est sincère… alors il faut que tu sois plus forte que jamais.

Awa hocha la tĂŞte.

Elle ne savait plus si elle était amoureuse, en danger, ou manipulée. Peut-être les trois.

Mais une chose était sûre : elle ne reculerait pas.

08/07/2025

Chapitre 4: L'ombre du passé

Awa avait passé la nuit assise sur son lit, enroulée dans sa couverture, les yeux rivés sur l’écran noir de son téléphone. L’appel avec Malik s’était coupé si brusquement que cela la hantait. Aucune suite. Aucun message. Comme si les mots qu’il venait de prononcer ne devaient jamais exister.
> Mon père n’est pas mort naturellement… Il a été assassiné.
Ces paroles résonnaient dans sa tête comme un tambour invisible. Une vérité énorme, crue, impossible à digérer. Et pourtant, quelque chose au fond d’elle savait que ce n’était pas un mensonge. Ce n’était pas une simple figure de style dramatique. C’était réel. Et terrifiant.
Le lendemain, elle n’alla pas en cours. Son esprit était trop troublé. Elle décida de se rendre à la bibliothèque de l’université Cheikh Anta Diop, non pas pour étudier, mais pour chercher des anciens articles de journaux. Le nom de Mamadou Ndiaye était autrefois dans toutes les conversations. Riche homme d’affaires, philanthrope, mais discret. Trop discret pour un homme aussi puissant.
Elle fit défiler les microfilms et archives numériques, les doigts tremblants. Quelques titres attirèrent son attention :
> Mort subite du magnat sénégalais Mamadou Ndiaye : infarctus ou dissimulation ?
> Silence autour des contrats pétroliers : l’homme qui en savait trop ?
> Obsèques fermées, pas d’autopsie : les mystères de la famille Ndiaye
Chaque article était un puzzle. Awa sentit son cœur battre plus vite. Elle surlignait les noms, les dates, les lieux. Une envie brûlante de comprendre l’envahissait. Malik n’était pas fou. Il portait un poids énorme. Et peut-être… il était surveillé.
En sortant de la bibliothèque, elle reçut enfin un message.
> Malik : Tu es allée fouiller, n’est-ce pas ?
Elle sursauta. Était-il au courant de ses faits et gestes ? L’observait-il ? Était-ce une coïncidence ?
> Awa : Tu ne peux pas juste balancer une bombe et disparaître. J’ai besoin de comprendre.
> Malik : Comprendre, c’est dangereux. Mais c’est trop t**d maintenant.
Elle sentit la peur s’immiscer dans ses tripes. Il ne répondait pas vraiment. Il tournait autour. Encore. Toujours.
Le soir même, il l’appela.
— Viens. J’ai quelque chose à te montrer. Mais pas chez moi. Ni chez toi.
— Où ?
— Au jardin botanique. 19h30. Sois seule.
Le jardin était vide à cette heure-là. Seules quelques lucioles volaient paresseusement entre les feuilles sombres. Elle le trouva près d’un vieux banc en pierre, sous un baobab illuminé faiblement par un lampadaire fatigué.
Malik semblait plus sombre que jamais. Vêtu simplement, les traits tirés, le regard inquiet. Il tenait un petit carnet relié de cuir entre ses mains.
— C’est à mon père, dit-il en lui tendant. Il le cachait dans un double-fond de son bureau. C’est tout ce qu’il a laissé.
Awa ouvrit le carnet. À l’intérieur, des notes. Des noms. Des chiffres. Des initiales codées. Mais aussi des pages écrites à la main, comme un journal personnel.
— Il était traqué, murmura Malik. Il voulait révéler des choses. Il disait toujours que le Sénégal méritait la vérité. Mais il avait peur pour moi, pour ma mère… Il n’a pas eu le temps.
— Et toi ? Tu veux continuer ce qu’il a commencé ?
— Je ne sais pas, avoua Malik. Je veux comprendre. Mais je ne veux pas mourir pour ça. Et encore moins… t’entraîner là-dedans.
Un silence s’installa entre eux. Long, lourd, presque sacré.
— Je suis déjà dedans, Malik, répondit Awa. Et je ne suis pas là par hasard.
Il la regarda. Longtemps. Comme s’il la découvrait pour la première fois. Puis, sans prévenir, il tendit la main vers elle, effleurant doucement ses doigts. Une chaleur étrange naquit entre leurs paumes, silencieuse et sincère.
— Alors reste avec moi. Mais ne t’attends pas à une belle histoire d’amour. Ce n’est pas un conte de fées. C’est une lutte.
Awa acquiesça. Elle n’avait jamais cherché un prince. Elle voulait la vérité. Et peut-être… quelque chose de plus fort que l’amour. Quelque chose de vrai.

