Niger-FactCheck

Niger-FactCheck Média nigérien de vérification des faits. « La vérité par les faits ».

Niger : le silence des institutions, carburant invisible de la désinformationAu Niger, la désinformation est souvent pré...
21/02/2026

Niger : le silence des institutions, carburant invisible de la désinformation

Au Niger, la désinformation est souvent présentée comme un problème technologique ou extérieur. On évoque les réseaux sociaux, les campagnes d’influence, l’intelligence artificielle, les puissances étrangères. Ces facteurs existent. Mais ils ne suffisent pas à expliquer la vulnérabilité de l’espace public.

Un élément structurel est rarement interrogé : la faiblesse du lien entre les institutions et la presse.

Dans de nombreuses administrations, il n’existe ni service de presse clairement identifié, ni porte-parole officiellement désigné, ni procédure simple permettant aux journalistes de vérifier rapidement une information. Les contacts ne sont pas publics. Les canaux de réponse ne sont pas formalisés. La communication repose souvent sur des circuits informels.

Or, dans un environnement numérique saturé de contenus douteux, cette absence de mécanisme clair devient un problème central.

Quand un communiqué attribué à un ministère circule sur les réseaux sociaux, la vérification devrait être simple : un contact presse, une confirmation, un démenti si nécessaire. En pratique, l’accès est difficile. Les réponses t**dent. Parfois, elles ne viennent pas.

Le résultat est prévisible : le doute s’installe, l’interprétation prend le dessus, et le faux peut s’enraciner.

La désinformation prospère moins par sa sophistication que par les failles qu’elle exploite. Et l’une de ces failles est institutionnelle.

Il ne s’agit pas d’opposer l’État aux médias. Au contraire. La presse professionnelle a besoin d’interlocuteurs clairs pour exercer son travail de vérification. Sans accès minimal à l’information officielle, le journalisme devient fragile. Et lorsque le journalisme se fragilise, l’espace est occupé par des sources moins rigoureuses.

Dans l’ère de l’intelligence artificielle, où une image générée ou un document falsifié peut circuler en quelques minutes, la réactivité institutionnelle n’est plus un luxe. Elle est une condition de crédibilité.

La souveraineté informationnelle commence par une organisation simple :
identifier qui parle au nom de l’institution,
rendre ce contact accessible,
répondre rapidement aux demandes de clarification.

Ce ne sont pas des exigences excessives.
Ce sont des mécanismes de base d’un écosystème médiatique fonctionnel.

Le débat sur la désinformation ne peut pas se limiter à la responsabilité des citoyens ou aux dérives des plateformes. Il doit aussi poser une question plus inconfortable : les institutions disposent-elles des outils nécessaires pour dialoguer avec la presse ?

À l’ère numérique, le silence n’est plus seulement une absence de parole.
Il est souvent le produit d’un système qui ne facilite pas la transparence.
Et parfois, un carburant invisible de la désinformation.

Et tant que ce système restera fragile, la désinformation trouvera toujours un espace pour prospérer.



La vidéo de « retour » de l’ambassadeur du Mali en Algérie est ancienne et sortie de son contexteDepuis la visite offici...
17/02/2026

La vidéo de « retour » de l’ambassadeur du Mali en Algérie est ancienne et sortie de son contexte

Depuis la visite officielle du général Abdourahamane Tiani à Algérie (15 et 16 février 2026), une vidéo circule largement sur les réseaux sociaux.
Des publications affirment qu’elle montrerait un imminent retour en poste de l’ambassadeur du Mali à Alger, présenté comme un résultat immédiat du déplacement diplomatique.

Certains messages affirment notamment :

« Le résultat du voyage (…) commence déjà à donner ses fruits ? L'ambassadeur du Mali en Algérie va bientôt prendre service ».

Après vérification, cette affirmation est fausse : la vidéo ne date pas de 2026 et n’a aucun lien avec la visite de Tiani.

