29/05/2026
L’ÉLECTRICITÉ EST UN DROIT, PAS UN PRIVILÈGE : HOMMAGE À LA RÉSILIENCE DU PEUPLE DE DIFFA
Chers compatriotes, chers citoyens,
Depuis plus de six mois, la crise électrique que traverse notre région de Diffa ne cesse de s'aggraver. En ces périodes de fortes chaleurs, ses conséquences sont dramatiques : nos pêcheurs — piliers de notre économie locale — voient leurs poissons pourrir faute de conservation, et nos jeunes frères et sœurs, à quelques jours des examens décisifs du BEPC et du BAC, se tuent à la tâche pour réviser dans l'obscurité.
Face à cette situation, une mise au point citoyenne s'impose.
Certains pensent encore, par erreur, que fournir de l’électricité à la population est une faveur ou un privilège accordé. C’est faux. Rappelons une réalité économique et juridique simple : la Nigelec est une société, et les populations en sont les clients. Nous payons des factures en échange d’un service. Revendiquer un accès régulier à l'énergie n’est donc pas un acte d'opposition ou de rébellion contre l’État ; c’est simplement réclamer un droit contractuel et légitime. Aimer son pays, c’est aussi avoir le courage de dire avec respect quand l’essentiel manque.
À cet effet, nous tenons à saluer avec honnêteté les efforts acharnés des équipes techniques de la Nigelec qui déploient leur énergie sur le terrain pour tenter de maintenir le réseau. Leur travail mérite notre reconnaissance.
Mais aujourd’hui, notre plus grand hommage, nos remerciements les plus profonds et nos encouragements les plus vibrants vont directement au PEUPLE.
Hommage à ce peuple digne, à ces commerçants, à ces familles et à ces étudiants de Diffa qui souffrent en silence, qui subissent les pertes économiques et le stress des examens, mais qui continuent de faire preuve d'une patience inébranlable. C'est votre résilience qui porte la nation à bout de bras.
La reconnaissance n'est pas due à ceux qui doivent fournir le service, elle est due à ceux qui paient et qui patientent dans le noir. L’électricité pour Diffa n’est pas une demande de faveur, c’est une nécessité vitale pour notre économie et l'avenir de nos enfants.
Restons unis, restons dignes, mais restons conscients de nos droits.
Hassan boulou: Président de l’ASRI