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Par Babacar Ba, expert en diplomatie économique𝐋’𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞Les débats identitaires, part...
03/03/2026

Par Babacar Ba, expert en diplomatie économique

𝐋’𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐝’𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞

Les débats identitaires, partisans ou émotionnels peuvent fragmenter une société. L’économie, en revanche, peut constituer un terrain d’unité.

La création d’emplois, l’amélioration du pouvoir d’achat, la réduction de la pauvreté, l’amélioration des infrastructures bénéficient à l’ensemble des citoyens.

Recentrer le débat sur l’économie, c’est replacer l’intérêt général au cœur des priorités.

𝐂’𝐞𝐬𝐭, 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐦𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧.

L'Iran confirme la mort du guide suprême Ali Khamenei et annonce 40 jours de deuil.
01/03/2026

L'Iran confirme la mort du guide suprême Ali Khamenei et annonce 40 jours de deuil.

Par Ndiaga Diop, Doctorant en linguistique /UGB✍️Une réaction épidermique aux évènements de la vie est tout bonnement ré...
25/10/2025

Par Ndiaga Diop, Doctorant en linguistique /UGB✍️

Une réaction épidermique aux évènements de la vie est tout bonnement rédhibitoire. Il urge de réorienter notre vision du monde afin de ne pas redescendre au sous-sol de la médiocrité. Il est écoeurant de constater aujourd'hui que le problème de l'homme noir, c'est le Noir, lui-même. Comment pourrons-nous raconter à nos enfants que notre Président de la République, symbole et personne morale de notre pays est ouvertement critiqué par ses propres citoyens, noirs comme lui, à cause de son accent quand il parle une langue étrangère ?


‎Au-delà des études scientifiques attestant qu'il est naturel de constater une interférence entre la langue première et la seconde, souvent apprise à l'école, cette nouvelle génération ne devrait pas tomber dans le piège de l'entreprise coloniale. Cette dernière, par le biais de la politique d'assimilation, du processus de (Johnson, 2004,p6), stigmatisait nos langues locales et, nous faisait croire que la langue du colonisateur était la meilleure, la plus . Cette fenêtre d'histoire est réouverte aujourd'hui mais avec un changement de paradigme.

‎Le Noir remplace le Blanc et se sent fier de parler une langue étrangère sans aucune trace de sa langue vernaculaire, d'ailleurs ce qui est impossible. Hélas ! La politique d'assimilation a connu un succès au Sénégal. Cette (Colin, 1980) pilotée à travers l'école française en terre sénégalaise a laissé des séquelles profondes. Bien de jeunes sénégalais instruits pensent que la langue française, par exemple, est sacrée et, personne ne doit s'évertuer à la bousculer pour s'exprimer librement. Cela donne raison à beaucoup d'études qui concluent que le français n'est pas seulement perçu comme un instrument de communication mais un moyen d'ascension sociale.

‎Sa maîtrise ouvre les porte de la réussite et garantit une bonne intégration sociale car le locuteur sera de facto érigé au rang des élites ( Khadim Rassoul Thiam, 2022). Eskey ! Cette survalorisation du français et des langues étrangères est perceptible sur les pratiques langagières des jeunes . L'on préfère commettre des fautes en langues nationales qu'en français puisqu'une petite erreur classerait le locuteur dans le cercle large des idiots, des .

‎Il est temps de se départir de cette colonisation linguistique. Oui ! Il sera difficile car les patients sont atteints du syndrome de Stockholm. Ces préjugés entachent notre honneur et réouvrent les plaies d'hier. Même si on est victime du système éducatif, il faut reconnaître que cette émancipation linguistique commence par une volonté intime d'inverser les rôles en valorisant surtout nos langues locales et en acceptant notre particularité. Toutes les langues sont pareilles ; leur rôle premier consiste à permettre à l'homme de communiquer, de se faire comprendre.

‎Alors, arrêtons de rabaisser nos semblables lorsqu'une trace de nos langues locales transparaît dans leurs discours. Cela devrait plutôt susciter un sentiment de fierté comme l'on découvre notre origine dès notre discours à travers notre intonation, notre accent, en un mot à travers les interférences entre notre langue de socialisation et celle de travail. . . J'aurai beaucoup aimé que le Président glisse quelques mots sérères ou wolofs dans son discours.. .

Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation
Ministère de l'Education nationale du Sénégal

Les villes face aux catastrophes climatiques : diagnostic des outils de prévention et de gestion des inondations et pers...
18/08/2025

Les villes face aux catastrophes climatiques : diagnostic des outils de prévention et de gestion des inondations et perspectives d’aménagement du territoire. Par Cheikh Fadel Diouf, géographe

Les inondations au Sénégal, et particulièrement dans la ville de Dakar, ne représentent que la partie immergée de l’iceberg face aux catastrophes causées par les pluies dans d’autres villes du monde. En effet, les inondations survenues à Derna, en Libye, ont fait des milliers de victimes ; de même, celles de Valence ont causé plus de 240 morts, tandis qu’à Mokoa, au Nigeria, plus de 700 personnes ont perdu la vie. À ces pertes humaines s’ajoutent des infrastructures détruites, des habitations ravagées, des services sociaux de base paralysés et des quartiers complètement dévastés. Ainsi, dans ce contexte de dérèglement climatique généralisé, aucune ville n’est véritablement à l’abri des risques naturels.

Par ailleurs, les crises climatiques au Sénégal ne constituent pas des événements atypiques, mais des réalités qui se répètent chaque année. Par exemple, en 2009, près de 380 000 personnes ont été touchées, entraînant des déplacements climatiques vers DiaKhaye. Depuis 2011, à chaque saison des pluies, Dakar et Touba, qui concentrent une grande partie de la population, subissent des pluies diluviennes aux conséquences dramatiques. Malgré les dégâts, Dakar parvient encore à se relever après chaque crise. Cependant, il est légitime de se demander s’il faut attendre que la capitale s’effondre pour agir sérieusement. Dès lors, ne serait-il pas temps de repenser l’aménagement des quartiers inondables, d’évaluer les outils de prévention et de gestion des inondations, de revoir les systèmes d’assainissement, d’adapter les politiques de gestion des risques climatiques et d’améliorer la coordination entre les services de l’État et les collectivités territoriales ?

Problèmes et diagnostic des outils de gouvernance

Premièrement, le facteur urbain explique en grande partie la vulnérabilité des villes face aux inondations. En effet, les systèmes d’aménagement restent fragiles face aux catastrophes naturelles, ce qui explique pourquoi les zones urbaines sont souvent plus touchées que les campagnes. Cette situation s’explique principalement par la transformation abusive des territoires urbains, réalisée sans laisser d’espaces tampons ou éponges permettant l’infiltration de l’eau. De surcroît, elle résulte de l’artificialisation croissante des sols, de la bétonisation continue, du bitumage des ruelles et du pavage des petites rues qui, auparavant, facilitaient l’absorption des eaux de pluie. À cela s’ajoute la surpopulation, qui accroît la demande en logements et entraîne l’urbanisation des zones de réserve, des points bas ou encore des espaces non conformes à l’habitation. Avec une densité estimée à 8 547 habitants par km², le sol de Dakar apparaît totalement utilisé, urbanisé et artificialisé. Enfin, ce phénomène est aggravé par les constructions non réglementaires et la violation flagrante des documents de planification, notamment les Schémas Directeurs d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) et les Plans Directeurs d’Urbanisme (PDU).

Deuxièmement, le facteur organisationnel constitue également un obstacle majeur. En effet, le manque de coordination entre les pouvoirs publics locaux et les démembrements de l’État refait surface à chaque crise climatique. Plusieurs acteurs interviennent dans la gestion des inondations au Sénégal : ORSEC, DGPI, ANACIM, PGIIS, OMVS, les délégués de l’État et les collectivités territoriales, qu’elles soient compétentes ou non. Or, cette multiplicité d’intervenants, sans réelle articulation, engendre un chevauchement des responsabilités et un manque de clarté dans la répartition des rôles, ce qui rend le pilotage incohérent. Par conséquent, il se produit des défaillances informationnelles entre les institutions telles que l’ANACIM ou l’OMVS et les structures territoriales, ce qui bloque également la mise en place de solutions concertées et efficaces en temps de crise.