Une vidéo tournée un an plus tôt

La séquence montre en réalité de l'ambassadeur Mohamed Amaga Dolo reçu en audience par le chef de l’État malien Assimi Goïta.

Or cet événement s’est déroulé le 20 février 2025, lorsque le diplomate s’apprêtait à rejoindre son poste à Alger après sa nomination en octobre 2024.
Il s’agissait alors de la procédure normale précédant une prise de fonction diplomatique, pas d’un retour lié à l’actualité.

Quelques semaines plus t**d, le 18 mars 2025, il était officiellement accrédité par le président Abdelmadjid Tebboune, marquant déjà à l’époque une tentative d’apaisement entre les deux pays.

Pourquoi la confusion aujourd’hui ?

Fin avril 2025, une crise majeure avait éclaté entre Alger et Bamako après la destruction d’un drone malien près de la frontière.
Le Mali et ses alliés de l’Alliance des États du Sahel (Niger et Burkina) avaient rappelé leurs ambassadeurs, entraînant une rupture diplomatique durable.

Depuis février 2026, seule la relation Niger-Algérie s’est réchauffée avec le retour des ambassadeurs et la visite officielle du chef de l’État nigérien.
Aucune annonce officielle n’indique pour l’instant une reprise similaire entre l’Algérie et le Mali.

Conclusion

La vidéo est authentique… mais ancienne

- Elle date du 20 février 2025, pas de 2026

- Elle concerne une prise de fonction passée, pas un retour actuel

- Elle n’est pas liée à la visite de Tiani

👉 Il s’agit donc d’un contenu réel réutilisé hors contexte pour suggérer une évolution diplomatique qui n’a pas été annoncée.

Niger-FactCheck avec

ATTENTION AUX FAUSSES INFORMATIONS Un faux communiqué, relatif à un retrait des pays membres de la confédération des Éta...
03/10/2025

ATTENTION AUX FAUSSES INFORMATIONS

Un faux communiqué, relatif à un retrait des pays membres de la confédération des États du Sahel (AES) du franc CFA, est en circulation.

08/04/2025
𝗔𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲 𝗱’𝗮𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝘁𝗰𝗵𝗮𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 𝗻𝗶𝗴𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 : 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝘃𝗶𝗿𝗮𝗹𝗲--------------...
08/04/2025

𝗔𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲 𝗱’𝗮𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝘁𝗰𝗵𝗮𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 𝗻𝗶𝗴𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 : 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝘃𝗶𝗿𝗮𝗹𝗲

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𝑬𝒏 𝒃𝒓𝒆𝒇 - 𝑼𝒏𝒆 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒗𝒊𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒈𝒆́𝒆 𝒍𝒆 7 𝒂𝒗𝒓𝒊𝒍 2025 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌 𝑻𝒄𝒉𝒂𝒅 𝑴𝒐𝒏 𝑷𝒂𝒚𝒔 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒒𝒖’𝒖𝒏 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒕𝒄𝒉𝒂𝒅𝒊𝒆𝒏 𝒂𝒖𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒈𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆́ 𝒔𝒆𝒙𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒊𝒈𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒅’𝒖𝒏 𝒔𝒆́𝒋𝒐𝒖𝒓 𝒐𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆𝒍. 𝑪𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒄𝒖𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒐𝒏𝒕 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍’𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆́𝒆.
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Dans un long texte romancé publié le 7 avril, la page Tchad Mon Pays — suivie par plus de 8 000 abonnés — affirme que le ministre tchadien de la Communication, Gassim Chérif Mahamat, aurait eu un comportement déplacé envers la ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Soufiane Aghaichata Guichene. Le texte, au ton sensationnaliste, va jusqu’à évoquer une “agression sexuelle” survenue dans un hôtel. En sept heures, la publication a généré près de 200 commentaires, 90 partages et plus de 150 réactions.

