01/05/2026
Centre de santé de Koki : quand l’impopularité fabrique des héros de pacotille
La Mairie de Koki, vient de s’offrir une sortie médiatique sur le dossier du centre de santé de Koki, à l’arrêt depuis quatre ans. Le timing est savoureux. La manœuvre, transparente. Les Kokois, eux, ne sont pas dupes.
Un maire impopulaire cherche un second souffle.
Soyons directs : cette sortie n’a rien d’une démarche citoyenne. C’est une opération de communication électoraliste, orchestrée par un maire qui sent le sol se dérober sous ses pieds. Quand on a perdu la confiance de ses administrés, quand le bilan est vide et la légitimité en lambeaux, on cherche un sujet fédérateur. On sort les caméras. On verse des larmes de crocodile sur des populations que l’on a soi-même abandonnées. Ce n’est pas de la politique, c’est du théâtre.
Qui a laissé ce chantier mourir pendant quatre ans ?
Pas PASTEF. Pas le Gouvernement du Président Bassirou Diomaye Faye. C’est sous le règne du régime que M. le Maire a soutenu, défendu et servi que ces travaux ont été initiés, mal gérés, puis purement et simplement abandonnés. Quatre années de silence coupable. Quatre années pendant lesquelles les femmes de Koki et villages environnants accouchaient dans des conditions indignes, les malades parcouraient des kilomètres pour se faire soigner, des vies étaient mises en danger. Où était M. le Maire pendant tout ce temps ? Fidèlement aux côtés de ceux qui tenaient les cordons de la bourse et les serraient. Pas une sortie médiatique. Pas un communiqué. Pas un acte.
Pendant que M. le Maire se taisait, PASTEF Koki agissait.
Nous ne nous sommes pas contentés de mots ni de caméras. Nos responsables ont sollicité et obtenu une audience auprès du Ministre des Infrastructures, à qui le dossier a été présenté dans son intégralité: état d’abandon du chantier, impacts concrets sur les populations, urgence d’une reprise. Ce travail de plaidoyer était déjà accompli, discrètement, sérieusement, sans tapage médiatique. C’est cela, servir une communauté. Pas les coups de com’ de dernière minute d’un élu aux abois.
Le Ministre, pleinement informé et engagé, agira. Les travaux vont bientôt reprendre. Pas grâce au bruit médiatique du Maire, mais grâce à un travail de fond mené par des militants qui ont choisi l’action sur le spectacle.
Un audit, la vérité, et des comptes à rendre.
Avant toute reprise, un bilan exhaustif sera établi : état technique des ouvrages, traçabilité des fonds engagés, responsabilités des entreprises prestataires. Qui a signé quoi ? Où sont passés les fonds publics ? Pourquoi ce chantier s’est-il arrêté ? Les populations ont droit à ces réponses. Et elles les auront.
Le tapage politique ne réécrira pas l’histoire.
Quand le centre de santé ouvrira enfin ses portes, cette victoire n’appartiendra pas à ceux qui l’ont abandonnée. Elle appartiendra au peuple de Koki et au Gouvernement de la Rupture. M. le Maire peut multiplier les sorties médiatiques, il ne moissonnera pas ce qu’il n’a pas semé.
L’impopularité se soigne par le bilan, pas par le bruit.
Le centre de santé de Koki sera achevé, non pas grâce au maire qui l’a abandonné, mais malgré lui, et pour le peuple.
PASTEF, vérité, dignité et résultats. Toujours.
La coordination