Chapitre 3 : Un secret trop lourd à porterLe rythme des jours s’était alourdi depuis ce dîner. Awa n’était plus tout à f...
02/07/2025

Chapitre 3 : Un secret trop lourd Ă  porter

Le rythme des jours s’était alourdi depuis ce dîner. Awa n’était plus tout à fait la même. Quelque chose en elle avait été déplacé, remué. Elle se levait avec une étrange excitation et s’endormait avec une boule au ventre. Elle n’était plus seulement curieuse à propos de Malik, elle était hantée par lui.

Les rues de Dakar semblaient différentes. Les couleurs plus vives, les sons plus forts, les regards plus pesants. Ou bien était-ce elle qui avait changé ? Peut-être que le simple fait de se rapprocher d’un mystère réveillait des sensations oubliées.

Malik n’était pas revenu vers elle comme elle l’avait espéré. Pas de visite surprise. Pas d’appel. Juste… des messages. Courts. Précis. Comme s’il voulait maintenir un lien, mais sans se dévoiler.

> J’espère que ta journée s’est bien passée.
> Tu as toujours été aussi passionnée par la psychologie ?
> Tu devrais éviter les rues de Plateau t**d le soir.

Chaque mot, aussi banal soit-il, était comme un crochet lancé à son cœur. Awa lisait, relisait, analysait chaque tournure, chaque ponctuation, tentant de comprendre ce qu’il voulait dire sans le dire.

Mais ce n’était pas assez. Elle voulait plus. Elle voulait comprendre. Et surtout, elle voulait savoir pourquoi, dans cette nuit étoilée sur la plage, il s’était arrêté avant de parler. Avant de lâcher le poids qu’il portait.

Ce matin-là, elle retrouva Ndeye au café habituel, non loin de l’université. C’était un petit lieu simple, avec des bancs en bois et des tasses colorées. Le genre d’endroit où elles avaient passé des heures à réviser, à rire, à rêver.

— Tu ne m’as pas appelée hier soir, lança Ndeye en sirotant son café Touba. Tu deviens mystérieuse, toi aussi, maintenant ?

Awa hésita, puis lâcha :

— Je crois que Malik me cache quelque chose. Quelque chose de gros.

Ndeye arqua un sourcil, soudain beaucoup plus attentive.

— Il t’a dit quoi ?

— Pas grand-chose, justement. Il tourne autour, il m’écrit, il me parle comme s’il voulait me protéger de lui-même. Mais il refuse d’aller jusqu’au bout.

Ndeye posa sa tasse lentement.

— Awa… ce genre d’hommes ne te protège pas. Ils t’attirent dans leur monde, et une fois que tu y es, tu n’as plus de sortie.

Awa détourna les yeux. Elle savait que son amie disait ça par amour. Mais c’était trop t**d. Elle était déjà dedans. Elle décida de l’appeler.

Le téléphone sonna longtemps. Puis une voix, calme, posée, répondit :

— Awa. Tu m’étonnes.

— Pourquoi tu m’écris sans jamais dire ce que tu ressens ? Pourquoi tu évites toujours les vraies questions ?

Silence.

— Parce que la vérité fait peur, Awa. Et je ne veux pas que tu me vois autrement. Pas maintenant.

— Alors tu préfères que je reste dans le flou ? Que je devine qui tu es à moitié, avec des miettes ?

Il soupira. Longuement.

— Il y a des choses que tu ne peux pas encore comprendre. Des choses que je n’ai jamais dites à personne. Et je ne veux pas que ça te tombe dessus trop tôt.

— Tu n’as pas à décider pour moi, Malik. Si je suis assez grande pour qu’on me regarde dans les yeux avec désir, je le suis aussi pour entendre la vérité.

Il rit doucement. Ce rire qui n’était ni heureux, ni moqueur. Plutôt… mélancolique.

— Tu n’as pas tort. (Pause) Mais si je parle, je ne pourrai pas revenir en arrière.

— Alors parle. Ou laisse-moi m’éloigner.

Un silence. Puis enfin, sa voix redevint grave. Plus lente.

