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Journal La Lettre DU MALI en ligne LA LETTRE DU MALI est un hebdomadaire d'information générale. Le siège est à Bamako-Mali
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04/12/2025

ECOFEST 2025 : Quand le sport réinvente l'avenir de l'Afrique de l'Ouest
En Afrique de l'Ouest, une nouvelle vision émerge : faire du sport bien plus qu'une simple activité physique. Un projet sur les potentiels du sport dans la culture devrait transformer en une puissante industrie culturelle, un moteur d'autonomisation locale et de cohésion sociale, en s'appuyant sur des marques collectives ancrées dans le patrimoine régional.
La vision qui a émergé de la leçon inaugurale du Pr Mamadou FALL prononcée lundi à Dakar l’occasion de la première édition du Festival des Arts et de la Culture de l’Afrique de l’Ouest (ECOFEST 2025) est de percevoir le sport comme industrie culturelle. L'idée centrale est de structurer le sport comme une véritable chaîne de valeur créatrice d'emplois.
En concevant des marques sportives communautaires fortes, ancrées dans l'histoire et la culture de chaque terroir, le Pr FALL estime qu’il devient possible de développer un écosystème économique viable autour des médias, des événements, des produits dérivés, de l'artisanat et de l'entrepreneuriat culturel.
En présence de M. Bakary SARR, Secrétaire d’État sénégalais à la Culture, aux Industries créatives et au Patrimoine historique, du Pr Fatou Sow SARR, Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO, et de M. Mamadou Diakité, président de la Commission de l’UEMOA à cette conférence inaugurale, le Pr FALL considère que ce modèle se veut un moteur d'émancipation pour la jeunesse et de promotion pour les femmes. Il vise à renforcer l'identité territoriale et la cohésion sociale, notamment par des compétitions transfrontalières, tout en devenant un pilier pour le tourisme durable et le développement régional. Le maillot sportif, par exemple, transcende son statut de produit vestimentaire pour devenir un emblème d'appartenance et de responsabilité.
Des initiatives concrètes pour incarner cette vision
Plusieurs initiatives concrètes illustrent déjà ce potentiel. Des projets comme « Sahel Hoops » pour le basketball ou « West African Street Ball » pour le football de rue (freestyle, futsal) visent à créer des circuits, des festivals et des vitrines de talents, offrant des opportunités d'entrepreneuriat aux jeunes.
D'autres concepts explorent la richesse des terroirs : l'« Atlantic Surf Collective » pour les sports de plage et l'écotourisme sportif, ou le « Sahel Trail » avec ses courses d'endurance et ultra-trails dans le désert, mêlant performance athlétique et récits d'athlètes, potentiellement accompagnés par l'intelligence artificielle.
Ces atouts prêtés au sport vont jusqu'à fusionner sport et arts du spectacle avec « The Griot Game », un incubateur de créativité jeunesse via des festivals urbains hybrides. Une marque dédiée, « Femmes du Sahel », est également pensée pour valoriser les sports féminins, alliant performance, leadership et fierté culturelle.
Les centres communautaires, au cœur du dispositif
Au cœur de ce dispositif, les centres civiques communautaires jouent un rôle fondamental. Ils sont conçus comme les plateformes opérationnelles de cette vision : des laboratoires d'innovation, des lieux de formation, de certification (qualité, éthique, fair-play), de documentation et de médiation pour ce nouveau patrimoine sportif et culturel.
Ces centres deviennent les incubateurs où les marques collectives prennent vie, où les normes de qualité sont établies et où les jeunes peuvent développer leurs compétences, transformant ainsi une identité culturelle forte en un pouvoir économique partagé.
La culture, chemin vers un avenir plus juste
En définitive, ce projet répond à une question cruciale : quel rôle pour la culture face aux crises et mutations en Afrique de l'Ouest ?
La réponse proposée par le Pr FALL est claire : enraciner la modernité dans les traditions locales et utiliser des outils concrets comme les marques collectives pour générer de la cohésion sociale et une gouvernance locale renforcée.
L'ambition est de faire de la culture non pas un luxe, mais le chemin le plus court et le plus pertinent vers un avenir ouest-africain plus juste, plus lucide et plus habitable pour tous.