𝗨𝗻 𝘀𝗲́𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗿𝗲́𝗲𝗹

Le ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, séjourne effectivement au Niger depuis le 2 avril 2025, dans le cadre de la 6ᵉ édition du Festival des Civilisations du Fleuve, tenue le 5 avril à Boubon, dans la région de Tillabéri. En marge de cet événement, il a, avec sa délégation, participé le dimanche 6 avril à une excursion à Kouré, également située dans la région de Tillabéri, en compagnie de la ministre nigérienne du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Aghaichata Guichen, ainsi que des diplomates accrédités au Niger. Cette visite s’est déroulée dans un cadre officiel, mettant en valeur les atouts naturels et culturels de la zone.

𝗟𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗶 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹

Interpellée par cette rumeur, la ministre nigérienne a réagi publiquement sur ses plateformes numériques. Dans un communiqué sobre mais ferme, elle déclare :

« 𝘑𝘦 𝘥𝘦́𝘮𝘦𝘯𝘴 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦𝘭𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘤𝘶𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘮𝘦𝘯𝘴𝘰𝘯𝘨𝘦̀𝘳𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘮𝘰𝘯 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘶𝘴𝘦́𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘢𝘶𝘹 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘢𝘶𝘹. 𝘊𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘰𝘱𝘰𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘵𝘰𝘵𝘢𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘧𝘢𝘶𝘹, 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘢𝘮𝘢𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘯𝘵 𝘨𝘳𝘢𝘷𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘵𝘵𝘦𝘪𝘯𝘵𝘦 𝘢̀ 𝘮𝘰𝘯 𝘩𝘰𝘯𝘯𝘦𝘶𝘳, 𝘢̀ 𝘮𝘢 𝘥𝘪𝘨𝘯𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘢̀ 𝘮𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴. »
« 𝘑𝘦 𝘮𝘦 𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘳𝘷𝘦 𝘭𝘦 𝘥𝘳𝘰𝘪𝘵 𝘥’𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘴𝘶𝘪𝘵𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘴 𝘧𝘢𝘶𝘴𝘴𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴. »

De son côté, le ministre tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a également apporté un démenti officiel. Il a qualifié les accusations de « graves et infondées », les attribuant à une « manipulation malveillante ». Dans un message publié sur ses propres canaux, il a dénoncé une tentative de nuire à son image et a précisé qu'il se réservait le droit de porter plainte contre les auteurs de ces fausses informations. Il a également appelé à la vigilance face à la montée de la désinformation sur les réseaux sociaux.

𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀

Aucune autre source indépendante, aucun média crédible ni institution officielle (au Niger ou au Tchad) n’a confirmé les faits évoqués dans la publication.

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻

Il n’existe à ce jour aucun élément factuel ou vérifiable permettant de confirmer les allégations circulant sur les réseaux sociaux. La ministre mise en cause a catégoriquement démenti les faits, qualifiant la rumeur de diffamatoire. De même, le ministre tchadien a réagi avec fermeté en dénonçant une campagne de désinformation. En l’absence de preuves, cette information doit être considérée comme infondée.



Niger-FactCheck

Meta met fin au fact-checking aux États-Unis : vers une ère de désinformation libre ?Meta a officiellement mis fin, ce l...
07/04/2025

Meta met fin au fact-checking aux États-Unis : vers une ère de désinformation libre ?

Meta a officiellement mis fin, ce lundi 7 avril, à son programme de vérification des faits sur Facebook, Instagram et Threads aux États-Unis. Annoncée en janvier, cette décision marque la fin des partenariats avec des médias indépendants chargés d’évaluer la véracité des contenus.

La suppression du système, confirmée par Joel Kaplan, responsable de la communication de Meta et proche de Donald Trump, s'accompagne de la levée des sanctions autrefois appliquées aux contenus jugés trompeurs. Désormais, la modération reposera sur des "notes de la communauté", rédigées par les utilisateurs eux-mêmes, sur le modèle du réseau X (ex-Twitter).

Ce virage soulève des questions sur la capacité des plateformes à lutter efficacement contre la désinformation. L’avenir du travail des fact-checkers semble de plus en plus fragile, dans un contexte où la liberté d’expression prend le pas sur la vérification des faits. Les fausses informations pourraient donc circuler plus librement sur les plateformes de Meta, sans contrepoids crédible ni mécanisme de correction fiable.

