24/08/2026
JOURNÉE DE FORMATION ET THÉ-DÉBAT À KADIAMOR
Dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités et de mobilisation citoyenne, la cellule de Kadiamor de PASTEF a organisé, ce samedi 22 août 2026, une journée consacrée à une formation d’initiation à l’intelligence artificielle, suivie d’un thé-débat autour de la vie du parti, de son organisation et des enjeux liés à sa structuration à la base.
La rencontre, qui s’est tenue aux Délices de la Casamance, a réuni plusieurs militants, responsables et jeunes engagés autour du thème de l’intelligence artificielle au service du développement. Cette première séquence de la journée a permis aux participants de découvrir les notions fondamentales liées à l’IA, ses différentes applications ainsi que les opportunités qu’elle peut offrir, notamment à la jeunesse.
La seconde partie de la journée a été consacrée à un thé-débat, offrant un espace d’échanges directs entre les militants sur plusieurs questions relatives à la vie de PASTEF à Bignona. Les discussions ont notamment porté sur la fidélité au parti, le rôle des structures locales, la massification, l’enrôlement, les rapports entre les différentes sensibilités et la nécessité de préserver l’unité militante.
L’activité a été portée notamment par Jules Souleymane Badji, responsable de la cellule de Kadiamor, ainsi que Fadel Sadio, Lamine Barow et plusieurs autres jeunes militants qui ont contribué à sa préparation et à son organisation.
Fadel Sadio réaffirme son ancrage à PASTEF
Le thé-débat a été ouvert par Fadel Sadio, qui a réaffirmé son ancrage au sein de PASTEF et son attachement aux valeurs et aux principes qui fondent son engagement politique.
Le coordinateur de la section communale réaffirme sa fidélité au parti
Prenant la parole, le coordinateur de la section communale de PASTEF Bignona a réaffirmé son engagement et sa fidélité au parti. Il a notamment déclaré avoir été approché par l’APR, qui lui aurait proposé plusieurs millions de francs pour mettre en place une fondation destinée aux jeunes.
Il a expliqué que son engagement ne reposait pas sur des avantages matériels ou la recherche de postes, rappelant avoir connu de longues années de difficultés et de pauvreté. Selon lui, s’il avait été motivé par des intérêts personnels, il aurait depuis longtemps choisi une autre voie.
Il a ainsi affirmé que ceux qui ont quitté PASTEF l’ont fait en le trouvant dans le parti et qu’ils le quitteront en l’y laissant. Il a également rejeté les tentatives visant à remettre en cause son appartenance au parti.
Bacary Diédhiou appelle à recentrer le débat sur PASTEF
Le chargé de communication de la section communale, Bacary Diédhiou, époux de l’honorable députée Awa Sonko, a estimé qu’il n’était pas nécessaire de consacrer autant d’attention aux autres formations ou mouvements, notamment « Kiiraay », au détriment des questions internes à PASTEF.
Pour lui, l’essentiel doit être de parler de PASTEF, de ses cellules, de ses structures et de son fonctionnement. Il a regretté que certains militants cherchent à faire croire qu’ils seraient les seuls à véritablement appartenir au parti.
Revenant sur les périodes difficiles traversées par PASTEF Bignona, il a évoqué le cas de certains militants qui, lorsque la situation était particulièrement tendue, avaient volontairement abandonné leurs téléphones compatibles avec WhatsApp pour utiliser de simples téléphones, afin de ne pas être facilement repérés ou de ne pas être exposés aux échanges et informations circulant sur les plateformes numériques.
Il a également estimé que les débats actuels ne devraient pas être réduits à une opposition entre Diomaye, « Kiiraay » ou d’autres sensibilités, mais qu’ils doivent plutôt porter sur le fonctionnement de PASTEF à Bignona.
Concernant la mairie, il a précisé qu’il était personnellement favorable à Bacary Diatta et qu’il était le premier à soutenir sa réélection. Il a toutefois rappelé que la mairie et la section communale du parti relèvent de deux cadres distincts : Bacary Diatta est le maire de tous les citoyens de Bignona, tandis que la section communale de PASTEF est dirigée par Ousmane Jean Biaye, son coordinateur.
Il a également rejeté l’idée selon laquelle Ousmane Sonko chercherait à imposer une personne ou une décision à la commune. Selon lui, une telle interprétation ne correspond pas à la conception que le leader de PASTEF se fait du respect des structures et des militants.