Correspondance particulier à Dakar

🟠 QUE PEUT LE NOUVEAU DG DE LA DOUANE MALIENNE ?Nommé ce Mercredi 3 Décembre 2025 en Conseil des Ministres comme Directe...
04/12/2025

🟠 QUE PEUT LE NOUVEAU DG DE LA DOUANE MALIENNE ?

Nommé ce Mercredi 3 Décembre 2025 en Conseil des Ministres comme Directeur Général des Douanes du Mali, le Colonel Cheick Hamala Diallo succède à une gestion entachée récemment par la problématique des citernes de carburant qui ne se seraient pas comptabilisées si l'on analyse les statistiques fournies par le Ministre du Commerce, révélant des défaillances graves dans les circuits de contrôle et de traçabilité des produits pétroliers.

Jusque hier, Directeur Régional des Douanes de Mopti, il a su, dans un contexte sécuritaire tendu, concilier rigueur administrative et adaptation aux réalités locales si on en croit aux usagers de la 5eme Région du Mali. Avant cela, il s’est distingué à Sikasso, où ses actions de redressement fiscal et de lutte contre la fraude lui ont valu une appréciation positive des autorités et des opérateurs économiques.

Sa nomination doit donc être marquée comme une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration douanière, appelée à être plus transparente, efficace et contributive au budget national.

L’un des défis majeurs qu’il devra relever sera la restructuration des systèmes de surveillance douanière, l’automatisation des procédures et le rétablissement de la confiance dans un secteur souvent pointé du doigt.

Le Colonel Diallo, pour ses soutiens, est réputé pour sa discipline et sa capacité à gérer des situations complexes. On le saura lorsqu'il prendra le pouls de cette Direction Générale et, parce qu'il arrive donc à un tournant critique.

Sa réussite dépendra de sa faculté à imposer l'intégrité, renforcer la coordination avec les autres corps de contrôle, et surtout, à résister aux pressions économiques et politiques liées aux circuits illicites.

Moustaph Maiga (Le Cactus Malien)

01/12/2025

ECOFEST : La Culture ouest-Aaricaine, fer de lance du dialogue régional
Le Commissaire charge du Département du Développement humain de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Monsieur Mamadú Serifo JAQUITÉ, a déclaré, dimanche à Dakar, que le Festival des Arts et de Culture de l’Afrique de l’Ouest vise à inscrire la culture comme un levier essentiel de développement économique, social et de paix dans la région.
Co-organisé par les Commissions de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), et l’État du Sénégal, le Festival a officiellement ouvert ses portes sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
L'UEMOA réaffirme l'engagement culturel
S'exprimant au nom du Président de la Commission de l’UEMOA, M. Abdoulaye DIOP, le Commissaire a chaleureusement accueilli les festivaliers, rappelant l'engagement pris il y a sept ans de co-organiser cette manifestation d’envergure.
« Il s'agissait de donner corps à une nouvelle mobilisation de notre riche patrimoine, pour répondre à nouveau, présent, par ce que nous avons de plus authentique à faire valoir en ces temps d’interrogations sur la marche du monde en général et celle de notre région en particulier, notre Culture », a-t-il souligné.
M. JAQUITÉ a exprimé sa gratitude envers le Sénégal, symbole de la Téranga, pour son hospitalité légendaire, adressant notamment ses remerciements à Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye FAYE, Président de la République, et à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Ousmane SONKO, dont la présence à la cérémonie d'ouverture témoigne de l'intérêt accordé par les plus hautes autorités sénégalaises au secteur culturel.
Dakar, Ville historique de la Culture
La tenue d'ECOFEST à Dakar renvoie également à l'histoire culturelle du continent. Le Commissaire de l’UEMOA a rappelé que c'est au Sénégal même qu'a eu lieu le premier Festival Mondial des Arts Nègres en 1966, sous l'égide du Président Léopold Sédar SENGHOR, un rendez-vous qui a fortement contribué au rayonnement culturel africain.
Culture : un levier économique au cœur d'IMPACT 2030
L'UEMOA a réaffirmé son soutien indéfectible aux acteurs culturels. L'événement s'inscrit dans la droite ligne de la Politique Commune de Développement Culturel adoptée en 2013 et du Programme de Développement Culturel de l’UEMOA de 2014.
Plus important encore, l’organisation d’ECOFEST s'aligne sur l’orientation « économie de la Culture » du nouveau Plan Stratégique de la Commission de l’UEMOA, « IMPACT 2030 ». Ce plan identifie les Industries Culturelles et Créatives comme des services à valeur ajoutée et ambitionne, à travers le Programme de Développement des Industries Culturelles et Créatives de l’UEMOA (PDICC-UEMOA), de valoriser la créativité régionale.
Un Thème en résonance avec l'actualité
Les deux institutions régionales (UEMOA et CEDEAO) ont choisi de mobiliser les richesses culturelles comme fer de lance du dialogue. Le thème de cette 1ère édition, « Mutations et crises politiques en Afrique de l’Ouest : que peut faire la culture ? », est d'une actualité brûlante.
L'UEMOA se dit convaincue que la culture peut et doit jouer un rôle apaisant, fédérateur et mobilisateur face aux turbulences régionales. Le festival entend démontrer, à travers spectacles, expositions et réflexions, que :
• La culture peut être un ferment de paix.
• Elle est un outil de résilience.
• Elle est un levier d'unité.
Le Commissaire JAQUITÉ a conclu en réaffirmant l'engagement de la Commission de l’UEMOA à continuer d’œuvrer pour le rayonnement culturel au sein de l'espace commun.
Correspondance particulier à Dakar