Troisièmement, le facteur technique complique encore davantage la situation. En milieu urbain, les inondations surviennent généralement par le ruissellement, le débordement des cours d’eau, l’immersion marine ou encore la remontée de la nappe phréatique. Dans tous les cas, les eaux arrivent avec une vitesse, un débit et une capacité que les infrastructures d’assainissement ne peuvent souvent pas absorber entièrement. En effet, les réseaux d’évacuation des eaux ne sont généralement pas dimensionnés pour supporter de forts volumes. De même, les bassins de rétention en ville présentent souvent une capacité inférieure à la quantité d’eau enregistrée. Par exemple, si un bassin est calibré pour 5 000 m³ et que la zone reçoit 10 000 m³ de pluie, il déborde et provoque une catastrophe.

Pistes d’aménagement du territoire

Dans ce contexte, l’idée de réaménager les quartiers touchés par les inondations constitue une solution durable et structurelle. En effet, la délocalisation est souvent la réponse la plus efficace pour limiter les catastrophes et réduire les risques, car certaines formes d’adaptation aggravent parfois la situation, notamment lorsque des populations s’installent dans des zones non aedificandi. L’exemple de l’Île-de-France illustre bien cette approche : à l’image de Dakar, c’est la région la plus peuplée et la plus riche de France. Lors de la dernière inondation, les décideurs ont opté pour un réaménagement de la place Bourdon, en procédant à la démolition des maisons endommagées et à l’acquisition du foncier, afin de prévenir de futurs risques naturels. De même, au Sénégal, après les inondations marines de Saint-Louis, 42 familles issues de la Langue de Barbarie (Guet Ndar, Santhiaba et Gokhou Mbathie) ont été relogées à Djougob (commune de Gandon), dans des unités mobiles d’habitation, dans le cadre du Projet de relèvement d’urgence et de résilience à Saint-Louis (SERRP), mis en œuvre par l’Agence de Développement Municipal (ADM).

Par ailleurs, face aux défaillances informationnelles et à la désorganisation dans la réponse entre les services de l’État, notamment l’ANACIM, l’ONAS, la DPGI et les structures territoriales, pourtant plus proches des populations sinistrées et des infrastructures endommagées, il devient crucial de repenser la prévention et la gestion des inondations au Sénégal. Cette situation souligne l’urgence d’harmoniser les stratégies entre acteurs institutionnels et territoriaux afin de mettre en place une politique inclusive de gestion des risques climatiques. Concrètement, cela pourrait passer par la création d’une cellule nationale et locale de crise, intégrant les pouvoirs publics locaux au cœur de la gouvernance.

Enfin, concernant les problèmes techniques liés aux ouvrages d’assainissement, il est nécessaire de renforcer la collaboration avec les pouvoirs publics locaux en leur apportant un appui financier, notamment à travers la cellule de crise locale, afin d’assurer le débouchage et le curage réguliers des bassins de rétention et des canaux souvent obstrués par le sable. De plus, il est essentiel d’investir davantage dans la science spatiale et la technologie pour améliorer la planification entre les prévisions météorologiques et la gestion des infrastructures. En effet, il arrive fréquemment que les services d’alerte annoncent 50 mm de pluie, alors que les précipitations réelles atteignent 100 mm. Dans ce contexte, l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prévention et la gestion des inondations représenterait un atout majeur, car elle permettrait d’analyser plus efficacement les données, d’améliorer la précision des prévisions et de planifier de manière rigoureuse la gestion des risques liés aux pluies intenses.

Ministère de l’urbanisme, des collectivités territoriales et aménagement
Ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement

Ousmane SONKO : de Dakar à Ankara, un accueil historique (par Mbaye NDIAYE)Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko...
07/08/2025

Ousmane SONKO : de Dakar à Ankara, un accueil historique (par Mbaye NDIAYE)

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a été accueilli avec tous les honneurs à Ankara par le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Cette cérémonie solennelle illustre l’importance que les autorités turques accordent à cette visite officielle.

Au-delà du protocole, cette rencontre témoigne de l’influence politique grandissante d’Ousmane Sonko, dont le rayonnement dépasse désormais largement les frontières du continent.