— Tu sais (Pause) Mon père n’est pas mort d’une crise cardiaque. C’est ce qu’ils ont dit. Mais ce n’est pas vrai.

Le cœur d’Awa s’arrêta une seconde.

— Tu veux dire qu’il a été… tué ?

— Oui. Et je sais pourquoi. Il avait des preuves. Des documents, des enregistrements. Sur des hommes puissants. Des contrats sales. De la corruption. Des noms.

Awa resta sans voix. Elle s’attendait à un secret. Pas à un crime politique.

— Et tu as ces preuves ?

— Je n’ai pas tout. Juste des fragments. Mon père m’en a laissé assez pour comprendre... mais pas assez pour agir.

— Et pourquoi me dire ça à moi ?

Il respira fort.

— Parce que si quelque chose m’arrive, je veux que tu saches. Et parce que je crois… que tu pourrais m’aider à finir ce qu’il a commencé.

Mais Ă  cet instant, la ligne coupa brusquement.

Pas de bip. Pas de message. Rien.

Awa resta figée, le téléphone encore à l’oreille. Le silence, soudain, devint assourdissant. Il avait ouvert une brèche. Et à présent, elle était seule au bord de l’abîme.

Chronique disponible sur wattpad :https://www.wattpad.com/story/392870870?utm_source=android&utm_medium=link&utm_content...
20/06/2025

Chronique disponible sur wattpad :https://www.wattpad.com/story/392870870?utm_source=android&utm_medium=link&utm_content=share_writing&wp_page=create&wp_uname=sooooussa

Chapitre 2

Awa n'avait pas réussi à chasser le regard de Malik depuis leur rencontre. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle revoyait son visage, la façon dont il s'était approché d'elle avec cette assurance presque déconcertante. Pourquoi se sentait-elle aussi vulnérable en sa présence ? Et pourquoi, après quelques minutes d'échange, avait-elle l'impression qu'il connaissait déjà des détails de sa vie qu'elle n'avait jamais partagés avec quiconque ?

Elle se retrouva à repenser à la soirée plusieurs fois après son départ. Malgré les paroles légères et la façon dont Malik l'avait fait sourire, un malaise persista dans son esprit. Elle n'avait jamais aimé ces moments où l'on sent qu'une personne entre dans votre espace personnel sans en avoir l'autorisation.

Le lendemain, Awa se leva tôt pour commencer sa journée de révisions. Les examens approchaient à grands pas, et elle avait besoin de se concentrer. Pourtant, chaque fois qu'elle essayait d'étudier, son esprit s'égarait, se perdant dans les pensées de cette soirée.

Ndeye, sa colocataire et amie, entra dans le salon alors qu'Awa était plongée dans ses livres, son visage toujours marqué par la fatigue.

— Tu penses encore à Malik, hein ? demanda Ndeye en s'installant sur le canapé, un sourire malicieux sur les lèvres.

Awa rougit, un peu gênée. Non... ce n'est pas ça. C'est juste que... je n'arrive pas à comprendre comment il m'a trouvée. Je ne lui ai même pas donné mon prénom. Et il a l'air de savoir des choses sur moi.

— C'est Malik... Ce genre d'homme qui sait tout sur tout et tout le monde. Mais t'inquiète pas, c'est un mystère qu'on n'a pas besoin de résoudre. Tu n'as qu'à l'ignorer. Ndeye éclata de rire.

Mais Awa ne pouvait pas l'ignorer. Il y avait quelque chose en lui qui ne laissait pas indifférente. Quelque chose qui lui donnait envie de comprendre.

C'est alors que son téléphone vibra sur la table. Un message de Malik.

Malik : Je ne voulais pas vous effrayer hier soir, mais il y a quelque chose en vous qui m'intrigue. Je vous invite à dîner ce soir, juste vous et moi. Pas de foule. Pas de regards curieux. Juste un dîner pour en apprendre davantage.

Awa le fixa, hésitant. Elle savait que cette rencontre pourrait être dangereuse, qu'elle risquait d'entrer dans un monde qu'elle ne comprenait pas encore. Mais l'intrigue était trop forte pour l'ignorer.

Elle répondit finalement.

Awa : D'accord. Mais ne pensez pas que je vais m'ouvrir aussi facilement

Le soir venu, Awa se prépara de manière assez chic sans en faire trop parce qu'au fond elle voulait se rendre belle à ses yeux.