Il a enfin appelé les militants à abandonner les querelles de personnes pour se consacrer à la massification, à l’enrôlement et au renforcement des structures du parti.
Madikoye Sané : « Kadiamor est une référence de PASTEF »
Prenant à son tour la parole, Madikoye Sané a présenté Kadiamor comme une référence et un bastion historique de PASTEF à Bignona.
Il a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne visant à fragiliser la section communale et à créer des divisions au sein de la base militante. Il a rappelé le rôle joué par certains militants de Kadiamor durant les périodes les plus difficiles de l’histoire du parti, notamment lorsque PASTEF avait été radié par décret.
Selon lui, les militants historiques qu’il connaît à Bignona ne se reconnaissent ni dans la coalition Diomaye Président, ni dans « Kiiraay », ni dans d’autres structures politiques parallèles.
Il a ainsi appelé au respect des structures officielles du parti et de leur coordination, estimant que l’appartenance à PASTEF ne devrait pas être définie à travers des étiquettes ou des affiliations supposées.
Le doyen Abdou Rahmane appelle à dépasser les querelles
Le doyen Abdou Rahmane a salué le travail réalisé par la JPS et les jeunes de Kadiamor, notamment à travers les activités d’enrôlement et de sensibilisation.
Revenant sur certaines tensions apparues à la suite d’activités précédentes, il a regretté que des personnes se soient rendues dans certaines maisons pour, selon lui, ternir l’image de militants.
Il a rappelé son engagement ancien dans l’implantation de PASTEF à Bignona et dans le département, tout en précisant qu’il n’a jamais adhéré au parti dans le but d’obtenir un poste ou une responsabilité.
Il a appelé les militants à dépasser les considérations personnelles et à concentrer leurs efforts sur la construction du pays et le renforcement de PASTEF.
« Nous devons être fous », a-t-il rappelé, en référence à l’appel d’Ousmane Sonko à davantage d’engagement, de détermination et de mobilisation.
Il a également exprimé sa préoccupation face au chômage de nombreux jeunes diplômés et appelé à travailler davantage pour faire avancer le pays et le parti.
Un responsable appelle au respect de la structure du parti
Un autre responsable a rappelé que le dénominateur commun des militants reste PASTEF et Ousmane Sonko.
Il a estimé que certaines personnes cherchent à récupérer politiquement les militants autour d’elles et a rappelé que les activités de PASTEF dans la commune doivent être conduites par la section communale et sa coordination.
Il a réaffirmé son soutien à Ousmane Jean Biaye en tant que coordinateur de la section communale, estimant que le respect des structures constitue un principe fondamental de l’organisation du parti.
La présidente de la MOGIB : « Nous avons mouillé le maillot »
La présidente de la MOGIB a également pris la parole pour saluer l’initiative des jeunes de Kadiamor et l’organisation de cette journée.
Elle a rappelé son engagement dans PASTEF et son implication dans la mobilisation visant à conduire Ousmane Sonko à la magistrature suprême. Elle a également évoqué son engagement en faveur de l’élection de Bacary Diatta à la mairie de Bignona.
Elle a rappelé que plusieurs candidatures étaient initialement en compétition et qu’un processus de concertation avait finalement permis de retenir Bacary Diatta comme candidat.
Face aux tensions actuelles, elle a appelé les militants à assumer leurs responsabilités et à défendre l’unité du parti.
Selon elle, ceux qui se réclament de PASTEF et d’Ousmane Sonko doivent rester attachés aux structures du parti et notamment à la section communale dirigée par Ousmane Jean Biaye.
Une rencontre placée sous le signe de la clarification
Au-delà des divergences exprimées au cours des échanges, le thé-débat aura surtout constitué un espace de clarification et de confrontation des points de vue entre militants.
Les différentes interventions ont permis de revenir sur certaines incompréhensions, de réaffirmer les appartenances politiques et de rappeler l’importance du respect des structures du parti.
Dans cette dynamique, les frères Jules Souleymane Badji, Fadel Sadio et plusieurs autres militants concernés ressortent de la rencontre avec leur engagement réaffirmé et les accusations ou soupçons qui les entouraient largement dissipés.
La journée aura ainsi combiné formation, dialogue, clarification et mobilisation, avec un appel récurrent à la massification, à l’enrôlement, au respect des structures et à la préservation de l’unité de PASTEF à Bignona.