Hamadou Fall Dianka, DG des Impôts: «Le montant des recettes électroniques a atteint 300 milliards de Fcfa en 2024»Dans ...
27/11/2025

Hamadou Fall Dianka, DG des Impôts: «Le montant des recettes électroniques a atteint 300 milliards de Fcfa en 2024»

Dans cet entretien exclusif, le directeur général des Impôts évoque, entre autres, les étapes franchies en termes de transformation numérique de ses services, les avantages concrets pour les citoyens et les entreprises, les défis rencontrés et les innovations à venir pour consolider cette digitalisation

L'Essor : Quelles sont les principales étapes déjà franchies dans la digitalisation des moyens de paiement de l'État ?

Hamadou Fall Dianka : La Direction générale des impôts
(DGI) a engagé depuis plusieurs années une transformation numérique progressive en deux étapes. La première étape a été l'informatisation de la chaîne opérationnelle, avec l'introduction en 1999 du Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce système a permis d'automatiser la gestion des impôts et de constituer une base de données centrale.
D'abord expérimenté à la Direction des grandes entreprises
(DGE), il a été progressivement étendu, à partir de 2003, aux centres d'impôts du District de Bamako et à plusieurs centres régionaux tels que Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti ou encore Sikasso. Cette étape marquait le véritable démarrage de la transformation numérique de l'administration fiscale.
La seconde étape a concerné l'intégration des téléservices. En 2017, un module dédié a été développé dans le système Sigtas pour permettre aux contribuables d'accomplir leurs obligations fiscales par voie électronique, avec une mise à jour en temps réel des données. En janvier 2019, le module E-Impôt a été lancé, offrant des services de télédéclaration et de téléconsultation en ligne. Les contribuables de la DGE et des Centres des moyennes entreprises (CIME) ont ainsi pu commencer à souscrire leurs déclarations par voie électronique

En août 2019, l'encadrement juridique du télépaiement a été adopté, suivi du lancement officiel de la plateforme en décembre 2021. Depuis, le paiement des impôts, droits et taxes peut se faire de manière dématérialisée. En 2023, d'autres innovations sont venues renforcer ce processus, avec notamment la digitalisation du quitus fiscal en ligne et le lancement du projet d'immatriculation fiscale en ligne. Des interfaces ont également été développées pour automatiser le traitement des paiements en ligne avec les banques.

L'Essor : Quels sont aujourd'hui les services fiscaux et administratifs concernés par cette digitalisation ?

Hamadou Fall Dianka : La digitalisation à la DGI touche un large éventail de services. Elle concerne d'abord la télédéclaration, qui couvre désormais tous les contribuables et l'ensemble des impôts du système fiscal malien, à l'exception de quelques impôts spontanés comme les droits d'enregistrement ou les vignettes. Elle intègre aussi les annexes fiscales et les liasses fiscales, notamment pour l'Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (IBIC) et l'Impôt sur les sociétés (IS).

