01/08/2026
Ce qu'ambitionne un mouride !
Ce qu'ambitionne un mouride dans le secret de son cheminement spirituel, c'est d'accéder à cette station insigne qu'est celle de sadikh qui traduit un état d'accomplissement où le disciple, désormais affranchi de ses résistances intérieures, se soumet avec constance à la consigne du guide et s'abstient scrupuleusement de tout ce qu'il proscrit.
Cette éminente condition ne saurait être atteinte que par la conjonction de trois exigences, chacune portant en elle sa vertu propre.
Il y a d'abord le travail consenti au profit du marabout : labeur silencieux et désintéressé par lequel le talibé dompte son ego, apprend l'humilité et découvre que nulle élévation spirituelle véritable ne s'obtient sans le dépouillement de soi au service d'une cause qui le transcende.
Vient ensuite l'amour, l'estime et la volonté ardente de servir le guide : cette affection sincère, loin d'être un simple sentiment, constitue le socle même de la fidélité, cette sève invisible qui rend fécondes les épreuves les plus rudes et confère au sacrifice toute sa noblesse.
Enfin, l'addiya, ce don offert en signe de gratitude, vient sceller le lien qui unit le disciple à son maître ; elle enseigne le détachement salutaire à l'égard des biens matériels et rappelle, avec une force tranquille, que tout ce que possède l'homme procède avant tout d'une grâce qui lui a été accordée.
C'est de la réunion harmonieuse de ces trois piliers , le travail, l'amour et le don, que naît le mouride sadikh : disciple discipliné, cœur aimant, main généreuse, image vivante d'une soumission librement consentie et d'une foi qui agit.
Serigne Mountakha est l'incarnation, le symbole vivant, le sadikh par excellence. Qu'il soit à nos côté aussi longtemps que possible. Bonne célébration à tous les fidèles mourides !