Selon l’agence Anadolu, média officiel du gouvernement turc, quatre accords majeurs ont été paraphés en présence des deux chefs d’État :

• Accord de coopération financière et militaire entre la République de Türkiye et la République du Sénégal
• Protocole de modification n°1 relatif à l’application de l’aide financière datant du 28 janvier 2020
• Accord de coproduction et de coopération dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia
• Protocole d’application 2025–2028 du mémorandum d’entente sur la coopération dans l’enseignement supérieur, conclu entre le Conseil turc de l’enseignement supérieur et le ministère sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Cette visite officielle du Premier ministre sénégalais représente un moment fort de la diplomatie contemporaine du Sénégal. Elle met en lumière la stature internationale d’Ousmane Sonko et confirme le rôle stratégique de notre pays dans le développement de partenariats bilatéraux, notamment avec des puissances émergentes telles que la Türkiye.

« Ce qui menace Pastef »La principale menace qui pèse aujourd’hui sur Pastef ne vient pas de l’extérieur, mais plutôt de...
11/07/2025

« Ce qui menace Pastef »

La principale menace qui pèse aujourd’hui sur Pastef ne vient pas de l’extérieur, mais plutôt des arrivistes, des opportunistes et de certains alliés qui ont longtemps été complices du système que le parti combat. Beaucoup de directeurs généraux, ministres ou présidents de conseil d’administration nommés récemment ne travaillent pas dans l’esprit de l’idéologie patriotique incarnée par Pastef depuis sa création.

Certains cherchent avant tout à se construire une base politique personnelle ou à s’imposer comme des figures influentes, au lieu de servir loyalement le projet collectif. Pour cela, ils n’hésitent pas à user de clientélisme et de favoritisme, en créant des mouvements de soutien personnalisés (pro-DG, pro-ministres), comme si leur pouvoir venait d’eux-mêmes, alors qu’ils ne sont rien sans Ousmane SONKO.

Pire encore, certains d’entre eux préfèrent collaborer avec des adversaires notoires de Pastef, y compris des figures emblématiques de l’ancien système. Ce type de comportement freine l’ambition de transformation que porte le parti PASTEF Les Patriotes et fait de l’administration un véritable point de blocage pour le projet Pastef.

À l’approche de la fin du mandat, une chose est claire : ceux qui ne croient pas sincèrement en la vision du parti PASTEF n’ont rien à perdre… et peuvent devenir un fardeau.

Il est temps qu’ils procèdent à un renouvellement profond de l’équipe dirigeante, DG, ministres, PCA afin de rester fidèle à la voie patriotique, celle que le peuple a choisie.

Mbaye NDIAYE

Par El Hadji Ibrahima Faye, journaliste-Géopoliticien🔴 Guerre  Israël-Iran 🇮🇱🇮🇷: décryptage d’une escalade militaireL'ar...
24/06/2025

Par El Hadji Ibrahima Faye, journaliste-Géopoliticien

🔴 Guerre Israël-Iran 🇮🇱🇮🇷: décryptage d’une escalade militaire

L'armée israélienne a lancé une attaque "surprise" contre la République islamique d’Iran le 13 juin. Même les spécialistes les plus pointus de la région n'ont rien vu venir. Un nouvel épisode d'instabilité s'ouvre dans une région qui n'a pas encore fini de panser les plaies de l'invasion américaine en 2003. Que faut-il comprendre de l'affrontement israélo-iranien ? Quels sont les enjeux ?

Le programme nucléaire iranien a longtemps été une obsession des Américains et des Israéliens. Et c'est pourtant le président Carter qui a lancé le programme nucléaire iranien dans le cadre du projet "Atom for Peace". L'Iran, sous le joug du Shah, était un pivot stratégique des États-Unis dans la région. En 1979, tout bascule. Khomeini renverse la dynastie Pahlavi. La République islamique d’Iran est proclamée. L'Irak envahit l'Iran sous le feu vert de Washington. La guerre Iran-Irak est déclenchée. 8 ans de conflit, plusieurs morts. Au sortir de cet épisode, la dissuasion nucléaire apparaît comme un radeau pour pérenniser la République islamique. Le programme nucléaire iranien est relancé. Washington s'inquiète, de même que Tel-Aviv.