Le télépaiement est également opérationnel pour tous les contribuables des centres informatisés, qui peuvent régler leurs impôts et taxes par virement bancaire. En parallèle, la téléconsultation permet aux usagers de suivre leur situation fiscale en ligne et d'imprimer des rapports. La délivrance en ligne du quitus fiscal se fait désormais exclusivement par voie électronique, conformément à l'instruction du 10 mars 2023
Quant à l'immatriculation fiscale, elle a commencé à être digitalisée, notamment avec l'intégration de la déclaration des bénéficiaires effectifs. Enfin, plusieurs services internes sont développés pour les agents de la DGI et des efforts sont menés pour améliorer l'échange automatique d'informations avec le Trésor, les Douanes, le Budget ou encore la Direction des marchés publics. Parmi les perspectives, la gestion et la vente des vignettes et timbres mobiles figurent également parmi les domaines ciblés pour une prochaine digitalisation.

L'Essor : Quels avantages concrets la digitalisation apporte-t-elle aux citoyens, aux entreprises et à l'administration fiscale ?

Hamadou Fall Dianka : Pour les citoyens et les entreprises, la digitalisation des services fiscaux a profondément simplifié les démarches. Les déclarations, paiements et consultations peuvent désormais se faire en ligne, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans qu'il soit nécessaire de se déplacer dans un centre des impôts. Cela réduit considérablement les files d'attente et les délais de traitement.
Les contribuables bénéficient également d'économies sur les frais de déplacement et d'impression, tandis que les interfaces numériques, conçues pour être accessibles, limitent les erreurs. Un autre avantage majeur est la transparence.

Chaque contribuable peut accéder à l'historique de ses paiements et recevoir des notifications automatiques ainsi que des reçus électroniques, ce qui renforce la confiance dans l’administration
Du côté de l'administration fiscale, les gains sont tout aussi significatifs. L'automatisation des processus réduit les saisies manuelles et accélère le traitement des déclarations et des paiements. Un gain de temps estimé à 1.379 jours-homme en 2024 a été réalisé, permettant aux agents de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme le contrôle fiscal, le conseil et l'assistance aux usagers. La digitalisation réduit également les coûts liés au papier et améliore l'efficacité dans la collecte des recettes. Le télépaiement accélère la collecte des recettes fiscales. Le montant des recettes électroniques a augmenté de 34% entre 2023 et 2024, passant de 2% en 2022 à 30% en 2024 (soit 300 milliards de
Fcfa).
Les taux de déclarations dans les délais ont atteint 99% pour les grandes entreprises et 95% pour les moyennes entreprises en 2024
Grâce à l'interconnexion avec d'autres structures comme le
Trésor, les Douanes ou la Sécurité sociale, la détection des anomalies et la lutte contre la fraude se sont renforcées. La centralisation des informations dans une base de données nationale des contribuables, l'automatisation des calculs et la validation des données en ligne fiabilisent le système et réduisent les risques d'erreurs humaines.

La digitalisation a ainsi contribué à moderniser l'administration fiscale malienne, en la rendant plus performante, transparente et alignée sur les standards internationaux. Elle fournit aussi des statistiques fiables pour orienter les politiques publiques.

L'Essor : Quelles difficultés rencontrez-vous dans la mise en œuvre de cette digitalisation ?

Hamadou Fall Dianka : Comme tout processus de modernisation, la digitalisation à la DGI se heurte à plusieurs défis. Le premier concerne l'infrastructure technologique: les serveurs et les capacités de stockage ne suffisent pas toujours face à la demande croissante, ce qui provoque parfois des ralentissements. À cela s'ajoutent des incidents liés aux coupures électriques et le besoin d'une meilleure formation continue pour les équipes techniques.
Les coûts d'investissement et de maintenance restent élevés, tandis que la cybersécurité impose une vigilance constante contre les risques de piratage ou de rançongiciels. Sur le plan juridique, la généralisation des téléservices est freinée par leur caractère non obligatoire.
L'évolution du cadre légal, notamment sur la signature électronique ou la valeur probante des documents numérisés, avance moins vite que les innovations technologiques. Il existe également des obstacles humains et sociaux. La fracture numérique prive une partie de la population d'un accès effectif aux services en ligne. Certains usagers et agents restent attachés aux pratiques traditionnelles et se montrent réticents face aux nouveaux outils. La formation continue et le changement de culture administrative constituent donc un enjeu essentiel.
Les limites fonctionnelles doivent encore être levées. Le télépaiement repose uniquement sur les virements bancaires, ce qui exclut pour l'instant les paiements via mobile money ou cartes bancaires, pourtant très utilisés au Mali. De plus, l'accès aux services reste conditionné à une connexion internet, ce qui peut exclure les contribuables les moins familiarisés avec le numérique.

L'Essor : Comment garantissez-vous la sécurité et la transparence des transactions numériques ?

Hamadou Fall Dianka : La DGI a mis en place plusieurs mécanismes pour sécuriser ses plateformes et inspirer confiance aux usagers. Les données sont protégées grâce à des protocoles de chiffrement robustes comme SSL et TLS, et les certificats de sécurité sont régulièrement renouvelés.
Le système exige une vérification en plusieurs étapes, combinant par un mot de passe complexe avec un code envoyé par mail.

La plateforme de télépaiement s'appuie sur un dispositif d'échanges interbancaires sécurisés, permettant une transmission des informations en temps réel entre les contribuables, les banques, le Trésor et la DGI. Des pare-feu et des outils de surveillance permanente assurent une détection rapide des anomalies, tandis que des sauvegardes régulières protègent contre toute perte de données.
Chaque transaction laisse une trace immuable et les contribuables reçoivent systématiquement un reçu
électronique confirmant leur paiement.
Un tableau de bord partagé en temps réel est accessible à toutes les parties prenantes. À cela s'ajoute un encadrement juridique solide, à travers la loi sur les transactions électroniques et plusieurs textes récents qui fixent les modalités de la digitalisation des paiements publics.
L'objectif est de garantir la confidentialité, l'intégrité et la disponibilité des données tout en offrant aux contribuables une visibilité totale sur leurs opérations.

L'Essor : Quelles sont les prochaines étapes ou innovations prévues pour renforcer la modernisation de l'administration fiscale ?

Hamadou Fall Dianka : La DGI a défini une feuille de route claire, avec des projets déjà en cours grâce au soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale. Parmi les priorités figurent l'extension des téléservices à tous les réseaux de télécommunication, notamment via des applications mobiles et des services USSD accessibles même sans internet. Le télépaiement sera élargi à d'autres canaux comme le Mobile money, les cartes bancaires et les solutions bancaires propriétaires.
En parallèle, d'importants investissements sont en place d'un datawarehouse avec des outils de Business intelligence et d'Intelligence artificielle (IA), pour améliorer la détection des incohérences et lutter plus efficacement contre la fraude. La digitalisation du processus de préparation et de dépôt des liasses fiscales a déjà débuté, avec une première version mise en service en avril 2025.
À court terme, la mise en production de la plateforme d'immatriculation en ligne et la généralisation de Sigtas à l'ensemble du pays figurent parmi les priorités. La gestion et la vente des vignettes et timbres fiscaux seront aussi progressivement digitalisées. À moyen terme, la DGI prévoit le développement d'une application mobile complète pour déclarer, payer et consulter ses impôts, ainsi que la production automatique des certificats de situation fiscale.

Au-delà des aspects techniques, il sera essentiel d'accompagner cette modernisation par des mesures réglementaires, notamment en rendant obligatoires la télédéclaration et le télépaiement pour certaines catégories de contribuables. La formation continue des agents et des usagers, les partenariats renforcés avec les banques et les opérateurs télécoms, ainsi que des campagnes de sensibilisation massives viendront compléter ces efforts.
L'ensemble de ces initiatives vise à doter le Mali d'une administration fiscale moderne, transparente et performante, au service du développement économique du pays.

Réalisé par Amadou GUÉGUÉRÉ

Source: L’ESSOR

CARBURANT AU MALI : LES CHIFFRES QUI ACCUSENTLe carburant se raréfie et une révélation du Directeur Général des Douanes ...
27/11/2025

CARBURANT AU MALI : LES CHIFFRES QUI ACCUSENT

Le carburant se raréfie et une révélation du Directeur Général des Douanes vient bouleverser les discours : 117 millions de litres de carburant ont été importés au Mali, soit 46 % de plus que la moyenne habituelle de 80 millions déclarée en douane.

