02/09/2026
Le Sénégal et le FMI ont trouvé un accord de principe. Mardi 1er septembre, les deux
parties ont validé un nouveau programme de 2,2 milliards de dollars (environ 1 240 milliards
FCFA) sur trois ans.
Cet accord intervient après la suspension, il y a deux ans, d’un précédent prêt de 1,8 milliard
de dollars, due à la révélation d’une dette cachée de plus de 9 milliards de dollars. Le pays
affiche aujourd’hui un endettement de 132 % du PIB.
Mais derrière cette annonce, une ligne de fracture politique apparaît clairement. Le président
Bassirou Diomaye Faye privilégie une approche pragmatique et accepte un « debt treatment
» pour restaurer la soutenabilité de la dette. À l’inverse, Ousmane Sonko, président de
l’Assemblée nationale, reste farouchement opposé à toute restructuration, qu’il avait
qualifiée de « disgrace » lorsqu’il était Premier ministre. Hier, il a exigé plus de transparence
et prévenu que les engagements seraient débattus au Palais.
Entre la nécessité de renégocier avec les créanciers et le refus politique d’apparaître comme
un pays en situation de faiblesse, le gouvernement devra marcher sur une ligne étroite. Ce
prêt sera-t-il un véritable outil de redressement ou le début d’un nouveau cycle de
dépendance et de concessions ?
Le débat est lancé.