23/08/2026
LES PRECISIONS DE L’HONORABLE ABOUBACAR SIDICK FOMBA
OBJET: CLARIFICATION SUR LES NARRATIFS DE LA MUTILATION GÉNITALE FEMININE DE FAÇON GÉNÉRALE ET PARTICULIÈREMENT L’EXCISION AU MALI
Les manipulations sur le narratif mettant en relief les mutilations génitales de façon globale sans donner les precisions sur la pratique au Mali est à la base des polimiques et des incomprehensions .
La pratique comparable à la circoncision et la plus rependue et même reconnue par la religion musulmane selon certains hadiths et explications est disparue dans les narratifs et remplacée par l’excision sachant que les deux pratiques sont differentes.
I‐ DEFINITION DES TYPES
Cette définition donne des précision anatomiques et la pratique.
Type I:
Ablation partielle ou totale du gland clitoridien (partie externe et visible du cl****is) et/ou du prépuce/capuchon clitoridien (repli de peau qui l’entoure).
Sous-types
I‐1 : Ablation du prépuce/capuchon clitoridien uniquement(circoncision)
I‐2 : Ablation du gland clitoridien avec le prépuce/capuchon( Excision).
Type II:
Ablation partielle ou totale du gland clitoridien et des petites lèvres (replis internes de la vulve), avec ou sans ablation des grandes lèvres (replis externes).
Sous-types
II‐1 : Ablation des petites lèvres uniquement.
II‐2: Ablation partielle ou totale du gland clitoridien et des petites lèvres.
III‐3 : Ablation partielle ou totale du gland clitoridien, des petites lèvres et des grandes lèvres.
Type III
(souvent appelé infibulation)
Rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’un sceau de couverture.
Ce sceau est formé en coupant et en repositionnant (parfois en suturant) les petites lèvres ou les grandes lèvres, avec ou sans ablation du prépuce/capuchon et du gland clitoridien.
Sous-types
III ‐1 : Ablation et repositionnement des petites lèvres.
III‐2 : Ablation et repositionnement des grandes lèvres.
Les types I et II y sont ultra-majoritaires (pratiqués dans la grande majorité des cas), tandis que le type III (infibulation) reste très minoritaire (environ 8 %).
PRATIQUE SELON LES PAYS ET POURCENTAGES MONDIAUX
Les MGF se concentrent dans une trentaine de pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie.
Type I et Type II
Ce sont les formes les plus courantes à l'échelle mondiale.
Elles représentent la grande majorité des 230 millions de femmes et de filles touchées.
On les retrouve massivement en Afrique de l'Ouest (comme au Mali, en Guinée ou au Burkina Faso) et en Afrique de l'Est.
Type III (Infibulation)
Il représente environ 15 % des cas de MGF dans le monde.
Cette pratique est fortement localisée dans la corn-d'Afrique : en Somalie, au Soudan, à Djibouti (où elle est majoritaire ou très fréquente) ainsi que dans certaines zones de l'Égypte et de l'Érythrée.
Type IV
Regroupe des variations diverses (piqûres, étirements) présentes de manière transversale ou isolée selon les ethnies.
Les types appliqués au Mali
Au Mali, la répartition générale des interventions recensées par les enquêtes nationales s'établit ainsi :
Type I (Ablation du cl****is ou du capuchon)
Fréquent, avec une tendance à la hausse relative constatée dans certaines données récentes au détriment du type II.
Le type I comparable à la circoncision , la forme décrite dans les hadits de l’islam qui stipule que le prophète ( salut et paix sur lui) aurait demandé de juste couper un peu.
Type II (Excision classique du cl****is et des petites lèvres)
C'est historiquement l'intervention la plus massivement appliquée dans le pays par les exciseuses traditionnelles.
Type III (Infibulation)
Concerne une minorité de cas (évaluée autour de 8 %), souvent restreinte à des communautés ou des zones frontalières spécifiques du nord ou de l'est, bien que la grande majorité des femmes maliennes subissent les types I ou II.
L'âge de l'intervention intervient le plus souvent avant l'âge de cinq ans.
CONCLUSION
Compte tenu des explications détaillées , il est important de continuer la sensibilisation et d’éviter la manipulation sur les narratifs importés .
À la place de l’interdiction par une loi de proceder à la reconnaissance par une loi la médicalisation.
Cette médicalisation peut se limiter au type 1 qui est comparable à la circoncision.
Cette forme reconnue par nos traditions et aussi décrite dans les hadits de l’islam qui stipule que le prophète ( Salut et Paix sur Lui) aurait demandé de juste couper un peu.
Cette médicalisation constituera une democratisation à la Malienne de la pratique de l’excision/ circoncision et respectera le choix de celles ou de ceux qui banissent l’excision.
Cette question doit plutôt unir les Maliens et non nous diviser.
Le Mali mérite mieux que cette polémique.
Honorable Aboubacar Sidick FOMBA
Chevalier de l’ordre national