La chute de Saddam Hussein rebat les cartes. L'Iran devient le grand gagnant. La République islamique gagne une profondeur stratégique de Herat à la Méditerranée. Le Hezbollah humilie Israël en 2006. Pas question de laisser à l'Iran le monopole stratégique de la région. Le printemps arabe renforce également l'Iran qui gagne un pied au Yémen. Mais la chute de Bachar Al-Assad a rebattu les cartes.

Les raisons de l'offensive israélienne

Les attaques du Hamas, le 7 octobre 2023, ont rebattu les cartes. Le tout-puissant "Mossad" est pris de court par le Hamas. Des soldats tués et plusieurs citoyens pris en otage. Inacceptable, selon l'establishment israélien. Le mot d'ordre est clair alors : casser l'axe de la résistance. Une offensive terrestre et aérienne est lancée contre Gaza pour anéantir le Hamas. L'état-major de celui-ci est presque décapité. 3 ans après, le groupe tient tête au Tsahal même sur les ruines. Le Hezbollah est affaibli. Ses capacités balistiques amoindries. La chute de Bachar Al-Assad, dont le Hezbollah était un soutien de taille, fait perdre à l'Iran un allié de taille.

Par ailleurs, l'opération militaire est lancée à quelques jours de la conférence pour la reconnaissance de la Palestine qui devrait se tenir 17 au 20 juin à New York. Un événement reportée "pour des raisons logistiques et sécuritaires.Faut-il y voir une stratégie de diversion pour différer un revers diplomatique de l'État hébreu ? Il est fort possible.

Le timing interroge également. Benjamin Netanyahou joue sa survie. À chaque fois qu'il se sent vulnérable sur le plan intérieur, il met la machine du Tsahal en marche pour se renforcer politiquement. Les attaques du 7 octobre, les otages et les affaires de corruption sont sur la table. Bibi est plus que jamais dans l'œil du cyclone. Essaie-t-il de différer sa chute inéluctable ? Plausible.

Que faut-il retenir ?

L'attaque israélienne, comme d'habitude, a pris par surprise Téhéran. Dès les premiers jours, les cellules dormantes du Mossad ont été activées. Objectif : tuer les caciques des Gardiens de la Révolution et les scientifiques nucléaires. Il s’ensuit des essaims de F-15 pour frapper les sites jugés stratégiques. Un échec du contre-espionnage iranien.

Toutefois, les tentatives du Tsahal de désorganiser la chaîne de commandement des forces armées iraniennes se sont avérées être un échec cuisant. Non seulement Téhéran s'est réorganisé, mais la réponse a été brutale et précise. Ainsi, Téhéran prouve que sa capacité balistique est de pointe. Les frappes chirurgicales sur Haïfa et le centre de Tel-Aviv enterrent le mythe de l'invisibilité du "Dôme de fer". Les dégâts auraient été plus importants si les Américains n'avaient pas intercepté certains missiles qui se dirigeaient vers Tel-Aviv.

Le programme nucléaire iranien détruit ?

La crise a montré qu'Israël n'a pas les capacités pour frapper le programme nucléaire iranien. Les bombardements sur le site de Natanz n'avaient rien changé. Dès lors, l'intervention de Washington devient imminente. Il est clair que l'influence du Likoud sur le MAGA n'est pas un secret de polichinelle. Les bombardements de B-2 sur Natanz et Fordow ont été dévastateurs. Mais ont-ils eu les effets escomptés ? Si à Natanz les usines de conversion d'uranium ont été touchées, par contre les petits réacteurs nucléaires sont intacts. Pour Fordow, les photos satellites ont montré des trous, mais ont-ils suffi à toucher les galeries profondément enterrées ? Même si les infrastructures ont été détruites et des scientifiques tués, le savoir-faire et les connaissances demeurent. Les frappes n'ont pas anéanti le programme nucléaire iranien, mais elles l'ont juste ralenti. Après les évaluations, il est fort probable que les Iraniens vont reconstruire pièce par pièce leur programme nucléaire. Et cette fois-ci, ils iront peut-être loin. L’Iran a pris « les mesures nécessaires » pour poursuivre son programme nucléaire.

« Nous avons pris les mesures nécessaires et nous faisons le point sur les dégâts » provoqués par les frappes, a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, dans une déclaration retransmise par la télévision d’État. « Les plans pour la remise en marche [des installations] ont été préparés en amont et notre stratégie est d’assurer que la production et les services ne soient pas perturbés », a-t-il ajouté.