Après sa mise en beauté , rien d'extragavant, elle se rendit au restaurant qu'il avait indiqué, un endroit chic et discret, loin de l'agitation de la ville. Malik l'attendait à une table près de la fenêtre, un verre de jus à la main. Lorsqu'il la vit entrer, il se leva, un sourire chaleureux sur son visage.

— Je suis content que vous soyez venue. J'ai eu peur que vous m'évitiez après hier soir. Il la fit asseoir, et le serveur leur apporta les menus.

Awa n'eut pas le temps de répondre, car il poursuivit rapidement.

— Je ne vais pas tourner autour du pot, Awa. Vous êtes différente des autres. Vous n'êtes pas impressionnée par ma fortune ou mon nom. Ça m'a intrigué. Et je suis curieux de savoir pourquoi.

Awa, bien que surprise par sa franchise, se força à rester calme.

— Et moi, je suis curieuse de savoir pourquoi un homme comme vous semble toujours fuir les autres, pourquoi vous êtes si mystérieux. Elle lança la question sans détour.

Malik la regarda longuement, pesant chaque mot avant de répondre.

— Les mystères ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être. Parfois, on porte un fardeau invisible, des choses qui nous échappent et qu'on ne peut pas contrôler. Peut-être que je préfère ne pas m'attacher aux autres, de peur que ce que j'ai à offrir ne suffise pas.

Il baissa les yeux un instant, comme si cette confession lui coûtait.

Awa, sensible à cette rare vulnérabilité, se sentit soudainement proche de lui. Elle prit une profonde inspiration, essayant de comprendre ce qu'il venait de dire. Ses mots n'étaient pas ceux d'un homme froid ou calculateur, mais de quelqu'un qui semblait perdu, quelqu'un qui portait un lourd secret.

— Et si ce n'était pas ce que vous avez à offrir, mais ce que vous êtes vraiment ? demanda-t-elle doucement.

Il la regarda alors, son visage marqué par une certaine tristesse, comme s'il voulait lui en dire davantage mais n'en avait pas le courage. Après une longue pause, il se redressa.

— Peut-être qu'un jour, vous connaîtrez la vérité. Mais pas ce soir. Pas encore.

Awa, bien qu'énigmatique, savait qu'elle avait ouvert une porte qui, un jour, pourrait tout changer. Mais elle se demandait si elle était prête à découvrir les secrets de Malik, à savoir à quel point sa propre vie pourrait être bouleversée.

Chapitre 1Dakar, la capitale vibrante, baignait sous la lumière dorée du coucher de soleil. Le bruit des klaxons, les ri...
17/06/2025

Chapitre 1
Dakar, la capitale vibrante, baignait sous la lumière dorée du coucher de soleil. Le bruit des klaxons, les rires des enfants jouant dans les ruelles et l'odeur du poisson grillé emportée par le vent se mêlaient dans un tourbillon de sensations.

Awa marchait tranquillement dans les rues animées de la ville. Son esprit était ailleurs, absorbé par ses examens à venir. C'était une de ces journées où tout semblait banal, et pourtant, la vie allait lui offrir une rencontre qui allait tout changer.

Elle n'était pas du genre à sortir souvent. Elle préférait la tranquillité de son appartement, où elle pouvait étudier, lire et se concentrer sur ses projets. Mais ce soir-là, son amie et colocataire, Ndeye, l'avait convaincue de l'accompagner à une fête. "Allez, Awa ! Tu ne peux pas passer ton temps à étudier. Viens, tu mérites un peu de plaisir !" avait-elle insisté.

Awa avait accepté à contrecœur. La fête se déroulait dans un hôtel chic du centre-ville, l'endroit idéal pour rencontrer des gens influents, des étudiants, et des professionnels bien établis. Au début, elle s'était contentée de rester en retrait, buvant un verre de jus de bissap tout en observant les autres s'amuser. Mais alors que la musique battait son plein et que l'ambiance s'intensifiait, quelque chose attira son attention.

Il était là, un homme qui semblait sortir d'un autre monde. Malik Ndiaye. Il n'était pas comme les autres. Grand, les cheveux légèrement épars, un regard perçant qui semblait capter tout ce qui l'entourait, il dégageait une aura de mystère. Il était l'incarnation de l'élégance et du charme. Vêtu d'un costume sombre, il se tenait dans un coin de la pièce, discutant à voix basse avec quelques autres invités, mais son regard n'avait cessé de se poser sur Awa. Elle en avait conscience. Et il en avait conscience aussi.