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𝗜𝗻𝗸𝗶𝗻𝗮𝗻𝗲 𝗔𝗴 𝗔𝘁𝘁𝗮𝗵𝗲𝗿 𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁𝗲́ 𝗮𝘂 𝗡𝗶𝗴𝗲𝗿 ? 𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝗳𝗶𝗲́, 𝗲𝘁 𝗰'𝗲𝘀𝘁... 𝘃𝗿𝗮𝗶 ----------------------------...
06/04/2025

𝗜𝗻𝗸𝗶𝗻𝗮𝗻𝗲 𝗔𝗴 𝗔𝘁𝘁𝗮𝗵𝗲𝗿 𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗮𝗿𝗿𝗲̂𝘁𝗲́ 𝗮𝘂 𝗡𝗶𝗴𝗲𝗿 ? 𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝗳𝗶𝗲́, 𝗲𝘁 𝗰'𝗲𝘀𝘁... 𝘃𝗿𝗮𝗶

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𝑬𝒏 𝒃𝒓𝒆𝒇 - 𝑳𝒂 𝒓𝒖𝒎𝒆𝒖𝒓 𝒔𝒖𝒓 𝒍’𝒂𝒓𝒓𝒆𝒔𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝑰𝒏𝒌𝒊𝒏𝒂𝒏𝒆 𝑨𝒈 𝑨𝒕𝒕𝒂𝒉𝒆𝒓, 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆́ 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒖𝒏 𝒄𝒂𝒅𝒓𝒆 𝒎𝒊𝒍𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒎𝒐𝒖𝒗𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒓𝒎𝒆́ 𝒅𝒆 𝒍’𝑨𝒛𝒂𝒘𝒂𝒅, 𝒆𝒔𝒕 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒆. 𝑺𝒆𝒍𝒐𝒏 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒖𝒑𝒆́𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝑵𝒊𝒈𝒆𝒓 𝑭𝒂𝒄𝒕𝑪𝒉𝒆𝒄𝒌, 𝒊𝒍 𝒂 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒑𝒆𝒍𝒍𝒆́ 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒊𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 𝒏𝒊𝒈𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒏.
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Ces derniers jours, plusieurs messages circulent sur les réseaux sociaux annonçant l’arrestation d’un homme se présentant comme « commandant de l’armée de l’Azawad », du nom d’Inkinane Ag Attaher. D’abord floue, l’information a été confirmée à Niger FactCheck par plusieurs sources sécuritaires concordantes.

𝗔𝗿𝗿𝗲𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗮𝘅𝗲 𝗞𝗼𝗻𝗻𝗶–𝗗𝗼𝘀𝘀𝗼

Selon ces sources, Inkinane Ag Attaher a été arrêté dans la nuit du 4 au 5 avril 2025 par les forces de sécurité nigériennes alors qu’il circulait entre les localités de Konni et Dosso, près de la frontière avec le Nigeria, au sud-ouest du Niger. Il revenait du Nigéria, pays voisin. Il a été transféré à Niamey et placé entre les mains de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), en charge de l’enquête.

𝗤𝘂𝗶 𝗲𝘀𝘁 𝗜𝗻𝗸𝗶𝗻𝗮𝗻𝗲 𝗔𝗴 𝗔𝘁𝘁𝗮𝗵𝗲𝗿 ?

Plus ou moins connu du grand public, Inkinane Ag Attaher est actif sur les réseaux sociaux où il revendique le statut de commandant de l’armée de l’Azawad. Ce territoire, situé dans le nord du Mali, est revendiqué par plusieurs mouvements touaregs et groupes armés autonomistes ou indépendantistes. L’Azawad a été brièvement proclamé « indépendant » en 2012 par la rébellion touarègue du MNLA, mais cette déclaration n’a jamais été reconnue internationalement. Depuis, la région reste instable et le théâtre d’affrontements impliquant différents acteurs, dont des groupes terroristes.