La Chine, la Russie et l'Europe dans tout ça ?

Les frappes israéliennes et américaines ont montré une violation flagrante du droit international. Par contre, dans la course des cœurs, la Chine marque des points précieux. Les appels à la désescalade de Pékin font paraître l’Empire du Milieu comme "une puissance stabilisatrice". Le ton belliqueux de Trump et son soutien à Israël font passer les États-Unis pour une puissance "déstabilisatrice".

La Russie s'est contentée de regarder impuissante son allié Téhéran. Et pourtant, la République islamique d’Iran a soutenu la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine en lui fournissant des drones très efficaces et des lanceurs de missiles balistiques. La chute de Bachar Al-Assad porte un coup dur à la crédibilité de Moscou. Existe-t-il un accord tacite Poutine - Trump : "Je vous laisse l'Ukraine et je vous donne la Syrie et je ferme les yeux sur l'Iran" ? En tout cas, la réaction de Moscou n'était que diplomatique en excluant toute intervention.

L’Europe se trouve dans une situation compliquée. Elle a condamné l’invasion russe de l’Ukraine comme une violation flagrante du droit international, tandis qu’elle hésite à dénoncer les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Le chancelier allemand Friedrich Merz a même donné carte blanche à IsraëlUne telle prise de position fragilise la posture morale de l’Europe sur la scène internationale et donne l’image d’une politique à géométrie variable.

La stratégie iranienne qui a mis fin à la guerre

Trump se vante d'être le garant du cessez-le-feu. Mais, il est contraint. Les stratèges iraniens ne sont pas dupes. Dès l'implication américaine, ils ont réagi en essayant de régionaliser la guerre. Les missiles lancés sur le Qatar ont poussé les États-Unis et les autres pays de la région à réagir. Une guerre dans le Golfe Persique et la fermeture du détroit d'Ormuz seraient une catastrophe pour l'économie mondiale. Les prix du baril commençaient à exploser.

La chute du régime tant souhaitée par les Occidentaux n'aura pas lieu. Les frappes israéliennes n'ont fait que renforcer le nationalisme "persan". Le narratif de la forteresse assiégée des dirigeants iraniens trouve écho maintenant auprès d'une grande partie de la population.

"Aux jeux d'échecs, les Perses n'échouent jamais."

El Hadji Ibrahima FAYE

Par Pr Cheikh Omar Diagne En écoutant al Amine Lo, j’ai visualisé les solutions ratées du FMI en accord avec la banque c...
17/02/2025

Par Pr Cheikh Omar Diagne

En écoutant al Amine Lo, j’ai visualisé les solutions ratées du FMI en accord avec la banque centrale dans les années 80.

La situation du Sénégal ne nécessite pas de plan d’austérité, il fait mauvaise route. Il nous faut de nouveaux instruments pour redynamiser l’économie, accroître la marge de manœuvre de l’état et libérer par la monnaie l’économie ignorée au sein des communautés.

Oui le train de vie de l’état est un levier sur lequel il faudra faire qlqchose mais un salaire est sacré, il faut respecter le pouvoir d’achat des travailleurs. Tellement d’agences inutiles, des budgets de fonctionnement qui dilapident nos deniers et des millards volés à recouvrer rapidement.

Il urge de Mettre en cohérence la politique bancaire, fiscale, monétaire et budgétaire.

Analyse psychologique du Cas de Matar Diagne (UGB) et Plaidoyer pour l’Insertion de Psychologues dans les UniversitésPar...
16/02/2025

Analyse psychologique du Cas de Matar Diagne (UGB) et Plaidoyer pour l’Insertion de Psychologues dans les Universités

Par AMETH THIOYE LO, Étudiant en
Master 1 en Psychologie clinique et Psychopathologie de la santé (UCAD).

Le cas de Matar Diagne met en lumière une détresse psychologique extrême résultant d’un cumul de souffrances physiques, sociales et émotionnelles. À travers son témoignage, il exprime un profond mal-être, illustrant plusieurs problématiques psychologiques qui auraient pu être prises en charge avec un accompagnement approprié.