Awa : (se frottant discrètement les yeux, se demandant si elle rêvait) Qui est-ce ?

Ndeye la rejoignit en riant, remarquant immédiatement la direction du regard d'Awa.

Ndeye : C'est Malik Ndiaye, l'héritier des Ndiaye Enterprises. Un vrai Prince, tu vois ? On dit qu'il a hérité d'une fortune colossale, et pourtant, il est toujours aussi discret. Il déteste la foule, mais il est toujours à ces événements... Bizarre, non ?

Awa haussait les sourcils, surprise. Je croyais que les héritiers comme lui étaient plus... visibles. Pourquoi un homme comme ça semble-t-il si mystérieux ?

Ndeye : Je ne sais pas, mais il y a quelque chose chez lui, non ?

Awa se contenta de sourire et secoua la tête. Je préfère garder mes distances.

Mais à cet instant précis, leurs regards se croisèrent, et le temps sembla s'arrêter. Malik avait tourné la tête dans sa direction, et son regard ténébreux s'accrocha au sien. Il s'approcha lentement, d'un pas assuré mais mesuré. Son regard, pénétrant, la fixait comme si elle était la seule personne dans cette pièce bruyante.

Malik : (avec un sourire discret, mais sincère) Je ne vous ai jamais vue ici auparavant. Vous êtes nouvelle dans ce cercle ?

Awa, un peu prise de court, chercha ses mots. Il y avait quelque chose de magnétique chez cet homme, quelque chose qui l'attirait malgré elle. "Non... je suis juste venue passer un moment avec une amie." Elle sentit une chaleur envahir ses joues sous son regard intense.

Malik : (avec un léger rire) Il n'y a pas de mal à se laisser tenter de temps en temps. Et votre amie n'est pas la seule à penser que vous méritez une petite pause.

Elle chercha un moyen de répondre sans paraître trop curieuse, mais il lui rendit son sourire avec une telle assurance qu'elle se sentit presque impuissante.

Awa: Je suppose que c'est rare qu'on vous refuse une conversation.

Malik : Vous m'avez bien compris. Mais j'ai l'impression que vous ĂŞtes une personne difficile Ă  convaincre.

Le ton de Malik était charmeur, mais il y avait quelque chose de mystérieux dans ses yeux. Awa se sentit prise au piège, intriguée par cet homme qui semblait tout savoir d'elle sans même avoir prononcé un mot de plus. Mais avant qu'elle ne puisse répondre, il ajouta d'un ton plus grave :

Malik : Dites-moi, Awa, pourquoi les gens comme vous se cachent-ils toujours derrière des livres et des projets ? Vous ne vous permettez jamais de vivre pleinement.

Awa écarquilla les yeux. Comment savait-il son prénom ? Elle n'avait pourtant rien dit à ce sujet.

Awa : (inquiète, mais fascinée) Comment... Comment savez-vous mon nom ?

Malik sourit à nouveau, un sourire mystérieux qui lui donnait un air presque surnaturel.

Malik : Dakar est une petite ville quand on connaît les bonnes personnes. Je n'ai pas besoin de vous poser des questions pour savoir qui vous êtes.

Awa sentit une sensation étrange dans son ventre. Il y avait quelque chose de fascinant chez lui, mais aussi de terrifiant. Ce n'était pas juste son apparence ou sa richesse qui captivaient, mais la profondeur de son regard, comme s'il savait des choses sur elle qu'elle ignorait elle-même.

Quand Awa, une jeune étudiante en psychologie brillante et déterminée, rencontre Malik, un mystérieux héritier d'une gra...
11/06/2025

Quand Awa, une jeune étudiante en psychologie brillante et déterminée, rencontre Malik, un mystérieux héritier d'une grande famille d'affaires de Dakar, elle est loin de se douter que cette rencontre va bouleverser sa vie. Malik semble être l'homme parfait, charismatique et charmant, mais il cache un secret lourd, un secret lié à une mystérieuse étoile noire, symbole d'une vieille malédiction familiale. Alors qu'Awa se laisse peu à peu séduire par lui, elle découvre que son amour pour Malik pourrait bien l'entraîner dans une spirale de mensonges, de trahisons et de dangers qui la mettra à l'épreuve de manière inimaginable. L'histoire d'amour naissante entre eux saura-t-elle survivre aux ténèbres qui entourent Malik, ou est-ce la fin avant même d'avoir commencé ?

Adresse

Bamako

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque MSY HOME publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager