29/08/2026
Une vie au service de la nation.
Noma Kaka, de son prénom de baptême Aboulassan, né en 1920 à Dogondoutchi dans le pays maouri, demeure l’un des grands architectes de la construction de l’État nigérien.
Enseignant, syndicaliste, militant du PPN RDA, parlementaire, sénateur et plusieurs fois ministre, il appartient à cette génération de pionniers qui ont façonné les institutions du Niger avant et après l’indépendance.
Issu de l’ethnie maouri, originaire de la région de Dosso, il suit un parcours scolaire exemplaire.
Entre 1933 et 1936, il fréquente l’école primaire et régionale de Birni N’Konni, puis l’École supérieure de Niamey (EPS).
Admis ensuite à l’École normale William Ponty de Sébikotane, il obtient son diplôme en 1939, rejoignant ainsi le cercle des cadres éducatifs appelés à structurer l’administration scolaire du pays.
Entre 1939 et 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, il sert dans le 8ᵉ bataillon des Tirailleurs sénégalais stationné à Abidjan sous le matricule S.D.K 3523.
La débâcle de l'armée française de juin 1940 entraîne sa démobilisation et son retour au Niger.
A partir de 1941, il entame une carrière dans l’enseignement qui le place rapidement au cœur de l’administration scolaire. Il devient vice directeur de l’école régionale de Fada N’Gourma (1942–1946), puis directeur de l’École Neuve de Niamey.
Dans un hommage posthume, le ministre Léopold Kaziendé le décrit comme un homme intègre, patient, tolérant, droit, incorruptible, animé d’une ardeur au travail et d’une curiosité intellectuelle constante qui l'amène à distinguer le vrai du faux, le juste de l’injuste, le noble du vulgaire.
Kaziendé évoque également une scène de leur séjour à Saga Gourma:
« Le président Diori et moi t’avons rejoint à Saga Gourma pour nous installer en cultivateurs au bord du fleuve. À côté de toi, nous avons trouvé celui qu’on a appelé “maître Labo” jusqu’à sa mort (Labo Anafi). Quatre cultivateurs, quatre enseignants parmi les Peuls du Bitinkodji.