-Analyse clinique de la détresse psychologique de Matar Diagne

Isolement social et Rejet

Matar évoque dès le début de sa lettre une difficulté à s’intégrer socialement. Il souffrait d’un rejet de la part de son entourage universitaire, aggravé par des moqueries et des jugements. Cet isolement social est un facteur de risque majeur dans les troubles dépressifs et suicidaires, car il prive la personne de soutien et renforce le sentiment de solitude.

Maladie et altération de l’identité

Sa maladie chronique a eu un impact psychologique important, modifiant son rapport aux autres et à lui-même. Il semble avoir intériorisé l’idée que sa condition le rendait “différent” et “incompris”, nourrissant une détresse existentielle. Il parle aussi de son incapacité à aider sa mère, ce qui accentue son sentiment d’inutilité et de culpabilité.

Traumatisme et perte de confiance

Matar mentionne avoir confié sa souffrance à quelqu’un, mais que ses confessions ont été exposées. Cette trahison a renforcé son isolement et sa méfiance envers les autres. Lorsqu’une personne en détresse voit ses paroles utilisées contre elle, elle se referme davantage, ce qui empêche une prise en charge précoce de sa souffrance.

Dépression et idées suicidaires

Sa lettre est imprégnée de signes caractéristiques d’une dépression sévère :
• Tristesse profonde (“Il y a une tempête dans mon cœur.”)
• Sentiment de désespoir et de fardeau (“Je refuse d’être une charge supplémentaire.”)
• Diminution de l’estime de soi (“Ces bobards ont fait de moi une autre personne.”)
• Rationalisation du su***de (“Il m’est préférable de mourir dans l’honneur que de vivre dans le déshonneur.”)

Son discours montre qu’il a atteint un point où il ne voit plus d’issue autre que le su***de, ce qui est typique d’un état de désespoir extrême non accompagné psychologiquement.

-L’Urgence d’intégrer des psychologues dans les Universités sénégalaises

Le cas de Matar Diagne est un signal d’alarme sur l’absence de structures de prise en charge psychologique adaptées aux étudiants en détresse. L’université, en tant que lieu de formation et d’épanouissement, doit être aussi un espace de soutien.

Pourquoi l’État doit agir ?
-Prévention du su***de étudiant : Les universités sénégalaises doivent mettre en place des cellules de soutien psychologique accessibles à tous.
-Lutte contre l’isolement et le harcèlement : Sensibiliser les étudiants sur l’importance de l’entraide et des conséquences des moqueries.
-Soutien aux étudiants atteints de maladies chroniques : Proposer un accompagnement psychologique pour ceux qui vivent avec des maladies impactant leur quotidien.
-Normalisation de la santé mentale : Éduquer la communauté universitaire sur l’importance du bien-être mental et de la consultation psychologique.
-Accompagnement des étudiants en détresse : Un psychologue formé aurait pu identifier les signes avant-coureurs et intervenir auprès de Matar avant qu’il ne passe à l’acte.

Ne pas étouffer la détresse étudiante par le silence

Matar Diagne aurait pu être aidé. Son cas démontre l’urgence d’une prise de conscience collective sur la santé mentale des étudiants. L’État sénégalais doit reconnaître que la détresse psychologique existe au sein des universités et qu’un dispositif de soutien est une nécessité. Il ne suffit pas de réagir après des drames, mais de mettre en place des solutions en amont pour prévenir de telles tragédies.

L’intégration de psychologues dans les universités n’est ni un luxe ni une option, mais un impératif. Les étudiants doivent avoir un espace où ils peuvent être écoutés, compris et accompagnés. L’histoire de Matar doit être un moteur de changement pour que plus jamais un étudiant ne se sente aussi seul face à sa souffrance.

Urgent 🚨 : Le président angolais est élu président de l’Union Africaine pour l’année 2025.
15/02/2025

Urgent 🚨 :
Le président angolais est élu président de l’Union Africaine pour l’année 2025.

Khoudia Gueye est une jeune étudiante en médecine à la  (UCAD).
14/02/2025

Khoudia Gueye est une jeune étudiante en médecine à la (UCAD).

Le message de L’étudiant et écrivain Ahmed Seck à l’endroit des membres de la société sénégalaise…
14/02/2025

Le message de L’étudiant et écrivain Ahmed Seck à l’endroit des membres de la société sénégalaise…

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