𝗣𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁

Aucune annonce officielle n’a encore été faite par les autorités nigériennes. Le motif exact de son interpellation, ainsi que les suites judiciaires éventuelles, restent à ce stade inconnus.

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 :

Oui, la rumeur sur l’arrestation d’Inkinane Ag Attaher au Niger est véridique. Niger FactCheck a pu confirmer son interpellation par l’armée nigérienne. Il est actuellement entre les mains des services de renseignement.

𝗡𝗼𝗻, 𝗹𝗮 𝗕𝗖𝗘𝗔𝗢 𝗻’𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗯𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝟮𝟱 𝟬𝟬𝟬 𝗙𝗖𝗙𝗔------------------------------------------------...
04/04/2025

𝗡𝗼𝗻, 𝗹𝗮 𝗕𝗖𝗘𝗔𝗢 𝗻’𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗹’𝗶𝗻𝘁𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗯𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝟮𝟱 𝟬𝟬𝟬 𝗙𝗖𝗙𝗔

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𝑬𝒏 𝒃𝒓𝒆𝒇 — 𝑼𝒏𝒆 𝒓𝒖𝒎𝒆𝒖𝒓 𝒗𝒊𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒂𝒏𝒏𝒐𝒏𝒄̧𝒂𝒏𝒕 𝒍’𝒊𝒏𝒕𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒖𝒏 𝒃𝒊𝒍𝒍𝒆𝒕 𝒅𝒆 25 000 𝑭𝑪𝑭𝑨 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝑩𝑪𝑬𝑨𝑶 𝒔’𝒆𝒔𝒕 𝒓𝒆́𝒗𝒆́𝒍𝒆́𝒆 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒄𝒂𝒏𝒖𝒍𝒂𝒓, 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒆́ 𝒍𝒆 1𝒆𝒓 𝒂𝒗𝒓𝒊𝒍 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝒎𝒆́𝒅𝒊𝒂 𝒕𝒐𝒈𝒐𝒍𝒂𝒊𝒔 "𝑨𝒄𝒕𝒖 𝑳𝒐𝒎𝒆́". 𝑳’𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆, 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒊𝒓𝒄𝒖𝒍𝒆𝒓 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒖𝒙.
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Une annonce largement partagée sur les réseaux sociaux a semé le doute ces derniers jours. Selon ce message, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) aurait annoncé l'introduction imminente d’un billet de 25 000 F CFA, une première dans l’histoire de la monnaie ouest-africaine. L’objectif de cette mesure serait de "réduire le nombre de billets en circulation" et de "faciliter les transactions de gros montants" dans des secteurs tels que le commerce et le transport. L'annonce affirmait que le billet serait mis en circulation à partir du 15 mai 2025, "avec un design modernisé" et l’effigie d'une "figure historique marquante de la sous-région", en l’occurrence le président togolais Faure Gnassingbé, à qui "il rend hommage".

Cette annonce, accompagnée d'une image d'un billet de 25 000 FCFA avec l’effigie du président togolais, a été diffusée par le média "Actu Lomé" le 1er avril 2025. Plusieurs pages et utilisateurs, notamment sur Facebook, ont rapidement partagé cette information. Cependant, un détail crucial devrait attirer l'attention : la publication a été émise le 1er avril, date traditionnelle de publication de "poissons d'avril".

Le 2 avril, "Actu Lomé" a rectifié en confirmant qu'il s'agissait d'une blague et que l’annonce du billet de 25 000 F CFA était fausse. Le média a précisé qu’il s’agissait d'un poisson d'avril. Malgré cette clarification, le post continue de circuler, alimentant la confusion parmi les internautes.

𝗟𝗮 𝗕𝗖𝗘𝗔𝗢 𝗻'𝗮 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲

Le journaliste sénégalais Dr Abdou DIAW, spécialisé dans les questions économiques et financières, a affirmé sur son compte LinkedIn avoir vérifié l'information auprès de la BCEAO et a précisé qu'il n'existe pas de billet de 25 000 FCFA émis à ce jour.