Autrement dit, 37 millions de litres de plus sont entrés dans le pays. Pourtant, la pénurie persiste.

Alors, où sont passés ces litres excédentaires ? Qui les stocke ? Qui les détourne ? Qui profite de cette crise fabriquée ?

Ce constat, au-delà des réponses attendues, jette une lumière crue sur un système où la manipulation du manque devient une stratégie rentable, où la misère des populations est monnayée litre par litre par on ne sait qui !

Seulement, les chiffres sont là quand même. Les masques tombent.
(Moutta)

L'HONORABLE CHATO CISSÉ JOINT L'ACTE À LA PAROLE : L'HONNEUR EST SAUF !Sollicitée en urgence, dans la même semaine, pour...
27/11/2025

L'HONORABLE CHATO CISSÉ JOINT L'ACTE À LA PAROLE : L'HONNEUR EST SAUF !

Sollicitée en urgence, dans la même semaine, pour parrainer la Commission Nationale de Mobilisation en vue de la CAN Maroc 2025, l’Honorable Chato Cissé n’a pas fait les choses à moitié.

Connue pour sa détermination et son attachement à tout ce qui est esprit national, elle a aussitôt mobilisé famille, proches et soutiens autour d’elle pour une cause patriotique : un nouveau souffle pour les Aigles du Mali

Résultat ? Plus de 150 millions F CFA ont été récoltés par son entremise lors du Téléthon National, qu’elle a présidé en qualité de MARRAINE dont 10 Millions de l'Artiste Fally Ipupa ! Mais elle ne s’est pas arrêtée là et n'a pas fait dans la dentelle : Chato Cissé a elle-même contribué à hauteur de 38 millions F CFA, une somme que l'Huissier de Justice a officiellement remise cet après-midi au Ministre chargé des Sports.

C’est une première dans l’histoire des téléthons sportifs au Mali : une femme politique qui s’implique à la fois comme Ambassadrice et Actrice Financière Majeure.

Un geste fort, symbolique, qui donne le ton de la Mobilisation Populaire autour de la CAN 2025 et du soutien aux Aigles.

La promesse est donc tenue. Reste désormais à transformer l’élan patriotique en succès continental.
(Moustaph Maiga)

UN NOUVEAU DG À L'INPS Le Conseil des ministres a annoncé hier la nomination d'Idrissa Bakary DIARRA, Administrateur Civ...
27/11/2025

UN NOUVEAU DG À L'INPS

Le Conseil des ministres a annoncé hier la nomination d'Idrissa Bakary DIARRA, Administrateur Civil, au poste de Directeur Général de l'Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).

Cette décision s'inscrit dans la dynamique nationale de promotion des cadres jeunes, compétents et rigoureux.

Né le 6 novembre 1971 à Bamako, Idrissa B. DIARRA est un haut fonctionnaire qui a grandi dans l'administration et en maîtrise les rouages avec précision. Avec plus de vingt ans de service public, il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment celui de Directeur Administratif et Financier Adjoint de la Présidence de la République.

Formé à l'École Nationale d'Administration du Mali et diplômé d'un Master II en Droit international et comparé de l'environnement, Idrissa DIARRA a enrichi son expertise à travers plusieurs formations de haut niveau. Il est reconnu pour sa rigueur, son intégrité et son engagement envers l'État et la Nation.

Ses proches collaborateurs le décrivent comme un homme intègre, désintéressé, discret et rigoureux. Sa nomination est le fruit d'un parcours sans faute et d'un engagement constant envers l'État et la Nation.

Idrissa B. DIARRA a été distingué à deux reprises par la République : Chevalier de l'Ordre National en 2018 et Officier de l'Ordre National en 2024.

(Avec Mamadou Camara)

25/11/2025

Les leçons de la crise de carburant

Chaque crise doit être vue pas seulement sous l’ange négatif mais aussi dans le sens positif. Comme on dit "voir le verre à moitié plein". Cette crise de carburant qui se résorbe petit à petit, doit nous éveiller sur l'impérieuse nécessité de revoir l'ensemble de la politique d'hydrocarbures au Mali. Je dois avouer que les autorités ont pris la mesure de la pénurie et les dessins apocalyptiques qui en étaient visés. Bravo pour les actions de contournement.
Toutefois malgré l’effort des militaires à escorter les convois de citernes aux frais du contribuable malien, malgré le risque ultra élevé que prennent les chauffeurs et apprentis à conduire les véhicules, malgré les déclarations des autorités du Commerce et des Douanes sur la quantité exceptionnellement grande de l’approvisionnement ces derniers jours, on a du mal à comprendre pourquoi, le carburant ne se voit pas à souhait. Pourquoi les stations restent majoritairement fermées ? Pourquoi ces files d’attente encore et encore qui créent toutes sortes de désagrément ? Oui, vous me direz que ces files d’attente seront visibles aussi longtemps que les stations dans leur majorité, restent vides. Quelle explication peut-on donner à ce constat contradictoire qui intrigue tout le monde ?

N'étant pas un expert de la question, il y aura bien évidemment des aspects utiles et techniques qui vont m'échapper. Mais comme tout malien, j'ai observé, et de la souffrance vécue je tire les leçons qui me paraissent évidentes.

Il faudrait penser à faire reprendre par l'Etat l'approvisionnement du carburant car c'est un produit commercial certes, mais hautement stratégique et capital même pour la défense nationale. Pour que l’Armée elle-même nous sécurise, faudrait-il qu’elle ait du carburant. La situation vécue a montré à quel point le carburant est vital pour le pays et pour la vie tout simplement. N’eut été cette crise, personne ne mesurait l’importance du carburant en dehors du fait qu’il permet d’être mobile et faire fonctionner les industries. Mais le malheur vécu a servi à nous apprendre l’importance inégalée des hydrocarbures dans la vie d’une nation.

Il faudra que l’Etat impose et organise des quotas de dépôts pour constituer la réserve stratégique dans tous les régions du pays et à Bamako. Il faudrait que l’Etat assure la traçabilité des citernes de leur sortie de la Douane jusqu’à la livraison finale. Cela éviterait que des citernes d’un nombre aussi élevé de 53 puissent disparaitre dans Bamako, comme nous l’avait dit, il y a 2 ans le ministre de l’Energie. Certes le commerce de l’hydrocarbure est une activité libérale mais il porte sur un produit ultra stratégique qui doit nécessiter plus de surveillance, voire de sanction au besoin. Si 11 millions de litres de carburant sont acheminés depuis la crise et que nonobstant cela, les files demeurent longues devant les quelques stations qui sont approvisionnées, c’est qu’il y a problème. Il ne faudrait pas que la crise soit une aubaine des uns au détriment des autres. La crise doit être vécue comme tel par tout le monde et nécessiter le concours et les sacrifices de tout le monde. Il ne faudrait pas que certaines pratiques persistent à saboter l’effort de l’armée qui, au prix du sang de ses composantes, achemine « le carburant, sang humain », nécessaire à notre survie.
Moussa Cisse ,ecrivain

Pénurie de carburant : Le DG des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté lève le voile sur les zones d’ombre L'homme...
25/11/2025

Pénurie de carburant : Le DG des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté lève le voile sur les zones d’ombre

L'homme prend la parole rarement. Mais quand il s'exprime, le peuple sent la fin des difficultés. Ainsi, lors de la visite du Ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Moussa Alassane Diallo au Bureau des Produits pétroliers des Douanes, ce 24 Novembre, le Directeur Général des Douanes, l'inspecteur Général Amadou Konaté, en face des journalistes, a mis en lumière le processus d'acheminement du carburant au Mali et le résultat engrangé, de nos jours. À en croire le Général Konaté, la crise sera très bientôt derrière nous, compte tenu des efforts fournis par ses services. Il a donné plusieurs explications également sur les recettes douanières et autres.

Le patron des soldats de l’économie malienne a voulu répondre aux terroristes et à leurs sponsors étatiques à travers un entretien exclusif qu’il a accordé à la presse nationale. D’après lui, l’idée de s’attaquer aux actes d’approvisionnement a été inspirée par les parrains des groupes armés terroristes. Lesquels ont voulu déstabiliser le Mali. A ses dires, les mois de septembre et d’octobre ont été très durs pour les opérateurs économiques et les douanes maliennes. Saluant la résilience du peuple malien ainsi que les instructions pertinentes données par les plus hautes autorités du pays, il a mis l’accent sur l’implication coordonnée de l’ensemble des directeurs centraux de tous les services ; l’accompagnement, le patriotisme et le partenariat des opérateurs économiques. « Ce mois de novembre, on note un léger mieux. Ce mois de novembre a été un mois exceptionnel pour nous en termes de volume de produits pétroliers importés, du nombre d’escortes avec un minimum de pertes et les recettes douanières », a indiqué le DG, insistant sur le partenariat et l’engagement patriotique des opérateurs économiques. D’où cette précision : « Malgré leurs avantages au niveau du code des douanes pour mettre certaines importations dans les entrepôts, ils ont décidé avec le Bureau des produits pétroliers, depuis le début de la crise, de mettre toutes les citernes en droiture, c’est-à-dire, oublier les avantages pour aller avec l’Etat malien ». Poursuivant son propos, l’inspecteur général a maintenu que l’engagement des opérateurs d’amener tout en droiture a eu un impact d’un milliard sur les résultats du Bureau des produits pétroliers. Cela, pendant ce mois de novembre. Et de rappeler que les difficultés de l’escorte ont empêché la liquidation de près de 42,2 millions de litres au mois d’octobre. Un volume qui, dit-il, a été liquidé en novembre avec un impact de 19 milliards.

Quand la bravoure des acteurs se solde par des résultats tangibles

Vice-Président de l’OMA-AOC qu’il reste, le responsable fera également part du bilan de 10 convois qui ont pu être assurés avec moins d’incidents. Ainsi, dit-il, près de 117 millions de litres ont été importés pendant ce mois. Ce qui établit un potentiel de carburant disponible pour les populations et les industries, voire un niveau élevé des recettes douanières. « Avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, dit-il, nous avons vérifié l’état de mise en œuvre du dernier protocole signé. Il faut saluer encore le Bureau du Pétrole. Depuis la signature du protocole, sur 114 citernes, 110 sont sorties avant le délai. Le code des douanes est dur, mais il est en même temps souple ». Et d’ajouter que ce code, dans certaines de ses dispositions, permet aux opérateurs économiques de faire des déclarations par anticipation ce, si les documents sont probants. Si la douane gère le risque, il n’y a aucun problème. Avant les 24 heures prévues dans le protocole, ils(opérateurs) ont la possibilité de déclarer, a-t-il annoncé.

Appel du DG à casser les files d’attentes au niveau des stations-service

En clair, l’homme au parcours exceptionnel a appelé à casser les interminables files d’attentes au niveau des stations-service, incompréhensibles au regard des volumes importés et de l’accélération des procédures au niveau du Bureau des Produits pétroliers. Dans ses explications, il ressort que le potentiel du volume qui est présentement obtenu dépasse la moyenne du volume de la consommation du pays en temps normal. C’est partant de cette logique que le DG a appelé à lutter contre la surenchérie, les fraudes et les tentatives de détournement après dédouanement et less stockages clandestins. La riposte du gouvernement a été vigoureuse et coordonnée dans un mouvement d’ensemble des Douanes et des autres services pour, précise-t-il, apporter des réponses appropriées à la crise. Via cet entretien de près de 30 minutes, il dira que des réunions de crise ont eu lieu au niveau de la Primature. S’y ajoutent la présence effective des membres du gouvernement sur le terrain, les campagnes de communication et de sensibilisation... « Au-delà, il faut saluer toutes les mesures prises au niveau du cordon douanier conformément aux instructions des plus hautes autorités ».

Des mesures salutaires visant à endiguer la crise

Dans son intervention, le DG s’est appesanti sur l’ouverture du bureau du pétrole 24h/24h ; la prise de différentes notes de services pour implémenter les lieux de dépotage et d’approvisionnement de toutes les localités du pays ; la prise en charge des citernes escortées... « Le directeur général des douanes que je suis, pousse le Bureau des produits pétroliers à ses limites », va-t-il fait savoir. Et de se réjouir de l’acquisition de 42,2 millions de litres qui avaient été bloqués pendant le mois d’octobre, mais finalement liquidés en novembre. « En novembre, on a enregistré dix convois contre huit en octobre, et deux en septembre. Ce qui nous a donné un volume global de plus de 117 millions de litres contre une moyenne en temps normal de 80 à 82 millions de litres », a-t-il conclu.

Abdramane Samaké
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