L'institution n'a publié aucun communiqué officiel à ce sujet, et aucune référence à ce projet n'apparaît dans ses canaux de communication officiels.

En outre, il est important de rappeler que les décisions relatives à l’émission de nouveaux billets de banque dans la zone de l'UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine) sont soigneusement préparées et font, en principe, l’objet d’annonces officielles par la BCEAO bien avant toute mise en circulation.

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻

L'annonce circulant sur les réseaux sociaux concernant l’introduction d’un billet de 25 000 F CFA est une fausse information, alimentée par un poisson d’avril de "Actu Lomé", qui a depuis rectifié. Aucun billet de cette valeur n’est prévu pour être introduit par la BCEAO à ce jour. L'annonce n'est donc qu'un poisson d'avril.

Des annonces de recrutement de masse et des subventions prétendant provenir de l'UNICEF-Niger circulent sur les réseaux ...
04/04/2025

Des annonces de recrutement de masse et des subventions prétendant provenir de l'UNICEF-Niger circulent sur les réseaux sociaux. Dans un post, UNICEF-Niger a désavoué ces "fausses annonces" et "fausses subventions", précisant que "nos recrutements sont toujours gratuits et passent par nos canaux officiels", tout en appelant le public à rester "vigilant" et à ne pas se laisser piéger.

02/04/2025

🟠 [ANALYSE] – La guerre de l’information au Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger) dépasse une simple bataille médiatique. Elle reflète des enjeux politiques et géopolitiques majeurs, mêlant influences locales et internationales. Dans cette région en crise, l’information devient une arme stratégique, instrumentalisée par divers acteurs.

👉🏾 Analyse de Valdez Onanina (Rédacteur en chef AfricaCheck_FR) et Legrand Bah Traoré (Chercheur, spécialiste du Sahel chez WATHI Think Tank) à lire ici : https://africacheck.info/analyse_sahel

AVIS IMPORTANT :Attention aux fausses informations qui circulent ! Lundi 31 mars n’a pas été déclaré férié. Aucune modif...
30/03/2025

AVIS IMPORTANT :

Attention aux fausses informations qui circulent ! Lundi 31 mars n’a pas été déclaré férié. Aucune modification officielle n’a été apportée au texte régissant les fêtes légales. Restons vigilants et vérifions toujours les sources avant de partager.

Source : Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi du Niger



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𝐍𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐓𝐢𝐚𝐧𝐢 𝐧𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 𝐚𝐮𝐱 𝐍𝐢𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐑𝐚𝐦𝐚𝐝𝐚𝐧 Un message largement diffusé sur Wh...
03/03/2025

𝐍𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐓𝐢𝐚𝐧𝐢 𝐧𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀 𝐚𝐮𝐱 𝐍𝐢𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐑𝐚𝐦𝐚𝐝𝐚𝐧

Un message largement diffusé sur WhatsApp annonce un prétendu don de 44 000 FCFA offert par le président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Abdourahamane Tiani, en partenariat avec le gouvernement, dans le cadre de du mois de Ramadan. Le message encourage les citoyens à cliquer sur un lien, répondre à des questions, et affirme qu’ils recevront l’argent instantanément.

𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭

Dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2025, la Présidence du CNSP a formellement démenti cette annonce. Elle a précisé qu’il s’agit d’une tentative d’escroquerie visant à collecter des données personnelles et/ou bancaires, tout en dénonçant une campagne de désinformation visant à ternir l’image du Chef de l’État.

𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 : 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐫𝐧𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞

Le message ne repose sur aucune source officielle et ne provient d’aucune institution gouvernementale. Il s’agit d’une arnaque classique sur Internet, utilisant des promesses d’argent et des liens suspects pour manipuler les internautes. La Présidence du CNSP rappelle que toutes les actions du Chef de l’État sont publiques et gérées par les services compétents de l’État.



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